Nouvel ajout en VIE MARINE

Cela fait quelques temps déjà que je ne me suis pas préoccupé de compléter ma page VIE MARINE. Je comble aujourd’hui ce retard avec un petit sujet sur Le Prêtre, dans la catégorie poissons.

Je viens également de compléter les albums photos des poissons avec une nouvelle galerie photo de ce petit animal.

J’espère que ce petit texte très pragmatique vous donnera envie d’aller découvrir ce petit poisson étonnant et très intéressant si on veut bien lui accorder un peu de temps.

Le Prêtre.

Le Prêtre est un petit poisson d’une dizaine de cm qui vit en groupe plus ou moins dense près de la côte rocheuse du Cap Ferret. Il affectionne les zones peu profondes de la surface à quelques mètres.

Généralités

La journée on le trouve près de la surface mais la nuit il se met à l’abri plus profond entre les rochers ou au dessus du sable. C’est un poisson assez craintif mais la nuit il se laisse attirer par la lumière des phares des plongeurs.

Les jeunes spécimens vivent en bancs de plusieurs dizaines voire centaines d’individus. En plongée de nuit leur présence peut même ……..

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Mes dernières plongées.

Vous n’avez pas encore eu le loisir de mettre la tête sous l’eau ? Pas de soucis, je plonge toute l’année alors suivez mes petits résumés de chaque sortie dans mon journal de plongées. Vous y trouverez plein de photos d’actualité et des infos sur l’état de la mer ou encore sa température.

Cliquez ici pour aller sur le journal.

Turbidité en amélioration.

Turbidité en amélioration

Dimanche soir j’avais l’occasion d’aller sur le bassin en souhaitant une amélioration de la turbidité. Et les élections alors ?? Ben a vrai dire j’avais plus envie d’aller voir les poissons que de me taper 3 heures de débats stériles pour savoir qui pense quoi de qui et quand et pourquoi et gnagnagna…. J’ai déjà mon choix et ça me suffit grandement car je ne fais aucune confiance à l’appareil journalistique.

Bref bonne pioche puisque l’eau montrait bien plus de clarté que de turbidité. Franchement, Hortense avec 3 mètres de visibilité ça vaut vraiment le coup !

Vous avez plusieurs photos de la soirée dans ma page JOURNAL, je vous invite donc à les découvrir après avoir visionné le petit clip que je vous propose juste plus bas.

Il s’agit d’un petit clip de montage de quelques prises de vue sur des anémones et des dahlias de mer dans la zone des 18 m au Cap Ferret au bassin d’Arcachon.

J’espère que vous aurez trouvé le clip intéressant. J’avais juste envie de vous montrer que tout mérite qu’on passe quelques secondes immobile à observer ce qui d’habitude n’est que survolé.

Bon weekend à tout le monde et bonne plonge si vous mettez la tête sous l’eau malgré les gros coefs.

Reprise de mes activités sur le blog

Le retour.

Depuis la fin février je me suis montré très discret sur le blog. Ce n’est pas que je n’ai rien à y montrer mais juste que deux éléments sont venus perturber un peu le quotidien.

Tout d’abord, comme je viens de le décrire dans mon dernier article sur le manque de visibilité au bassin d’Arcachon, la turbidité depuis presque 1 mois et demi et si mauvaise qu’il ne sert presque à rien de faire le déplacement.

Ensuite, j’ai eu la chance du 13 au 23 mars de passer quelques jours en martinique. Evidemment vous comprendrez facilement que je n’avais pas le coeur à me remettre à l’eau tout de suite après avoir profiter de la limpidité de l’eau et d’une température de la surface jusqu’au fond de 27°.

Mon voyage en Martinique.

Vous devez vous douter que j’ai fait le plein de belles photos. Je vais profiter du weekend pascal pour vous concocter un petit résumé dans la page « Voyages« . Je vous invite donc à être attentif à ce que je vais publier les prochains jours.

Comme vous pouvez le voir il y aura de très belles photos que je vous invite à découvrir pour certaines en haute résolution sur ma page facebook. Utiliser le lien qui vous propose de vous y amener et n’hésitez pas à laisser un petit commentaire, ça me fera vraiment beaucoup plaisir.

Reprise des plongées au bassin.

Les Antilles c’est bien mais bon, c’est pas encore demain la veille qu’on aura la même chose au bassin, surtout avec les dragages des ports qui génèrent une eau très fortement chargée en boues et en particules.

Bref, dès hier soir j’ai pu enfiler à nouveau une combi épaisse pour tenter une plongée de nuit sur les péreys d’Arcachon. N’hésitez pas à visiter ma page « Journal » pour découvrir quelques photos parfois surprenantes.

Plongée de nuit découverte à besoin de vous pour se faire connaître, vous avez toute ma gratitude de participer à sa diffusion en parlant du blog autour de vous. Merci d’avance pour votre aide.

Je vous souhaite bien évidemment de bonnes lectures dans mes pages et également un excellent weekend Pascal, à bientôt.

Adieu la visi. turbidité et plongées galères

Turbidité, mais quand cela cessera-t-il enfin ?

On aurait pu croire en fin d’année 2016 que la plongée sur nos sites favoris du bassin d’Arcachon allaient redevenir une source de vrais plaisirs pour les yeux. Malheureusement depuis le mois de janvier il faut bien se rendre à l’évidence, il va falloir s’habituer à plonger dans un bain de boue.

Mais pourquoi donc ?

Ils se trouve que plusieurs communes du basin se sont associées pour fonder une structure qui leur permet de dégager l’envasement des ports et des chenaux d’accès.

C’est le SIBA. Créé en 1964, le Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon intervient au service des communes d’Arcachon, la Teste de Buch, Gujan-Mestras et le Teich et les 6 communes du nord Bassin : Biganos, Audenge, Lanton, Andernos-les-Bains, Arès et Lège-Cap Ferret.

En fait de boues on devraient plutôt parler de vases car il s’agit d’un dépôt naturel qui s’accélère simplement en particulier avec l’activité humaine croissante tout autour du bassin.

D’où vient toute cette vase ?

Plusieurs facteurs ont contribué ou contribuent aujourd’hui à l’envasement de tout le fond du bassin mais aussi des berges plus proches de l’océan.

La première source de sédiments est l’apport naturel des écoulements d’eau dont La Leyre est le principal contributeur. L’urbanisation locale est venue transformer le littoral et l’effet tampon des zones végétales s’est vu fortement diminué d’où un accroissement des déversements de matières organiques dans la lagune.

Mais ce n’est pas tout, l’activité économique a joué un rôle non négligeable, on a bien sûr accusé l’ostréiculture, peut-être avec raison, mais c’est surtout avec le développement du nautisme et l’usage de produits d’entretient à base d’étain fortement toxique que le phénomène s’est accéléré. Bien évidemment, l’augmentation des nitrates produits par l’agriculture et les rejets provoqués par la présence humaine ont permis le développement de boues fines et lourdes dans lesquelles se concentrent en particulier des métaux lourds et des composants chimiques toxiques pour la faune et la flore sous-marine.

Où en est-on ?

Malgré les efforts du SIBA et l’amélioration des filtrages de rejets d’origines humaines, on ne peut que constater l’accélération du phénomène. C’est des millions de m3 de vases qu’il faudrait traiter, on est loin des quelques 60 000 m3 enlevés chaque année ou presque des ports et des chenaux.

Les dragages.


La principale parade consiste malheureusement à prélever les sédiments qui obstruent les ports en particulier. Ce faisant cette activité soulève une grande quantité de vase qui vient opacifier l’eau du bassin tout en rediluant tous les effluents toxiques qui s’étaient stabilisés dans les boues. La conséquence immédiate est bien sûr une hécatombe dans le milieu sous-marin avec la perte irrécupérable des herbiers de zostères, l’intoxication des organismes filtreurs et de leurs prédateurs. La lumière solaire ne pénètre plus assez profond dans l’eau d’où une augmentation de la prolifération bactérienne avec à la clé la fragilisation du milieu animal et au pire sa disparition.

Le point depuis le début de l’année.

Les dragages du port de Fontainevieille à Taussat qui avaient commencé début janvier sont terminés, oufff. Toujours au fond du bassin, c’est 8500 m3 de vases qui ont été dégagées du port du Teich.

Et maintenant ?

Et bien rien n’est fini, quand c’est pas les vases qu’on déplace, c’est le sable. Tout le printemps 2016 avait été pollué par le réensablement de la plage du Moulleau à Arcachon, c’est cette année au tour de la plage de La Vigne. Résultat des courses, une visibilité qui vient de chuter d’a peine plus d’un mètre à moins de vingt centimètres.

C’est aussi au tour du port d’Audenge et de son chenal d’accès d’être dévasé. Je crois avoir compris que ce sera aussi le cas avant le mois de mai du port de Gujan-Mestras.

Bref, amis plongeurs et plongeuses, vous n’êtes pas sortis d’affaires !!

Nouveau Menu INVENTAIRE

Un nouveau menu.

Vous pourrez constater que vient d’apparaître un nouveau menu dans la barre du haut de page à côté du menu FORUMS.

Il s’agit du menu INVENTAIRE.

Quels sont les objectifs de ce nouveau menu ?

Mes objectifs sont avant tout de partager l’expérience de mes nombreuses heures de plongées. J’ai d’ailleurs arrêté de pointer mon compteur depuis quelques années mais je dois approcher maintenant et sans trop d’approximation les 1200 heures, la plupart en plongées de nuit.

Dès sa création, j’ai voulu faire de ce blog un outil simple, sans prétention, mais pour autant un outil pédagogique. Cet outil devrait permettre aux plongeurs et plongeuses, mais aussi à tous ceux et celles qui n’ont pas la possibilité de plonger en bord de mer au bassin de découvrir une faune et une flore riche, variée mais malheureusement très fragile.

Objectif 1, dans un premier temps, je ferai l’inventaire des espèces de mollusques opistobranches, c’est à dire de toutes les limaces de mer que je rencontre en plongée au bassin d’Arcachon.

Objectif 2, dans un second temps et petit à petit, j’étendrai cet inventaire aux autres espèces de façon à montrer l’immense richesse de cette lagune ouverte sur l’océan.

Un outil de biologie marine.

Je ne suis pas un spécialiste de biologie marine mais un simple amateur photo, certe avec pas mal d’heures de vol……heuuu !! ….d’immersion !! Il est donc probable que j’introduise à un moment ou à un autre quelques erreurs d’identification. Il ne faudra pas m’en tenir rigueur. Je vous serai évidemment reconnaissant de me les faire remarquer pour que je puisse les corriger rapidement après vérification.

Par où commencer ?

Pour l’instant je vais commencer par introduire dans ma nouvelle arborescence les espèces les plus abondantes puis en dernier lieu celles particulièrement rares.

Il n’est pas question que je substitue mon blog à des ouvrages livresques ou autres. Je limiterai donc mes infos au stric minimum nécessaire à faire des identifications ou des recherches. Pour autant je reste ouvert aux suggestions et j’ajouterai bien sûr des remarques ou des commentaires plus précis si j’en reçois la demande.

Travail de vulgarisation et de promotion.

Ce travail de vulgarisation va trouver par ailleurs dans les prochains mois une expression toute particulière avec la sortie d’un DVD documentaire en qualité HD que je finalise en ce moment avec l’aide dune petite équipe très pro que je remercie ici pour son professionnalisme.

Etat de la mer.

En raison des éléments météorologiques très perturbants de ces dernières semaines, l’eau de la mer (et du bassin d’Arcachon) est particulièrement turbide. Pas moyen d’espérer avant quelques jours encore une décantation suffisante pour assurer une visibilité convenable. Du coup il va y avoir une petite pose dans mes publications sur ma page du journal.

Il est temps de vous laisser découvrir mes dernières publications si ce n’est déjà fait. Bonnes lectures donc ou bonnes bulles si vous ne manquez pas de courage.

La coryphelle, joyau du bassin d’Arcachon

La Coryphelle, joyau du bassin d’Arcachon.

Flaveline Hortense le 18 12 2015 Flabelines en groupe p2n

La coryphelle mauve est maintenant appelée flabellina pedata. C’est un nudibranche de taille assez grande, entre 20 et 30 mm adulte, pour être facilement repéré sur les rochers du Cap Ferret où cette flabelline abonde.

La coryphelle fait partie de la grande famille des éolidiens, c’est à dire d’une catégorie de nudibranches qui contrairement aux doridiens ne possèdent pas de branchies à l’arrière du corps.

En fait c’est les nombreux tentacules appelés cérates qu’elle porte sur le dos qui lui servent d’organes de la respiration par un processus d’échange direct à travers la peau.

Ces tentacules, plus exactement des papilles dorsales, sont longs, de couleur rouge orangée tirant sur le mauve. Leur extrémité blanche contient une poche où se trouve stocké un produit urticant qui lui sert de défense contre les prédateurs éventuels.

Ce produit est issu de la consommation d’hydraires dont la flabelline mauve fait une grande consommation et sur lesquels on va facilement la trouver en train de brouter ou de déposer ses oeufs.

A l’avant du corps la coryphelle possède deux longs tentacules mauves aux extrémités blanches qui lui servent de guides tactiles. En effet, comme la plupart des éolidiens le sytème occulaire de l’animal est tres peu développé et ne peut probablement lui servir qu’à différencier le jour de la nuit.

Deux autres tentacules se dressent sur la tête, ce sont les rhinophores, deux organes lisses qui ont une fonction essentiellement olfactive pour trouver soit la nourriture, soit un partenaire.

Un ami me rappelait qu’on peut confondre la coryphelle avec une autre flabelline qui lui ressemble beaucoup, La flabelline affinis, appelée aussi flabelline mauve. Celle-ci n’a pas les rhinophores lisses mais annelés. Les cérates sont beaucoup plus roses qu’orange et leur extrémité pourpre plutôt que blanche. Personnellement je n’en ai jamais filmé au Cap Ferret bien qu’il semble que ce nudibranche de même dimension que la coryphelle soit présent.

Coryphelles 4 P2N Flabeline fond noir faceb

La coryphelle est hermaphrodite, à la fois mâle et femelle. Après fécondation, chaque individu du couple va pondre rapidement ses propres oeufs.

Comme beaucoup de nudibranches, la coryphelle a une durée de vie relativement courte d’environ 8 à 12 mois. C’est pourquoi à la fin de l’automne elle a presque disparu.

La reproduction commence tôt dans l’année à faible profondeur entre 5 et 10 m. En fin d’année, dés le début décembre il faudra descendre dans la zone des 18 à 20 m pour trouver les alevins qui mesurent alors entre 3 et 5 mm.

C’est lorsque les hydraires tubulaires recouvrent le substrat rocheux sur de grandes surfaces qu’on les observe les plus nombreuses. A ce moment là, elles semblent ne plus avoir qu’une seule envie, c’est de se reproduire. On va pouvoir alors très facilement les observer en train de déposer leurs oeufs de couleur blanche ou à peine rosée sur des branches d’hydraires. La ponte ressemble à un long filamment enroulé autour d’une branche verticale d’un hydraire dont les juvéniles pourront sans doute se nourrir à la naissance.

La coryphelle est un petit nudibranche très agréable à prendre en photo ou en film bien que La plupart du temps ce soit assez difficile car les courants du flux et du reflux les bousculent fortement.

Soirée au CODEP 33

La plongée de nuit, une présentation au CODEP 33

Comme prévu j’ai présenté ce soir au CODEP 33 mon expérience de la plongée de nuit au bassin d’Arcachon.

Je veux remercier ici le staff du CODEP ainsi que l’ensemble des participants à la soirée pour l’accueil très chaleureux et amical qui m’a été réservé.

Toute l’équipe est vraiment très sympathique, j’aurai beaucoup de plaisir à la retrouver bientôt, certainement à l’occasion d’une de leurs prochaines rencontres.

J’ai beaucoup parlé avec passion, mais c’est justement une passion que j’essaie de vivre et de faire partager au quatidien et sans prétention.

Et donc je remercie tout le monde encore une fois pour avoir résisté à mes longueurs d’argumentation. Promis, j’essaierai de faire plus court si je refais une autre fois ce genre d’exercice.

Plonger en ce moment.

Je profite de ce petit billet pour donner quelques infos de dernière minute. Suite aux dernières intempéries, la visibilité à Hortense est seulement de quelques centimètres. Mieux vaut éviter pour l’instant de faire comme moi un déplacement pour rien. Vu la turbidité observée, il faudra certainement encore quelques jours pour que la visibilité redevienne acceptable. Une bonne occasion de réviser son matériel.

Soirée Conférence


Soirée Conférence au CODEP 33

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Stéphanie Floirat m’a fait l’honneur de m’inviter au CODEP 33 le 9 février prochain à Artigues pour y présenter le fruit de ma passion pour la plongée de nuit au bassin d’Arcachon.

Le CODEP 33 c’est le Comité Départemental de la Gironde, un organisme déconcentré de La Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins. Il représente la F.F.E.S.S.M dans le département de la Gironde.

J’aurai à cette occasion le plaisir d’évoquer plus de 20 ans de plongées de nuit au Bassin d’Arcachon.

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J’aurai également l’occasion de partager mon expérience de la photo macro et du film sous-marin dans des conditions parfois extrêmes de visibilité ou de température.

Je présenterai aussi en avant-première quelques extraits d’un film documentaire qui devrait sortir en DVD au printemps. J’ai l’espoir que ce gros travail, en collaboration avec Claude Clin, un ami musicien plein de talents, pourra être présenté au prochain festival du film sous-marin en fin d’année.

Bref, une soirée qui sera certainement très vivante et très agréable.

Un break dans les plongées.

Vous avez certainement constaté un break dans mon journal de plongées. En effet, depuis 2 semaines déjà je suis victime d’une vilaine bronchite très persistante qui me tient éloigné du bord de mer.

doris-bleu-arcachon-4-decembre-2016-p2n Polycera de dos  P2N

J’espère pouvoir me débarrasser très vite de ce tracas bien embarrassant et revenir le plus tôt possible avec de nouvelles images de mes minuscules et très sympathiques petits copains les nudibranches.

La plongée rend-elle sourd ?

Plongée et surdité.

Pourquoi vouloir traiter de surdité ici alors qu’il s’agit d’un sujet qui manifestement serait plus compatible avec un blog de médecine ? Tout simplement parce que souffrant moi-même d’une déficience auditive aux deux oreilles je me sens particulièrement concerné. Porter des prothèses auditives n’est pas chose amusante. Du coup, je pense utile de partager d’une façon simple ce que j’ai appris dans mes recherches en ce domaine.

La surdité c’est quoi ?

La surdité c’est quoi ? whouaa !!, bonne question vu qu’en fait, il y en a plusieurs.

La surdité se mesure grâce à des tests d’audiométrie qui vont définir 5 niveaux d’acuité en fonction de l’affaiblissement du volume sonore perçu par paliers de 20 à 30 décibels. L’objectif n’est pas ici d’en faire l’analyse, mais de faire un lien avec l’immersion, que se soit en scaphandre ou en apnée..

Les sites de prothésistes sont souvent agrémentés d'informations didactiques intéressantes comme ici sur le site A"audition Conseil".

Les sites de prothésistes sont souvent agrémentés d’informations didactiques intéressantes comme ici sur le site « Audition Conseil ».

La surdité peut être la conséquence de la dégradation de différentes zones comme l’oreille externe, l’oreille moyenne, l’oreille interne, mais aussi le nerf auditif ou encore le cerveau lui-même.

La surdité peut être due à un traumatisme sonore, Bon d’accord, en plongée, il y a peu de chance qu’on s’amuse à faire exploser des pétards. Le plus souvent en plongée on aura donc affaire à un traumatisme corporel lié à un mauvais équilibrage des tympans. Il y a aussi malheureusement des déficiences congénitales évolutives (ou pas). La surdité peut toucher une seule oreille ou bien les deux. Tout ça n’est pas très simple si on a pas une culture de la chose médicale.

Comment savoir si on est concerné ?

HEIN  ???

HEIN ???

Pour savoir si on est concerné par une baisse d’acuité auditive, qu’on soit plongeur ou pas, le mieux est de faire procéder régulièrement à un dépistage chez un ORL. Il mettra en évidence un statut particulier de l’audition et/ou son évolution dans le temps.

Dans la majorité des cas les problèmes d’audition surviennent consécutivement à des expositions prolongées à des niveaux sonores élevés on l’a dit. Ce peut être le cas du fait du milieu professionnel ou bien de l’usage non maîtrisé de sources sonores comme les casques de baladeurs par exemple. La question pour nous est simplement de savoir si la plongée est un élément aggravant.

Il est possible d’être victime d’une surdité brusque, en général sur une seule oreille, en général passagère et sans qu’il y ait de cause apparente. Dans ce cas il faut investiguer très vite pour en trouver la cause. L’analyse des événements précédents peut mettre en évidence un traumatisme ou une fragilité du par exemple à un accident de décompression.

Plongée et traumatismes de l’oreille.

Si on est en bonne santé.

Lorsqu’on est en bonne santé et qu’un suivi médical sportif est mis en place, il y a peu de risques de traumatiser ses oreilles pour peut qu’on respecte certaines règles de prudence.

Si on a déjà des problèmes d’audition.

Les prothèses auditives ne fonctionnent pas sous l'eau.

Les prothèses auditives ne fonctionnent pas sous l’eau.

Si on a déjà des problème d’audition, suivez mon regard, il est évident qu’il faille s’astreindre à encore plus de prudence. Normalement il n’y a pas de contre indication en dehors du cas où la surdité a été causée précédemment par justement un accident en plongée. On peut citer par exemple les déchirures de tympans, les inflammations chronique etc… Là, la meilleure des prudences est de ne plus plonger ou alors en limitant l’immersion à très faible profondeur si le trauma est jugé guéri par un ORL.

Surdité liée aux barotraumatismes.

En plongée vous le savez, vous exposez votre oreille à de fortes variations de la pressions liées à votre profondeur d’immersion et à la vitesse avec laquelle vous effectuez vos changements de profondeurs.

Plus on descend en profondeur, plus la pression augmente. Le tympan est soumis à une force qui le pousse vers l’intérieur de l’oreille. Si la trompe d’Eustache est bloquée, l’air d’équilibrage ne peux pénétrer l’oreille interne jusqu’au tympan. Celui-ci s’étire anormalement et crée une douleur violente. A l’excès, il peut même se rompre.

Lors de la remontée, surtout si elle est trop rapide, le phénomène inverse se produit. La pression de l’oreille interne pousse le tympan vers l’extérieur où la pression diminue avec le retour vers la surface.

Quel que soit le cas, la douleur est un signal d’alerte de votre corps, il faut immédiatement en tenir compte. Si votre oreille ne passe pas en descendant il faut absolument remonter de quelques mètres. Hors de question de jouer la pompe à air en soufflant comme un malade dans le nez lors de la valsalva, à moins de chercher les problèmes. Le passage des tympans doit toujours se faire sans contraintes. En cas de résistance le mieux est de renoncer en remontant à la surface doucement, attendre quelques secondes, essayer une valsalva modérée, si l’oreille passe, pas de soucis redescendre doucement enpassant les oreilles sans violence tous les mètres.

Et si l’oreille ne veut pas passer du tout ? Ben mieux vaut renoncer à descendre. Les têtes brûlées qui s’y aventurent se retrouvent parfois avec des saignements, des acouphènes et parfois pire.

Les coton-tiges compactent le cérumen au fond de l'oreille.

Les coton-tiges compactent le cérumen au fond de l’oreille.

L’oreille est un organe important dans la gestion de l’équilibre, il faut absolument la protéger pour s’assurer des immersions sans soucis. Attention donc aux cagoules trop serrées par exemple. Dans le même ordre d’idée, avoir des tympans bien propres. L’abus d’usage des coton-tiges pour se nettoyer les conduits auditifs tasse parfois le cérumen contre le tympan et il y durcit.

Autre recommandation, lorsque vous plongez en eaux tropicales, quantité de bestioles se baladent dans l’eau. Certaines sont si petites qu’on ne les voit pas. Par contre, pour elles l’oreille est un abri inespéré dans lequel l’une d’elle peut décider de s’installer. Pour s’en débarrasser préventivement, ne pas oublier de se rincer les conduits auditifs avec de l’eau douce.

La pratique.

La pratique de la valsalva est relativement brutale. Elle marche très bien si on la déclanche dès le premier mètre d’immersion. Déjà, à 3 ou 4 m, c’est trop tard. Cette technique est a exclure en remontant. La pratiquer dans ce cas serait pire que le mal.

D’autres techniques existent comme par exemple tirer le maxillaire inférieur vers l’avant jusqu’à entendre un petit déclic dans l’oreille. Personnellement je ne suis pas très doué avec ces méthodes donc je me limiterais juste à ce signalement.

Une dernière chose que je n’ai pas signalé, l’intérieur de l’oreille peut subir diverses modifications physiques comme des calcifications ou un gonflement des cartilages conduisant à un rétrécissement des conduits auditifs. Encore une fois, un suivi médical régulier permettra de surveiller ces inconvénients que l’on sait traiter médicalement sans problèmes.

Conclusion.

Mieux vaut prévenir que guérir, donc soyez attentifs à vos oreilles en ne les sollicitant jamais avec des tensions trop fortes. C’est le meilleur gage de ne pas vivre une diminution de l’audition à plus ou moins long terme.

Il faut tout de même répondre à la question initiale, la plongée rend-elle sourd ? La réponse la plus concise est : « Non, mais elle peut !! ». Le monde sous-marin est un monde où l’on doit s’inviter avec prudence.

J’espère que ce petit topo vous aura intéressé. Pour ne pas louper mes prochains articles, abonnez-vous, l’inscription se fait simplement en notant votre adresse mail dans le cadre réservé à cet effet. Dès la nouvelle parution vous recevrez une lien à cliquer qui vous dirigera instantanément sur la page de mon article.

En ce début d’année, laissez moi vous souhaiter d’excellentes plongées.

Bonne Année 2017


Vive la Nouvelle Année !!

bonne-annee-jps

Les choses sont ainsi faites, quand l’une finit, une autre commence. Peu importe comment se termine 2016, tous nos espoirs doivent se tourner vers l’avenir, vers un monde meilleur dans lequel il pourrait y avoir de la place et du bonheur pour tout le monde.

Plongée-De-Nuit-Découverte vous souhaite donc à tous et toutes une formidable année 2017 en compagnie si possible de nos surprenants et formidables voisins et amis subaquatiques.

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