Facelines Productions

Facelines Productions, vers une autre vision du bassin d’Arcachon.

Plongee-de-nuit-decouverte.com est heureux de vous présenter enfin l’association que je préside, Facelines Productions.

Facelines Productions, c’est quoi ?

Facelines Productions est une association loi 1901 qui est parue au Journal Officiel le 29 avril 2017.

Ceux qui connaissent le blog savent que je m’étais fixé depuis presque 2 ans l’objectif de produire un petit film sur la plongée de nuit au bassin d’Aracachon. Le manque de temps et de moyens avaient repoussé à chaque fois un peu plus l’échéance de ce projet qui pourtant me tenait toujours et avec force particulièrement à coeur.

Après avoir mûrement réfléchi et discuté avec quelques amis j’ai finalement créé avec l’aide de Claude Clin l’association Facelines Productions. Grâce à Claude, Frédéric, Guillaume et d’autres encores mon projet de film a pris un nouvel élan avec cette fois des ambitions beaucoup plus développées. Je vais y revenir.

Quels objectifs pour Facelines Productions ?

* La production et la réalisation de projets audiovisuels, cinématographiques et photographiques mettant en valeur la biodiversité sous-marine du bassin d’Arcachon en premier lieu mais aussi tout patrimoine subaquatique. C’est-à-dire la création de films, documentaires, photos, livres, expositions …

* La diffusion de ces supports au travers de Festivals, de Salons, d’Expositions.

* La transmission, l’échange de connaissances et la formation auprès de ses membres et de publics extérieurs (individus, associations, établissements publics…) lors de conférences.

* La sensibilisation auprès des jeunes publics notamment dans une démarche d’Education populaire.

* La mutualisation de compétences et de ressources ainsi que l’entraide pour mener à terme tous ces projets.

Bref vous le voyez, il y a du pain sur la planche. Et mon projet initial alors ?

Un film plus spécialisé et plus didactique.

Le petit film que je désirais produire s’est transformé au fil de mes échanges avec Claude Clin en une véritable production semi professionnelle. En fait j’ai accumulé depuis bientôt 4 ans une véritable collection de vidéos haute définition sur la flore et la faune rencontrées au bassin en plongée de nuit. Les nudibranches se taillent la part du lion dans cette véritable banque d’images.

Grâce aux idées nouvelles de Claude, j’ai revu complètement la structure du film et de son scénario. Il a fallu pour celà se lancer dans le tournage de plusieurs scénes qui sont venues compléter et affiner l’histoire principale. Je remercie Guillaume pour la précision de ses clips et les magnifiques images en extérieur qu’il a produit.

Le tournage est maintenant terminé et le montage est en bonne voie. Claude Clin apporte toute la richesse de son talent de musicien pour arranger la musique du film. Le résultat promet d’être de très haut niveau.

Quand le film sortira-t-il ?

La première parution de la version moyen métrage de 30 minutes devrait sortir en DVD courant septembre. Une version enrichie plus ambicieuse devrait si tout se passe bien sortir en DVD début décembre. Bien évidemment je vous tiendrai informés régulièrement de l’avancée de tous ces travaux. Le challenge et difficile mais vraiment motivant. De l’aveu même des chanceux qui ont eu l’occasion de voir les premières séquences, le film sera une véritable petite révolution dans le monde de la macro sous-marine au bassin d’Arcachon.

Et ensuite ??

Une tournée animée.

La sortie en DVD devrait s’accompagner d’une tournée de présentation dans la région avec éventuellement plusieurs projections en salle si tout se passe bien. La promotion du film devrait aussi se faire en fonction de nos disponibilités par quelques conférences et expositions de photos hautes définitions toutes aussi magnifiques les unes que les autres.

D’autres projets sont désormais à l’étude pour Facelines Productions, mais ça c’est une autre histoire et il faut avant tout finir d’écrire la première….

Journal de plongées

Un journal actif.

Le blog a un an et demi. Je suis heureux de constater que sa fréquentation devient de plus en plus importante. C’est certainement que beaucoup y trouvent de l’information intéressante que ce soit en technique, en présentation du matériel ou encore en biologie appliquée.

Cependant, il reste une page qui demeure peu fréquentée à ma plus grande surprise: il s’agit de ma page JOURNAL. Il s’agit d’une page que je mets à jour très fréquemment au rythme de mes plongées. Vous pouvez y trouver des renseignements sur la qualité ou la température de l’eau, mais aussi de très nombreuses photos macros.

Je vous invite donc à visiter cette page régulièrement, vos commentaires seront d’ailleurs les bienvenus. Comme je le disais, ma page JOURNAL est mise à jour très fréquemment, j’y mets d’ailleurs parfois quelques petits films de ma chaine youtube pour la rendre encore plus vivante.

Beaucoup de photos de mon journal sont publiées en HD sur ma page Facebook, certaines sont vraiment superbes en haute définition, n’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil si vous avez 2 minutes devant vous.>/p>

Je vous souhaite de belles découvertes au fil de mes pages.

Comment éviter la buée dans le masque.

Bien comprendre la buée.

Tout plongeur a été confronté un jour ou l’autre à un phénomène de dépôt de buée à l’intérieur de son masque. Si certaines méthodes que nous verrons plus loin très rapidement permettent de s’en protéger, peu de gens savent ou comprennent pourquoi ce phénomène se produit. Je vais donc faire ici un petit rappel presque scientifique pour me démarquer des présentations habituelles.

Les états de l’eau.

L’air que nous respirons est formé de différents gaz mais aussi de vapeur d’eau. L’eau est un élément naturel présent sur notre planète sous 3 formes spécifiques qui sont: l’eau liquide, l’eau en phase solide (glace) et l’eau en phase gazeuse (la vapeur). Notre atmosphère est le principal agent transporteur de l’eau en phase vapeur. Quand l’atmosphère contient beaucoup de vapeur d’eau on dit qu’elle est saturée.

Pourquoi y a-t-il de la buée ?

Au contact d’une surface plus froide que le gaz atmosphérique une partie de la vapeur d’eau qu’il contient va se transformer en micro-gouttelettes. Plus il y a de gouttelettes, plus un voile opaque et grisâtre se forme. C’est ce que l’on constate sur la vitre d’un masque ou sur le miroir d’une salle de bain.

Saturation et point de rosée.

Trois paramètres influencent la création de la buée. Premièrement, sa formation est liée aux propriétés du support sur lequel elle se dépose, deuxièmement, elle est liée au niveau de saturation de l’humidité dans l’atmosphère et enfin à la température du support ainsi que celle du gaz.

Le point de rosée est la température du support qui permet la condensation, il dépend évidemment de la saturation en vapeur d’eau mais pas seulement. Par exemple si on a 100% d’humidité dans l’air, le point de rosée sera égal à la température ambiante. Si par contre l’air est moins chargé en humidité, le point de rosée sera plus bas, et ce d’autant plus que l’humidité sera faible. On en déduit donc que plus l’humidité de l’air sera grande et plus il y a des risques d’apparition de la buée.

Tout corps chaud transmet sa chaleur à celui qui est plus froid. Donc en ce qui nous concerne, la vitre du masque au contact de l’eau se réchauffe grâce à l’air contenu dans le masque qui se refroidit, il y a donc échange d’énergie. C’est cet échange d’énergie qui permet la création de gouttelettes d’eau microscopiques.

Le phénomène dépend également de l’état du verre du masque: micro-rayures, rugosité, encrassement, présence d’éléments chimiques divers. Toutes ces imperfections facilitent ce qu’on appelle le mouillage. Le phénomène de début de condensation porte quant à lui un nom assez barbare, la nucléation hétérogène.

La diffusion des gouttelettes.

Les micro-gouttelettes vont avoir tendance à s’agglomérer rapidement pour former des gouttelettes de plus en plus grosses. Le dépot d’humidité sur le masque devient alors opaque car il absorbe une partie de la lumière.

Comment éviter la formation de buée dans le masque ?

Pour éviter la formation de buée dans le masque, une des méthodes les plus employées est de cracher sur la vitre interne avant de mouiller le masque. Quelle drôle de pratique !! Mais puisqu’elle marche très bien, regardons pourquoi.

La salive est un agent tensioactif. Whouaaa !!, là déjà ça fait peur !! Bon alors rassurons nous, on peut imaginer qu’un tensioactif est un « assemblage » de 2 parties. La première partie qu’on appellera A aime la proximité de l’eau, la deuxième partie B au contraire déteste l’eau, elle souhaite s’en éloigner. Cette dernière partie B va donc chercher une surface de contact qui ne lui déplait pas, par exemple le verre. On pourrait dire que l’eau agit de même en s’écartant de la vitre par antipathie avec cet élément B. En simplifiant beaucoup On peut dire que les particules d’eau s’écartent donc du verre par rejet des parties B qui s’y trouvent.

Pour rester tout de même plus scientifique, disons que l’eau distribue ses molécules d’oxygènes et d’hydrogènes de façon homogène, c’est ce qu’on appelle la tension superficielle de l’eau. La salive, en tant que tensioactif va venir perturber ce bel arrangement, on dit qu’elle diminue la tension superficielle de l’eau.

L’effet de la salive est que l’eau se trouve éloignée d’une certaine façon du verre de la vitre et donc de ses aspérités, rayures et autre produits gras ou chimiques. Du coup cela empêche la formation en grande quantité de micro-gouttelettes et donc de la buée.

Quel produits utiliser contre la buée ?

Si vous avez compris ce qui précède vous déduirez facilement que l’on peut utiliser pour lutter contre la buée d’autres tensioactifs que le crachat (m’enfin lui au moins il est gratuit). Alors quels produits ? hein ?

Et bien par exemple on peut savonner la vitre, certains utilisent aussi des pommes de terre ou encore un brossage de la vitre interne au dentifrice. Si vous êtes un peu plus riche, vous trouverez en magasin des sprays semblent-ils assez efficaces, ne me demandez pas lesquels, j’en suis resté au crachat, hé oui je sais…..!!

D’autres solutions existent comme la flamme d’un briquet pour dégraisser la vitre du masque, ou encore les produits pour lave-vaisselle utilisés entre 50 et 60 degrés. Vous l’aurez compris, c’est à vous d’essayer et de garder finalement la solution qui vous plait le plus.

Et si malgré tout ça on a encore de la buée dans le masque ?

Si vous avez malgré tout de la buée dans le masque après avoir essayé toute ces techniques, il ne vous reste plus qu’à jeter ce satané masque pour en prendre un qui vous ennuiera moins, hé hé !!

Si vous avez de la buée en cours de plongée, pas d’autre solution que de faire rentrer de l’eau dans le masque, un petit mouvement de tête pour mouiller la vitre et hop, plus de buée, malheureusement ça ne dure que quelques instants, mais bon, quand on est coincé, au moins ça, ça marche.

J’espère que cet article vous aura intéressé malgré ses quelques longueurs. Alors je vous souhaite bonne plonge et sans buée !! A bientôt pour d’autres articles, abonnez-vous, c’est gratuit et vous ne louperez rien des nouveautés.

On en finira donc jamais !!

Dragage et réensablage du SIBA, la pouasse.

On pensait en avoir finit avec les dragages et les reensablages des plages, et bien pas du tout. En effet amis plongeurs et plongeuses je glisse ces quelques lignes pour vous informer que c’est repartit pour un tour au sud d’Arcachon.

Une dragueuse du SIBA, le Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon a été installée à la jetée du Moulleau. Comme l’année dernière, du sable va être aspiré sur le banc de sable immergé pour être redéposé sur la plage sud du Moulleau puis lorsque cela sera terminé ce sera le tour de la plage nord.

A ce qui est annoncé par le SIBA, les travaux dureront jusqu’au 15 juin, non il ne s’agit pas d’une erreur, vous lisez bien jusqu’au 15 juin !!. Autant dire que si vous voulez plonger devant la ville d’Arcachon munissez-vous d’un sonar ou d’un radar car vous naviguerez à l’aveugle c’est certain.

Etat actuel de la chose à St Yves

Je sors d’une plongée Kamikaze à St Yves avec mon binôme Frédéric. La visibilité variait de 30 à 50 cm au mieux. L’ensemble de la zone est complètement recouverte d’une couche de limon grisâtre de plusieurs millimètres d’épaisseur.

D’autre part, beaucoup de sable s’est déplacé et recouvre le perey de la ruelle en bonne partie. Pas moyen d’y voir grand chose car dès que l’on palme, des nuages de boues fines obscurcissent la visibilité. C’est bien dommage parce que le peu que l’on a pu voir avec Frédéric montrait que beaucoup d’anémones très jolies ornent le massif des hermelles.

Frédéric a même pu observer plusieurs petits doris rouges. Personnellement je n’en avais jamais vu sur le perey de la petite ruelle de la mise à l’eau.

Il ne reste plus qu’à espérer que la zone d’Hortense puisse rester à l’écart de cette pollution catastrophique. Elle tombe malheureusement au moment ou les seiches de mer viennent se reproduire dans le bassin. D’autres espèces pourraient en pâtir comme les dorades par exemple ou une bonne partie de la faune dont la nourriture à base d’hydraires et de bryozoaires va se retrouvée ensevelie et probablement mourrir en partie.

Je ne pense pas qu’aucune étude d’impact sur l’environnement sous-marin ait jamais été faite pour mesurer les effets nocifs de cette pratique sur la faune et la flore sous-marine, quel gâchit.

Nouvel ajout en VIE MARINE

Cela fait quelques temps déjà que je ne me suis pas préoccupé de compléter ma page VIE MARINE. Je comble aujourd’hui ce retard avec un petit sujet sur Le Prêtre, dans la catégorie poissons.

Je viens également de compléter les albums photos des poissons avec une nouvelle galerie photo de ce petit animal.

J’espère que ce petit texte très pragmatique vous donnera envie d’aller découvrir ce petit poisson étonnant et très intéressant si on veut bien lui accorder un peu de temps.

Le Prêtre.

Le Prêtre est un petit poisson d’une dizaine de cm qui vit en groupe plus ou moins dense près de la côte rocheuse du Cap Ferret. Il affectionne les zones peu profondes de la surface à quelques mètres.

Généralités

La journée on le trouve près de la surface mais la nuit il se met à l’abri plus profond entre les rochers ou au dessus du sable. C’est un poisson assez craintif mais la nuit il se laisse attirer par la lumière des phares des plongeurs.

Les jeunes spécimens vivent en bancs de plusieurs dizaines voire centaines d’individus. En plongée de nuit leur présence peut même ……..

Cliquez ici pour poursuivre la lecture de cet article en entier.

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Mes dernières plongées.

Vous n’avez pas encore eu le loisir de mettre la tête sous l’eau ? Pas de soucis, je plonge toute l’année alors suivez mes petits résumés de chaque sortie dans mon journal de plongées. Vous y trouverez plein de photos d’actualité et des infos sur l’état de la mer ou encore sa température.

Cliquez ici pour aller sur le journal.

Turbidité en amélioration.

Turbidité en amélioration

Dimanche soir j’avais l’occasion d’aller sur le bassin en souhaitant une amélioration de la turbidité. Et les élections alors ?? Ben a vrai dire j’avais plus envie d’aller voir les poissons que de me taper 3 heures de débats stériles pour savoir qui pense quoi de qui et quand et pourquoi et gnagnagna…. J’ai déjà mon choix et ça me suffit grandement car je ne fais aucune confiance à l’appareil journalistique.

Bref bonne pioche puisque l’eau montrait bien plus de clarté que de turbidité. Franchement, Hortense avec 3 mètres de visibilité ça vaut vraiment le coup !

Vous avez plusieurs photos de la soirée dans ma page JOURNAL, je vous invite donc à les découvrir après avoir visionné le petit clip que je vous propose juste plus bas.

Il s’agit d’un petit clip de montage de quelques prises de vue sur des anémones et des dahlias de mer dans la zone des 18 m au Cap Ferret au bassin d’Arcachon.

J’espère que vous aurez trouvé le clip intéressant. J’avais juste envie de vous montrer que tout mérite qu’on passe quelques secondes immobile à observer ce qui d’habitude n’est que survolé.

Bon weekend à tout le monde et bonne plonge si vous mettez la tête sous l’eau malgré les gros coefs.

Reprise de mes activités sur le blog

Le retour.

Depuis la fin février je me suis montré très discret sur le blog. Ce n’est pas que je n’ai rien à y montrer mais juste que deux éléments sont venus perturber un peu le quotidien.

Tout d’abord, comme je viens de le décrire dans mon dernier article sur le manque de visibilité au bassin d’Arcachon, la turbidité depuis presque 1 mois et demi et si mauvaise qu’il ne sert presque à rien de faire le déplacement.

Ensuite, j’ai eu la chance du 13 au 23 mars de passer quelques jours en martinique. Evidemment vous comprendrez facilement que je n’avais pas le coeur à me remettre à l’eau tout de suite après avoir profiter de la limpidité de l’eau et d’une température de la surface jusqu’au fond de 27°.

Mon voyage en Martinique.

Vous devez vous douter que j’ai fait le plein de belles photos. Je vais profiter du weekend pascal pour vous concocter un petit résumé dans la page « Voyages« . Je vous invite donc à être attentif à ce que je vais publier les prochains jours.

Comme vous pouvez le voir il y aura de très belles photos que je vous invite à découvrir pour certaines en haute résolution sur ma page facebook. Utiliser le lien qui vous propose de vous y amener et n’hésitez pas à laisser un petit commentaire, ça me fera vraiment beaucoup plaisir.

Reprise des plongées au bassin.

Les Antilles c’est bien mais bon, c’est pas encore demain la veille qu’on aura la même chose au bassin, surtout avec les dragages des ports qui génèrent une eau très fortement chargée en boues et en particules.

Bref, dès hier soir j’ai pu enfiler à nouveau une combi épaisse pour tenter une plongée de nuit sur les péreys d’Arcachon. N’hésitez pas à visiter ma page « Journal » pour découvrir quelques photos parfois surprenantes.

Plongée de nuit découverte à besoin de vous pour se faire connaître, vous avez toute ma gratitude de participer à sa diffusion en parlant du blog autour de vous. Merci d’avance pour votre aide.

Je vous souhaite bien évidemment de bonnes lectures dans mes pages et également un excellent weekend Pascal, à bientôt.

Adieu la visi. turbidité et plongées galères

Turbidité, mais quand cela cessera-t-il enfin ?

On aurait pu croire en fin d’année 2016 que la plongée sur nos sites favoris du bassin d’Arcachon allaient redevenir une source de vrais plaisirs pour les yeux. Malheureusement depuis le mois de janvier il faut bien se rendre à l’évidence, il va falloir s’habituer à plonger dans un bain de boue.

Mais pourquoi donc ?

Ils se trouve que plusieurs communes du basin se sont associées pour fonder une structure qui leur permet de dégager l’envasement des ports et des chenaux d’accès.

C’est le SIBA. Créé en 1964, le Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon intervient au service des communes d’Arcachon, la Teste de Buch, Gujan-Mestras et le Teich et les 6 communes du nord Bassin : Biganos, Audenge, Lanton, Andernos-les-Bains, Arès et Lège-Cap Ferret.

En fait de boues on devraient plutôt parler de vases car il s’agit d’un dépôt naturel qui s’accélère simplement en particulier avec l’activité humaine croissante tout autour du bassin.

D’où vient toute cette vase ?

Plusieurs facteurs ont contribué ou contribuent aujourd’hui à l’envasement de tout le fond du bassin mais aussi des berges plus proches de l’océan.

La première source de sédiments est l’apport naturel des écoulements d’eau dont La Leyre est le principal contributeur. L’urbanisation locale est venue transformer le littoral et l’effet tampon des zones végétales s’est vu fortement diminué d’où un accroissement des déversements de matières organiques dans la lagune.

Mais ce n’est pas tout, l’activité économique a joué un rôle non négligeable, on a bien sûr accusé l’ostréiculture, peut-être avec raison, mais c’est surtout avec le développement du nautisme et l’usage de produits d’entretient à base d’étain fortement toxique que le phénomène s’est accéléré. Bien évidemment, l’augmentation des nitrates produits par l’agriculture et les rejets provoqués par la présence humaine ont permis le développement de boues fines et lourdes dans lesquelles se concentrent en particulier des métaux lourds et des composants chimiques toxiques pour la faune et la flore sous-marine.

Où en est-on ?

Malgré les efforts du SIBA et l’amélioration des filtrages de rejets d’origines humaines, on ne peut que constater l’accélération du phénomène. C’est des millions de m3 de vases qu’il faudrait traiter, on est loin des quelques 60 000 m3 enlevés chaque année ou presque des ports et des chenaux.

Les dragages.


La principale parade consiste malheureusement à prélever les sédiments qui obstruent les ports en particulier. Ce faisant cette activité soulève une grande quantité de vase qui vient opacifier l’eau du bassin tout en rediluant tous les effluents toxiques qui s’étaient stabilisés dans les boues. La conséquence immédiate est bien sûr une hécatombe dans le milieu sous-marin avec la perte irrécupérable des herbiers de zostères, l’intoxication des organismes filtreurs et de leurs prédateurs. La lumière solaire ne pénètre plus assez profond dans l’eau d’où une augmentation de la prolifération bactérienne avec à la clé la fragilisation du milieu animal et au pire sa disparition.

Le point depuis le début de l’année.

Les dragages du port de Fontainevieille à Taussat qui avaient commencé début janvier sont terminés, oufff. Toujours au fond du bassin, c’est 8500 m3 de vases qui ont été dégagées du port du Teich.

Et maintenant ?

Et bien rien n’est fini, quand c’est pas les vases qu’on déplace, c’est le sable. Tout le printemps 2016 avait été pollué par le réensablement de la plage du Moulleau à Arcachon, c’est cette année au tour de la plage de La Vigne. Résultat des courses, une visibilité qui vient de chuter d’a peine plus d’un mètre à moins de vingt centimètres.

C’est aussi au tour du port d’Audenge et de son chenal d’accès d’être dévasé. Je crois avoir compris que ce sera aussi le cas avant le mois de mai du port de Gujan-Mestras.

Bref, amis plongeurs et plongeuses, vous n’êtes pas sortis d’affaires !!

Nouveau Menu INVENTAIRE

Un nouveau menu.

Vous pourrez constater que vient d’apparaître un nouveau menu dans la barre du haut de page à côté du menu FORUMS.

Il s’agit du menu INVENTAIRE.

Quels sont les objectifs de ce nouveau menu ?

Mes objectifs sont avant tout de partager l’expérience de mes nombreuses heures de plongées. J’ai d’ailleurs arrêté de pointer mon compteur depuis quelques années mais je dois approcher maintenant et sans trop d’approximation les 1200 heures, la plupart en plongées de nuit.

Dès sa création, j’ai voulu faire de ce blog un outil simple, sans prétention, mais pour autant un outil pédagogique. Cet outil devrait permettre aux plongeurs et plongeuses, mais aussi à tous ceux et celles qui n’ont pas la possibilité de plonger en bord de mer au bassin de découvrir une faune et une flore riche, variée mais malheureusement très fragile.

Objectif 1, dans un premier temps, je ferai l’inventaire des espèces de mollusques opistobranches, c’est à dire de toutes les limaces de mer que je rencontre en plongée au bassin d’Arcachon.

Objectif 2, dans un second temps et petit à petit, j’étendrai cet inventaire aux autres espèces de façon à montrer l’immense richesse de cette lagune ouverte sur l’océan.

Un outil de biologie marine.

Je ne suis pas un spécialiste de biologie marine mais un simple amateur photo, certe avec pas mal d’heures de vol……heuuu !! ….d’immersion !! Il est donc probable que j’introduise à un moment ou à un autre quelques erreurs d’identification. Il ne faudra pas m’en tenir rigueur. Je vous serai évidemment reconnaissant de me les faire remarquer pour que je puisse les corriger rapidement après vérification.

Par où commencer ?

Pour l’instant je vais commencer par introduire dans ma nouvelle arborescence les espèces les plus abondantes puis en dernier lieu celles particulièrement rares.

Il n’est pas question que je substitue mon blog à des ouvrages livresques ou autres. Je limiterai donc mes infos au stric minimum nécessaire à faire des identifications ou des recherches. Pour autant je reste ouvert aux suggestions et j’ajouterai bien sûr des remarques ou des commentaires plus précis si j’en reçois la demande.

Travail de vulgarisation et de promotion.

Ce travail de vulgarisation va trouver par ailleurs dans les prochains mois une expression toute particulière avec la sortie d’un DVD documentaire en qualité HD que je finalise en ce moment avec l’aide dune petite équipe très pro que je remercie ici pour son professionnalisme.

Etat de la mer.

En raison des éléments météorologiques très perturbants de ces dernières semaines, l’eau de la mer (et du bassin d’Arcachon) est particulièrement turbide. Pas moyen d’espérer avant quelques jours encore une décantation suffisante pour assurer une visibilité convenable. Du coup il va y avoir une petite pose dans mes publications sur ma page du journal.

Il est temps de vous laisser découvrir mes dernières publications si ce n’est déjà fait. Bonnes lectures donc ou bonnes bulles si vous ne manquez pas de courage.

La coryphelle, joyau du bassin d’Arcachon

La Coryphelle, joyau du bassin d’Arcachon.

Flaveline Hortense le 18 12 2015 Flabelines en groupe p2n

La coryphelle mauve est maintenant appelée flabellina pedata. C’est un nudibranche de taille assez grande, entre 20 et 30 mm adulte, pour être facilement repéré sur les rochers du Cap Ferret où cette flabelline abonde.

La coryphelle fait partie de la grande famille des éolidiens, c’est à dire d’une catégorie de nudibranches qui contrairement aux doridiens ne possèdent pas de branchies à l’arrière du corps.

En fait c’est les nombreux tentacules appelés cérates qu’elle porte sur le dos qui lui servent d’organes de la respiration par un processus d’échange direct à travers la peau.

Ces tentacules, plus exactement des papilles dorsales, sont longs, de couleur rouge orangée tirant sur le mauve. Leur extrémité blanche contient une poche où se trouve stocké un produit urticant qui lui sert de défense contre les prédateurs éventuels.

Ce produit est issu de la consommation d’hydraires dont la flabelline mauve fait une grande consommation et sur lesquels on va facilement la trouver en train de brouter ou de déposer ses oeufs.

A l’avant du corps la coryphelle possède deux longs tentacules mauves aux extrémités blanches qui lui servent de guides tactiles. En effet, comme la plupart des éolidiens le sytème occulaire de l’animal est tres peu développé et ne peut probablement lui servir qu’à différencier le jour de la nuit.

Deux autres tentacules se dressent sur la tête, ce sont les rhinophores, deux organes lisses qui ont une fonction essentiellement olfactive pour trouver soit la nourriture, soit un partenaire.

Un ami me rappelait qu’on peut confondre la coryphelle avec une autre flabelline qui lui ressemble beaucoup, La flabelline affinis, appelée aussi flabelline mauve. Celle-ci n’a pas les rhinophores lisses mais annelés. Les cérates sont beaucoup plus roses qu’orange et leur extrémité pourpre plutôt que blanche. Personnellement je n’en ai jamais filmé au Cap Ferret bien qu’il semble que ce nudibranche de même dimension que la coryphelle soit présent.

Coryphelles 4 P2N Flabeline fond noir faceb

La coryphelle est hermaphrodite, à la fois mâle et femelle. Après fécondation, chaque individu du couple va pondre rapidement ses propres oeufs.

Comme beaucoup de nudibranches, la coryphelle a une durée de vie relativement courte d’environ 8 à 12 mois. C’est pourquoi à la fin de l’automne elle a presque disparu.

La reproduction commence tôt dans l’année à faible profondeur entre 5 et 10 m. En fin d’année, dés le début décembre il faudra descendre dans la zone des 18 à 20 m pour trouver les alevins qui mesurent alors entre 3 et 5 mm.

C’est lorsque les hydraires tubulaires recouvrent le substrat rocheux sur de grandes surfaces qu’on les observe les plus nombreuses. A ce moment là, elles semblent ne plus avoir qu’une seule envie, c’est de se reproduire. On va pouvoir alors très facilement les observer en train de déposer leurs oeufs de couleur blanche ou à peine rosée sur des branches d’hydraires. La ponte ressemble à un long filamment enroulé autour d’une branche verticale d’un hydraire dont les juvéniles pourront sans doute se nourrir à la naissance.

La coryphelle est un petit nudibranche très agréable à prendre en photo ou en film bien que La plupart du temps ce soit assez difficile car les courants du flux et du reflux les bousculent fortement.

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