La plongée rend-elle sourd ?

Plongée et surdité.

Pourquoi vouloir traiter de surdité ici alors qu’il s’agit d’un sujet qui manifestement serait plus compatible avec un blog de médecine ? Tout simplement parce que souffrant moi-même d’une déficience auditive aux deux oreilles je me sens particulièrement concerné. Porter des prothèses auditives n’est pas chose amusante. Du coup, je pense utile de partager d’une façon simple ce que j’ai appris dans mes recherches en ce domaine.

La surdité c’est quoi ?

La surdité c’est quoi ? whouaa !!, bonne question vu qu’en fait, il y en a plusieurs.

La surdité se mesure grâce à des tests d’audiométrie qui vont définir 5 niveaux d’acuité en fonction de l’affaiblissement du volume sonore perçu par paliers de 20 à 30 décibels. L’objectif n’est pas ici d’en faire l’analyse, mais de faire un lien avec l’immersion, que se soit en scaphandre ou en apnée..

Les sites de prothésistes sont souvent agrémentés d'informations didactiques intéressantes comme ici sur le site A"audition Conseil".

Les sites de prothésistes sont souvent agrémentés d’informations didactiques intéressantes comme ici sur le site « Audition Conseil ».

La surdité peut être la conséquence de la dégradation de différentes zones comme l’oreille externe, l’oreille moyenne, l’oreille interne, mais aussi le nerf auditif ou encore le cerveau lui-même.

La surdité peut être due à un traumatisme sonore, Bon d’accord, en plongée, il y a peu de chance qu’on s’amuse à faire exploser des pétards. Le plus souvent en plongée on aura donc affaire à un traumatisme corporel lié à un mauvais équilibrage des tympans. Il y a aussi malheureusement des déficiences congénitales évolutives (ou pas). La surdité peut toucher une seule oreille ou bien les deux. Tout ça n’est pas très simple si on a pas une culture de la chose médicale.

Comment savoir si on est concerné ?

HEIN  ???

HEIN ???

Pour savoir si on est concerné par une baisse d’acuité auditive, qu’on soit plongeur ou pas, le mieux est de faire procéder régulièrement à un dépistage chez un ORL. Il mettra en évidence un statut particulier de l’audition et/ou son évolution dans le temps.

Dans la majorité des cas les problèmes d’audition surviennent consécutivement à des expositions prolongées à des niveaux sonores élevés on l’a dit. Ce peut être le cas du fait du milieu professionnel ou bien de l’usage non maîtrisé de sources sonores comme les casques de baladeurs par exemple. La question pour nous est simplement de savoir si la plongée est un élément aggravant.

Il est possible d’être victime d’une surdité brusque, en général sur une seule oreille, en général passagère et sans qu’il y ait de cause apparente. Dans ce cas il faut investiguer très vite pour en trouver la cause. L’analyse des événements précédents peut mettre en évidence un traumatisme ou une fragilité du par exemple à un accident de décompression.

Plongée et traumatismes de l’oreille.

Si on est en bonne santé.

Lorsqu’on est en bonne santé et qu’un suivi médical sportif est mis en place, il y a peu de risques de traumatiser ses oreilles pour peut qu’on respecte certaines règles de prudence.

Si on a déjà des problèmes d’audition.

Les prothèses auditives ne fonctionnent pas sous l'eau.

Les prothèses auditives ne fonctionnent pas sous l’eau.

Si on a déjà des problème d’audition, suivez mon regard, il est évident qu’il faille s’astreindre à encore plus de prudence. Normalement il n’y a pas de contre indication en dehors du cas où la surdité a été causée précédemment par justement un accident en plongée. On peut citer par exemple les déchirures de tympans, les inflammations chronique etc… Là, la meilleure des prudences est de ne plus plonger ou alors en limitant l’immersion à très faible profondeur si le trauma est jugé guéri par un ORL.

Surdité liée aux barotraumatismes.

En plongée vous le savez, vous exposez votre oreille à de fortes variations de la pressions liées à votre profondeur d’immersion et à la vitesse avec laquelle vous effectuez vos changements de profondeurs.

Plus on descend en profondeur, plus la pression augmente. Le tympan est soumis à une force qui le pousse vers l’intérieur de l’oreille. Si la trompe d’Eustache est bloquée, l’air d’équilibrage ne peux pénétrer l’oreille interne jusqu’au tympan. Celui-ci s’étire anormalement et crée une douleur violente. A l’excès, il peut même se rompre.

Lors de la remontée, surtout si elle est trop rapide, le phénomène inverse se produit. La pression de l’oreille interne pousse le tympan vers l’extérieur où la pression diminue avec le retour vers la surface.

Quel que soit le cas, la douleur est un signal d’alerte de votre corps, il faut immédiatement en tenir compte. Si votre oreille ne passe pas en descendant il faut absolument remonter de quelques mètres. Hors de question de jouer la pompe à air en soufflant comme un malade dans le nez lors de la valsalva, à moins de chercher les problèmes. Le passage des tympans doit toujours se faire sans contraintes. En cas de résistance le mieux est de renoncer en remontant à la surface doucement, attendre quelques secondes, essayer une valsalva modérée, si l’oreille passe, pas de soucis redescendre doucement enpassant les oreilles sans violence tous les mètres.

Et si l’oreille ne veut pas passer du tout ? Ben mieux vaut renoncer à descendre. Les têtes brûlées qui s’y aventurent se retrouvent parfois avec des saignements, des acouphènes et parfois pire.

Les coton-tiges compactent le cérumen au fond de l'oreille.

Les coton-tiges compactent le cérumen au fond de l’oreille.

L’oreille est un organe important dans la gestion de l’équilibre, il faut absolument la protéger pour s’assurer des immersions sans soucis. Attention donc aux cagoules trop serrées par exemple. Dans le même ordre d’idée, avoir des tympans bien propres. L’abus d’usage des coton-tiges pour se nettoyer les conduits auditifs tasse parfois le cérumen contre le tympan et il y durcit.

Autre recommandation, lorsque vous plongez en eaux tropicales, quantité de bestioles se baladent dans l’eau. Certaines sont si petites qu’on ne les voit pas. Par contre, pour elles l’oreille est un abri inespéré dans lequel l’une d’elle peut décider de s’installer. Pour s’en débarrasser préventivement, ne pas oublier de se rincer les conduits auditifs avec de l’eau douce.

La pratique.

La pratique de la valsalva est relativement brutale. Elle marche très bien si on la déclanche dès le premier mètre d’immersion. Déjà, à 3 ou 4 m, c’est trop tard. Cette technique est a exclure en remontant. La pratiquer dans ce cas serait pire que le mal.

D’autres techniques existent comme par exemple tirer le maxillaire inférieur vers l’avant jusqu’à entendre un petit déclic dans l’oreille. Personnellement je ne suis pas très doué avec ces méthodes donc je me limiterais juste à ce signalement.

Une dernière chose que je n’ai pas signalé, l’intérieur de l’oreille peut subir diverses modifications physiques comme des calcifications ou un gonflement des cartilages conduisant à un rétrécissement des conduits auditifs. Encore une fois, un suivi médical régulier permettra de surveiller ces inconvénients que l’on sait traiter médicalement sans problèmes.

Conclusion.

Mieux vaut prévenir que guérir, donc soyez attentifs à vos oreilles en ne les sollicitant jamais avec des tensions trop fortes. C’est le meilleur gage de ne pas vivre une diminution de l’audition à plus ou moins long terme.

Il faut tout de même répondre à la question initiale, la plongée rend-elle sourd ? La réponse la plus concise est : « Non, mais elle peut !! ». Le monde sous-marin est un monde où l’on doit s’inviter avec prudence.

J’espère que ce petit topo vous aura intéressé. Pour ne pas louper mes prochains articles, abonnez-vous, l’inscription se fait simplement en notant votre adresse mail dans le cadre réservé à cet effet. Dès la nouvelle parution vous recevrez une lien à cliquer qui vous dirigera instantanément sur la page de mon article.

En ce début d’année, laissez moi vous souhaiter d’excellentes plongées.

Bonne Année 2017


Vive la Nouvelle Année !!

bonne-annee-jps

Les choses sont ainsi faites, quand l’une finit, une autre commence. Peu importe comment se termine 2016, tous nos espoirs doivent se tourner vers l’avenir, vers un monde meilleur dans lequel il pourrait y avoir de la place et du bonheur pour tout le monde.

Plongée-De-Nuit-Découverte vous souhaite donc à tous et toutes une formidable année 2017 en compagnie si possible de nos surprenants et formidables voisins et amis subaquatiques.

Joyeux Noël

Meilleux voeux pour une belle fête de Noël.

Pas besoin de beaucoup de mots pour se souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année.

Pour passer une petit moment agréable, je vous propose un petit diaporama que je viens de concocter à partir des photos que je poste ces dernières semaines soit sur mon mur Facebook, soit ici dans mon journal de plongées, que je vous invite d’ailleurs à découvrir au plus tôt si ce n’est pas encore fait.

Bon Noël à tout le monde.

Retouche des photos de plongées ou pas ?

Faut-il retoucher ses photos de plongées ou pas ?

Sur ma page facebook quelqu’un m’a demandé si je retouche mes photos. Ce n’est pas la première fois que la question est évoquée et je sais que dans ce domaine très particulier de la photographie, les avis divergent grandement. Essayons d’apporter juste quelques éléments de réflexion, qui évidemment n’engagent que moi.

Mais avant d’aller plus loin il faut tout de suite faire la différence entre développer une photo et la retoucher.

Le développement d’une photo.

Le développement d’une photo en argentique c’est l’action de réaliser une photo soit sous forme de positif, de négatif ou de tirage papier à partir d’une bande sensible exposée à la lumière.

Le développement d’une photo en numérique c’est l’action de réaliser une photo à partir des données numériques d’un fichier informatique RAW qui n’est pas lui-même une photo, mais alors pas du tout.

La retouche photo.

La retouche en argentique consiste à retravailler un négatif ou une diapo afin d’obtenir une amélioration. Cette opération est l’affaire de spécialistes qui travaillent manuellement avec des pinceaux ou d’autres outils la plupart du temps pour supprimer des défauts.

La retouche photo en numérique c’est l’action de modifier une photo numérique existante (donc développée) en lui faisant subir différentes techniques comme le floutage, l’accentuation, la suppression ou l’ajout de détails par exemple.

Image RAW ou image direct boitier?

Je ne vais m’intéresser pour la suite de cet article qu’aux documents numériques.

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Sur la plupart des boitiers actuels, l’opérateur peut choisir dans les menus proposés par le fabriquant quantités de réglages plus ou moins évolués. Pour ce qui nous concerne, nous pourrions trouver: fichier RAW, JPEG ou encore RAW + JPEG. Bon, le JPEG, tout le monde connait j’espère, mais le RAW c’est quoi ?

Les fichiers RAW.

Lorsque vous appuyez sur le déclencheur, un obturateur s’ouvre pour permettre d’exposer une surface sensible à la lumière appelée capteur. Bien que ce soit assez compliqué, disons simplement que le capteur va fournir une information brute directement enregistrée sous forme de données numériques complètement inexploitables dans l’état, c’est ce qu’on appelle le fichier RAW.

Pour obtenir une photo, il faudra développer ces données à travers divers traitements informatiques qui vont aboutir à la construction d’une image selon les réglages ou les traitements spécifiques qu’aura choisi le photographe. Il faut donc un programme informatique spécialisé pour faire ce travail, on en trouve de très performants dans le commerce.

Les photos produites par le boitier.

Si vous n’enregistrez pas en RAW mais en JPEG, vous autorisez l’appareil à développer lui-même les données du capteur en appliquant des réglages spécifiques précalculés en labo chez le fabricant. La photo que vous obtenez donc n’est pas la réalité de la scène photographiée, mais juste une interprétation parmi d’autres de ce qu’aurait pu produire le fichier source. C’est pour cela que deux photos prises par deux appereils différents d’un même objet ne donneront pas au final le même résultat.

Le photographe peut lui-même intervenir pour modifier certains réglages qui participeront au développement, par exemple en choisissant une certaine balance des blancs ou un niveau de contraste particulier. Même si ces choix modifient le résultat, ils ne sont pas pour autant des retouches mais encore une fois juste une interprétation différente d’une base de données informatiques.

Retouche d’une photo.

Pour retoucher une photo il faut disposer d’un exemplaire déjà développé. On peut alors modifier certains détails comme par exemple la couleur du ciel ou bien encore supprimer des tâches de rousseur sur un visage.

La retouche est une action qui modifie sans retour possible en arrière l’épreuve d’origine. Le developpement au contraire ne modifie en rien le fichier RAW, il exploite uniquement ses données pour en tirer ce que souhaite l’utilisateur.

On retouche ou on retouche pas ?

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Une photo complètement ratée peut retrouver un certain caractère en quelques clics de souris, avant de mettre vos photos loupées à la poubelle, essayez de regarder si elle n’ont rien de sauvable, parfois on a des surprises agréables.

On retouche si par soucis d’espace disponible sur la carte mémoire par exemple (je fais du film donc j’ai besoin d’espace), si donc la version JPEG est déjà suffisante. L’objectif est, après le traitement informatique, d’obtenir un effet particulier ou encore de reconstruire l’image obtenue en essayant de la faire ressembler le plus possible au souvenir qu’on a de la prise de vue.

On ne retouche pas le fichier RAW, on le développe pour aboutir au même résultat que celui de la retouche mais sans effet destructeur des données de base et avec la certitude de pouvoir refaire une autre production à partir du même fichier source plus tard.

Quel avantage à faire du RAW ?

L’avantage à shooter en RAW est que le fichier source comportera toutes les nuances que le capteur aura pu enregistrer. C’est ce qui explique qu’un fichier RAW est très volumineux.

Par contre, choisir le JPEG, c’est faire le choix de perdre beaucoup d’informations numériques que le boitier aura supprimées en effectuant son développement automatique.

Bon, et moi alors, est-ce que je retouche mes photos ?

Puisque je fais souvent le choix du JPEG, je suis amené à retoucher mes photos pour améliorer le produit du boitier. En effet, parfois le résultat ne me satisfait pas du tout, que ce soit dans le ton, à cause de la température de couleur des lampes, ou parce qu’elle est peu contrastée ou encore mal exposée. A mon désavantage d’ailleurs, car le JPEG ne disposant pas de suffisamment d’informations numériques, je ne peux en retouche obtenir des résultats aussi performants que ceux que je pourrais espérer avec du raw. Mais bon, moi ça me suffit amplement.

Qu’est-ce que je peux dire aux gens qui me reprocheraient de faire de la retouche ? Ben rien du tout !!, ils font ce qu’ils veulent mais s’ils croient que ce que leur donne leur appareil en JPEG est représentatif de la vérité, ils se mettent juste le doigt dans l’oeil parce qu’ils n’ont tout simplement pas compris ce que je viens d’expliquer.

La photo est, et doit rester, un outil pour se faire plaisir avant tout. Ce n’est pas une compétition de quoi que ce soit. Je continuerai donc à faire de la retouche si j’en juge le besoin, en tout cas jusqu’à ce que je me mette au Raw moi aussi.

Conclusion.

J’espère que ce petit topo vous aura éclairés sur vos possibilités en photo numérique. Je vous souhaite donc de vous faire plaisir autant que vous pourrez en utilisant la technique qui vous ira le mieux. A bientôt donc pour d’autre articles…

Si cet article et éventuellement le contenu du blog en général vous a plu, n’hésitez pas à en parler autour de vous entre plongeurs et plongeuses bien sûr mais pourquoi pas en famille ou au boulot. Plus vous serez nombreux et nombreuses à visiter mes pages et plus je serai motivé à les faire vivre encore longtemps. Alors je vous en remercie d’avance et je vous souhaite une excellente fin d’année.

Autofocus et photo sous-marine

L’autofocus en photo sous-marine.

En regardant les photos de plongée que je trouve de temps en temps sur le net, il m’arrive de me dire: « Oula! dommage, avec un peu de netteté la photo aurait peu être très sympa ! ». Avec un peu de recul je me rend compte que j’ai mis pas mal de temps moi-même pour arriver à faire des photos de macros sous-marines qui tiennent la route. Cet article est donc une suite logique à mes précédents articles sur la lumière, la profondeur de champ, la retouche photo et d’autres encore.

Un des principaux soucis que le photographe, débutant ou non, rencontre avec un appareil photo c’est de comprendre puis de maîtriser les nombreux réglages des boitiers numériques utilisés en caissons étanches. En plongée sous-marine, la principale difficulté réside dans le fait que les appareils photos (reflex, hybrides et compacts) sont calibrés en laboratoire pour fonctionner au mieux en mode terrestre et au cours de la journée, c’est à dire avec beaucoup de lumière. Mais pas de chance, j’en ai parlé dans mes articles sur la turbidité par exemple, en plongée l’eau absorbe la lumière en grande quantité et très rapidement.

Heureusement, ou plutôt malheureusement, certains des automatismes sensés nous faciliter la vie vont au contraire nous la compliquer en photo sous-marine. Parmi ceux-ci on trouve l’autofocus. Mais l’autofocus c’est quoi ?

L’autofocus.

autofocus

On trouve dans les menus des appareils numériques quantités de réglages, ici 3 exemples de sélection en fontion de l’objet dont on souhaite la netteté.

Comme rien n’est simple, quand on discute d’autofocus il vaut mieux savoir duquel on parle car en effet, il en existe plusieurs types.

Deux types d’autofocus.

Le premier type est l’autofocus dit actif. Assez performant sur des objets peu contrastés ou peu éclairés, il a le gros inconvénient d’être capable de faire la mise au point sur tout objet qui viendrait s’intercaler entre l’objectif et la cible. Hors, en plongée, il n’est pas rare que l’eau soit chargée de nombreuses particules. Ce mode peut donc être gênant, surtout en plongée de nuit.

Le deuxième type est l’autofocus passif. Deux technologies sont utilisées dans ce mode. La première fonctionne par tâtonnements, l’appareil mesure les contrastes sur une image, il teste différents contrastes et déduit que la photo la plus nette sera celle au contraste le plus élevé. Cette technique bien que lente donne de bons résultats. La deuxième méthode consiste à séparer un faisceau de lumière en deux parties et d’effectuer en les comparant une estimation de la distance d’une cible.

Bon, c’est bien beau tout ça mais pourquoi alors certaines photos sont si floues ?

Les collimateurs.

L’appareil photo n’est pas télépathe, il n’a aucun moyen de savoir ce qui vous passe par la tête au moment ou vous appuyez sur le déclencheur. Intéressant, mais alors comment fait-il ?

En fait c’est assez simple à comprendre. Pour qu’une photo soit nette, il faut que l’appareil décide sur quel objet il doit faire la mise au point. Facile à imaginer mais pas à faire tant les cas de figure peuvent être nombreux et variés. Est ce qu’on veut que toute la photo soit nette ou bien juste une toute petite partie. Est-elle en premier plan ou au contraire assez éloignée. Est-elle toute petite ou bien de bonne dimension. Est-ce une photo d’ambiance ou une macro difficile. Bref autant de cas très différents qui nécessitent que l’opérateur dise au boitier numérique ce qu’il doit faire.

C’est les collimateurs qui vont permettre de définir la netteté. Un collimateur est un petit capteur représenté par une petite zone de l’image identifiée la plupart du temps par un carré lumineux. Chaque constructeur dispose un certain nombre de collimateurs disposés de façon géométrique. On aura par exemple un collimateur placé au centre de l’image et qui calculera la netteté uniquement à cet endroit. Mais si le sujet principal de la photo n’est pas au centre de la photo, celle ci sera loupée. Pour la réussir il faudra utiliser un collimateur décentré sur l’objet qui doit être net sur la photo. Les constructeurs ont donc prévu que l’opérateur puisse lui-même faire le choix du collimateur qui va bien.

Lorsque l’appareil photo a réussi la mise au point sur un collimateur, celui-ci s’entoure d’un cadre lumineux vert en général. Pour autant, rien ne garantit la qualité du résultat, en effet, une cible peut être immobile, là c’est simple évidemment. Mais si la cible est en déplacement rapide, le temps d’appuyer sur le déclencheur, la mise au point aura perdu de sa finesse. Pour faire face à ce problème, les appareils numériques intègrent une fonction de suivi automatique. Le problème c’est qu’en plongée, surtout en plongée de nuit, tout déplacement de la cible ou de l’appareil photo se transforme vite en catastrophe. Bon, ok, comment faire alors pour espérer avoir une photo nette ?

Obtenir une photo nette en plongée.

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Beaucoup de facteurs peuvent contribuer à provoquer un floue sur vos photos, mieux vaut prendre son temps et peaufiner ses réglages, même si cela prends plus de temps. Comparez ces deux photos, celle de gauche est floue, celle de droite bien nette et agréable à regarder.

Respecter plusieurs règles/

Premièrement, pour obtenir une photo nette, il faut avoir suffisamment de lumière, pas question de faire de la photo sans lumière. La plupart des photographes choisissent d’utiliser un flash extérieur au boitier, voire deux parfois. Les techniques de synchronisation des flash que ce soit par câble ou par fibre optique se sont très améliorées. Elles permettent d’obtenir des vitesses d’obturation rapides et donc de limiter les effets de bougés. Sinon il faut embarquer plusieurs lampes de forte puissance. Reste que des lampes n’auront jamais l’efficacité des flashs. Par contre, par leur température de couleur, elles donneront un charme certain à beaucoup de photos.

Deuxièmement, l’objet photographié doit être le plus contrasté possible. En effet, le capteur numérique n’est pas devin, comment pourrait-il distinguer un objet noir sur un fond noir, compliqué. Par contre, un carré blanc sur un fond noir va nous sauter au yeux.

Troisièmement, éviter autant que possible les modes tout automatique et d’une façon générale tous les réglages préétablis par les constructeurs mais privilégier plutôt les modes priorité à la vitesse, au diaphragme ou même le tout manuel. C’est plus complexe au début mais on finit par trouver ses marques assez rapidement.

Quatrièmement, toujours s’assurer d’une vitesse d’obturation importante. Autant que possible, ne jamais avoir une vitesse plus lente que le soixantième de seconde. L’idéal est au minimum de prendre une photo avec une vitesse égale au double de la longueur focale. Par exemple pour une longueur de focale de 50 mm, l’idéal serait de ne pas avoir une vitesse d’obturateur inférieure au centième de seconde.

Cinquièmement, stabiliser l’appareil pendant la prise de vue. Ca parait idiot, mais pour réussir une photo en tenant l’appareil d’une main pendant que l’autre vous sert à vous tenir à un rocher pour luter contre le courant, ben c’est pas gagné d’avance. Non, l’appareil doit être bien stable, tenu à 2 mains ou bien appuyé sur un support le plus immobile possible.

Sixièmement, anticiper la photo. Les appareils numériques regorgent de réglages possibles, vous pouvez par exemple sélectionner un seul collimateur pour faire une mise au point précise sur une toute petite partie de la photo. Au contraire, si l’objet est plein cadre, vous aurez à sélectionner dans les menus le plus grand nombre possible de collimateurs. Bon d’accord, facile à dire, surtout qu’on a pas toute la journée devant soit quand on est en immersion, le temps semblant passer 2 fois plus vite que la normale.

Septièmement, On y pense pas assez mais le choix de la sensibilité ISO est primordial, point de salut pour la photo au-delà de 400 ISO en photo de nuit par exemple si vous travaillez avec des lampes LED ou autres. Au flash, tentez l’ISO le plus petit.

Autofocus ou pas ?

Mon expérience au RX100 en macro de nuit sous éclairage LED me fait vous conseiller de choisir le mode priorité à la profondeur de champ. Il s’agit de garantir le plus de netteté possible, surtout si vous pratiquez comme moi la macro extrême en milieu naturel ( les cibles font parfois moins de 3 à 5 mm).

Et c’est tout ?

Non, ce n’est pas tout, munissez-vous de patience ce sera déjà pas mal. Ensuite évidemment il y a d’autres facteurs qui tiennent plus à la construction de votre appareil qu’à votre compétence technique. Je pense notamment à la qualité de l’optique ou à la performance du capteur numérique, mais ça c’est une autre histoire….

La lentille macro ATOM +19d de chez DYRON

La lentille macro DYRON ATOM +19d.

Après un petit article de vie nocturne au bassin d’Arcachon, voici une présentation d’une lentille macro que j’utilise aussi souvent que je peux en photo macro. J’espère que vous trouverez ici de quoi vous faire une idée des possibilités de ce matériel optique.

ATOM

L’ATOM, une lentille impressionnante.

Cela fait déjà presque 2 ans que j’utilise pour mes macros difficiles une lentille de fabrication française ( cocorico…..enfin presque !!….Vu le prix aussi énorme que ses qualités, c’est plutôt Glouppp !!!). Il s’agit de la lentille macro ATOM fabriquée par la société DYRON qui offre en immersion + 19 dioptries.

Cette lentille imposante ne laisse pas indifférent tant par sa qualité optique que par son poids (320 gr tout de même). Il s’agit d’une lentille achromatique de nouvelle génération en verres BK7 traités contre les rayures et les reflets. Le corps en polyacelathe assure une solidité à toutes épreuves.

L’ATOM se monte sur un caisson ou une bague d’adaptation………

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L’Anémone Solitaire

Cela fait quelques temps déjà que je ne me suis pas préoccupé de compléter ma page VIE MARINE. Je comble aujourd’hui ce retard avec un petit sujet sur L’anémone solitaire, dans la catégorie anémones évidemment.

J’espère que ce petit texte très pragmatique vous donnera envie d’aller découvrir cet animal marin étonnant et très spectaculaire.

L’anémone solitaire.

Anémone solitaire La Vigne 10 avril

Beaucoup moins grande que les cérianthes, l’anémone solitaire n’en reste pas moins l’anémone la plus imposante qu’on puisse rencontrer au bassin d’Arcachon. Bien que peu fréquente, on la croise un peu partout dans la zone des 3 à 8 m, que ce soit placée près du sable entre deux rochers du Cap Ferret, ancrée sur des coquilles d’huitres mortes au Port de La Vigne ou encore sur un support solide dans les bancs de sable devant la ville d’Arcachon.

L’anémone solitaire est aussi appelée anémone parasite, anémone du pagure ou bien encore anémone du bernard l’hermite. En effet, elle est connue pour vivre en symbiose avec ces petits crustacés. Lorsque c’est le cas, l’anémone fixe son large pied sur la coquille qu’occupe le crustacé dont elle assure en partie la sécurité en ….

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Boire, plongée et envie d’uriner.

Boire, plongée et envie d’uriner

Comme beaucoup de plongeurs, j’ai souvent eu l’envie d’uriner en plongée, parfois jusqu’à presque en souffrir parce que j’ai toujours voulu épargner à ma combinaison un outrage finalement pas si grave que ça.

Pourquoi a-t-on normalement envie d’uriner ?

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L’envie d’uriner apparait normalement 6 à 8 fois par jour et en général au moins une fois la nuit pour permettre à la vessie de se vider au moins partiellement. Notre corps a en effet besoin d’éliminer environ 1 à 1,5 litre d’urine par jour. Cette urine est le résultat de l’activité de filtrage du sang au niveau des reins pour le débarrasser de tous les produits toxiques issus de l’activité biologique du corps ou des aliments et boissons ingérés.

Avoir un besoin supérieur à cette moyenne peut être une raison de consulter un médecin car beaucoup de causes peuvent provoquer cette envie d’uriner intempestive. Evidemment d’une façon plus normale, plus on boit et plus il faut s’attendre à uriner souvent, surtout si on consomme des boissons par exemple qui sont connues pour augmenter notre besoin, la bière en est un exemple.

En plongée la chose est un peu différente, l’envie d’uriner est favorisé par différentes causes dont la pression qui s’exerce sur le corps en immersion et par la baisse de la température corporelle.

L’influence de la pression.

C’est bien connu des plongeurs, plus on descend profond et plus la pression environnante augmente (environ 1 bar tous les 10m). Cette pression provoque une contrainte sur le corps (dont les membres en particulier) qui tend à refouler le sang vers les parties moins exposées. Le sang refoulé augmente alors le volume sanguin dans le reste du corps. Celui-ci cherche naturellement à retrouver un certain équilibre en éliminant une partie de cette surcharge de volume, ce qui se traduit par une suractivité des reins et un remplissage plus rapide de la vessie.

Il est évident que si la vessie n’a pas été vidée avant la plongée, elle va vite saturer et déclencher l’envie urgente de se satisfaire. Deux solutions se présentent alors, soit se laisser aller (solution facile à assouvir mais difficile à prendre psychologiquement), soit de se retenir si la fin de la plongée est proche.

Et si on veut se retenir absolument, que risque-t-on ? Et bien comme tous les signaux envoyés par le corps une alerte n’est pas à prendre à la légère. Se retenir d’uriner peut entrainer une inflammation de la vessie bien sûr, mais toucher également les reins. là ça devient inquiétant.

Par précaution, il parait donc peu judicieux de se retenir.

L’influence de la température.

Nous l’avons vu dans un de mes précédents articles, notre corps réagit à la température et au froid en particulier en limitant dans ce cas la circulation sanguine dans les zones les plus susceptibles de perdre de la chaleur. Cette limitation a donc à quelque chose près le même effet que celui de la pression, c’est à dire augmenter le volume de sang dans les autres zones du corps et donc de provoquer une suractivité de la vessie.

Evidemment, cette action conjuguée à celle de la pression accélère un peu plus le remplissage de la vessie. Malheureusement celle-ci n’est pas extensible à volonté, elle contient normalement l’équivalent d’une tasse soit environ 250 ml de liquide.

L’influence de la nourriture et de la boisson.

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Certaines boissons augmentent le filtrage des reins. C’est évidemment le cas si on boit beaucoup d’eau avant la plongée, mais aussi si on s’abreuve avec trop de café ou de thé, j’ai aussi cité plus haut l’effet de la bière. Certaines nourritures aux vertus amaigrissantes peuvent avoir le même effet, éventuellement quelques médicaments.

Faut-il alors éviter de boire avant d’aller plonger ? Pas du tout. Si on se prive de boisson avant une plongée on se met en situation de déshydratation. Un phénomène accentué par tout ce qu’on a vu plus haut puisque le corps cherche à se débarrasser d’un surplus artificiel d’eau.

Lors de la sortie de l’eau, on peut facilement imaginer que la pression ayant disparu et que le corps se réchauffant, on vient dans une certaine mesure à manquer d’eau. Cela provoque un épaississement du sang et donc une plus grande difficulté pour lui de circuler. Il ne faut pas oublier non plus que c’est le moment où les microbulles dans le sang peuvent avoir l’effet le plus dévastateur. Si la crise est grave on tombe en accident de décompression. Un comble si on est un adepte scrupuleux des règles de sécurité.

Que faire ?

Tout dépend de chaque personne. Certaines ont une grosse vessie, d’autre une petite. Certaines ont un besoin très fréquent, d’autre non. Il n’y a pas de règle facile à uniformiser.

Ce qu’il faut retenir c’est:

* Ne pas descendre profond pour limiter la pression en immersion.

* Utiliser des vêtements de plongée chauds et confortables.

* Eviter de trop serrer la ceinture de plomb, l’usage d’un baudrier peut être une solution pratique.

* Prendre le temps de vider à fond sa vessie juste avant la plongée. Plus facile à dire qu’à faire, je sais.

* Boire raisonnablement de l’eau avant de plonger en évitant alcool, café ou thé.

* Boire de l’eau immédiatement après la plongée. La bière, tout agréable qu’elle soit, n’est pas conseillée ni avant, ni après la plongée.

* Bien s’hydrater en cas de plongées successives pour ne pas cumuler les risques.

* Ne pas faire d’efforts lors de la remontée, ni même après la sortie de l’eau.

* Ne pas faire d’activité sportive après une plongée.

* En cas de problématique sérieuse, consulter un médecin et pourquoi pas un conseil en diététique.

Conclusion.

Ce petit travail de synthèse est sûrement quelque chose de connu et diffusé dans les clubs, mais tout le monde ne plonge pas dans une structure, alors il me semblait assez opportun de faire ce petit rappel.

J’espère en tous cas qu’il pourra vous être utile. Je vous souhaite donc de belles plongées sans trop de contraintes de vessies.

Si cet article vous a plu, il y en a sûrement d’autres qui pourraient vous intéresser aussi, n’hésitez pas à fouiller l’historique du blog.

Ce blog a besoin de vous pour se développer, n’hésitez donc pas à en faire la promotion. Un petit commentaire sympa me fera également le plus grand plaisir.

Modification de la page VIE MARINE

Modification de la page VIE MARINE.

Ca y est, avec un peu de persévérence j’ai pu identifier les problématiques des liens de ma page VIE MARINE.

Certains liens n’étaient pas le seul soucis que j’avais à résoudre. En effet, certains d’entre vous avaient quelques difficultés pour utiliser mes menus déroulants. Le plugin wordpress que j’utilisais pour la consultation de mes pages sur les téléphones portables modifiait l’organisation de mes textes et des liens.

J’ai donc le plaisir de vous annoncer que la page est de nouveau accessible avec tous les liens fonctionnels et une ergonomie de consultation plus conviviale.

Evidemment il reste toujours du travail à faire pour rendre la navigation sur mon blog plus facile ou plus rapide. J’essaie de m’y coler dans la mesure de mes connaissances en code html, ce qui n’est pas une évidence, n’étant pas un génie de l’informatique.

En attendant les prochaines nouveautés je vous laisse déjà découvrir l’extrait suivant de ma page VIE MARINE.





LES POISSONS


Le Bar La Blennie Le Congre La Daurade

Le Gobie Le Grondin L'Hippocampe L'Oblade

Les Raies La Rascasse Le Rouget Les Sars

La Sole Le Tacaud La Vieille


LES CRUSTACES

La Cigale Les crevettes L'Etrille La Galathée

Le Homard




LES MOLLUSQUES


Le Calmar La Lime Nudibranches Le Poulpe

La Seiche La Sépiole




LES ANEMONES


Anémone bijou Le Cérianthe




LES VERS MARINS


Les planaires La Sabelle Autres vers

N’hésitez pas à faire connaitre ce blog. Plus vous serez nombreux à venir le consulter et plus j’aurais envie de vous y faire découvrir de nouveaux articles ou de nouvelles photos.

N’oubliez pas que vous pouvez me poser des questions grâce à l’option « contact ». Vos suggestions seront également les bienvenues.

A très bientôt donc pour de prochaines nouveautés.

Petits désagréments

Bonjour, Vous aurez peut être constaté quelques disfonctionnements des liens de navigation sur ma page VIE MARINE. Je travaille sur la résolution des petits problèmes localisés à quelques liens uniquement. Je fais au plus vite pour vous délivrer une page totalement fonctionnelle.

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