Les réservoirs de Piraillan

Visite aux réservoirs de Piraillan

Après avoir lu les renseignements ci-dessous, je vous invite à regarder en fin d’article le petit film que j’ai tourné le 8 octobre dernier pour Facelines Productions. Le document étant destiné au Conservatoire Du Littoral il a été agrémenté de quelques photos prises par moi-même et par Claude Clin, Marina Poddubetskaia assurant les commentaires scientifiques adéquats.

Les réservoirs de Piraillan, c’est quoi ?

Les réservoirs de Piraillan sont une réserve naturelle classée sur la commune de Lège-Cap-Ferret à Piraillan exactement, en bordure du bassin d’Arcachon. Ils appartiennent aujourd’hui au Conservatoire du littoral.

Initialement, les réservoirs ont servi de bassins de réserve de poissons. C’est maintenant une zone protégée où les scientifiques étudie une faune et une flore abondante et variée. Cependant, le milieu subaquatique lui-même reste assez mal connu. La plongée y étant interdite, peu d’informations sont disponibles.

Les chercheurs en biologie.

Quelques rares chercheurs en biologie marine y viennent faire de temps à autres quelques prélèvements ou quelques relevés sur la fréquentation animale marine, en particulier en ce qui concerne les limaces de mer dont les nudibranches font partie.

Marina Poddubetskaia est l’une de ces rares personnes à effectuer des relevés scientifiques. Connaissant Facelines Productions, c’est tout naturellement qu’elle nous a invité à deux reprises à venir l’assister dans la recherche de limaces de mer.

Notre première exploration du lieu s’est déroulée le 29 juin 2017, juste après un épisode caniculaire intense. De fait, l’élévation de la température des eaux peu profondes des bassins, avait décimé toute la faune sous-marine à cet endroit. Nous avions convenu de revenir courant octobre pour faire un point du repeuplement avec le retour de la température des eaux à une valeur supportable par le biotope marin.

En espérant que ce petit film vous aura intéressé, je vous dis à bientôt pour d’autres articles avec Facelines Productions.

Un film, puis deux…

Ca y est, découvrez enfin la bande annonce tant attendue.

Facelines Productions.

Le 29 avril dernier paraissait au Journal Officiel la publication de l’association FACELINES PRODUCTIONS.

FACELINES PRODUCTIONS c’est quoi ? Hé bien c’est une association que j’ai créée avec Claude CLIN un ami plongeur dans le but de pouvoir diffuser le film issu du projet que j’avais décrit ici depuis pas mal de temps déjà.

Un projet, un film.

Il en aura fallu du temps et des efforts innombrables pour mener à bout ce projet un peu fou de produire un film documentaire de qualité professionnelle sur les nudibranches du bassin d’Arcachon.

Un film ? mais non, Deux ! devrais-je dire pour être exact !

Le premier film sortira juste avant Noël. C’est un moyen métrage de 30 minutes destiné à faire découvrir au plus grand nombre, adultes comme enfants, les merveilles fabuleuses des formes et des couleurs des nudibranches du Bassin d’Arcachon. L’occasion de faire connaître à travers un argumentaire de vulgarisation scientifique très abordable et très instructif un monde longtemps oublié des plongeurs parce que trop minuscule pour être facilement observé et étudié.

La bande annonce.

J’espère de tout cœur que cette bande annonce vous donnera l’envie de voir cette œuvre faite avec passion avec une bande musicale superbe crée par Claude CLIN, lui-même artiste professionnel.

Le deuxième film.

Le deuxième film qui devrait sortir au printemps 2018 sera une extension du premier opus de 52 mn mais avec une connotation beaucoup plus scientifique. Un ouvrage destiné au grand public bien sûr du fait des superbes images tournées en totalité en milieu naturel et sans aucune manipulation humaine. Ce deuxième DVD sera aussi l’occasion pour beaucoup d’amateurs de biologie marine de découvrir un monde fascinant à travers des séquences vidéos totalement inédites et en haute résolution. L’assurance d’un spectacle digne des meilleurs reportages dans le genre.

Remerciements

Je dois remercier ici toutes les personnes qui m’ont soutenu et aidé pendant les 4 années de tournage, pour l’essentiel en plongée de nuit, et sans qui ce projet ambitieux n’aurait jamais vu le jour.

Je ne vais pas en faire tout de suite la liste, elle est déjà longue, mais ça viendra, c’est promis.

Alors, encore un peu de patience, vous ne le regretterez pas.

Osez la vidéo sous-marine.

La vidéo sous-marine nocturne.

Pourquoi un article sur la vidéo nocturne ?

La vidéo sous-marine nocturne est devenue pour moi un espace de détente et d’émerveillement. Cela fait 22 ans déjà que j’arpente la nuit les rochers du Cap Ferret et les sables d’Arcachon. Comme tout le monde, j’ai passé mes premières années subaquatiques à balader tranquillement avec pour seul objectif de passer un moment agréable sous l’eau en observant la faune sous-marine.

En 2003 j’ai fait l’acquisition d’un appareil photo Canon G3 que je montais dans un caisson étanche Ikélite. J’ai très vite pris un goût prononcé pour la photo sous-marine malgré le peu de performances de l’appareil. Mais bon, certaines images étaient vraiment sympas et j’en étais finalement assez fier. Avec 3 Mpx on ne pouvait tout de même pas demander le summum de la qualité.

Côté éclairage j’avais bricolé une platine qui accueillait le caisson étanche et deux phares halogènes de 50 watts. Une démarche sportive puisque l’ensemble avoisinait les 8 kilos.

Quelques années plus tard, j’ai enfin délaissé mon G3 pour un compact Sony HX20V toujours en caisson Ikélite. J’avais enfin la possibilité de faire du film de très bonne qualité. Depuis lors, je n’ai eu de cesse de filmer poissons, crustacés et mollusques.

Pourquoi cet article sur la vidéo nocturne ? Disons que je suppose que quelques photographes sous-marins aimeraient bien se mettre à la vidéo, alors autant leur adresser conseils techniques et pratiques pour qu’ils se laissent tenter.

La vidéo sous-marine nocturne c’est tout simplement magique. Bien la maîtriser, c’est l’assurance de ramener en famille de superbes images très colorées et très originales. La nuit dans la lumière des phares, tout s’éclaire de couleurs somptueuses. De plus, beaucoup d’espèces animales sont nocturnes et donc par principe impossible à observer la journée. D’où l’intérêt des plongées de nuit.

La lumière, une nécessité.

Avoir une bonne lumière et donc un bon éclairage en plongée de nuit c’est vraiment essentiel, plus encore si on fait de la vidéo. Avoir une lumière homogène est vraiment une nécessité incontournable. De fait il faut tout de suite réaliser qu’un phare pour la vidéo doit posséder des caractéristiques bien précises.

Premièrement, la lumière doit être puissante, j’ai parlé de cela dans un article précédent sur les lampes et les phares de plongée. Attention, plutôt que de parler de puissance en watts, comme on le fait pour une ampoule à la maison, il vaut mieux parler de flux lumineux, (Voir mon article sur les grandeurs physiques en photographie). Beaucoup de fabricants ont délaissé les watts pour les lumens. Attention toutefois, cette information en lumens est parfois à discuter car plus ou moins fiable.

L’eau absorbe très vite la lumière et il sera nécessaire de disposer de beaucoup de lumens en plongée de nuit, un minimum de 5000 lumens est tout juste acceptable, c’est pour dire !!

Deuxièmement: La source de lumière ne doit pas provoquer d’ombres disgracieuses. Il faudra donc disposer d’au moins 2 lampes ou phares placés de part et d’autre du caisson étanche. Une petite lumière d’appoint placée au-dessus de la cible permettra avec bonheur de mieux équilibrer l’éclairage.

Troisièment: Il ne doit pas y avoir de point chaud au centre du faisceau. Sinon il provoquera des zones surexposées qui vont dénaturer l’image.

Quatrièmement, La zone éclairée doit être la plus grande possible. Les lampes ou les phares devront donc avoir un angle de faisceau d’au moins 90 à 110 degrés, au-delà, on pert très vite en efficacité lumineuse.

Cinquièmement: Chaque source de lumière autonome possède une dominante de couleur. Les fabricants annoncent dans leurs descriptifs la température de couleur du matériel en faisant référence à des Kelvins. Cette information permet d’évaluer la couleur dominante produite par la lampe ou le phare. Je vous laisse découvrir ça dans mon article sur les températures de couleurs.

Incidence de la turbidité de l’eau la nuit.

La turbidité de l’eau est le pire ennemi en plongée de nuit. En effet, le capteur numérique de la caméra enregistre sans accommodation, contrairement à l’oeil humain, qui adapte notre ressenti à ce que l’expérience nous a déjà appris. Le capteur donnera donc une image plus près de la réalité que ce que nos yeux et notre cerveau ont cru voir. Le résultat est souvent moins agréable que ce qu’on pensait avoir vu.

Ainsi lorsque l’eau est turbide, chargée de particules ou de planctons, même avec des lampes à la lumière bien blanche, l’image produite sera très colorée d’une dominante jaune assez désagréable. De plus, l’eau turbide absorbe si vite la lumière qu’au delà d’un mètre de distance il est quasi impossible d’éclairer suffisamment un poisson ou une zone rocheuse.

Le manque d’éclairement est compensé par l’appareil numérique en ouvrant le diaphragme à fond. L’image en devient très floutée car la profondeur de champ se trouve très réduite. Et cela d’autant plus si on veut utiliser une lentille grossissante.

Comment faire son choix ?

Pour faire le choix du bon matériel il faut avoir en tête quelques notions simples.

Pour le matériel, tout d’abord, parlons puissance: Pour faire du film il faut beaucoup de puissance et donc beaucoup de lumens. Personnellement, j’associe plusieurs lampes différentes qui m’autorisent un bon rendement lumineux aux environs de 10000 lumens. Le nombre parait énorme mais pas du tout, c’est presque un minimum.

Ok, et si on a que l’information en watts ? Dans ce cas on peut faire un calcul approximatif très simple en multipliant la puissance annoncée par 10 pour obtenir une équivalence en lumens ( mais cela reste vraiment très approximatif).

Le fait d’utiliser plusieurs lampes ou phares permet de moduler l’éclairage pour l’adapter au besoin. Il est évident que si l’on filme une surface claire, balancer toute la puissance va cramer la netteté et les couleurs. Par contre, toute la puissance disponible sera la bienvenue si l’on veut faire un champ large pour suivre par exemple un congre en pleine eau ou faire un panorama sur un abrupt de rochers.

Evidemment, plus l’eau sera claire et plus il sera facile d’éclairer loin avec un éclairage « standard ». Dans de l’eau même légèrement turbide, pas moyen de faire un film sympa à plus d’1 mètre, allez, 1,5 m tout au plus.

Côté pratique.

En pratique, c’est les particules dans l’eau qui gênent le plus le photographe et le cinéaste sous-marins. J’ai expliqué il y a peu dans un précédent article comment éviter au maximum l’impact des particules. Pour simplifier sans refaire ici la démonstration, disons que si vous ne voulez pas avoir de particules en photo ou film de nuit, le mieux et de ne pas les éclairer.

Voila une lapalissade pas si évidente que ça à mettre en pratique. Disons que sur un plan large, les lampes devront être largement écartées de l’axe optique de la caméra. Pour les plans serrés en macro, là ce n’est pas facile à mettre en oeuvre, l’idéal serait presque d’avoir des lampes positionnées à la perpendiculaire (90°) de l’axe optique de la caméra. Pas de secret, c’est votre expérience et vos échecs qui vous permettront de faire les bons choix à l’usage.

Et en ce qui concerne le choix d’une caméra ?

Comme j’aime à le rappeler parfois dans mes articles, je ne suis ni revendeur, ni spécialiste de test en appareillage. Ce que je vous livre ici sont des informations tirées de mon expérience.

J’utilise depuis quelques années maintenant un compact Sony RX100 dont j’ai fait une présentation sur ma page « Matériel ». Ne comptez donc pas sur moi pour vanter du matériel que je ne connais pas. Fouillez les forums de plongée pour vous faire une idée en observant les commentaires des uns et des autres tout en restant attentifs à ne pas vous laisser séduire par les enjolivures qu’on peut parfois y trouver. Comparez les avis sur plusieurs sites et faites vous votre propre opinion.

Chose promise, chose due !

Chose promise, chose faite.

A mon retour de congés, j’avais promis de faire un petit bilan de ce dernier séjour en Corse. Volià, c’est chose faite avec un petit texte agrémenté des belles photos je pense.

Vous pouvez retrouver cet article sur ma page « VOYAGES« , profites-en, ça fait rêver gratuitement.

Mise à jours.

Si vous avez envie de découvrir de belles photos de poissons, de crustacés ou de nudibranches observés en plongées de nuit, ne manquez pas mon « journal de plongée« . Je viens d’y faire une mise à jour avec un petit article agrémenté de nombreux documents photos très sympas.

Pour ne rien louper.

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Reprise des plongées

Reprise de mes plongées au bassin

Le Reprise des plongées c’est toujours un plaisir, mais malheureusement, j’ai du attendre un peu, une douloureuse tendinite à une épaule m’a tenu éloigné du bassin depuis mon retour de Corse. Mais bon, j’allais tout de même pas attendre 107 ans que tout soit réglé, alors hier soir j’étais à nouveau sous l’eau à Hortense au Cap Ferret.

Une plongée très calme sur petit coef c’est bien ça, surtout avec de l’eau très agréable à 21°C.


Bien évidemment j’avais amené mon caisson. N’hésitez pas à visiter ma page « JOURNAL« , vous y trouverez mes dernières photos.

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Plus vous serez nombreux ou nombreuses à venir me visiter, plus il y aura de chance que le blog survive. Hé oui je sais, ça n’a l’air de rien comme ça, mais maintenir le blog actif c’est un sacré boulot. Alors plus il y aura de visites et plus je serai motivé, c’est certain.

Bonne plonge et à bientôt pour de nouvelles aventures subaquatiques.

Retour de vacances

Retour de vacances en Corse

S’il est au moins une chose qui ne dure pas assez longtemps, c’est bien les vacances, surtout s’il fait beau, que le paysage est magnifique comme en Corse et que l’eau est non seulement transparente mais aussi très chaude (comparée au bassin d’Arcachon).

Bref encore une fois le séjour en Corse a été un vrai régal, quoique je me serais satisfait de températures ambiantes plus fraiches. Fleurter avec les 40°C c’est trop pour moi, mais bon, c’est une bonne occasion de chercher le frais d’une bonne sieste, lol.

Ceux qui me connaisse auront deviné que je me suis appliqué à ramener dans les valises pas mal de belles photos. Je vais vous en présenter quelques-unes ce soir évidemment, puis beaucoup d’autres tres belles d’ici quelques jours à travers un petit récap dans ma page « Voyage« .

Dans le bleu on peut chercher quelques gros spécimens comme ici un banc de dentis. Mais en regardant dans les failles ou les trous les poissons plus petits sont encore plus intéressants comme cette magnifique perche de mer.

Toujours dans les tailles réduites, les girelles sont nombreuses et à force de chercher du mérou partout on ne les voit presque pas. Pourtant ça vaut le coup de passer un peu de temps à regarder dans les failles. Pas mal de castagnoles, serrans et autres s’y mettent à l’abri.

D’ailleurs dans les failles on trouve aussi de magnifiques plafonds recouverts d’éponges très colorées ou de colonies d’anémones encroûtantes jaunes. En remontant vers la surface on trouve des zones dégagées où les herbiers de posidonies sont abondants.

Bref je vais vous parler de tout ça plus en détail très bientôt sur ma page « Voyages » comme promis.

Et la reprise des sorties au bassin ?

J’aurais aimé bien sûr remettre la tête sous l’eau comme d’habitude au Cap Ferret mais plein de contre-temps et une méchante tendinite à une épaule m’imposent de rester encore quelques jours au calme. Ce n’est que pour mieux me préparer à retourner dans l’eau froide et opaque pour y chercher d’autres espèces de nudibranches.

Du coup je vais en profiter pour préparer aussi quelques articles qui devraient vous intéresser j’en suis certain.

Restez donc attentifs, tout ça c’est pour très bientôt.

Petit bilan.

Avant la reprise, c’est toujours le moment d’un petit bilan. Cet été vous avez été de plus en plus nombreux à visiter le blog et je vous en remercie. Savoir que le travail fourni plait ou qu’il apporte quelque chose qui sort de l’ordinaire à mes visiteurs est une excellete motivation pour continuer à faire vivre ce site.

La fréquence des visites progresse avec une tendance positive tout comme le nombre de pages vues (de l’ordre de la centaine par jour). C’est très peu sans doute, mais aussi beaucoup compte tenu du fait que mon blog reste confidentiel et qu’il n’a aucune vocation commerciale. Je voulais un blog visuel et culturel, je crois que j’arrive tant bien que mal à cet objectif. En tous cas je suis ouvert aux suggestions tant qu’elles restent amiables.

J’essaie d’apporter de la variété tant sur les thèmes des articles que sur les contenus photos. Encore une fois, vos commentaires ou vos likes seront les bienvenus.

Pour mémoire.

Pour mémoire justement, peut-être faut-il rappeler ici que je ne suis, ni docteur en biologie marine, ni moniteur photo à la féfé, ni même spécialistes des sciences de la mer en général. Le travail que je présente ici est simplement le fruit de mes propres recherches sur des questionnements qui me viennent de temps en temps, comme à tout un chacun. Je voudrais simplement partager avec vous et vous donnez l’envie d’aller jeter un oeil sous la surface à l’occasion. J’ai vu que quelques-une de mes illustrations sont reprises ailleurs, bon, ben c’est bon signe je trouve, ça veut probablement dire qu’elles sont de qualité.

Si mes articles vous plaisent.

Si mes articles vous plaisent, pensez à en faire de temps en temps la publicité, ça sera ma meilleure récompense.

En vous souhaitant bonnes lectures, je vous souhaite de bonnes plonges, il est encore temps d’en profiter.

L’hippocampe n’est plus

Mauvaise surprise à la statue de l’hippocampe.

La plongée à Hortense avait un incontournable surprenant: la statue en acier d’un hippocampe géant.

C’est avec un petit choc que j’ai découvert jeudi soir que la mer a eu raison de l’oeuvre d’art. La statue de près de 2 mètres est maintenant coupée en deux au niveau de la nageoire dorsale.

Sur les deux photos ci-dessus on devine la queue de la statue sur laquelle s’enroulent des algues et la zone de la rupture du métal à l’emplacement de la mi-hauteur de l’hippocampe .

La statue de l’hippocampe c’était quoi ?

La statue métallique de l’hyppocampe faisait partie des attractions préférées des plongeurs en visite au Cap Ferret avec les deux autres statues du dauphin et de la vénus.

Cette statue géante avait été immergée je pense par un club de plongée local mais je ne retrouve pas d’infos sur cette époque. Si d’ailleurs des personnes souhaitent apporter leurs connaissances sur cette origine, je les ajouterai volontier ici.

Taillée dans une pièce métallique la statue a subi au fil des ans l’inexorable oxydation de l’eau de mer. Posée sur le fond près des rochers de la digue dans la zone des 18 m elle subissait régulièrement les assauts des grandes marées et il n’était pas rare qu’on soit amenés à la redresser et à tenter de stabiliser son socle avec de grosses pierres.

Où trouver les restes de la statue ?

Pour trouver les restes de la statue de l’hippocampe il faut glisser le long des rochers après la mise à l’eau pour rejoindre en longeant le chenal une profondeur d’environ 18 m ( cela varie quelque peu avec le coefficient de marée). En restant à cette profondeur et en suivant les rocher ves le sud sur main droite on trouve d’abord la statue du dauphin. Celle ci est posée à plat sur le fond, la tête tournée vers l’ouest.

Pour trouver la statue de l’hippocampe il suffit depuis là de continuer vers le sud sur une vingtaine de mètres environ et toujours à la même profondeur.

Avec beaucoup moins de voilure, le socle maintiendra certainement la queue bien verticale, mais sa hauteur limitée devrait en rendre la trouvaille beaucoup plus difficile.

On ne pourra plus c’est dommage ramener de photos souvenirs comme on les aimait. Bon, il reste encore la statue du dauphin heureusement.

A voir aussi.

Avant de quitter le blog, prenez le temps d’aller jeter un oeil (pas trop fort tout de même) sur ma page JOURNAL DE PLONGEE, vous y trouverez quantités de photos récentes et quelques commentaires de première main.

Et si tout cela vous a plu, merci d’en parler autour de vous, la meilleure publicité pour le blog c’est celle que vous voudrez bien lui faire. Bonne plonge à tous et toutes.

Eviter les particules en photos sous-marines de nuit

Gérer son éclairage en plongée de nuit.

Préambule: ne pratiquant quasiment que le film de nuit en éclairage LEDs, je ne parlerai ici que de ce mode d’éclairage et pas du tout de l’usage des flashs, un domaine qui est déjà traité ailleurs de très bonne façon.

Beaucoup des photos que je publie ici sur le blog ou encore sur ma page Facebook peuvent surprendre les habitués de la plongée au bassin d’Arcachon. En effet, la plupart donnent l’impression de conditions idéales pour de la photo avec semble-t-il une eau très limpide. Pourtant tout au long de l’année la visibilité oscille de 30 cm seulement à 7 ou 8 mètres maximum, avec une moyenne d’1,5 mètres. Alors comment puis-je arriver à produire des clichés aussi peu encombrés de particules ?

Les particules

Il est évident que je n’ai pas de baguette magique pour faire disparaître les particules véhiculées par le courant des marées ( d’ailleurs, si j’en avais une, je l’utiliserais pour bien autres choses…). Au fait, elles sortent d’où toutes ces particules ?

L’origine des particules marines.

Plusieurs origines sont possibles pour expliquer la présence des particules marines.

Tout d’abord il y a la présence naturelle du plancton. Celui-ci est particulièrement important lors de la période hivernale au cours de laquelle la température oscille entre 7 et 11°C.

La période hivernale est traditionnellement celle où certaines villes côtières du bassin louent les services du Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon (le SIBA) pour dévaser les ports et leurs chenaux d’accès ou bien pour réensabler certaines plages. Ces opérations soulèvent évidemment d’énormes quantités de vases ou de boues sédimentaires qui se diffusent très rapidement dans les eaux et qui sont véhiculées aux grès des marées un peu partout dans le bassin.

A certaines périodes de l’année les conditions météos peuvent favoriser également l’apparition de flocons de boues. Ce phénomène biologique apparait lors de conditions particulières ou le mélange des eaux douces et salines donne naissance à certains développements bactériens produisant des assemblages cellulaires vivants ou morts d’environ 250 microns de diamètre mais qui s’agglomèrent pour former d’innombrables flocons opaques de l’ordre du millimètre. La grande quantité de ces flocons donnent l’impression d’un nuage de neige virevoltant dans tous les sens.

Les fortes marées enfin, parfois associées aux tempêtes, brassent considérablement les rivages et soulèvent quantités de particules qui viennent opacifier les eaux.

Gérer sa lumière pour éviter les flux de particules.

Dans certaines circonstances, même avec la meilleure volonté, il est impossible d’empêcher l’apparition des particules sur une photo. La visibilité est si réduite que les images en sont inexploitables.

Mais alors, comment faire ?

Tout d’abord, il faut bien se rendre à l’évidence, il sera impossible avec une eau chargée de faire des photos d’ambiance. La seule façon pour espérer faire de belles photos sera de se lancer dans la macrophotographie.

En effet, pour faire de la macro il est nécéssaire d’approcher l’objectif du caisson étanche au plus près de la cible. La faible distance réduit considérablement le nombre de particules. Pour autant ce n’est pas suffisant.

En photo de nuit, une lapalissade implacable serait de dire que pour ne pas voir les particules sur une photo prise en eau chargée, le mieux serait de ne pas les éclairer. Et bien c’est exactement ce qu’on va essayer de faire justement.

Plus on est près de la cible et plus il est difficile de l’éclairer frontalement, ça tombe bien, c’est justement ce qu’il ne faut pas faire. La seule solution est alors de positionner l’éclairage latéralement avec un angle presque perpendiculaire à l’axe de la prise de vue et de chaque côté de la cible.

Autre avantage de cette technique, elle fait ressortir très bien le relief de l’image. Cet effet est encore plus accentué si on positionne l’appareil photo au même niveau que la cible, voire même légèrement en dessous si c’est possible.

Ok pour les particules, mais que fait-on pour éliminer les zones d’ombres ?

L’astuce consiste à utiliser une lampe d’appoint de plus faible puissance ou de puissance équivalente et de la positionner à la perpendiculaire au dessus de la cible, presque à contre-jour. Cette lumière va effacer les zones nombres créées par les lampes latérales. On peut même disposer si on est riche deux lampes positionnées à environ 75°C de par et d’autre de la cible, toujours sur un plan vertical perpendiculaire à l’axe optique de l’appareil photo. La lumière est alors homogène et cela donne de la puissance à l’image.

Et ça suffit ?

Et bien non malheureusement, si l’eau est chargée, que voulez-vous elle est chargée un point c’est tout !! Donc vous n’éviterez pas les particules sur la photo. Par contre, bonne nouvelle, elles seront en très petites quantités normalement.

Du coup, il suffira de faire un petit traitement d’image sur ordinateur pour effacer les points ou les traits de lumières disgracieux. Assombrir un tout petit peu l’image permet normalement de vaincre les zones résistantes.

Le problème de la technique macro.

En technique macro, La profondeur de champ est malheureusement réduite. C’est pourtant plutôt intéressant car les particules seront floutées, et donc moins gênantes. Par contre, du fait de la fermeture du diaphragme, peu de lumière pénètrera dans l’appareil photo et les clichés vont avoir tendance à être sous-exposés, à moins de travailler en tout automatique, mais nous avons vu dans un article précédent que ce n’est pas une bonne solution.

Pour redonner de la vivacité à la photo, il suffira de jouer avec la sensibilité ISO de l’appareil. En augmentant la sensibilité on obtient des vitesses d’obturation plus rapides. Plus la vitesse d’obturation est grande, et moins les particules véhiculées par le courant donneront des traits de lumières désagréables qui viennent gâcher la photo.

Evidemment, la maîtrise de tous ces paramètres n’est pas facile, c’est l’expérience seule qui vous montrera les bons choix. Alors n’hésitez pas à faire plusieurs photos d’un même sujet en variant la position ou le nombre des lampes, en réglant les ISO ou le diaphragme, c’est le meilleur gage d’avoir dans le tas, au moins un cliché qui vaudra la peine d’être gardé.

Le Flet, un poisson plat.

Le Flet.

Le flet est un poisson plat de la famille des Pleuronectidae comme d’autres poissons plats tels que la sole, la limande ou encore la plie (appelée également carrelet). Il fréquente surtout le bassin d’Arcachon de début mars à la fin septembre, tout au moins à ce que j’en ai observé. Comme tous les poissons plats, le flet possède les deux yeux du même côté de la tête c’est à dire sur son flanc droit. Pour autant ce n’est pas forcément obligatoire car certains individus ont les yeux sur le flanc gauche. Le flanc opposé au yeux fait office de ventre, il est de couleur claire. Signe certain de reconnaissance, Le flet est le seul poisson plat à présenter une rangée de tubercules épineux dirigés vers l’arrière à la base de la nageoire dorsale

Le flet fréquente les étendues sableuses ou les zones vaseuses…….

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Mes dernières plongées.

Vous n’avez pas encore eu le loisir de mettre la tête sous l’eau ? Pas de soucis, je plonge toute l’année alors suivez mes petits résumés de chaque sortie dans mon journal de plongées. Vous y trouverez plein de photos d’actualité et des infos sur l’état de la mer ou encore sa température.

Cliquez ici pour aller sur le journal.

Facelines Productions

Facelines Productions, vers une autre vision du bassin d’Arcachon.

Plongee-de-nuit-decouverte.com est heureux de vous présenter enfin l’association que je préside, Facelines Productions.

Facelines Productions, c’est quoi ?

Facelines Productions est une association loi 1901 qui est parue au Journal Officiel le 29 avril 2017.

Ceux qui connaissent le blog savent que je m’étais fixé depuis presque 2 ans l’objectif de produire un petit film sur la plongée de nuit au bassin d’Aracachon. Le manque de temps et de moyens avaient repoussé à chaque fois un peu plus l’échéance de ce projet qui pourtant me tenait toujours et avec force particulièrement à coeur.

Après avoir mûrement réfléchi et discuté avec quelques amis j’ai finalement créé avec l’aide de Claude Clin l’association Facelines Productions. Grâce à Claude, Frédéric, Guillaume et d’autres encores mon projet de film a pris un nouvel élan avec cette fois des ambitions beaucoup plus développées. Je vais y revenir.

Quels objectifs pour Facelines Productions ?

* La production et la réalisation de projets audiovisuels, cinématographiques et photographiques mettant en valeur la biodiversité sous-marine du bassin d’Arcachon en premier lieu mais aussi tout patrimoine subaquatique. C’est-à-dire la création de films, documentaires, photos, livres, expositions …

* La diffusion de ces supports au travers de Festivals, de Salons, d’Expositions.

* La transmission, l’échange de connaissances et la formation auprès de ses membres et de publics extérieurs (individus, associations, établissements publics…) lors de conférences.

* La sensibilisation auprès des jeunes publics notamment dans une démarche d’Education populaire.

* La mutualisation de compétences et de ressources ainsi que l’entraide pour mener à terme tous ces projets.

Bref vous le voyez, il y a du pain sur la planche. Et mon projet initial alors ?

Un film plus spécialisé et plus didactique.

Le petit film que je désirais produire s’est transformé au fil de mes échanges avec Claude Clin en une véritable production semi professionnelle. En fait j’ai accumulé depuis bientôt 4 ans une véritable collection de vidéos haute définition sur la flore et la faune rencontrées au bassin en plongée de nuit. Les nudibranches se taillent la part du lion dans cette véritable banque d’images.

Grâce aux idées nouvelles de Claude, j’ai revu complètement la structure du film et de son scénario. Il a fallu pour celà se lancer dans le tournage de plusieurs scénes qui sont venues compléter et affiner l’histoire principale. Je remercie Guillaume pour la précision de ses clips et les magnifiques images en extérieur qu’il a produit.

Le tournage est maintenant terminé et le montage est en bonne voie. Claude Clin apporte toute la richesse de son talent de musicien pour arranger la musique du film. Le résultat promet d’être de très haut niveau.

Quand le film sortira-t-il ?

La première parution de la version moyen métrage de 30 minutes devrait sortir en DVD courant septembre. Une version enrichie plus ambicieuse devrait si tout se passe bien sortir en DVD début décembre. Bien évidemment je vous tiendrai informés régulièrement de l’avancée de tous ces travaux. Le challenge et difficile mais vraiment motivant. De l’aveu même des chanceux qui ont eu l’occasion de voir les premières séquences, le film sera une véritable petite révolution dans le monde de la macro sous-marine au bassin d’Arcachon.

Et ensuite ??

Une tournée animée.

La sortie en DVD devrait s’accompagner d’une tournée de présentation dans la région avec éventuellement plusieurs projections en salle si tout se passe bien. La promotion du film devrait aussi se faire en fonction de nos disponibilités par quelques conférences et expositions de photos hautes définitions toutes aussi magnifiques les unes que les autres.

D’autres projets sont désormais à l’étude pour Facelines Productions, mais ça c’est une autre histoire et il faut avant tout finir d’écrire la première….

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