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Les perrés d’Arcachon, 4° partie

Le perré EST.

Comme je vous l’avais promis, je continue ma série sur les perrés par un petit texte sur l’empierrement dont j’ai à peine commencé à parler dans le 3° volet publié il y a 2 semaines environ.

Le perré EST c’est quoi ?


Pas facile d’imaginer ce à quoi pouvait ressembler un perré à l’origine. Sur la plage devant Arcachon on n’en voit aucune trace. Un perré sur la plage du Moulleau donne une petite idée.

Pour ceux et celles qui auraient loupé les 3 premiers épisodes, je rappelle rapidement que les perrés dont je parle dans cette série ne sont pas ceux qui protègent les berges actuelles mais ceux que les déplacements des bancs de sable ont contribué progressivement à engloutir.

Le perré Est est donc l’empierrement construit il y a plusieurs dizaines d’années tout au bout du perré partant de la plage de la ruelle St François vers le nord. A cette extrémité le perré se sépare en deux partie, une allant sensiblement vers le nord/nord-ouest, et une autre allant plein EST en direction de la jetée Thiers.

La partie haute se trouve aujourd’hui immergée dans la zone des 10 m. Les parties basses se situent beaucoup plus bas entre 17 et 24 m. Ces dernières profondeurs fluctuent assez souvent en fonction des déplacements du sable au fil des saisons et des tempêtes.

Je n’ai jamais mesuré de façon précise sur quelle longueur il faut garder le cap au nord, mais c’est approximativement entre 70 et 80 m, pas facile à dire sans faire une mesure exacte au décamètre. A ma connaissance, on ne trouve malheureusement aucune trace dans les archives des conditions dans lesquelles les perrés ont été édifiés. Si certains ont des informations sur la chose, je suis prêt à les inclure dans cette présentation en citant la source de l’information.

Quand y faire une escapade ?


La ruelle St François permet d’accéder au bord de plage pile en face du perré qui s’enfonce sous l’eau tout droit vers le nord. Attention à la glissade toujours à craindre.

La première chose très IMPORTANTE à dire est: ne JAMAIS faire cette excursion de cette zone sans un guide qui l’a déjà pratiquée. Plonger au bassin est suffisamment dangereux comme ça sans avoir à y prendre en plus des risques inutiles. Choisir de préférence un petit coefficient en dessous de 50 sur pleine mer et prévoir une plongée d’une heure maximum. Pas de plongée à cet endroit en bloc de 12 litres. Toujours par sécurité, prévoir d’être déjà sur le retour au moment de l’étale haute. En effet, certains passages sont des goulets pour le courant descendant. Ces endroits accélèrent fortement le flux descendant et produisent de grandes vitesses d’eaux qui peuvent désorienter, voire de faire paniquer un débutant. En respectant ces principes tout devrait bien se passer.

Il est comment ce perré ?

Bonne question. La réponse n’est pas facile à apporter car chaque saison apporte un peu de changements sous l’eau. Ce perré s’enfonce vers l’Est parallèlement à la plage. Son sommet est relativement étroit, dégagé, et les flancs d’empierrements nord et sud assez pentus. De temps en temps des zones sableuses recouvrent la partie haute sur quelques mètres à peine et offre un passage facile qui ressemble à de petits cols de montagne.

Des deux côtés on trouve le même type de faune que celle présente plus près du bord, avec tout de même moins de vie. Il faut dire qu’à cet endroit les courants montants et descendants sont particulièrement violents. On va donc trouver des trous de congres, de poulpes et de crustacés.

Côté Nord, la pente s’adoucit assez vite dans la zone des 15 m pour aboutir à un plateau sableux ondulé qui descend progressivement vers le chenal un peu plus loin. Le sol est jonché par ci par là de véritables cimetières de coquilles vides d’huitres et de moules. Peu de vie à ce que je me souvienne dans cette zone.

Côté Sud, la pente est assez abrupte et descend dans la zone des 20 m pour aboutir sur une étendue assez plate dans laquelle sont posés en vrac divers poteaux électriques, des blocs de bétons, de petits rochers, des blocs d’hermelles arrachés par les tempêtes. Peu de vie également à cet endroit. Pour rejoindre la plage plein Sud, il faut traverser cette zone profonde sur plusieurs dizaines de mètres. La maîtrise de la consommation d’air impose de ne pas tenter cette traversée. A mi chemin le sol semble remonter vers la surface mais d’un coup replonge vers les profondeurs, c’est assez peu rassurant.

Ceux qui imprudemment s’éloignent trop vers l’Est peuvent avoir envie de couper plein Sud pour rentrer. Grosse erreur. Le plateau qui sépare la plage du perré descend vers la zone des 22 à 24 m en présentant plusieurs promontoires sableux qui remontent vers les 10 m puis replongent vers les 20 m ou plus. Bref, hors de question de s’amuser à faire le yoyo au risque de se retrouver complètement paniqué et à court d’air. Et je ne parle même pas de la gestion des paliers qui vont évidemment s’imposer avant la sortie.

Que faire pour sécuriser la plongée ?

Pour sécuriser la plongée, il vaut mieux ne pas aller trop vers L’Est, disons qu’une trentaine de mètres est bien suffisant. On suit donc la face Nord sur main droite, 3 mètres en dessous du sommet, pendant une trentaine de mètres, on passe un petit col dès qu’on en trouve un et on redescend dans la zone des 12 m. On revient vers l’Ouest avec le perré toujours sur main droite jusqu’à atteindre la partie qui oblique vers le Sud. A ce moment là se placer au sommet s’il n’y a pas trop de courant ou légèrement en contrebas à l’abri du courant qui se lève forcément après l’étale.


Les courants peuvent être violents devant Arcachon, les perrés immergés les perturbent et peuvent créer des remous et des tourbillons dangereux, même en profondeur.

Attention, même sur petits coefficients les courants peuvent être puissants et la visibilité réduite. Certains vont s’ennuyer au cours de cette plongée. Ce qui est à voir est relativement petit. Il y a bien quelques épaves dans le coin mais ça c’est l’objet d’un prochain article. Il sera suivi par un autre plus orienté sur la faune locale. Celle-ci est parfois très différente de ce que la majorité des plongeurs connaissent au Cap Ferret qui n’est distant que de 3 km à vol d’oiseaux.

Bref si vous voulez ne rien louper de la suite, abonnez-vous !!, vous ne pourrez pas louper mes prochaines publications. En attendant, bonnes bulles à tous et toutes, en tous cas, ceux qui ne craignent pas l’eau à 9 ou 10° maxi du moment.

Archimède, poussée, flotter ou couler.

La Poussée d’Archimède, pas aussi simple qu’on ne le croit.

La poussée d’Archimède a déjà fait l’objet d’un article dans le blog, un article que je vous invite à relire ou peut-être à découvrir si ce n’est déjà fait.

Mais si l’article existe déjà, pourquoi donc en refaire un autre ? Tout simplement parce que les raisons qui permettent à un nageur ou un plongeur de flotter ou de couler ne sont pas si faciles que ça à comprendre malgré ce qu’en disent la littérature ou les explications basiques les plus répandues.

Ah bon ?, y aurait-il plusieurs poussées d’Archimède ? Non, bien évidemment non, mais ce qui fait toute la différence (et qui n’est quasiment jamais noté ou mis en avant), c’est que le théorème d’Archimède ne fonctionne que dans un état de statique, c’est à dire quand aucune modification de position, de déplacement ou de volume n’intervient. Nous allons donc étudier ces différents paramètres.

Le poids apparent est la différence qui existe entre le poids P de l’objet et la force d’Archimède Fa. Si Fa est plus grand que P, l’objet flotte en surface.

Le théorème de base

Rappelons ce que dit notre fameux théorème. Tout corps plongé dans un fluide subit de la part de ce fluide une force verticale, dirigée vers le haut, équivalente au poids du liquide déplacé par le volume immergé..

Jusque là rien de bien sorcier. Mais ce qui coince c’est quand on commence à se poser quelques petites questions saugrenues. Par exemple, « comment se fait-il qu’on flotte mieux à l’horizontale qu’à la verticale ? » ou bien: « pourquoi certaines personnes n’arrivent pas à faire la planche ? ». Pour répondre simplement, il faut revenir à quelques bases de physique, voyons ça.

Densité et flottabilité

La densité.

Si on s’en tient à la simple définition d’un dictionnaire, la densité est le rapport de masse entre un volume de liquide ou de solide et le même volume d’eau à une température de 4°. Pour les gaz c’est un peu différent mais ici cela ne nous intéresse pas.

Prenons l’exemple d’un mètre cube d’acier, il possède une masse de 7850 kg, le même volume d’eau douce a une masse de 1000 kg, le rapport donne 7850/1000 = 7.85. On va dire que l’acier est 7.85 fois plus dense que l’eau douce.

Un corps humain à une densité de 1.025 en moyenne ce qui explique qu’étant plus dense que l’eau il coule. Pourtant les gens font la planche et ne coulent pas ? C’est vrai, que se passe-t-il donc ?

Pour flotter il faut faire baisser sa densité, le corps humain possède deux poumons qui se comportent comme des ballons gonflés d’air. L’air étant mille fois moins dense que l’eau, plus les poumons sont gonflés, plus le volume occupé s’agrandit et plus la densité apparente du corps diminue. Au bilan on flotte. C’est d’autant plus vrai que l’eau est dense car chargée en sel dilués comme c’est le cas en eau de mer.

Certaines personnes n’arrivent pourtant pas à faire la planche. Il faut donc chercher autre chose.

Le centre de gravité.

Pour qu’un corps soumis à l’action de deux forces soit en équilibre, il est impératif que les droites d’action de ces deux forces soient parfaitement alignées. Sinon il se produit un phénomène de rotation qui va mettre en place cet alignement. Le poids du corps humain produit une force verticale, dirigée vers le bas, accrochée au centre de gravité du corps quelque part du côté du nombril. La masse d’eau déplacée produit une force d’Archimède au centre de masse du liquide déplacé. Tant que le centre de gravité et le centre de masse ne seront pas alignés, le corps va pivoter dans l’eau, du moins tant que des mouvements des mains ou des pieds ne viennent l’en empêcher.

Chaque personne est un cas à part et même si en moyenne nous avons tous une densité corporelle de l’ordre de 1,025 l’équilibre dans l’eau dépend donc de la répartition des masses. Nous avons tous une forme plus ou moins différente de celles des autres. On peut très bien avoir par exemple des os plus épais et donc une masse plus lourde, notamment au niveau des jambes. Les jambes auront donc naturellement tendance à couler pour venir se mettre à la verticale sous le corps. La seule façon de contrecarrer ce mouvement est de raidir les muscles et de déplacer le volume d’air des poumons en gonflant leur partie basse qui est la plus volumineuse. On appelle ça avoir une respiration ventrale.

C’est bien beau mais si on se met à la verticale on coule très facilement, pourtant on est bien immergé non ? Hé oui, mais je n’ai pas tout dit, voyons ça.

Les variations de volumes.

Lorsque le corps est en position verticale, il se produit un phénomène assez simple à expliquer. L’eau qui entoure le corps exerce sur lui une multitude de petites forces perpendiculairement à la peau (pour simplifier). Ces forces de pression dépendent de la profondeur. Plus le corps est loin de la surface, plus la pression est importante et même si on ne peut s’en rendre compte, cette pression tend à faire diminuer le volume du corps humain. Le volume diminuant, la poussée d’Archimède diminue alors que la densité du corps augmente. C’est tellement vrai qu’en apnée, à 10 mètres de profondeur le volume des poumons est réduit de moitié. Cette pression s’exerce aussi sur les bulles d’air des combinaisons en néoprène qui perdent elles aussi du volume.

En position verticale, surtout si c’est tête en bas, la pression de l’eau va donc faire diminuer le volume global du corps et le faire couler de plus en plus facilement.

Pour rester en surface en position verticale la seule solution consiste à gonfler les poumons mais aussi à faire avec les mains ou les pieds quelques mouvements dont la pression sur l’eau crée une force qui s’ajoute à la poussée d’Archimède. C’est une technique assez facile à apprendre et le fait qu’une personne n’y arrive pas du premier coup ne veut pas dire qu’elle en est incapable, il suffit juste de trouver les mouvements qui vont bien.

Conclusion.

Retenons simplement que la poussée d’Archimède se définit dans le cas d’un corps non déformable et dans une position statique.

Les humains ont en moyenne une densité supérieure à celle de l’eau ce qui les empêche de flotter. Pour réussir à flotter en surface il faut apprendre à utiliser sa respiration ventrale et s’aider de petits mouvements des mains en particulier.

Voila, je voulais faire cette petite mise au point qui vient compléter mon précédent article. Y inclure toutes ces précisions l’aurait trop alourdi et mon but n’est pas de vous faire peur avec des textes trop volumineux ou trop compliqués.

Pour ne pas rater la suite

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N’hésitez pas à faire la publicité de mon blog, plus vous serez nombreux et nombreuses à le lire et plus vous lui donnerez de chances de durer quelques années de plus, alors je compte sur vous.

Dans le prochain article je vais vous présenter le troisième volet de ma série sur les perrés d’Arcachon. Cette partie abordera en particulier la faune qu’on peut y découvrir.

Je vous dis donc à très bientôt.

Le film: les news

Le film « En Quête des Nudibranches ».

En Quête des Nudibranches est sorti le 13 décembre dernier, le même jour que STAR WARS mais on s’en doutait un peu, il n’a pas encore connu la même notoriété. Bon, il faut bien commencer petit pour pouvoir grandir.

Le film se présente sous la forme d’un bel objet digipack de facture pro. Les ventes qui ont commencé dès la sortie du DVD se poursuivent tranquillement et nous permettent d’envisager très bientôt le financement de nos futurs projets.

Tous les avis qui nous reviennent sur la page « livre d’or » de notre site internet Facelines Productions, sont unanimes pour souligner la beauté des images, de la musique, la qualité et l’intérêt du travail accompli.

J’en profite pour suggérer à ceux qui ont acheté le DVD de prendre quelques instants pour laisser eux aussi leur sensations sur le film en cliquant ici « livre d’or ». D’ailleurs, tout le monde peut y aller pour voir les commentaires qui y sont déjà déposés.

Facelines Productions.

Facelines Productions, l’association qui nous a permis, Claude et moi, de produire « En Quête des Nudibranches » est, il faut le rappeler, sans buts lucratifs.

Notre seule ambition est de promouvoir la sauvegarde du milieu sous-marin du bassin d’Arcachon et par ce biais, la protection de la faune et de la flore qui nous émerveillent tant à chaque plongée.

Le salon de la plongée à Paris du 12 au 15 janvier dernier.

La joyeuse équipe bordelaise de Facelines Productions était présente au salon de la plongée de la mi-janvier. Le stand de 2.0CTOPUS nous y avait réservé un espace convivial pour y accueillir notre matériel vidéo et quelques DVD d’En Quête des Nudibranches à présenter au public. Un énorme merci à toute l’équipe de 2.0ctopus pour sa chaleureuse complicité. Ça fait chaud au cœur d’être si vite et si bien intégré.

On parle de Facelines et du film.

Les nudibranches commencent à faire parler d’eux à travers différentes publications. Le blog n’a pas vocation à faire ici une collection des reproductions des différentes publications qui ont parlé de Facelines Productions et de son film. Pour autant je vais tout de même montrer quelques photos parmi toutes celles que vous pourrez trouver sur la page Facebook de Facelines Productions.

Je ne vais pas faire la liste complète des articles ou des parutions dans lesquelles on parle du film, mais je pense évidemment à La Dépêche du Bassin, le Mag de Sud-Ouest, France Bleu Gironde, 2.0ctopus envers qui nous sommes particulièrement redevables, et d’autres magazines comme Plongez et bien d’autres encore.

Un petit coucou à Claude qui fait des pieds et des mains pour communiquer sur Facelines.

Nous remercions évidemment toutes les personnes qui dans les différentes éditions radios ou écrites ont contribué à faire connaitre notre travail. C’est vraiment utile et nécessaire pour qu’on parle enfin de se qui se passe sous l’eau. Le bassin d’Arcachon est comme beaucoup d’endroits sur la planète en réel danger. J’y ai vu depuis 23 ans une lente dégradation du milieu et la raréfaction (sinon la disparition) des poissons, des crustacés et même des nudibranches.

Restons vigilents pour être prêts à tirer la sonnette d’alarme si nécessaire. Et je pense que ça l’est notamment avec l’incroyable turbidité actuelle liée aux intempéries bien sûr mais aussi aux activités de dragages côté Arcachon et à la dune du Pyla.

Les perrés d’Arcachon (partie 3).

Le perré EST.

Comme promis, après mes deux premiers articles, l’un sur l’origine des perrés de St Yves, l’autre sur la description du perré de la ruelle St François, voici une petite suite sur le perré qui longe parallèlement la plage à une centaine de mètre du rivage en direction de l’EST vers la jetée Thiers.

Un peu trop loin du bord.

Il faut tout de suite attirer l’attention du lecteur sur le fait que ce perré orienté à l’EST est vraiment loin du bord de plage. Nous l’avons vu dans mon article précédent, le perré de la ruelle St François s’enfonce en effet progressivement dans l’eau en direction du Nord sur une bonne centaine de mètres. De part et d’autre, à gauche comme à droite, la mer à creusé le sable au fil des ans et le fond est aujourd’hui stabilisé dans la zone des 16 à 22 m selon l’endroit. Courants et contre-courants s’y disputent la circulation des flux marins selon le sens et l’importance des marées.

Il est assez peu prudent de s’y aventurer sans un guide qui connait bien le lieu et encore moins si on n’est pas aguerri à la lecture de sa boussole en plongée.

Une zone dangereuse en été.


L’été, la zone de plongée de St Yves se charge de très nombreuses embarcations, la plus grande prudence est de mise.

Dès le début de la saison estivale, des milliers de bateaux naviguent en sortant ou en rejoignant les ports d’Arcachon et des autres villages portuaires. Cela rend la zone particulièrement dangereuse.

Les plaisanciers connaissent assez mal la signalétique marine et encore moins celle annonçant la présence de plongeurs. La nécessité absolue de faire surface dans cette zone est particulièrement périlleuse.

La nuit offre évidemment plus de tranquillité mais l’éloignement du bord et la présence de forts courants de surface empêchent d’aborder une excursion en plongée sur ce site en toute quiétude. Encore une fois, il n’est pas inutile de rappeler que le site de St Yves reste un endroit à explorer avec beaucoup de préparation et seulement sur petits coefficients, même en suivant les consignes d’adeptes de la plongée à cet endroit.

Quel intérêt d’aller aussi loin du bord ?

Le site de St Yves n’est pas dénué d’intérêts. Bien évidemment, la plongée sur ce spot éminemment réputé pour son trou, une ancienne résurgence des eaux douces des Abatilles, attire nombre de clubs locaux ou même des départements limitrophes.


Le ponton de la Chapelle, en face du trou St Yves accueille de très nombreux pêcheurs en été. Trop s’en approcher les courrouce quelque peu et il n’est pas rare de voir soudainement une quantité anormale de turlutes racler le fond. Mieux vaut rester à l’écart près du perré de la ruelle ST François.

J’en profite pour rappeler que les riverains apprécient assez peu la présences des plongeurs qui parfois abusent c’est certain de vociférations discourtoises, quand ce n’est pas de tenues légères indécentes en pleine rue.


Le COTRE BLEU, un chalutier en bois, n’est pas la seule épave intéressante à St Yves. Une vedette très sympa échouée par 17 m de fond vaut un petit détour sur un perré.

Le site abrite également quelques épaves, dont la plus connue est certainement le COTRE BLEU. Mes prochains articles vous en diront un peu plus sur les autres épaves que j’y visite en partant du bord. Pour certaines, les atteindre du bord n’est pas possible et un bateau serait nécessaire. Cependant, la grande promiscuité des bateaux de plaisance n’incite pas à tenter l’aventure, sauf avec un encadrement conséquent, seule garantie contre les risques d’accidents.

Le perré EST bénéficie d’un gros avantage, très peu de plongeurs s’y aventurent, la faune locale s’y est implantée de longue date et ne semble pas craindre particulièrement une petite visite.

Comment faire ?

Pour atteindre le perré EST il faut se mettre à l’eau sur petits coefficients de pleine mer, trente à 40 minutes avant l’étale haute et en planifiant une plongée d’une heure maximum. Depuis la mise à l’eau de la ruelle St François, on longe sur son flanc droit (sur main gauche donc) le perré qui monte plein nord vers le chenal. Ne pas descendre, mais suivre tranquillement le sommet du perré cap au Nord. Après une centaine de mètres la bifurcation se fait en pente douce. Si vous la dépassez, vous pénétrez sur un plateau sableux qui s’enfonce doucement dans le chenal. Revenir alors plein sud pour suivre le perré qui se dirige plein EST. Garder le perré sur main droite pendant une trentaine de mètres le temps de le visiter tranquillement dans la zone des 15 m.

Il est bien sûr possible de poursuivre la balade plus loin, mais on atteint alors une zone de fonds perturbés qui montent et qui descendent alternativement avec de fortes déclinaisons. La réserve d’air de la bouteille n’y résisterait pas.

Comme je vous le préconise, mieux vaut ne pas aller trop loin, au bout d’une trentaine de mètres donc, remonter doucement au sommet du perré puis redescendre sur sa face sud pour rentrer sans descendre en dessous de 15 m en gardant l’enrochement sur main droite vers l’OUEST. Dès que le perré oblique vers le sud, remonter sur son sommet et le suivre plein sud pour rentrer tout droit vers la berge dans la zone des 9 à 10 m.

Bien surveiller la pression des bouteilles.

La promenade que je viens d’évoquer ne se négocie pas la fleur au fusil. Elle doit rester réservée à des plongeurs confirmés possédant une bonne maîtrise du compas et un attitude sans faille dans la surveillance de la consommation d’air.

Il n’est pas inutile d’envisager pour cette sortie des blocs de 15 litres. Les 12 litres seraient à mon humble avis franchement trop limités. Même moi qui connais bien le lieu je ne m’y aventurerais pas avec un 12 litres. Je sais que pour les dames c’est vraiment lourd un 15 litres, mais avec un 12, mieux vaut s’en tenir à une excursion plus sécurisée.

Et pour en savoir plus ?

Pour en savoir plus je vous conseille de rester attentifs à ce qui se passe sur le blog. Je reviendrai d’ici une dizaine ou une quinzaine de jours pour détailler les rencontres qu’on peut faire sur le perré EST, mais aussi tout autour, et des choses à dire, croyez moi il y en a beaucoup.

J’espère donc vous retrouver très vite pour la suite certainement attendue qui décrira un endroit finalement assez méconnu des plongeurs en général.

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Les perrés d’Arcachon (partie 2)

Les perrés d’Arcachon (la suite).

Comme promis début janvier, voici la suite de mon premier article sur les perrés d’Arcachon. Elle comprendra certainement 3 ou 4 autres publications car il y a énormément de choses à dire ou à montrer que se soit sur la faune ou sur les épaves qui hantent le rivage.

Petit rappel.

Bien évidemment, si vous n’avez pas encore lu mon premier article du 2 janvier, je vous invite à prendre le temps de le découvrir. Je vais donc simplement rappeler ici que les perrés sont des alignements d’empierrements destinés à protéger les bords de côtes des violences de la mer. Les digues protègent elles des zones de terres qui peuvent se trouver parfois en-dessous du niveau de la mer, ou bien elles assurent un rempart contre les vagues submersives par grosses marées et gros coups de vents.

Vous avez pu voir également que les perrés de la plage située entre la jetée de la Chapelle et la jetée Thiers se trouvent maintenant immergés jusqu’à près de 20 m du fait de l’érosion consécutive aux forts courants des marées montantes ou descendantes.

Ils sont où ces perrés ?

C’est bien beau tout ça mais quand on est sur le ponton de la Chapelle, pas l’ombre à l’horizon d’un seul perré qui s’enfonce dans l’eau.

OK, et ils sont où alors tous ces perrés ?


A gauche, une vue du ponton de la Chapelle depuis la mise à l’eau de la ruelle St François, à droite, sur pleine mer pas question de trouver à cet endroit un sable accueillant si on a mal géré la boussole ou le temps d’immersion.

Celui qui reste le plus accessible est le perré qui s’enfonce progressivement vers le nord directement en face de la mise à l’eau de la ruelle St François. Pas la peine de chercher à cet endroit un amoncellement de pierres, elles ont depuis longtemps roulé au fond où le sable les a ensevelies. Celles restées en place sont maintenant recouvertes d’une grande quantité de tubes d’hermelles. Ces vers marins tubicoles ont presque entièrement colonisé le substrat rocheux qui disparait sous une multitude de constructions cylindriques en grains de sables collés entre eux par un ciment biologique extrêmement fragile. L’ensemble est parfois surprenant tant en quantité que par ses formes.

Et ça se présente comment sous l’eau ?

Bonne question…., disons que ça se présente plutôt bien, merci, mais voyons ça plus en détails.

En longeant la face du perré exposée à l’ouest, on suit transversalement vers le nord une pente douce de sable qui monte sur main droite. Ce sable accumulé par les puissants courants du flux des marées a par endroits tout recouvert et forme au sommet comme de petits cols de montagne. Par forts coefficients de marée ces passages sont le siège de courants marins puissants dont il vaut mieux se méfier.

Plus à gauche, la pente descend assez vite sur un plateaux sableux vers les 15 m de fond. On peut y trouver divers poissons plats, des grondins et des raies brunettes, mais je reviendrai sur ces rencontres possibles plus tard dans d’autres articles.

En restant sur le sommet du perré et en continuant vers le nord, on se retrouve après une cinquantaine de mètres vers les 10 m de fond sur un magnifiques espace assez plat où il y a beaucoup de vie entres diverses anémones, vers marins, ophiures, nudibranches et une grande quantité de petits crustacés de toutes sortes.

Le coté exposé à l’Est descend en pente beaucoup plus brutale vers 18 à 22 m, en tous cas aux endroits où le sable ne s’est pas offert une avenue. Ce coté à l’abri de la marée montante est encore plus riche en vie marine. Mais attention, toute cette vie prend refuge au sein des nids d’hermelles, elle est très fragile, au moins autant que leurs cathédrales de sables. Il faut donc veiller à la protéger des coups de palmes maladroits.

Et plus au nord ?

Si on continue plus au nord, le perré se sépare en deux parties. On est là à presque cent mètres du bord. Un bilan de la pression dans les bouteilles est indispensable pendant tout le trajet.

Personnellement je ne plonge à cet endroit que sur pleine mer et par petit coefficient. Si j’ai assez d’air je prolonge ma plongée par un trajet vers l’Est puis au sud afin de revenir au point de départ sur le descendant en restant à faible profondeur dans la zone des 6 à 8 mètres. Attention !!! , le retour vers le sud oblige a couper un fond de 20 m pendant au moins une quarantaine de mètres, je ne le conseille pas du tout. Le demi tour à faible profondeur est plus de mise. Pour cela on franchit le sommet du perré cap au sud et on oblique sur main droite en prenant la précaution de rester dans la zone des 10 m jusqu’à être revenu plein sud près de la plage où on s’est mis à l’eau.

Du coup, je ne connais pas la partie qui s’oriente vers l’Ouest, elle amène dans une zone où il peut y avoir de forts courants au reflux. Par sécurité je préfère explorer le perré qui oblique plein Est en le suivant par sa face Nord. Au delà de la bifurcation, on se retrouve sur du plateau sableux encombré de coquilles vides d’huitres et de moules. Pas grand choses à voir ici, d’autant que la profondeur avoisinant les 20 m n’encourage pas à y séjourner longtemps car la pression dans la bouteille a déjà bien baissé.

Et le perré qui part vers l’Est ?

Pour en savoir plus sur le perré qui s’oriente plein Est je vous engage à me retrouver ici pour le prochain article qui décrira cette zone assez peu connue des plongeurs.

Rappel sur la sécurité.

Le site de plongée de St Yves est un site dangereux car les courants peuvent non seulement y être forts, mais aussi tournants. Seuls les plongeurs très à l’aise dans la manipulation d’une boussole doivent s’y aventurer.

D’autre part, le fond sableux et très mobile, Il peut être creusé jusqu’à grande profondeur à plus de 20 mètres d’une façon tout à fait anarchique et il n’y a strictement aucun repère pour faire un point fiable de l’endroit où l’on se trouve si l’on a pas fait l’effort de consulter le compas en permanence.

Par sécurité je vous expliquerai dans le prochain article pourquoi il vaut mieux rester sur le perré principal et s’en tenir uniquement sur un parcours plein nord sur 60 à 70 m puis retour plein sud en restant systématiquement sur le haut du perré sur le retour.

Je vous dis donc à très bientôt pour la suite dans laquelle j’évoquerai la faune marine de ce coin assez particulier du bassin.

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Salon de la plongée à Paris

Facelines Productions est au salon de la plongée le 13 et le 14 janvier.

Pas moyen d’aller plonger en ce moment au bassin entre petite toux et visibilité réduite à presque néant.

Du coup c’est sans regret que je monte au salon de la plongée à Paris pour le weekend rejoindre Claude CLIN pour présenter le travail de l’équipe Facelines Productions, son DVD et les prochains projets qui vont très vite se faire jour.

Bien évidemment il y aura tout au long des 2 journées des séances de dédicaces pour ceux et celles qui le souhaiteraient et un prix spécial salon pour le DVD. Mais ce sera surtout l’occasion de rencontres sympas et d’échanges tout aussi intéressants à propos des nudibranches bien sûr mais aussi sur l’équipe et ses projets.

Semaine prochaine je ne manquerai pas de faire un petit compte-rendu de mes rencontres et de mes découvertes.

La suite arrive vite.

Dans la foulée, et bien il va bientôt y avoir la suite comme promis de mon dernier article sur les perrés de St Yves à Arcachon. Devrait suivre un petit retour sur la partie VIE MARINE avec un article sur la motelle pour compléter le dossier des poissons du bassin. Il sera temps après ça de compléter mon catalogue inventaire de photos de nudibranches.

Si vous recevez le Mag du journal Sud-Ouest le samedi matin, vous pourrez y trouver sur le numéro du 20 janvier une page de présentation de Facelines Productions et de notre premier DVD En Quête des Nudibranches.

Le livre d’or ouvert sur le site internet www.facelinesproductions.com commence à se remplir et c’est vraiment génial d’y lire autant de compliments sur la qualité du DVD. Ca fait vraiment chaud au cœur, une belle récompense pour l’investissement qu’on a mis Claude et moi dans le projet. Un grand merci à leurs auteurs.

Je vous dis donc à très bientôt…

Les perrés d’Arcachon

Ce début d’année commence fort sur www.plongee-de-nuit-decouverte.com. Voici un article qui devrait j’en suis sûr attirer votre attention jusqu’au bout.

Les perrés de St Yves à Arcachon.

Les perrés, un ilot de vie.

J’ai souvent parlé de ces fameux monticules pierreux lors de mes compte-rendus de plongées à St Yves. En effet, ces empierrements parfois complètement effondrés, accueillent d’importantes colonies d’hermelles et avec elles de nombreuses espèces de crustacés, d’anémones ou de limaces de mer qui y trouvent refuge au milieu du sable omniprésent.

Même si je n’en faisais pas de cauchemars, je me suis souvent demandé en furetant pour faire quelques photos pourquoi ces empierrements étaient présents à cet endroit et pourquoi avec certaines directions et surtout avec une telle profondeur. J’ai donc fini par prendre le temps de chercher dans la littérature et sur internet.

Un perré c’est quoi ?

Avant de lever le voile sur la définition exacte du mot perré, je voudrais souligner que l’on trouve par-ci par-là différentes orthographes comme perrey (que j’affectionne personnellement, allez donc savoir pourquoi, d’ailleurs je ne me rapelle même plus où je l’avais trouvée moi-même !) ou encore perret et même moins souvent pairé. Mais la seule orthographe que retient le dictionnaire est bien perré. Alors bon, restons-en à ce dernier mot.

Un perré par extension est une zone de bord de mer recouverte d’un tas de pierres ou de galets, soit plus communément ce qu’on appelle un empierrement.

A Arcachon, cette structure a depuis longtemps été utilisée pour protéger le littoral de l’érosion naturelle. Le flux et le reflux à chaque changement de marée peuvent atteindre sur de gros coefficients des vitesses importantes de près de 1,5 m/s. Beaucoup de sable peut alors être déplacé ce qui est dangereux pour la stabilité des berges mais aussi pour la navigation. De plus, les fortes houles qui viennent battre la côte par grand vent sont particulièrement destructrices.

Mais avant d’en dire plus, il faut éclaircir un point particulier qui tient en la différence entre perré et digue.

Différence entre perré et digue.

Ci dessus la digue de la pointe du Cap Ferret et à droite le perré au pied de la dune du pyla.

La digue à la différence du perré sert plus particulièrement à protéger une zone de terre des vagues submersives. Sa construction en rochers et béton dépasse la hauteur des terrains à protéger. Le perré lui se trouve être un prolongement du terrain. A Arcachon ils sont plutôt orientés parallèlement au front de mer, mais parfois aussi perpendiculairement.

J’ai cherché longtemps à savoir par qui et pourquoi ont été construits les perrés devant la plage d’Arcachon, à l’est de la jetée de la chapelle. Le fait qu’ils soient présents jusqu’à 15 m de fond et jusqu’à plus de 100 m du bord était pour moi un éternel questionnement.

Pour en savoir plus il m’a fallu revenir loin en arrière dans le passé de la ville balnéaire.

Une brève histoire d’Arcachon.>

Dès la fin des années 1700, le bassin d’Arcachon avait attiré l’attention de la marine de guerre qui souhaitait sous les directives de Louis XVI y installer un port. Mais avant ça il fallait stabiliser les berges et les dunes, ce qui fut fait pendant de longues années par diverses plantations et autres aménagements.

Dans le milieu des années 1800 une ligne de chemin de fer vint relier Bordeaux à La Teste-de-Buch. En quelques années à peine fut implanté un débarcadère sur de belles plages de sable fin à 5 km au nord et avec elles les chemins permettant de le desservir, Arcachon était née.

Une intense activité maritime commença à s’installer et de nombreuses embarcations venaient déposer ou enlever diverses marchandises. Le port d’Arcachon n’existait pas à l’époque et pour protéger les bateaux des mouvements de la mer, les gens installèrent nos fameux perrés.

Ce qu’il faut voir, c’est qu’à l’époque, la plage s’étendait en pente douce jusqu’à près de 200 m du rivage actuel.

Le développement économique de la ville avait assez vite nécessité la création d’un vrai port, d’autant que les éléments naturels s’étaient à plusieurs reprises déchainés comme le montre les historiques des différentes tempêtes enregistrées depuis 200 ans ( et le malheureux réchauffement climatique n’y était pour rien à l’époque c’est certain). Petit à petit le temps a fait son œuvre, les marées ont emporté le sable, ont creusé les fonds dans lesquels les perrés se sont progressivement enfoncés pour ne devenir aujourd’hui qu’un souvenir tellement vague que plus personne n’en garde la mémoire.

Que dire de plus ?

Que dire de plus ? Ahhhh mais il y a encore beaucoup à dire !!, si si !!, et c’est pour ça que je vous invite à rester connectés sur le blog pour connaitre bientôt la suite dans laquelle je reparlerai des perrés bien sûr, mais surtout de ce qu’on y trouve, que ce soit en parlant de la faune sous-marine ou des épaves englouties dont certaines sont accessibles depuis le bord sans trop de difficultés.

Alors, je vous dis à très bientôt pour vous en raconter davantage ..

Bonne Année 2018

Lorsque la dernière s’achève, une autre commence et avec elle tous les espoirs qu’il nous reste encore.

Meilleurs vœux pour 2018.

Avec Plongée-de-nuit-découverte, je vous présente mes meilleurs vœux et vous souhaite une année 2018 pleine de bonheurs et de réussites.

Le blog a attaqué début novembre sa 3° année d’existence et c’est une grande joie pour moi que de partager grâce à lui une passion presque dévorante pour l’immersion nocturne.

J’avoue que je me suis posé un temps la question de cesser cette activité assez chronophage. Mais avec 41 000 pages vues la preuve est là que le blog apporte quelque chose de spécial même si ça reste confidentiel.

La plupart des pages les plus visitées sont celles qui ont un contenu pédagogique comme par exemple « Poussée d’Archimède et plongée » ou encore « Pourquoi l’eau est bleue…. » etc… Il y a ainsi une dizaine d’autres pages dans ce style qui font le top du hit parade de la consultation.

A ma grande satisfaction le blog affiche de plus en plus de lecteurs de diverses parties du monde francophone, mais pas seulement puisque des pages sont consultées depuis les États-Unis , La Russie ou encore l’Australie. Je salus d’ailleurs ici les lecteurs et les lectrices qui me font l’honneur de lire mes pages, d’où qu’ils soient.

Des prévisions pour 2018 ?

En général, le début d’année est l’occasion de consulter les horoscopes. Évidemment je n’ai rien d’un devin, aussi je m’en tiendrai à ce que crois pour sûr.

Plongée de nuit découverte est intimement lié à Facelines Productions, la structure créée avec Claude CLIN au printemps 2017. Nous venons en effet de produire notre premier moyen métrage dédié aux nudibranches du Bassin d’Arcachon. Au passage nous remercions Claude et Moi, toutes les personnes qui nous ont fait l’honneur d’acheter notre DVD. Nous serons d’ailleurs au salon de la plongée début janvier à Paris pour le présenter de vive voix sur les stands D’OCTOPUS et de PLONGEZ. Une occasion aussi pour ceux qui ont apprécié l’ouvrage de le faire dédicacer, de discuter avec nous sur le sujet et bien entendu sur la suite à venir.

J’ai en tête d’autres articles tant de biologie marine expérimentale (je rappelle au passage que je ne suis ni biologiste, ni représentant en matériel photo ou vidéo), que d’articles plus techniques sur la prise de vue sous-marine nocturne.

La page « Journal de plongée » devrait disparaître au profit d’une nouvelle publication qu’il faut que je travaille encore. A mon plus grand étonnement c’est l’une des pages les moins visitées et pourtant, celle qui me prend le plus de temps. Je vous invite d’ailleurs à donner votre avis sur telle ou telle chose à travers la possibilité qui vous est offerte de laisser des messages, une opportunité assez peu utilisée en fait.

Le blog a besoin de vous.

Hé oui, ça parait surprenant mais c’est pourtant vrai, le blog a besoin de vous. Mais pourquoi donc ?

En fait, plus vous serez nombreux à visiter mes pages et plus le blog aura une chance d’être correctement référencé auprès des services de GOOGLE. En effet, les robots de GOOGLE qui analysent en permanence le web mettent en avant les sites qui attirent le plus de pages vues. Être affiché dans les 2 premières pages des résultats de recherche sur la toile permet de ne pas sombrer dans les dizaines de milliers de résultats qui suivent et que personne ne va jamais lire.

Donc n’hésitez pas à parler de moi ou du blog autour de vous, c’est la meilleure assurance que celui-ci dure encore quelques années et que dans un an au moins j’ai encore la chance de vous souhaitez une belle et excellente nouvelle année. alors à très bientôt pour de prochains partages.

Dragage, un malheureux cadeau de Noël

Dragage, non ce n’est pas un cadeau de Noël.

Noël est normalement synonyme de bonnes nouvelles et de cadeaux, malheureusement, il y a certaines choses dont on se serait bien passé en cette fin d’année.

En effet, il y avait trop longtemps que la visibilité au bassin d’Arcachon était redevenue acceptable pour que ça dure. Cette fin d’année est donc marquée par la reprise des chantiers de dragages.

Dragage du chenal d’accès au port de Gujan-Mestras.

La commune de Gujan-Mestras a sollicité le SIBA (syndicat Intercommunal du Bassin Arcachon) pour désenvaser le chenal de La Hume. Les travaux qui ont déjà commencé devraient durer selon mes informations jusqu’au 28 février 2018.

Ces travaux utilisent la drague stationnaire « DRAGON », le remorqueur « SIBA II » ainsi qu’un système hydraulique assez complexe pour transférer les boues jusqu’à une zone de stockage en vue d’un traitement postérieur pour valoriser l’imposant volume de vases.

La photo ci-dessus qui fait partie du document de déclaration de travaux montre le système installé en vue d’accomplir la mission.

Le travail consiste donc à dégager le chenal de La Hume sur environ 700 m.

On ne peut guère reprocher aux communes du littoral de vouloir se débarrasser de l’immense dépôt vaseux qui bloquent leur port. Pour autant la situation se montre catastrophique pour la limpidité de l’eau du bassin.

Dragages et turbidité.

On peut se demander pourquoi les dragages débutent en cette fin d’hiver. La réponse est assez logique selon moi, en effet le dragage des ports génère le soulèvement de très considérables quantités de vases qui vont se transporter au grès des courants partout à l’intérieur du Bassin d’Arcachon, entrainant une turbidité impressionnante et désagréable.

Il est évident que cette turbidité aurait contrarié la collecte des huitres destinées aux fêtes de fin d’année. Il est probable que les sédiments ne soient pas seuls à se répendre en dilutions mais que certains effluents toxiques le fassent aussi par la même occasion.

Le SIBA a beau annoncer que des mesures de la turbidité seront faites en permanence tout au long des travaux, on ne voit pas ce en quoi cela préservera le milieu sous-marin du choc inévitable provoqué par l’afflux massif de particules boueuses.

Et pour la plongée alors ?

Et pour la plongée ? En voilà une question qu’elle est bonne !! j’y ajouterais avec tristesse: Et pour la faune et la flore ?

J’ai bien peur que tout le milieu sous-marin paie un lourd tribut encore une fois à cette nouvelle pollution qui se traduit depuis déjà une semaine par une turbidité si importante que la visibilité se trouve réduite à moins de 50 cm sous l’eau. Le fait que cela se passe en plein au moment de la reproduction de certaines espèces déjà fragilisées de nudibranches est en soit largement inquiétant.

Mais comment être surpris de la prédominance des enjeux économiques sur la survie du patrimoine sous-marin. Les plongeurs sont en quelque sorte les sentinelles de la mer, il faudra être attentifs et capables de tirer la sirène d’alarme auprès des autorités du parc marin. J’espère qu’elles auront une oreille attentive, mais j’en doute un peu.

Prudence sous la mer.

Une nouvelle fois j’attire l’attention des jeunes plongeurs qui voudraient parfaire leur formation en plongée au Cap Ferret. Beaucoup de rochers possèdent du ferraillage potentiellement dangereux par faible visibilité. Il est possible de s’y accrocher le gilet, les détendeurs ou bien le masque. La turbidité peut même empêcher une lecture correcte des instruments comme la boussole le profondimètre ou bien le manomètre. La turbidité peut même rendre les fils de pêche complètement invisibles, leur solidité représente en soit un danger potentiel si l’on a pas un couteau sous la main pour s’en dégager.

Donc pour finir, prudence avant tout, il vaut mieux renoncer que prendre trop de risques, surtout si c’est pour ne rien voir en immersion.

Qu’y a-t-il d’autre de prévu ?

Malheureusement, il y a bien d’autres choses de prévues, mais ça on le savait déjà, en effet, depuis près de quatre ans, le port d’Arcachon a entamé un large plan de dragage sur dix années. Après les campagnes de janvier 2014, celle de 2016, c’est au tour de la prochaine session de démarrer ce mois-ci. Elle devrait durer jusqu’au 31 mars 2018 si aucun retard n’est pris en raison des perturbations climatiques. « La zone à draguer se situe si j’ai bien compris à droite de l’entrée du port, entre le ponton 4 et le ponton 10. L’extraction devrait s’effectuer à l’aide d’une pelle mécanique.

Retour de vacances

Retour de vacances en Corse

S’il est au moins une chose qui ne dure pas assez longtemps, c’est bien les vacances, surtout s’il fait beau, que le paysage est magnifique comme en Corse et que l’eau est non seulement transparente mais aussi très chaude (comparée au bassin d’Arcachon).

Bref encore une fois le séjour en Corse a été un vrai régal, quoique je me serais satisfait de températures ambiantes plus fraiches. Fleurter avec les 40°C c’est trop pour moi, mais bon, c’est une bonne occasion de chercher le frais d’une bonne sieste, lol.

Ceux qui me connaisse auront deviné que je me suis appliqué à ramener dans les valises pas mal de belles photos. Je vais vous en présenter quelques-unes ce soir évidemment, puis beaucoup d’autres tres belles d’ici quelques jours à travers un petit récap dans ma page « Voyage« .

Dans le bleu on peut chercher quelques gros spécimens comme ici un banc de dentis. Mais en regardant dans les failles ou les trous les poissons plus petits sont encore plus intéressants comme cette magnifique perche de mer.

Toujours dans les tailles réduites, les girelles sont nombreuses et à force de chercher du mérou partout on ne les voit presque pas. Pourtant ça vaut le coup de passer un peu de temps à regarder dans les failles. Pas mal de castagnoles, serrans et autres s’y mettent à l’abri.

D’ailleurs dans les failles on trouve aussi de magnifiques plafonds recouverts d’éponges très colorées ou de colonies d’anémones encroûtantes jaunes. En remontant vers la surface on trouve des zones dégagées où les herbiers de posidonies sont abondants.

Bref je vais vous parler de tout ça plus en détail très bientôt sur ma page « Voyages » comme promis.

Et la reprise des sorties au bassin ?

J’aurais aimé bien sûr remettre la tête sous l’eau comme d’habitude au Cap Ferret mais plein de contre-temps et une méchante tendinite à une épaule m’imposent de rester encore quelques jours au calme. Ce n’est que pour mieux me préparer à retourner dans l’eau froide et opaque pour y chercher d’autres espèces de nudibranches.

Du coup je vais en profiter pour préparer aussi quelques articles qui devraient vous intéresser j’en suis certain.

Restez donc attentifs, tout ça c’est pour très bientôt.

Petit bilan.

Avant la reprise, c’est toujours le moment d’un petit bilan. Cet été vous avez été de plus en plus nombreux à visiter le blog et je vous en remercie. Savoir que le travail fourni plait ou qu’il apporte quelque chose qui sort de l’ordinaire à mes visiteurs est une excellete motivation pour continuer à faire vivre ce site.

La fréquence des visites progresse avec une tendance positive tout comme le nombre de pages vues (de l’ordre de la centaine par jour). C’est très peu sans doute, mais aussi beaucoup compte tenu du fait que mon blog reste confidentiel et qu’il n’a aucune vocation commerciale. Je voulais un blog visuel et culturel, je crois que j’arrive tant bien que mal à cet objectif. En tous cas je suis ouvert aux suggestions tant qu’elles restent amiables.

J’essaie d’apporter de la variété tant sur les thèmes des articles que sur les contenus photos. Encore une fois, vos commentaires ou vos likes seront les bienvenus.

Pour mémoire.

Pour mémoire justement, peut-être faut-il rappeler ici que je ne suis, ni docteur en biologie marine, ni moniteur photo à la féfé, ni même spécialistes des sciences de la mer en général. Le travail que je présente ici est simplement le fruit de mes propres recherches sur des questionnements qui me viennent de temps en temps, comme à tout un chacun. Je voudrais simplement partager avec vous et vous donnez l’envie d’aller jeter un oeil sous la surface à l’occasion. J’ai vu que quelques-une de mes illustrations sont reprises ailleurs, bon, ben c’est bon signe je trouve, ça veut probablement dire qu’elles sont de qualité.

Si mes articles vous plaisent.

Si mes articles vous plaisent, pensez à en faire de temps en temps la publicité, ça sera ma meilleure récompense.

En vous souhaitant bonnes lectures, je vous souhaite de bonnes plonges, il est encore temps d’en profiter.

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