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Osez la vidéo sous-marine.

La vidéo sous-marine nocturne.

Pourquoi un article sur la vidéo nocturne ?

La vidéo sous-marine nocturne est devenue pour moi un espace de détente et d’émerveillement. Cela fait 22 ans déjà que j’arpente la nuit les rochers du Cap Ferret et les sables d’Arcachon. Comme tout le monde, j’ai passé mes premières années subaquatiques à balader tranquillement avec pour seul objectif de passer un moment agréable sous l’eau en observant la faune sous-marine.

En 2003 j’ai fait l’acquisition d’un appareil photo Canon G3 que je montais dans un caisson étanche Ikélite. J’ai très vite pris un goût prononcé pour la photo sous-marine malgré le peu de performances de l’appareil. Mais bon, certaines images étaient vraiment sympas et j’en étais finalement assez fier. Avec 3 Mpx on ne pouvait tout de même pas demander le summum de la qualité.

Côté éclairage j’avais bricolé une platine qui accueillait le caisson étanche et deux phares halogènes de 50 watts. Une démarche sportive puisque l’ensemble avoisinait les 8 kilos.

Quelques années plus tard, j’ai enfin délaissé mon G3 pour un compact Sony HX20V toujours en caisson Ikélite. J’avais enfin la possibilité de faire du film de très bonne qualité. Depuis lors, je n’ai eu de cesse de filmer poissons, crustacés et mollusques.

Pourquoi cet article sur la vidéo nocturne ? Disons que je suppose que quelques photographes sous-marins aimeraient bien se mettre à la vidéo, alors autant leur adresser conseils techniques et pratiques pour qu’ils se laissent tenter.

La vidéo sous-marine nocturne c’est tout simplement magique. Bien la maîtriser, c’est l’assurance de ramener en famille de superbes images très colorées et très originales. La nuit dans la lumière des phares, tout s’éclaire de couleurs somptueuses. De plus, beaucoup d’espèces animales sont nocturnes et donc par principe impossible à observer la journée. D’où l’intérêt des plongées de nuit.

La lumière, une nécessité.

Avoir une bonne lumière et donc un bon éclairage en plongée de nuit c’est vraiment essentiel, plus encore si on fait de la vidéo. Avoir une lumière homogène est vraiment une nécessité incontournable. De fait il faut tout de suite réaliser qu’un phare pour la vidéo doit posséder des caractéristiques bien précises.

Premièrement, la lumière doit être puissante, j’ai parlé de cela dans un article précédent sur les lampes et les phares de plongée. Attention, plutôt que de parler de puissance en watts, comme on le fait pour une ampoule à la maison, il vaut mieux parler de flux lumineux, (Voir mon article sur les grandeurs physiques en photographie). Beaucoup de fabricants ont délaissé les watts pour les lumens. Attention toutefois, cette information en lumens est parfois à discuter car plus ou moins fiable.

L’eau absorbe très vite la lumière et il sera nécessaire de disposer de beaucoup de lumens en plongée de nuit, un minimum de 5000 lumens est tout juste acceptable, c’est pour dire !!

Deuxièmement: La source de lumière ne doit pas provoquer d’ombres disgracieuses. Il faudra donc disposer d’au moins 2 lampes ou phares placés de part et d’autre du caisson étanche. Une petite lumière d’appoint placée au-dessus de la cible permettra avec bonheur de mieux équilibrer l’éclairage.

Troisièment: Il ne doit pas y avoir de point chaud au centre du faisceau. Sinon il provoquera des zones surexposées qui vont dénaturer l’image.

Quatrièmement, La zone éclairée doit être la plus grande possible. Les lampes ou les phares devront donc avoir un angle de faisceau d’au moins 90 à 110 degrés, au-delà, on pert très vite en efficacité lumineuse.

Cinquièmement: Chaque source de lumière autonome possède une dominante de couleur. Les fabricants annoncent dans leurs descriptifs la température de couleur du matériel en faisant référence à des Kelvins. Cette information permet d’évaluer la couleur dominante produite par la lampe ou le phare. Je vous laisse découvrir ça dans mon article sur les températures de couleurs.

Incidence de la turbidité de l’eau la nuit.

La turbidité de l’eau est le pire ennemi en plongée de nuit. En effet, le capteur numérique de la caméra enregistre sans accommodation, contrairement à l’oeil humain, qui adapte notre ressenti à ce que l’expérience nous a déjà appris. Le capteur donnera donc une image plus près de la réalité que ce que nos yeux et notre cerveau ont cru voir. Le résultat est souvent moins agréable que ce qu’on pensait avoir vu.

Ainsi lorsque l’eau est turbide, chargée de particules ou de planctons, même avec des lampes à la lumière bien blanche, l’image produite sera très colorée d’une dominante jaune assez désagréable. De plus, l’eau turbide absorbe si vite la lumière qu’au delà d’un mètre de distance il est quasi impossible d’éclairer suffisamment un poisson ou une zone rocheuse.

Le manque d’éclairement est compensé par l’appareil numérique en ouvrant le diaphragme à fond. L’image en devient très floutée car la profondeur de champ se trouve très réduite. Et cela d’autant plus si on veut utiliser une lentille grossissante.

Comment faire son choix ?

Pour faire le choix du bon matériel il faut avoir en tête quelques notions simples.

Pour le matériel, tout d’abord, parlons puissance: Pour faire du film il faut beaucoup de puissance et donc beaucoup de lumens. Personnellement, j’associe plusieurs lampes différentes qui m’autorisent un bon rendement lumineux aux environs de 10000 lumens. Le nombre parait énorme mais pas du tout, c’est presque un minimum.

Ok, et si on a que l’information en watts ? Dans ce cas on peut faire un calcul approximatif très simple en multipliant la puissance annoncée par 10 pour obtenir une équivalence en lumens ( mais cela reste vraiment très approximatif).

Le fait d’utiliser plusieurs lampes ou phares permet de moduler l’éclairage pour l’adapter au besoin. Il est évident que si l’on filme une surface claire, balancer toute la puissance va cramer la netteté et les couleurs. Par contre, toute la puissance disponible sera la bienvenue si l’on veut faire un champ large pour suivre par exemple un congre en pleine eau ou faire un panorama sur un abrupt de rochers.

Evidemment, plus l’eau sera claire et plus il sera facile d’éclairer loin avec un éclairage « standard ». Dans de l’eau même légèrement turbide, pas moyen de faire un film sympa à plus d’1 mètre, allez, 1,5 m tout au plus.

Côté pratique.

En pratique, c’est les particules dans l’eau qui gênent le plus le photographe et le cinéaste sous-marins. J’ai expliqué il y a peu dans un précédent article comment éviter au maximum l’impact des particules. Pour simplifier sans refaire ici la démonstration, disons que si vous ne voulez pas avoir de particules en photo ou film de nuit, le mieux et de ne pas les éclairer.

Voila une lapalissade pas si évidente que ça à mettre en pratique. Disons que sur un plan large, les lampes devront être largement écartées de l’axe optique de la caméra. Pour les plans serrés en macro, là ce n’est pas facile à mettre en oeuvre, l’idéal serait presque d’avoir des lampes positionnées à la perpendiculaire (90°) de l’axe optique de la caméra. Pas de secret, c’est votre expérience et vos échecs qui vous permettront de faire les bons choix à l’usage.

Et en ce qui concerne le choix d’une caméra ?

Comme j’aime à le rappeler parfois dans mes articles, je ne suis ni revendeur, ni spécialiste de test en appareillage. Ce que je vous livre ici sont des informations tirées de mon expérience.

J’utilise depuis quelques années maintenant un compact Sony RX100 dont j’ai fait une présentation sur ma page « Matériel ». Ne comptez donc pas sur moi pour vanter du matériel que je ne connais pas. Fouillez les forums de plongée pour vous faire une idée en observant les commentaires des uns et des autres tout en restant attentifs à ne pas vous laisser séduire par les enjolivures qu’on peut parfois y trouver. Comparez les avis sur plusieurs sites et faites vous votre propre opinion.

Eviter les particules en photos sous-marines de nuit

Gérer son éclairage en plongée de nuit.

Préambule: ne pratiquant quasiment que le film de nuit en éclairage LEDs, je ne parlerai ici que de ce mode d’éclairage et pas du tout de l’usage des flashs, un domaine qui est déjà traité ailleurs de très bonne façon.

Beaucoup des photos que je publie ici sur le blog ou encore sur ma page Facebook peuvent surprendre les habitués de la plongée au bassin d’Arcachon. En effet, la plupart donnent l’impression de conditions idéales pour de la photo avec semble-t-il une eau très limpide. Pourtant tout au long de l’année la visibilité oscille de 30 cm seulement à 7 ou 8 mètres maximum, avec une moyenne d’1,5 mètres. Alors comment puis-je arriver à produire des clichés aussi peu encombrés de particules ?

Les particules

Il est évident que je n’ai pas de baguette magique pour faire disparaître les particules véhiculées par le courant des marées ( d’ailleurs, si j’en avais une, je l’utiliserais pour bien autres choses…). Au fait, elles sortent d’où toutes ces particules ?

L’origine des particules marines.

Plusieurs origines sont possibles pour expliquer la présence des particules marines.

Tout d’abord il y a la présence naturelle du plancton. Celui-ci est particulièrement important lors de la période hivernale au cours de laquelle la température oscille entre 7 et 11°C.

La période hivernale est traditionnellement celle où certaines villes côtières du bassin louent les services du Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon (le SIBA) pour dévaser les ports et leurs chenaux d’accès ou bien pour réensabler certaines plages. Ces opérations soulèvent évidemment d’énormes quantités de vases ou de boues sédimentaires qui se diffusent très rapidement dans les eaux et qui sont véhiculées aux grès des marées un peu partout dans le bassin.

A certaines périodes de l’année les conditions météos peuvent favoriser également l’apparition de flocons de boues. Ce phénomène biologique apparait lors de conditions particulières ou le mélange des eaux douces et salines donne naissance à certains développements bactériens produisant des assemblages cellulaires vivants ou morts d’environ 250 microns de diamètre mais qui s’agglomèrent pour former d’innombrables flocons opaques de l’ordre du millimètre. La grande quantité de ces flocons donnent l’impression d’un nuage de neige virevoltant dans tous les sens.

Les fortes marées enfin, parfois associées aux tempêtes, brassent considérablement les rivages et soulèvent quantités de particules qui viennent opacifier les eaux.

Gérer sa lumière pour éviter les flux de particules.

Dans certaines circonstances, même avec la meilleure volonté, il est impossible d’empêcher l’apparition des particules sur une photo. La visibilité est si réduite que les images en sont inexploitables.

Mais alors, comment faire ?

Tout d’abord, il faut bien se rendre à l’évidence, il sera impossible avec une eau chargée de faire des photos d’ambiance. La seule façon pour espérer faire de belles photos sera de se lancer dans la macrophotographie.

En effet, pour faire de la macro il est nécéssaire d’approcher l’objectif du caisson étanche au plus près de la cible. La faible distance réduit considérablement le nombre de particules. Pour autant ce n’est pas suffisant.

En photo de nuit, une lapalissade implacable serait de dire que pour ne pas voir les particules sur une photo prise en eau chargée, le mieux serait de ne pas les éclairer. Et bien c’est exactement ce qu’on va essayer de faire justement.

Plus on est près de la cible et plus il est difficile de l’éclairer frontalement, ça tombe bien, c’est justement ce qu’il ne faut pas faire. La seule solution est alors de positionner l’éclairage latéralement avec un angle presque perpendiculaire à l’axe de la prise de vue et de chaque côté de la cible.

Autre avantage de cette technique, elle fait ressortir très bien le relief de l’image. Cet effet est encore plus accentué si on positionne l’appareil photo au même niveau que la cible, voire même légèrement en dessous si c’est possible.

Ok pour les particules, mais que fait-on pour éliminer les zones d’ombres ?

L’astuce consiste à utiliser une lampe d’appoint de plus faible puissance ou de puissance équivalente et de la positionner à la perpendiculaire au dessus de la cible, presque à contre-jour. Cette lumière va effacer les zones nombres créées par les lampes latérales. On peut même disposer si on est riche deux lampes positionnées à environ 75°C de par et d’autre de la cible, toujours sur un plan vertical perpendiculaire à l’axe optique de l’appareil photo. La lumière est alors homogène et cela donne de la puissance à l’image.

Et ça suffit ?

Et bien non malheureusement, si l’eau est chargée, que voulez-vous elle est chargée un point c’est tout !! Donc vous n’éviterez pas les particules sur la photo. Par contre, bonne nouvelle, elles seront en très petites quantités normalement.

Du coup, il suffira de faire un petit traitement d’image sur ordinateur pour effacer les points ou les traits de lumières disgracieux. Assombrir un tout petit peu l’image permet normalement de vaincre les zones résistantes.

Le problème de la technique macro.

En technique macro, La profondeur de champ est malheureusement réduite. C’est pourtant plutôt intéressant car les particules seront floutées, et donc moins gênantes. Par contre, du fait de la fermeture du diaphragme, peu de lumière pénètrera dans l’appareil photo et les clichés vont avoir tendance à être sous-exposés, à moins de travailler en tout automatique, mais nous avons vu dans un article précédent que ce n’est pas une bonne solution.

Pour redonner de la vivacité à la photo, il suffira de jouer avec la sensibilité ISO de l’appareil. En augmentant la sensibilité on obtient des vitesses d’obturation plus rapides. Plus la vitesse d’obturation est grande, et moins les particules véhiculées par le courant donneront des traits de lumières désagréables qui viennent gâcher la photo.

Evidemment, la maîtrise de tous ces paramètres n’est pas facile, c’est l’expérience seule qui vous montrera les bons choix. Alors n’hésitez pas à faire plusieurs photos d’un même sujet en variant la position ou le nombre des lampes, en réglant les ISO ou le diaphragme, c’est le meilleur gage d’avoir dans le tas, au moins un cliché qui vaudra la peine d’être gardé.

Comment éviter la buée dans le masque.

Bien comprendre la buée.

Tout plongeur a été confronté un jour ou l’autre à un phénomène de dépôt de buée à l’intérieur de son masque. Si certaines méthodes que nous verrons plus loin très rapidement permettent de s’en protéger, peu de gens savent ou comprennent pourquoi ce phénomène se produit. Je vais donc faire ici un petit rappel presque scientifique pour me démarquer des présentations habituelles.

Les états de l’eau.

L’air que nous respirons est formé de différents gaz mais aussi de vapeur d’eau. L’eau est un élément naturel présent sur notre planète sous 3 formes spécifiques qui sont: l’eau liquide, l’eau en phase solide (glace) et l’eau en phase gazeuse (la vapeur). Notre atmosphère est le principal agent transporteur de l’eau en phase vapeur. Quand l’atmosphère contient beaucoup de vapeur d’eau on dit qu’elle est saturée.

Pourquoi y a-t-il de la buée ?

Au contact d’une surface plus froide que le gaz atmosphérique une partie de la vapeur d’eau qu’il contient va se transformer en micro-gouttelettes. Plus il y a de gouttelettes, plus un voile opaque et grisâtre se forme. C’est ce que l’on constate sur la vitre d’un masque ou sur le miroir d’une salle de bain.

Saturation et point de rosée.

Trois paramètres influencent la création de la buée. Premièrement, sa formation est liée aux propriétés du support sur lequel elle se dépose, deuxièmement, elle est liée au niveau de saturation de l’humidité dans l’atmosphère et enfin à la température du support ainsi que celle du gaz.

Le point de rosée est la température du support qui permet la condensation, il dépend évidemment de la saturation en vapeur d’eau mais pas seulement. Par exemple si on a 100% d’humidité dans l’air, le point de rosée sera égal à la température ambiante. Si par contre l’air est moins chargé en humidité, le point de rosée sera plus bas, et ce d’autant plus que l’humidité sera faible. On en déduit donc que plus l’humidité de l’air sera grande et plus il y a des risques d’apparition de la buée.

Tout corps chaud transmet sa chaleur à celui qui est plus froid. Donc en ce qui nous concerne, la vitre du masque au contact de l’eau se réchauffe grâce à l’air contenu dans le masque qui se refroidit, il y a donc échange d’énergie. C’est cet échange d’énergie qui permet la création de gouttelettes d’eau microscopiques.

Le phénomène dépend également de l’état du verre du masque: micro-rayures, rugosité, encrassement, présence d’éléments chimiques divers. Toutes ces imperfections facilitent ce qu’on appelle le mouillage. Le phénomène de début de condensation porte quant à lui un nom assez barbare, la nucléation hétérogène.

La diffusion des gouttelettes.

Les micro-gouttelettes vont avoir tendance à s’agglomérer rapidement pour former des gouttelettes de plus en plus grosses. Le dépot d’humidité sur le masque devient alors opaque car il absorbe une partie de la lumière.

Comment éviter la formation de buée dans le masque ?

Pour éviter la formation de buée dans le masque, une des méthodes les plus employées est de cracher sur la vitre interne avant de mouiller le masque. Quelle drôle de pratique !! Mais puisqu’elle marche très bien, regardons pourquoi.

La salive est un agent tensioactif. Whouaaa !!, là déjà ça fait peur !! Bon alors rassurons nous, on peut imaginer qu’un tensioactif est un « assemblage » de 2 parties. La première partie qu’on appellera A aime la proximité de l’eau, la deuxième partie B au contraire déteste l’eau, elle souhaite s’en éloigner. Cette dernière partie B va donc chercher une surface de contact qui ne lui déplait pas, par exemple le verre. On pourrait dire que l’eau agit de même en s’écartant de la vitre par antipathie avec cet élément B. En simplifiant beaucoup On peut dire que les particules d’eau s’écartent donc du verre par rejet des parties B qui s’y trouvent.

Pour rester tout de même plus scientifique, disons que l’eau distribue ses molécules d’oxygènes et d’hydrogènes de façon homogène, c’est ce qu’on appelle la tension superficielle de l’eau. La salive, en tant que tensioactif va venir perturber ce bel arrangement, on dit qu’elle diminue la tension superficielle de l’eau.

L’effet de la salive est que l’eau se trouve éloignée d’une certaine façon du verre de la vitre et donc de ses aspérités, rayures et autre produits gras ou chimiques. Du coup cela empêche la formation en grande quantité de micro-gouttelettes et donc de la buée.

Quel produits utiliser contre la buée ?

Si vous avez compris ce qui précède vous déduirez facilement que l’on peut utiliser pour lutter contre la buée d’autres tensioactifs que le crachat (m’enfin lui au moins il est gratuit). Alors quels produits ? hein ?

Et bien par exemple on peut savonner la vitre, certains utilisent aussi des pommes de terre ou encore un brossage de la vitre interne au dentifrice. Si vous êtes un peu plus riche, vous trouverez en magasin des sprays semblent-ils assez efficaces, ne me demandez pas lesquels, j’en suis resté au crachat, hé oui je sais…..!!

D’autres solutions existent comme la flamme d’un briquet pour dégraisser la vitre du masque, ou encore les produits pour lave-vaisselle utilisés entre 50 et 60 degrés. Vous l’aurez compris, c’est à vous d’essayer et de garder finalement la solution qui vous plait le plus.

Et si malgré tout ça on a encore de la buée dans le masque ?

Si vous avez malgré tout de la buée dans le masque après avoir essayé toute ces techniques, il ne vous reste plus qu’à jeter ce satané masque pour en prendre un qui vous ennuiera moins, hé hé !!

Si vous avez de la buée en cours de plongée, pas d’autre solution que de faire rentrer de l’eau dans le masque, un petit mouvement de tête pour mouiller la vitre et hop, plus de buée, malheureusement ça ne dure que quelques instants, mais bon, quand on est coincé, au moins ça, ça marche.

J’espère que cet article vous aura intéressé malgré ses quelques longueurs. Alors je vous souhaite bonne plonge et sans buée !! A bientôt pour d’autres articles, abonnez-vous, c’est gratuit et vous ne louperez rien des nouveautés.

Retouche des photos de plongées ou pas ?

Faut-il retoucher ses photos de plongées ou pas ?

Sur ma page facebook quelqu’un m’a demandé si je retouche mes photos. Ce n’est pas la première fois que la question est évoquée et je sais que dans ce domaine très particulier de la photographie, les avis divergent grandement. Essayons d’apporter juste quelques éléments de réflexion, qui évidemment n’engagent que moi.

Mais avant d’aller plus loin il faut tout de suite faire la différence entre développer une photo et la retoucher.

Le développement d’une photo.

Le développement d’une photo en argentique c’est l’action de réaliser une photo soit sous forme de positif, de négatif ou de tirage papier à partir d’une bande sensible exposée à la lumière.

Le développement d’une photo en numérique c’est l’action de réaliser une photo à partir des données numériques d’un fichier informatique RAW qui n’est pas lui-même une photo, mais alors pas du tout.

La retouche photo.

La retouche en argentique consiste à retravailler un négatif ou une diapo afin d’obtenir une amélioration. Cette opération est l’affaire de spécialistes qui travaillent manuellement avec des pinceaux ou d’autres outils la plupart du temps pour supprimer des défauts.

La retouche photo en numérique c’est l’action de modifier une photo numérique existante (donc développée) en lui faisant subir différentes techniques comme le floutage, l’accentuation, la suppression ou l’ajout de détails par exemple.

Image RAW ou image direct boitier?

Je ne vais m’intéresser pour la suite de cet article qu’aux documents numériques.

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Sur la plupart des boitiers actuels, l’opérateur peut choisir dans les menus proposés par le fabriquant quantités de réglages plus ou moins évolués. Pour ce qui nous concerne, nous pourrions trouver: fichier RAW, JPEG ou encore RAW + JPEG. Bon, le JPEG, tout le monde connait j’espère, mais le RAW c’est quoi ?

Les fichiers RAW.

Lorsque vous appuyez sur le déclencheur, un obturateur s’ouvre pour permettre d’exposer une surface sensible à la lumière appelée capteur. Bien que ce soit assez compliqué, disons simplement que le capteur va fournir une information brute directement enregistrée sous forme de données numériques complètement inexploitables dans l’état, c’est ce qu’on appelle le fichier RAW.

Pour obtenir une photo, il faudra développer ces données à travers divers traitements informatiques qui vont aboutir à la construction d’une image selon les réglages ou les traitements spécifiques qu’aura choisi le photographe. Il faut donc un programme informatique spécialisé pour faire ce travail, on en trouve de très performants dans le commerce.

Les photos produites par le boitier.

Si vous n’enregistrez pas en RAW mais en JPEG, vous autorisez l’appareil à développer lui-même les données du capteur en appliquant des réglages spécifiques précalculés en labo chez le fabricant. La photo que vous obtenez donc n’est pas la réalité de la scène photographiée, mais juste une interprétation parmi d’autres de ce qu’aurait pu produire le fichier source. C’est pour cela que deux photos prises par deux appereils différents d’un même objet ne donneront pas au final le même résultat.

Le photographe peut lui-même intervenir pour modifier certains réglages qui participeront au développement, par exemple en choisissant une certaine balance des blancs ou un niveau de contraste particulier. Même si ces choix modifient le résultat, ils ne sont pas pour autant des retouches mais encore une fois juste une interprétation différente d’une base de données informatiques.

Retouche d’une photo.

Pour retoucher une photo il faut disposer d’un exemplaire déjà développé. On peut alors modifier certains détails comme par exemple la couleur du ciel ou bien encore supprimer des tâches de rousseur sur un visage.

La retouche est une action qui modifie sans retour possible en arrière l’épreuve d’origine. Le developpement au contraire ne modifie en rien le fichier RAW, il exploite uniquement ses données pour en tirer ce que souhaite l’utilisateur.

On retouche ou on retouche pas ?

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Une photo complètement ratée peut retrouver un certain caractère en quelques clics de souris, avant de mettre vos photos loupées à la poubelle, essayez de regarder si elle n’ont rien de sauvable, parfois on a des surprises agréables.

On retouche si par soucis d’espace disponible sur la carte mémoire par exemple (je fais du film donc j’ai besoin d’espace), si donc la version JPEG est déjà suffisante. L’objectif est, après le traitement informatique, d’obtenir un effet particulier ou encore de reconstruire l’image obtenue en essayant de la faire ressembler le plus possible au souvenir qu’on a de la prise de vue.

On ne retouche pas le fichier RAW, on le développe pour aboutir au même résultat que celui de la retouche mais sans effet destructeur des données de base et avec la certitude de pouvoir refaire une autre production à partir du même fichier source plus tard.

Quel avantage à faire du RAW ?

L’avantage à shooter en RAW est que le fichier source comportera toutes les nuances que le capteur aura pu enregistrer. C’est ce qui explique qu’un fichier RAW est très volumineux.

Par contre, choisir le JPEG, c’est faire le choix de perdre beaucoup d’informations numériques que le boitier aura supprimées en effectuant son développement automatique.

Bon, et moi alors, est-ce que je retouche mes photos ?

Puisque je fais souvent le choix du JPEG, je suis amené à retoucher mes photos pour améliorer le produit du boitier. En effet, parfois le résultat ne me satisfait pas du tout, que ce soit dans le ton, à cause de la température de couleur des lampes, ou parce qu’elle est peu contrastée ou encore mal exposée. A mon désavantage d’ailleurs, car le JPEG ne disposant pas de suffisamment d’informations numériques, je ne peux en retouche obtenir des résultats aussi performants que ceux que je pourrais espérer avec du raw. Mais bon, moi ça me suffit amplement.

Qu’est-ce que je peux dire aux gens qui me reprocheraient de faire de la retouche ? Ben rien du tout !!, ils font ce qu’ils veulent mais s’ils croient que ce que leur donne leur appareil en JPEG est représentatif de la vérité, ils se mettent juste le doigt dans l’oeil parce qu’ils n’ont tout simplement pas compris ce que je viens d’expliquer.

La photo est, et doit rester, un outil pour se faire plaisir avant tout. Ce n’est pas une compétition de quoi que ce soit. Je continuerai donc à faire de la retouche si j’en juge le besoin, en tout cas jusqu’à ce que je me mette au Raw moi aussi.

Conclusion.

J’espère que ce petit topo vous aura éclairés sur vos possibilités en photo numérique. Je vous souhaite donc de vous faire plaisir autant que vous pourrez en utilisant la technique qui vous ira le mieux. A bientôt donc pour d’autre articles…

Si cet article et éventuellement le contenu du blog en général vous a plu, n’hésitez pas à en parler autour de vous entre plongeurs et plongeuses bien sûr mais pourquoi pas en famille ou au boulot. Plus vous serez nombreux et nombreuses à visiter mes pages et plus je serai motivé à les faire vivre encore longtemps. Alors je vous en remercie d’avance et je vous souhaite une excellente fin d’année.

Boire, plongée et envie d’uriner.

Boire, plongée et envie d’uriner

Comme beaucoup de plongeurs, j’ai souvent eu l’envie d’uriner en plongée, parfois jusqu’à presque en souffrir parce que j’ai toujours voulu épargner à ma combinaison un outrage finalement pas si grave que ça.

Pourquoi a-t-on normalement envie d’uriner ?

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L’envie d’uriner apparait normalement 6 à 8 fois par jour et en général au moins une fois la nuit pour permettre à la vessie de se vider au moins partiellement. Notre corps a en effet besoin d’éliminer environ 1 à 1,5 litre d’urine par jour. Cette urine est le résultat de l’activité de filtrage du sang au niveau des reins pour le débarrasser de tous les produits toxiques issus de l’activité biologique du corps ou des aliments et boissons ingérés.

Avoir un besoin supérieur à cette moyenne peut être une raison de consulter un médecin car beaucoup de causes peuvent provoquer cette envie d’uriner intempestive. Evidemment d’une façon plus normale, plus on boit et plus il faut s’attendre à uriner souvent, surtout si on consomme des boissons par exemple qui sont connues pour augmenter notre besoin, la bière en est un exemple.

En plongée la chose est un peu différente, l’envie d’uriner est favorisé par différentes causes dont la pression qui s’exerce sur le corps en immersion et par la baisse de la température corporelle.

L’influence de la pression.

C’est bien connu des plongeurs, plus on descend profond et plus la pression environnante augmente (environ 1 bar tous les 10m). Cette pression provoque une contrainte sur le corps (dont les membres en particulier) qui tend à refouler le sang vers les parties moins exposées. Le sang refoulé augmente alors le volume sanguin dans le reste du corps. Celui-ci cherche naturellement à retrouver un certain équilibre en éliminant une partie de cette surcharge de volume, ce qui se traduit par une suractivité des reins et un remplissage plus rapide de la vessie.

Il est évident que si la vessie n’a pas été vidée avant la plongée, elle va vite saturer et déclencher l’envie urgente de se satisfaire. Deux solutions se présentent alors, soit se laisser aller (solution facile à assouvir mais difficile à prendre psychologiquement), soit de se retenir si la fin de la plongée est proche.

Et si on veut se retenir absolument, que risque-t-on ? Et bien comme tous les signaux envoyés par le corps une alerte n’est pas à prendre à la légère. Se retenir d’uriner peut entrainer une inflammation de la vessie bien sûr, mais toucher également les reins. là ça devient inquiétant.

Par précaution, il parait donc peu judicieux de se retenir.

L’influence de la température.

Nous l’avons vu dans un de mes précédents articles, notre corps réagit à la température et au froid en particulier en limitant dans ce cas la circulation sanguine dans les zones les plus susceptibles de perdre de la chaleur. Cette limitation a donc à quelque chose près le même effet que celui de la pression, c’est à dire augmenter le volume de sang dans les autres zones du corps et donc de provoquer une suractivité de la vessie.

Evidemment, cette action conjuguée à celle de la pression accélère un peu plus le remplissage de la vessie. Malheureusement celle-ci n’est pas extensible à volonté, elle contient normalement l’équivalent d’une tasse soit environ 250 ml de liquide.

L’influence de la nourriture et de la boisson.

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Certaines boissons augmentent le filtrage des reins. C’est évidemment le cas si on boit beaucoup d’eau avant la plongée, mais aussi si on s’abreuve avec trop de café ou de thé, j’ai aussi cité plus haut l’effet de la bière. Certaines nourritures aux vertus amaigrissantes peuvent avoir le même effet, éventuellement quelques médicaments.

Faut-il alors éviter de boire avant d’aller plonger ? Pas du tout. Si on se prive de boisson avant une plongée on se met en situation de déshydratation. Un phénomène accentué par tout ce qu’on a vu plus haut puisque le corps cherche à se débarrasser d’un surplus artificiel d’eau.

Lors de la sortie de l’eau, on peut facilement imaginer que la pression ayant disparu et que le corps se réchauffant, on vient dans une certaine mesure à manquer d’eau. Cela provoque un épaississement du sang et donc une plus grande difficulté pour lui de circuler. Il ne faut pas oublier non plus que c’est le moment où les microbulles dans le sang peuvent avoir l’effet le plus dévastateur. Si la crise est grave on tombe en accident de décompression. Un comble si on est un adepte scrupuleux des règles de sécurité.

Que faire ?

Tout dépend de chaque personne. Certaines ont une grosse vessie, d’autre une petite. Certaines ont un besoin très fréquent, d’autre non. Il n’y a pas de règle facile à uniformiser.

Ce qu’il faut retenir c’est:

* Ne pas descendre profond pour limiter la pression en immersion.

* Utiliser des vêtements de plongée chauds et confortables.

* Eviter de trop serrer la ceinture de plomb, l’usage d’un baudrier peut être une solution pratique.

* Prendre le temps de vider à fond sa vessie juste avant la plongée. Plus facile à dire qu’à faire, je sais.

* Boire raisonnablement de l’eau avant de plonger en évitant alcool, café ou thé.

* Boire de l’eau immédiatement après la plongée. La bière, tout agréable qu’elle soit, n’est pas conseillée ni avant, ni après la plongée.

* Bien s’hydrater en cas de plongées successives pour ne pas cumuler les risques.

* Ne pas faire d’efforts lors de la remontée, ni même après la sortie de l’eau.

* Ne pas faire d’activité sportive après une plongée.

* En cas de problématique sérieuse, consulter un médecin et pourquoi pas un conseil en diététique.

Conclusion.

Ce petit travail de synthèse est sûrement quelque chose de connu et diffusé dans les clubs, mais tout le monde ne plonge pas dans une structure, alors il me semblait assez opportun de faire ce petit rappel.

J’espère en tous cas qu’il pourra vous être utile. Je vous souhaite donc de belles plongées sans trop de contraintes de vessies.

Si cet article vous a plu, il y en a sûrement d’autres qui pourraient vous intéresser aussi, n’hésitez pas à fouiller l’historique du blog.

Ce blog a besoin de vous pour se développer, n’hésitez donc pas à en faire la promotion. Un petit commentaire sympa me fera également le plus grand plaisir.

La lampe Archon W42VR

La lampe W42VR de chez Archon.

Après mes deux derniers articles sur la puissance des lampes de plongée partie 1 et partie 2, la suite logique était de parler plus précisément du matriel lui-même et donc des lampes et phares que j’utilise. Evidemment, je n’ai rien à voir un quelconque site marchand et je ne suis pas non plus testeur ou fournisseur de matériel de plongée. Ce qui suit est donc seulement une annotation de mon expérience personnelle.

Deux mots sur la société Archon.

La société Archon était restée jusqu’à peu relativement méconnue ou boudée en France. Mais depuis quelques années, elle a percé le marché européen des lampes à LED. Archon est une filiale du groupe Xiware Technologie dont le siège se trouve à Shenzhen en Chine. Spécialisé dans la production de sources lumineuses à base de LED (diodes électroluminescentes), le groupe diffuse désormais plusieurs produits en France à travers la société Subtek implantée dans la Drôme qui en assure le service après-vente. L’entreprise à su convaincre les utilisateurs en mettant l’accent sur une fabrication de qualité.

La lampe W42VR.

archon-2 dessus

La W42VR est une lampe de plongée destinée à la ……Cliquer ici pour lire la suite de l’article complet en page MATERIEL.

Puissance des lampes et des phares de plongée 2

Puissance des lampes et des phares de plongée: Partie 2.

Je vous avais promis le 20 septembre dernier une suite à la première partie de mon article sur la puissance des lampes et des phares de plongée. Voila qui permet de tenir mon engagement. J’espère que vous y trouverez des renseignements utiles pour vos prochains achats d’équipements de plongée. Bonne lecture.

Choix des accumulateurs.

Pour les LEDs en particulier, le flux lumineux dépend énormément du courant consommé. Il ne suffit donc pas d’avoir une lampe ou un phare de qualité, si les accumulateurs de courant ne le sont pas, la puissance lumineuse disponible sera bien moins importante. Il est donc indispensable de s’équiper avec des accumulateurs de qualité professionnelle, plus chers c’est certain, mais plus efficaces. Ces accumulateurs ont un rendement important et garantissent un débit important tout au long de l’utilisation. D’autre part il permettent d’obtenir une autonomie plus grande qu’avec des accus de moins bonne qualité.

Comment savoir si on a affaire à un accumulateur de qualité ? A encombrement égal pour un format standard, un accumulateur de qualité pèsera un peu plus lourd, c’est d’autant plus vrai si on le compare à une contrefaçon.

Température et lumière.

La production de lumière dépend pour une bonne part de la température d’utilisation mais aussi de la qualité de la source lumineuse. Les ampoules halogènes destinées aux phares de plongée sont des ampoules spéciales, elles montent plus en température et produisent une lumière plus blanche que celle des ampoules que l’on trouve communément dans le commerce. Celles-ci ont une dominante de couleur jaune assez désagréable si on fait de la photo. Attention donc lors du remplacement d’une ampoule grillée, il faut s’assurer que la neuve est bien une ampoule spéciale photo. Attention également à ne pas toucher les capsules en verre de ces ampoules, vous y déposeriez avec vos doigts un dépot gras qui empêcherait l’ampoule de dissiper sa forte chaleur. Cela pourrait provoquer une détérioration avancée du filament et donc griller l’ampoule.

Pour les LEDs, l’effet est curieusement inverse, plus la jonction émétrice sera froide et plus l’efficacité de la LED sera grande. Les lampes ou les phares à LED conviennent donc parfaitement pour les eaux froides et même très froides puisqu’elles sont capables de fonctionner parfaitement jusqu’à des températures voisines de – 40°C.

Quel usage pour la lumière?

Les technologies.

Différentes technologies offrent avantages et inconvénients selon l’usage que l’on veut faire de la lampe ou du phare. Par principe, les torches et les lampes conviennent parfaitement pour les faisceaux étroits qui ne nécessitent pas une grande puissance. Pour les fortes puissances en éclairage diurne ou nocturne, les phares sont plus adaptés car ils embarquent des accumulateurs plus puissants et offrent souvent des faisceaux larges particulièrement utiles pour la photo et la vidéo. En termes d’efficacité lumineuse et d’autonomie, les technologies lumineuses à LEDs sont très performantes. Bien qu’encore relativement chères pour les fortes puissances, elles envahissent le marché et sont en passe de devenir l’incontournable. Leur durée de vie est tout simplement énorme et il y a tout lieu de croire que vous tuerez votre lampe en la noyant avant qu’elle n’ait eu le temps de tomber en panne.

Les équipements à base de technologie HID sont presque aussi efficaces d’un point de vue luminosité, mais le prix prohibitif d’une lampe de rechange aux environs de 200 € en refroidira plus d’un après un passage au tiroir-caisse. De plus ces instruments nécessitent de gros accumulateurs d’où un poids et un encombrement conséquents.

On trouve encore sur le marché des lampes et des phares à lampe halogène. Sans compter que la lumière produite possède une forte dominante jaune (ce qui peut présenter parfois un certain avantage pour réhausser les couleurs), ces lampes consomment beaucoup d’énergie électrique. Par contre ce type de projecteur produit une lumière douce qui semble plaire à la faune aquatique contrairement à la production des LED qui semble indisposer plus d’un poisson. Aucune étude ne montre d’ailleurs si c’est la lumière elle même qui est gênante pour les poissons ou plutôt la fréquence de hachage du courant que notre oeil est incapable de percevoir. A moins qu’il ne s’agisse d’une composante ultraviolette que les poissons serait éventuellement capables de voir contrairement à nous.

Les usages.

Pour la balade de jour, il vaut mieux avoir un phare puissant. Les lampes de petites dimensions ne produisent pas suffisamment de flux lumineux pour être efficaces. Les phares LED et HID sont tout à fait recommandés pour cet usage. Un faisceau moyen aux environs de 50° conviendra mieux qu’un faisceau large à 90° ou plus. Un faisceau étroit pour servir de pointeur ou pour fouiller les trous permettra de disposer de moins de puissance. Une torche à LED fera alors merveille d’autant que certaines permettent de focaliser le faisceau lumineux par ajustement d’une lentille mobile.

Pour la balade de nuit, il est nécessaire d’avoir beaucoup de puissance car l’eau chargée de planctons et de particules absorbe très vite la lumière. Un faisceau large de 60 à 120° est idéal. Les phares à LED sont très performants dans ce domaine d’autant plus que certains sont spécialement conçus pour la prise de photo ou pour la vidéo. Tabler sur 3000 à 5000 lumens au moins. Le top est d’avoir au moins deux de ces appareils pour faire des photos équilibrées ou de petits clips vidéos sympas.

Les petites torches de 800 à 1600 lumens munies d’un faisceau de 20 à 40° seront parfaites pour un usage ponctuel ou pour servir de secours en plongée de nuit. Leur prix est particulièrement intéressant au regard de leur solidité et de leur durée de vie.

Conclusions.

Ce topo était sans doute un peu long mais il y avait beaucoup à dire. Le choix d’une lampe ou d’un phare doit non seulement se faire en fonction de son ergonomie, mais surtout de l’usage que l’on veut en faire. Attention aux puissances annoncées par les constructeurs, il n’y a pas de normes bien établies pour faire de vrais comparatifs. Le mieux est donc de s’en tenir à quelques éléments factuels comme l’ouverture angulaire, le flux en lumens et l’autonomie annoncée à pleine puissance. Avant de faire un choix définitif il n’est pas sans intérêt d’aller faire un saut sur quelques forums pour avoir différents retours d’expériences de plusieurs plongeurs sur la qualité du matériel ou le sérieux des services après-vente.

Voila voila, je vous souhaite évidemment de trouver l’outil idéal pour vous en espérant que ce petit topo aura pu vous éclairer, tiens !! ça va très bien ça pour finir cette page !!

Si cet article vous a plû, n’hésitez pas à en parler autour de vous entre amis ou entres plongeurs en clubs. Je remercie d’ailleurs ici ceux qui ont déjà eu l’idée sympathique de partager un lien de mon blog sur leur réseau social. Vos encouragements seront aussi les bienvenus, ça ne parait pas comme ça, mais faire vivre ce blog c’est un travail qui demande pas mal de disponibilité et de persévérence.

Puissance lumineuse des lampes et phares pour la plongée.

Puissance des lampes et des phares de plongée. Partie 1

Lorsqu’un plongeur débutant cherche à s’équiper d’une lampe ou d’un phare de plongée, il doit souvent faire un choix cornélien du fait de l’éventail extrêmement large qui lui est offert en magasin ou sur les divers sites internet de vente par correspondance.

Sans expérience il est vraiment difficile de savoir quelle puissance, quel type de lampe ou de phare conviendra le mieux à son besoin. Et coté choix, il ne faut pas trop se tromper car le matériel d’éclairage étanche représente un investissement non négligeable qui s’étend très vite à plusieurs centaines d’euros, et parfois même au-delà du millier.

Les grandeurs lumineuses.

Dans mon précédent article sur les différentes grandeurs lumineuses, nous avons vu ce qu’est un flux lumineux, un éclairement ou une luminance. Je vous invite à relire ce texte pour bien vous imprégnez de ces notions très importantes.

Pour autant, je n’avais pas abordé la notion de puissance, je devrais même dire les notions de puissance car effectivement il règne sur les descriptions du matériel de plongée un vrai flou artistisque qui rend incompréhensible au néophyte les repères qui devraient pourtant l’aider à faire un choix judicieux.

La puissance électrique.

La puissance électrique est une grandeur exprimée en watt (W). Elle représente le produit de la tension disponible (U) aux bornes d’une pile ou d’un accumulateur par l’intensité (I) du courant qu’il débitera à travers un récepteur. Pour calculer cette puissance on fait donc l’opération très simple: P= U x I.

Prenons l’exemple d’une ampoule halogène alimentée sous une tension de 12 volts et consommant un courant de 4 ampères. On aurait donc P = 12 x 4 = 48 watts. Cette expression très intéressante n’a pourtant que peut d’intérêt pour le plongeur car ce n’est pas la puissance consommée qui est importante mais plutôt la capacité de l’appareil à maintenir cette consommation pendant une longue durée.

La capacité électrique et autonomie.

Lorsque vous achetez une pile ou un accumulateur, vous pouvez remarquer que ces sources de courant sont identifiées par une inscription du type 1500 mAh. Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?

Avoir une capacité électrique de 1500 mAh signifie que le courant que votre source d’énergie est capable de produire sera de 1,5 ampères au maximum pendant 1 heure. Au-delà de cette durée, la source ne pourra plus débiter de courant et si vous utiliser une lampe, elle va s’éteindre faute d’énergie. Evidemment si vous avez une consommation de seulement 0,5 A (soit le tiers de 1,5 A) la pile ou l’accumulateur pourra vous fournir ce faible courant pendant 3 heures. Par contre la quantité de lumière que vous aurez sera bien moins importante.

Cette caractéristique est intéressante puisqu’elle est évoquée dans les notices des vendeurs par le terme autonomie. Pour notre exemple de 1500 mAh vous aurez donc une autonomie d’1 heure si votre lampe consomme un courant de 1500 mA. Il ne faut donc pas se laisser abuser par des autonomies annoncées fantaisistes de plusieurs heures car cela veut simplement dire que vous ne disposerez d’aucune puissance lumineuse.

On peut donc retenir que l’autonomie d’une lampe ou d’un phare ne doit être un élément de choix que s’il est représentatif d’une utilisation à 100% de la puissance annoncée.

Puissance et efficacité lumineuse.

La puissance lumineuse est un élément crucial dans le choix d’une lampe ou d’un phare de plongée. La percée fulgurante des technologies d’éclairage à base de composants à LED (diodes électroluminescentes) a introduit une nouvelle notion de puissance qui ne s’exprime plus en watt mais en lumens (lm).

Nous l’avons déjà vu dans mon article précédent sur les grandeurs photométriques, le lumen exprime un flux lumineux, c’est à dire une intensité lumineuse à travers un cône d’ouverture défini. En pratique on peut traduire qu’une lampe de 1000 lumens par exemple dont le faisceau sera de 10° d’ouverture sera plus puissante que la même lampe avec un faisceau cette fois de 90°.

Plutôt que de puissance lumineuse on parlera plus pratiquement d’efficacité lumineuse. L’efficacité lumineuse s’exprime en lumens par watt (lm/w).

A titre de comparaison on peut prendre l’exemple d’une lampe qui fournirait un flux de 1600 lm. elle consommerait environ 100 w en version ampoule à incandescence, 80 w en ampoule halogène, 28 w en tube fluocompact et seulement 20 w en technologie LED.

On comprend mieux pourquoi les lampes et phares à LED jouissent d’une grande autonomie. Malheureusement, notre oeil n’a pas une sensibilité à la lumière identique à toutes les longueurs d’ondes de la lumière. Le maximum de sensibilité se trouve autour de 555 nanomètres (nm, voir mon article sur la température de couleur). Une lampe sera donc d’autant moins efficace pour notre vision que la longueur d’onde de sa lumière émise s’éloignera de la valeur 555 nm. Le meilleur choix en terme d’efficacité pour un éclairage à LED sera un blanc neutre, il ne produira ni dominante jaune, ni dominante bleu.

Les LED de grande puissance lumineuse on une efficacité de l’ordre de 130 lm/w, c’est presque 10 fois plus que celle d’une lampe à filemment de tungstène et presque 4 fois plus qu’une lampe halogène. C’est donc un choix technologique très intéressant, d’autant plus que les accumulateurs Li-On on fortement réduit l’encombrement nécessaire à puissance électrique égale.

Seul inconvénient, les lampes à LED surpuissantes produisent une grande quantité de chaleur et nécessitent donc l’usage d’un système de refroidissement très efficace. Utilisées hors de l’eau ces lampes vont rapidement surchauffer et sans coupure rapide, elle vont subir très vite des domages irréparables. Il sera donc judicieux de veiller à ne jamais les utiliser hors de l’eau.

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Voilà ce que je voulais vous dire pour cette première partie d’un article qui aurait été sinon beaucoup trop long. Ne vous inquiétez pas, vous n’aurez pas trop de temps à attendre pour lire la deuxième partie d’ici à quelques jours.

Voir des nudibranches à Arcachon

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Chercher les nudibranches.

Polycera de dos  P2N Flabeline arveloi

Un peu d’alchimie cérébrale.

Tiens tiens avant de parler des nudibranches, pour une fois si on parlait plongée avec un petit jeu de mots d’alchimie ? Voyons voir ça, humm humm, vous rentrez de la plongée on vous dit: alors ? comment t’as trouvé l’eau ? C’est donc en toute logique que la personne croit que vous la cherchiez. Mais chercher, vous serez d’accord, c’est jeter un oeil , et si on ne voit rien c’est que la chose est bien cachée. Il suffit de regarder, c’est à dire poser le regard au bon endroit pour…. trouver….donc pourquoi pas l’eau effectivement !! Oulà, je dois plus aller bien moi, revenons plutôt à la plongée où le regard cette fois-ci a toute son importance.

Généralités.

Parmi les généralités et les réflexions de quelques plongeurs que j’ai pu entendre par le passé, quelques-unes étaient du style: « Boff, le bassin, c’est toujours pareil, on y voit rien, y a pas grand chose ». Et en effet, à première vue les sites les plus fréquentés par les plongeurs locaux ne présentent pas une richesse fantastique, mais à première vue seulement. Tout le monde a déjà vu évidemment des anémones bijoux, des éponges, des algues grisâtres qui recouvrent les rochers, des ferrailles un peu partout, parfois dangereuses d’ailleurs….Bref pas de quoi s’éclater, hé bien pas du tout, il suffit de mieux regarder pour pouvoir s’émerveiller des toutes petites choses.

Dans un article précédent, je faisais un petit comparatif sans prétention entre « voir » et « observer » car il y a beaucoup à dire sur ces deux actions et ce que chacune peut nous apporter. « Qui veut voir doit d’abord regarder« , ça paraît bête comme chou mais pourtant ce n’est pas dénué de bon sens.

Bon, allez-vous dire, et alors ? Et ben alors voilà: regarder, c’est poser son regard, mais ça sous-entend que l’environnement le permette, ce qui se traduit au bassin par avoir une eau claire, chose rare. Il faut reconnaître qu’avec 50 cm en hiver par exemple, on se demande quelle mouche nous pique d’aller plonger. Ensuite, est-ce une plongée de jour ou une plongée de nuit ? Il y a une grande différence: le jour la lumière du soleil pénètre plus ou moins profondément selon l’état du ciel, l’heure ou l’époque de l’année. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, on voit beaucoup moins bien la journée qu’en pleine nuit si l’on dispose de l’éclairage qui va bien. La nuit, seules les lumières artificielles peuvent révéler la richesse sous-marine. On aura besoin en général de beaucoup de lumière artificielle et comme je l’ai déjà expliqué, la turbidité de l’eau absorbe très vite une grande quantité de lumière. Il faudra donc veiller à ne pas négliger le choix d’une lampe, d’une torche ou d’un phare. Je reviendrai sans doute bientôt sur ce sujet car on entend dire un peu tout et n’importe quoi à propos de la puissance lumineuse.

D’autre part, on le sait peu, 80% des espèces animales sont nocturnes, que ce soit sur terre ou sous l’eau. Plonger la nuit c’est par conséquent se garantir du plaisir de certaines découvertes. Bon, à une condition tout de même, c’est de savoir prendre le temps de vraiment regarder. Beaucoup de ce qui est caché est par nature tout petit et il faut se rendre à l’évidence, en plongée, chercher ce qui est petit, ce n’est pas facile. En tous cas, cela exclut de passer en coup de vent à 3 mètres au-dessus des rochers en se prenant pour un avion à réaction.

limacia clavigera  P2N Flabeline fond noir faceb

Parmi tout ce merveilleux petit monde à découvrir, il y a les limaces de mer dont les nudibranches font partie.

Comment voir des nudibranches au bassin d’Arcachon ?

Pour voir des nudibranches au bassin d’Arcachon il faut déjà comprendre ce qu’ils sont et quel est leur mode de vie. Ces petits animaux sont des limaces, en fait de petits mollusques sans coquille. Petits n’est pas un qualificatif exagéré, en effet certains ne mesurent pas plus que 3 à 4 mm. Nudibranches signifie textuellement « les branchies à nu ». Cela se traduit physiquement d’une façon assez surprenante par l’existance à l’arrière du dos de l’animal d’un panache coloré et rétractile, c’est en fait l’appareil respiratoire extériorisé du mollusque.

chromodoris Hortense le 27 12 2015 nudibranche croustillant hortense 6 decembre 2015

Le corps des nudibranches peut être lisse ou recouvert de nombreux tentacules plus ou moins gros selon l’espèce, il possède en général des couleurs tout simplement magnifiques. Un mimétisme parfait avec l’environnement rend souvent la détection des plus petits particulièrement délicate. La tête ressemble un peu à celle de nos escargots. Sur le devant de tête se trouve une paire de 2 tentacules assez grands et très mobiles qui servent à tatonner. Un peu plus loin, une deuxième paire rétractable appelée les rhinophores pointe vers le ciel. A ce niveau on peut distinguer, parfois avec difficulté, l’ébauche plus ou moins évidente de deux minuscules yeux sombres.

coryphelle 3 P2N Faceline P2N

Les nudibranches ont parfois des régimes alimentaires très sélectifs qui imposent à l’animal de vivre directement au contact de sa subsistance. Avec l’habitude on finit par reconnaitre ses aliments ce qui permet de cibler les recherches sur une zone peu étendue. Il peut s’agir d’éponges, de tuniciers, de bryozoaires ou encore d’hydraires, voire parfois des pontes de poissons. Certaines limaces consomment même des anémones, en stockant leur venin elles se rendent très peu goûteuses pour les prédateurs. Certaines nourritures sont saisonnières comme les hydraires tubulaires par exemple qui disparaissent totalement des rochers dès que la température de l’eau dépasse 14 à 15°. Les très nombreuses flabelines qui s’en régalent et y pondent leurs oeufs au début du printemps disparaissent en même temps, c’est bien dommage. On le voit, pour trouver des nudibranches ils faut avant tout savoir décrypter l’environnement et prendre son temps.

D’autres considérations sont également très importantes. Les nudibranches sont très fragiles et très légers. par conséquent les courants violents des marées du bassin peuvent facilement les emporter. C’est pour cela qu’il vaudra mieux les chercher soit sur les flancs de rochers à l’abris du courant ou bien à l’entrée de quelques cavités dont les limaces de mer aiment coloniser les plafonds. On va donc trouver certaines espèces à des endroits très particuliers que seuls le temps et la pratique permettent de reconnaître du premier coup d’oeil. Heureusement, ces petits animaux sont des fous de la reproduction et batifollent en grand nombre laissant sur les rochers ou accrochés aux tiges des hydraires des paquets d’oeufs eux aussi particulièrement intéressants.

Reconnaître les nudibranches est une affaire de spécialistes, il n’y a pas de honte à se tromper de temps en temps. Il en existe une quantité d’espèces assez phénoménale dont au moins une bonne vingtaine, ou même plus, peuplent le bassin d’Arcachon.

Où les voir ?

Je ne prétends pas être un grand spécialiste en biologie marine ni même pratiquer la plongée partout au bassin. N’étant pas en club, je me limite aux plongées accessibles depuis le bord. J’ai donc décrit ces lieux dans un précédent article.

Le site principal reste, et de loin, le plus populeux et le plus beau. Il s’agit du spot de plongée d’Hortense presque au bout de la presqu’ile du Cap Ferret. Là les nudibranches colonisent de nombreux enrochements mais il faut malgré tout avoir un oeil averti pour les y discerner tant ils sont minuscules. Un autre spot reconnu plus pour ses hippocampes que pour ses nudibranches, c’est le site au sud du Port de La Vigne. Ici c’est dans les structures riches en éponges qu’il faudra chercher. On y trouve assez facilement de magnifiques cantabriques. De l’autre côté du bassin d’Arcachon, c’est presque impossible d’en trouver tant les fonds sableux sont omniprésents.

Les nudis les plus fréquents.

Parmi les espèces facilement observables on trouvera pas mal de flabelines, de coryphelles, de berthelles, de doris de krohn, de doris aérolés, de doris oranges, de doris citrons, de doris tricolores, de polycéras, de cantabriques et bien d’autres encores. Je vous conseille de visiter la page web http://fran.cornu.free.fr/liste/liste.php?sous_groupe=7, pour voir tout ce petit monde en photo.

nudibranches Hortense le 22 12 2015 Nudibranche 3  P2N

Pour vous faire plaisir essayez donc d’en découvrir quelques-uns vous-même, c’est vraiment génial.

Prudence.

Prudence lorsque vous vous arrêterez pour exercer vos talents de limiers, les nudibranches sont extrêment fragiles, surveillez votre palmage pour ne pas les blesser ou ravager leur lieu de pontes. Alors je n’ai plus qu’à vous souhaiter de belles découvertes.

Priorité à la vitesse

La priorité à la vitesse en photo.

En technique photographique, certains mots barbares effraient encore quelques débutants. A défaut de comprendre toutes les astuces des photographes professionnels et leur langage obscur, ils se tournent alors vers des solutions de facilité dont la première est de n’utiliser que les réglages préprogrammés des modes automatiques ou des modes scènes.

Pourtant le réglage de la priorité à la vitesse peut très facilement se comprendre. De plus, cette technique est facile à mettre en oeuvre. Elle permet par exemple d’obtenir des expositions correctes sur des sujets en mouvement. Voyons donc de quoi il s’agit.

Technique d’un appareil photo.

Le principe de base.

Nous l’avons vu dans mon précédent article sur la profondeur de champ, le principe de base d’un appareil photo est relativement simple. Il consiste à faire parvenir à un capteur photosensible (pellicule ou capteur numérique) une certaine quantité de lumière à travers un ensemble de lentilles optiques et d’un diaphragme.

Le temps pendant lequel la lumière éclaire le capteur permet d’obtenir une exposition correcte de façon à ce que l’image finale ne soit ni trop claire, ni trop sombre. La maîtrise du temps d’exposition contribue à obtenir certains effets comme par exemple un flouté qui mettra en valeur un objet en déplacement.

L’obturateur.

L’obturateur est d’une façon générale l’artifice de construction mécanique qui va permettre ou non le passage de la lumière vers le capteur. Il en existe plusieurs types, soit sous la forme d’un rideau noir, soit sous la forme d’un volet à lamelles qui se déplacent au plus près devant le capteur. Ces systèmes peuvent finalement être assez encombrants et tout au moins relativement lents. Hors c’est justement un temps de latence trop long qui peut faire rater une belle photo.

On trouve donc un autre système, électronique cette fois, qui va par des signaux électriques bloquer ou valider l’enregistrement de la lumière. Cette technologie présente l’énorme avantage d’être tout à la fois silencieuse, précise, très rapide et peu encombrante. C’est pourquoi on la retrouve en particulier sur des compacts numériques ou sur des appareils réflex destinés à la prise de vue animalière.

Comme il est rare de n’avoir que des avantages dans un système, le pendant de l’obturateur électronique est sa relative lenteur du fait du temps nécessaire à l’analyse de la lumière avant une prise de vue faite au flash. Pour ce type de photo, les obturateurs mécaniques offrent de meilleurs résultats.

La vitesse d’obturation.

Définition.

Par définition, la vitesse d’obturation, c’est le temps pendant lequel l’obturateur laisse la lumière atteindre le capteur photosensible. C’est donc le temps d’exposition.

Réglage de la vitesse d’obturation.

Pour régler la vitesse d’obturation il est nécessaire de placer l’appareil photographique en mode « priorité à la vitesse« . Bien souvent ce mode est repéré par les symboles A, Av ou encore S sur les molettes de sélection. Une fois cette sélection effectuée, il est possible de régler par une molette le temps pendant lequel l’obturateur restera ouvert. Dans ce mode l’appareil mesure la luminosité d’une scène et en fonction du choix initial de la sensibilité ISO, il va calculer et positionner le diaphragme dans la position qui donnera la meilleure exposition possible.

Les appareils modernes permettent d’atteindre des vitesses d’obturation très élevées. Ces vitesses s’expriment en général par une fraction de temps: par exemple 1/125° de seconde. Le temps d’exposition dans ce cas correspond à 1 seconde divisée par le nombre 125. Entre chaque choix successifs (par exemple 1/2000, 1/1000, 1/500, la progression de la vitesse d’obturation est évolutive d’un facteur 2 tout comme les réglages de la profondeur de champ d’ailleurs.

Il est possible sur certains appareils de disposer d’un mode totalement débraillable appelé « Mode Manuel ». En général ce mode est repérer par le symbole M. Dans ce mode très technique à déconseiller aux débutants, le photographe doit lui-même choisir la sensibilité ISO, l’ouverture du diaphragme et la vitesse d’obturation.

Pourquoi choisir le mode « Priorité à la vitesse » ?

Bien souvent ce choix est dicté par la nécessité de photographier un objet en mouvement rapide (oiseau en vol, véhicule de course, poisson etc…). Mais le choix d’une vitesse d’obturation élevée sera aussi motivé par la recherche d’une extrême netteté dans la photographie, par exemple pour en faire un agrandissement. Dans ce dernier cas il faudra certainement disposer d’une source de lumière puissante pour s’assurer d’une exposition correcte si on ne veut pas monter trop dans les ISO.

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