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Eviter les particules en photos sous-marines de nuit

Gérer son éclairage en plongée de nuit.

Préambule: ne pratiquant quasiment que le film de nuit en éclairage LEDs, je ne parlerai ici que de ce mode d’éclairage et pas du tout de l’usage des flashs, un domaine qui est déjà traité ailleurs de très bonne façon.

Beaucoup des photos que je publie ici sur le blog ou encore sur ma page Facebook peuvent surprendre les habitués de la plongée au bassin d’Arcachon. En effet, la plupart donnent l’impression de conditions idéales pour de la photo avec semble-t-il une eau très limpide. Pourtant tout au long de l’année la visibilité oscille de 30 cm seulement à 7 ou 8 mètres maximum, avec une moyenne d’1,5 mètres. Alors comment puis-je arriver à produire des clichés aussi peu encombrés de particules ?

Les particules

Il est évident que je n’ai pas de baguette magique pour faire disparaître les particules véhiculées par le courant des marées ( d’ailleurs, si j’en avais une, je l’utiliserais pour bien autres choses…). Au fait, elles sortent d’où toutes ces particules ?

L’origine des particules marines.

Plusieurs origines sont possibles pour expliquer la présence des particules marines.

Tout d’abord il y a la présence naturelle du plancton. Celui-ci est particulièrement important lors de la période hivernale au cours de laquelle la température oscille entre 7 et 11°C.

La période hivernale est traditionnellement celle où certaines villes côtières du bassin louent les services du Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon (le SIBA) pour dévaser les ports et leurs chenaux d’accès ou bien pour réensabler certaines plages. Ces opérations soulèvent évidemment d’énormes quantités de vases ou de boues sédimentaires qui se diffusent très rapidement dans les eaux et qui sont véhiculées aux grès des marées un peu partout dans le bassin.

A certaines périodes de l’année les conditions météos peuvent favoriser également l’apparition de flocons de boues. Ce phénomène biologique apparait lors de conditions particulières ou le mélange des eaux douces et salines donne naissance à certains développements bactériens produisant des assemblages cellulaires vivants ou morts d’environ 250 microns de diamètre mais qui s’agglomèrent pour former d’innombrables flocons opaques de l’ordre du millimètre. La grande quantité de ces flocons donnent l’impression d’un nuage de neige virevoltant dans tous les sens.

Les fortes marées enfin, parfois associées aux tempêtes, brassent considérablement les rivages et soulèvent quantités de particules qui viennent opacifier les eaux.

Gérer sa lumière pour éviter les flux de particules.

Dans certaines circonstances, même avec la meilleure volonté, il est impossible d’empêcher l’apparition des particules sur une photo. La visibilité est si réduite que les images en sont inexploitables.

Mais alors, comment faire ?

Tout d’abord, il faut bien se rendre à l’évidence, il sera impossible avec une eau chargée de faire des photos d’ambiance. La seule façon pour espérer faire de belles photos sera de se lancer dans la macrophotographie.

En effet, pour faire de la macro il est nécéssaire d’approcher l’objectif du caisson étanche au plus près de la cible. La faible distance réduit considérablement le nombre de particules. Pour autant ce n’est pas suffisant.

En photo de nuit, une lapalissade implacable serait de dire que pour ne pas voir les particules sur une photo prise en eau chargée, le mieux serait de ne pas les éclairer. Et bien c’est exactement ce qu’on va essayer de faire justement.

Plus on est près de la cible et plus il est difficile de l’éclairer frontalement, ça tombe bien, c’est justement ce qu’il ne faut pas faire. La seule solution est alors de positionner l’éclairage latéralement avec un angle presque perpendiculaire à l’axe de la prise de vue et de chaque côté de la cible.

Autre avantage de cette technique, elle fait ressortir très bien le relief de l’image. Cet effet est encore plus accentué si on positionne l’appareil photo au même niveau que la cible, voire même légèrement en dessous si c’est possible.

Ok pour les particules, mais que fait-on pour éliminer les zones d’ombres ?

L’astuce consiste à utiliser une lampe d’appoint de plus faible puissance ou de puissance équivalente et de la positionner à la perpendiculaire au dessus de la cible, presque à contre-jour. Cette lumière va effacer les zones nombres créées par les lampes latérales. On peut même disposer si on est riche deux lampes positionnées à environ 75°C de par et d’autre de la cible, toujours sur un plan vertical perpendiculaire à l’axe optique de l’appareil photo. La lumière est alors homogène et cela donne de la puissance à l’image.

Et ça suffit ?

Et bien non malheureusement, si l’eau est chargée, que voulez-vous elle est chargée un point c’est tout !! Donc vous n’éviterez pas les particules sur la photo. Par contre, bonne nouvelle, elles seront en très petites quantités normalement.

Du coup, il suffira de faire un petit traitement d’image sur ordinateur pour effacer les points ou les traits de lumières disgracieux. Assombrir un tout petit peu l’image permet normalement de vaincre les zones résistantes.

Le problème de la technique macro.

En technique macro, La profondeur de champ est malheureusement réduite. C’est pourtant plutôt intéressant car les particules seront floutées, et donc moins gênantes. Par contre, du fait de la fermeture du diaphragme, peu de lumière pénètrera dans l’appareil photo et les clichés vont avoir tendance à être sous-exposés, à moins de travailler en tout automatique, mais nous avons vu dans un article précédent que ce n’est pas une bonne solution.

Pour redonner de la vivacité à la photo, il suffira de jouer avec la sensibilité ISO de l’appareil. En augmentant la sensibilité on obtient des vitesses d’obturation plus rapides. Plus la vitesse d’obturation est grande, et moins les particules véhiculées par le courant donneront des traits de lumières désagréables qui viennent gâcher la photo.

Evidemment, la maîtrise de tous ces paramètres n’est pas facile, c’est l’expérience seule qui vous montrera les bons choix. Alors n’hésitez pas à faire plusieurs photos d’un même sujet en variant la position ou le nombre des lampes, en réglant les ISO ou le diaphragme, c’est le meilleur gage d’avoir dans le tas, au moins un cliché qui vaudra la peine d’être gardé.

Comment éviter la buée dans le masque.

Bien comprendre la buée.

Tout plongeur a été confronté un jour ou l’autre à un phénomène de dépôt de buée à l’intérieur de son masque. Si certaines méthodes que nous verrons plus loin très rapidement permettent de s’en protéger, peu de gens savent ou comprennent pourquoi ce phénomène se produit. Je vais donc faire ici un petit rappel presque scientifique pour me démarquer des présentations habituelles.

Les états de l’eau.

L’air que nous respirons est formé de différents gaz mais aussi de vapeur d’eau. L’eau est un élément naturel présent sur notre planète sous 3 formes spécifiques qui sont: l’eau liquide, l’eau en phase solide (glace) et l’eau en phase gazeuse (la vapeur). Notre atmosphère est le principal agent transporteur de l’eau en phase vapeur. Quand l’atmosphère contient beaucoup de vapeur d’eau on dit qu’elle est saturée.

Pourquoi y a-t-il de la buée ?

Au contact d’une surface plus froide que le gaz atmosphérique une partie de la vapeur d’eau qu’il contient va se transformer en micro-gouttelettes. Plus il y a de gouttelettes, plus un voile opaque et grisâtre se forme. C’est ce que l’on constate sur la vitre d’un masque ou sur le miroir d’une salle de bain.

Saturation et point de rosée.

Trois paramètres influencent la création de la buée. Premièrement, sa formation est liée aux propriétés du support sur lequel elle se dépose, deuxièmement, elle est liée au niveau de saturation de l’humidité dans l’atmosphère et enfin à la température du support ainsi que celle du gaz.

Le point de rosée est la température du support qui permet la condensation, il dépend évidemment de la saturation en vapeur d’eau mais pas seulement. Par exemple si on a 100% d’humidité dans l’air, le point de rosée sera égal à la température ambiante. Si par contre l’air est moins chargé en humidité, le point de rosée sera plus bas, et ce d’autant plus que l’humidité sera faible. On en déduit donc que plus l’humidité de l’air sera grande et plus il y a des risques d’apparition de la buée.

Tout corps chaud transmet sa chaleur à celui qui est plus froid. Donc en ce qui nous concerne, la vitre du masque au contact de l’eau se réchauffe grâce à l’air contenu dans le masque qui se refroidit, il y a donc échange d’énergie. C’est cet échange d’énergie qui permet la création de gouttelettes d’eau microscopiques.

Le phénomène dépend également de l’état du verre du masque: micro-rayures, rugosité, encrassement, présence d’éléments chimiques divers. Toutes ces imperfections facilitent ce qu’on appelle le mouillage. Le phénomène de début de condensation porte quant à lui un nom assez barbare, la nucléation hétérogène.

La diffusion des gouttelettes.

Les micro-gouttelettes vont avoir tendance à s’agglomérer rapidement pour former des gouttelettes de plus en plus grosses. Le dépot d’humidité sur le masque devient alors opaque car il absorbe une partie de la lumière.

Comment éviter la formation de buée dans le masque ?

Pour éviter la formation de buée dans le masque, une des méthodes les plus employées est de cracher sur la vitre interne avant de mouiller le masque. Quelle drôle de pratique !! Mais puisqu’elle marche très bien, regardons pourquoi.

La salive est un agent tensioactif. Whouaaa !!, là déjà ça fait peur !! Bon alors rassurons nous, on peut imaginer qu’un tensioactif est un « assemblage » de 2 parties. La première partie qu’on appellera A aime la proximité de l’eau, la deuxième partie B au contraire déteste l’eau, elle souhaite s’en éloigner. Cette dernière partie B va donc chercher une surface de contact qui ne lui déplait pas, par exemple le verre. On pourrait dire que l’eau agit de même en s’écartant de la vitre par antipathie avec cet élément B. En simplifiant beaucoup On peut dire que les particules d’eau s’écartent donc du verre par rejet des parties B qui s’y trouvent.

Pour rester tout de même plus scientifique, disons que l’eau distribue ses molécules d’oxygènes et d’hydrogènes de façon homogène, c’est ce qu’on appelle la tension superficielle de l’eau. La salive, en tant que tensioactif va venir perturber ce bel arrangement, on dit qu’elle diminue la tension superficielle de l’eau.

L’effet de la salive est que l’eau se trouve éloignée d’une certaine façon du verre de la vitre et donc de ses aspérités, rayures et autre produits gras ou chimiques. Du coup cela empêche la formation en grande quantité de micro-gouttelettes et donc de la buée.

Quel produits utiliser contre la buée ?

Si vous avez compris ce qui précède vous déduirez facilement que l’on peut utiliser pour lutter contre la buée d’autres tensioactifs que le crachat (m’enfin lui au moins il est gratuit). Alors quels produits ? hein ?

Et bien par exemple on peut savonner la vitre, certains utilisent aussi des pommes de terre ou encore un brossage de la vitre interne au dentifrice. Si vous êtes un peu plus riche, vous trouverez en magasin des sprays semblent-ils assez efficaces, ne me demandez pas lesquels, j’en suis resté au crachat, hé oui je sais…..!!

D’autres solutions existent comme la flamme d’un briquet pour dégraisser la vitre du masque, ou encore les produits pour lave-vaisselle utilisés entre 50 et 60 degrés. Vous l’aurez compris, c’est à vous d’essayer et de garder finalement la solution qui vous plait le plus.

Et si malgré tout ça on a encore de la buée dans le masque ?

Si vous avez malgré tout de la buée dans le masque après avoir essayé toute ces techniques, il ne vous reste plus qu’à jeter ce satané masque pour en prendre un qui vous ennuiera moins, hé hé !!

Si vous avez de la buée en cours de plongée, pas d’autre solution que de faire rentrer de l’eau dans le masque, un petit mouvement de tête pour mouiller la vitre et hop, plus de buée, malheureusement ça ne dure que quelques instants, mais bon, quand on est coincé, au moins ça, ça marche.

J’espère que cet article vous aura intéressé malgré ses quelques longueurs. Alors je vous souhaite bonne plonge et sans buée !! A bientôt pour d’autres articles, abonnez-vous, c’est gratuit et vous ne louperez rien des nouveautés.

La plongée rend-elle sourd ?

Plongée et surdité.

Pourquoi vouloir traiter de surdité ici alors qu’il s’agit d’un sujet qui manifestement serait plus compatible avec un blog de médecine ? Tout simplement parce que souffrant moi-même d’une déficience auditive aux deux oreilles je me sens particulièrement concerné. Porter des prothèses auditives n’est pas chose amusante. Du coup, je pense utile de partager d’une façon simple ce que j’ai appris dans mes recherches en ce domaine.

La surdité c’est quoi ?

La surdité c’est quoi ? whouaa !!, bonne question vu qu’en fait, il y en a plusieurs.

La surdité se mesure grâce à des tests d’audiométrie qui vont définir 5 niveaux d’acuité en fonction de l’affaiblissement du volume sonore perçu par paliers de 20 à 30 décibels. L’objectif n’est pas ici d’en faire l’analyse, mais de faire un lien avec l’immersion, que se soit en scaphandre ou en apnée..

Les sites de prothésistes sont souvent agrémentés d'informations didactiques intéressantes comme ici sur le site A"audition Conseil".

Les sites de prothésistes sont souvent agrémentés d’informations didactiques intéressantes comme ici sur le site « Audition Conseil ».

La surdité peut être la conséquence de la dégradation de différentes zones comme l’oreille externe, l’oreille moyenne, l’oreille interne, mais aussi le nerf auditif ou encore le cerveau lui-même.

La surdité peut être due à un traumatisme sonore, Bon d’accord, en plongée, il y a peu de chance qu’on s’amuse à faire exploser des pétards. Le plus souvent en plongée on aura donc affaire à un traumatisme corporel lié à un mauvais équilibrage des tympans. Il y a aussi malheureusement des déficiences congénitales évolutives (ou pas). La surdité peut toucher une seule oreille ou bien les deux. Tout ça n’est pas très simple si on a pas une culture de la chose médicale.

Comment savoir si on est concerné ?

HEIN  ???

HEIN ???

Pour savoir si on est concerné par une baisse d’acuité auditive, qu’on soit plongeur ou pas, le mieux est de faire procéder régulièrement à un dépistage chez un ORL. Il mettra en évidence un statut particulier de l’audition et/ou son évolution dans le temps.

Dans la majorité des cas les problèmes d’audition surviennent consécutivement à des expositions prolongées à des niveaux sonores élevés on l’a dit. Ce peut être le cas du fait du milieu professionnel ou bien de l’usage non maîtrisé de sources sonores comme les casques de baladeurs par exemple. La question pour nous est simplement de savoir si la plongée est un élément aggravant.

Il est possible d’être victime d’une surdité brusque, en général sur une seule oreille, en général passagère et sans qu’il y ait de cause apparente. Dans ce cas il faut investiguer très vite pour en trouver la cause. L’analyse des événements précédents peut mettre en évidence un traumatisme ou une fragilité du par exemple à un accident de décompression.

Plongée et traumatismes de l’oreille.

Si on est en bonne santé.

Lorsqu’on est en bonne santé et qu’un suivi médical sportif est mis en place, il y a peu de risques de traumatiser ses oreilles pour peut qu’on respecte certaines règles de prudence.

Si on a déjà des problèmes d’audition.

Les prothèses auditives ne fonctionnent pas sous l'eau.

Les prothèses auditives ne fonctionnent pas sous l’eau.

Si on a déjà des problème d’audition, suivez mon regard, il est évident qu’il faille s’astreindre à encore plus de prudence. Normalement il n’y a pas de contre indication en dehors du cas où la surdité a été causée précédemment par justement un accident en plongée. On peut citer par exemple les déchirures de tympans, les inflammations chronique etc… Là, la meilleure des prudences est de ne plus plonger ou alors en limitant l’immersion à très faible profondeur si le trauma est jugé guéri par un ORL.

Surdité liée aux barotraumatismes.

En plongée vous le savez, vous exposez votre oreille à de fortes variations de la pressions liées à votre profondeur d’immersion et à la vitesse avec laquelle vous effectuez vos changements de profondeurs.

Plus on descend en profondeur, plus la pression augmente. Le tympan est soumis à une force qui le pousse vers l’intérieur de l’oreille. Si la trompe d’Eustache est bloquée, l’air d’équilibrage ne peux pénétrer l’oreille interne jusqu’au tympan. Celui-ci s’étire anormalement et crée une douleur violente. A l’excès, il peut même se rompre.

Lors de la remontée, surtout si elle est trop rapide, le phénomène inverse se produit. La pression de l’oreille interne pousse le tympan vers l’extérieur où la pression diminue avec le retour vers la surface.

Quel que soit le cas, la douleur est un signal d’alerte de votre corps, il faut immédiatement en tenir compte. Si votre oreille ne passe pas en descendant il faut absolument remonter de quelques mètres. Hors de question de jouer la pompe à air en soufflant comme un malade dans le nez lors de la valsalva, à moins de chercher les problèmes. Le passage des tympans doit toujours se faire sans contraintes. En cas de résistance le mieux est de renoncer en remontant à la surface doucement, attendre quelques secondes, essayer une valsalva modérée, si l’oreille passe, pas de soucis redescendre doucement enpassant les oreilles sans violence tous les mètres.

Et si l’oreille ne veut pas passer du tout ? Ben mieux vaut renoncer à descendre. Les têtes brûlées qui s’y aventurent se retrouvent parfois avec des saignements, des acouphènes et parfois pire.

Les coton-tiges compactent le cérumen au fond de l'oreille.

Les coton-tiges compactent le cérumen au fond de l’oreille.

L’oreille est un organe important dans la gestion de l’équilibre, il faut absolument la protéger pour s’assurer des immersions sans soucis. Attention donc aux cagoules trop serrées par exemple. Dans le même ordre d’idée, avoir des tympans bien propres. L’abus d’usage des coton-tiges pour se nettoyer les conduits auditifs tasse parfois le cérumen contre le tympan et il y durcit.

Autre recommandation, lorsque vous plongez en eaux tropicales, quantité de bestioles se baladent dans l’eau. Certaines sont si petites qu’on ne les voit pas. Par contre, pour elles l’oreille est un abri inespéré dans lequel l’une d’elle peut décider de s’installer. Pour s’en débarrasser préventivement, ne pas oublier de se rincer les conduits auditifs avec de l’eau douce.

La pratique.

La pratique de la valsalva est relativement brutale. Elle marche très bien si on la déclanche dès le premier mètre d’immersion. Déjà, à 3 ou 4 m, c’est trop tard. Cette technique est a exclure en remontant. La pratiquer dans ce cas serait pire que le mal.

D’autres techniques existent comme par exemple tirer le maxillaire inférieur vers l’avant jusqu’à entendre un petit déclic dans l’oreille. Personnellement je ne suis pas très doué avec ces méthodes donc je me limiterais juste à ce signalement.

Une dernière chose que je n’ai pas signalé, l’intérieur de l’oreille peut subir diverses modifications physiques comme des calcifications ou un gonflement des cartilages conduisant à un rétrécissement des conduits auditifs. Encore une fois, un suivi médical régulier permettra de surveiller ces inconvénients que l’on sait traiter médicalement sans problèmes.

Conclusion.

Mieux vaut prévenir que guérir, donc soyez attentifs à vos oreilles en ne les sollicitant jamais avec des tensions trop fortes. C’est le meilleur gage de ne pas vivre une diminution de l’audition à plus ou moins long terme.

Il faut tout de même répondre à la question initiale, la plongée rend-elle sourd ? La réponse la plus concise est : « Non, mais elle peut !! ». Le monde sous-marin est un monde où l’on doit s’inviter avec prudence.

J’espère que ce petit topo vous aura intéressé. Pour ne pas louper mes prochains articles, abonnez-vous, l’inscription se fait simplement en notant votre adresse mail dans le cadre réservé à cet effet. Dès la nouvelle parution vous recevrez une lien à cliquer qui vous dirigera instantanément sur la page de mon article.

En ce début d’année, laissez moi vous souhaiter d’excellentes plongées.

Retouche des photos de plongées ou pas ?

Faut-il retoucher ses photos de plongées ou pas ?

Sur ma page facebook quelqu’un m’a demandé si je retouche mes photos. Ce n’est pas la première fois que la question est évoquée et je sais que dans ce domaine très particulier de la photographie, les avis divergent grandement. Essayons d’apporter juste quelques éléments de réflexion, qui évidemment n’engagent que moi.

Mais avant d’aller plus loin il faut tout de suite faire la différence entre développer une photo et la retoucher.

Le développement d’une photo.

Le développement d’une photo en argentique c’est l’action de réaliser une photo soit sous forme de positif, de négatif ou de tirage papier à partir d’une bande sensible exposée à la lumière.

Le développement d’une photo en numérique c’est l’action de réaliser une photo à partir des données numériques d’un fichier informatique RAW qui n’est pas lui-même une photo, mais alors pas du tout.

La retouche photo.

La retouche en argentique consiste à retravailler un négatif ou une diapo afin d’obtenir une amélioration. Cette opération est l’affaire de spécialistes qui travaillent manuellement avec des pinceaux ou d’autres outils la plupart du temps pour supprimer des défauts.

La retouche photo en numérique c’est l’action de modifier une photo numérique existante (donc développée) en lui faisant subir différentes techniques comme le floutage, l’accentuation, la suppression ou l’ajout de détails par exemple.

Image RAW ou image direct boitier?

Je ne vais m’intéresser pour la suite de cet article qu’aux documents numériques.

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Sur la plupart des boitiers actuels, l’opérateur peut choisir dans les menus proposés par le fabriquant quantités de réglages plus ou moins évolués. Pour ce qui nous concerne, nous pourrions trouver: fichier RAW, JPEG ou encore RAW + JPEG. Bon, le JPEG, tout le monde connait j’espère, mais le RAW c’est quoi ?

Les fichiers RAW.

Lorsque vous appuyez sur le déclencheur, un obturateur s’ouvre pour permettre d’exposer une surface sensible à la lumière appelée capteur. Bien que ce soit assez compliqué, disons simplement que le capteur va fournir une information brute directement enregistrée sous forme de données numériques complètement inexploitables dans l’état, c’est ce qu’on appelle le fichier RAW.

Pour obtenir une photo, il faudra développer ces données à travers divers traitements informatiques qui vont aboutir à la construction d’une image selon les réglages ou les traitements spécifiques qu’aura choisi le photographe. Il faut donc un programme informatique spécialisé pour faire ce travail, on en trouve de très performants dans le commerce.

Les photos produites par le boitier.

Si vous n’enregistrez pas en RAW mais en JPEG, vous autorisez l’appareil à développer lui-même les données du capteur en appliquant des réglages spécifiques précalculés en labo chez le fabricant. La photo que vous obtenez donc n’est pas la réalité de la scène photographiée, mais juste une interprétation parmi d’autres de ce qu’aurait pu produire le fichier source. C’est pour cela que deux photos prises par deux appereils différents d’un même objet ne donneront pas au final le même résultat.

Le photographe peut lui-même intervenir pour modifier certains réglages qui participeront au développement, par exemple en choisissant une certaine balance des blancs ou un niveau de contraste particulier. Même si ces choix modifient le résultat, ils ne sont pas pour autant des retouches mais encore une fois juste une interprétation différente d’une base de données informatiques.

Retouche d’une photo.

Pour retoucher une photo il faut disposer d’un exemplaire déjà développé. On peut alors modifier certains détails comme par exemple la couleur du ciel ou bien encore supprimer des tâches de rousseur sur un visage.

La retouche est une action qui modifie sans retour possible en arrière l’épreuve d’origine. Le developpement au contraire ne modifie en rien le fichier RAW, il exploite uniquement ses données pour en tirer ce que souhaite l’utilisateur.

On retouche ou on retouche pas ?

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Une photo complètement ratée peut retrouver un certain caractère en quelques clics de souris, avant de mettre vos photos loupées à la poubelle, essayez de regarder si elle n’ont rien de sauvable, parfois on a des surprises agréables.

On retouche si par soucis d’espace disponible sur la carte mémoire par exemple (je fais du film donc j’ai besoin d’espace), si donc la version JPEG est déjà suffisante. L’objectif est, après le traitement informatique, d’obtenir un effet particulier ou encore de reconstruire l’image obtenue en essayant de la faire ressembler le plus possible au souvenir qu’on a de la prise de vue.

On ne retouche pas le fichier RAW, on le développe pour aboutir au même résultat que celui de la retouche mais sans effet destructeur des données de base et avec la certitude de pouvoir refaire une autre production à partir du même fichier source plus tard.

Quel avantage à faire du RAW ?

L’avantage à shooter en RAW est que le fichier source comportera toutes les nuances que le capteur aura pu enregistrer. C’est ce qui explique qu’un fichier RAW est très volumineux.

Par contre, choisir le JPEG, c’est faire le choix de perdre beaucoup d’informations numériques que le boitier aura supprimées en effectuant son développement automatique.

Bon, et moi alors, est-ce que je retouche mes photos ?

Puisque je fais souvent le choix du JPEG, je suis amené à retoucher mes photos pour améliorer le produit du boitier. En effet, parfois le résultat ne me satisfait pas du tout, que ce soit dans le ton, à cause de la température de couleur des lampes, ou parce qu’elle est peu contrastée ou encore mal exposée. A mon désavantage d’ailleurs, car le JPEG ne disposant pas de suffisamment d’informations numériques, je ne peux en retouche obtenir des résultats aussi performants que ceux que je pourrais espérer avec du raw. Mais bon, moi ça me suffit amplement.

Qu’est-ce que je peux dire aux gens qui me reprocheraient de faire de la retouche ? Ben rien du tout !!, ils font ce qu’ils veulent mais s’ils croient que ce que leur donne leur appareil en JPEG est représentatif de la vérité, ils se mettent juste le doigt dans l’oeil parce qu’ils n’ont tout simplement pas compris ce que je viens d’expliquer.

La photo est, et doit rester, un outil pour se faire plaisir avant tout. Ce n’est pas une compétition de quoi que ce soit. Je continuerai donc à faire de la retouche si j’en juge le besoin, en tout cas jusqu’à ce que je me mette au Raw moi aussi.

Conclusion.

J’espère que ce petit topo vous aura éclairés sur vos possibilités en photo numérique. Je vous souhaite donc de vous faire plaisir autant que vous pourrez en utilisant la technique qui vous ira le mieux. A bientôt donc pour d’autre articles…

Si cet article et éventuellement le contenu du blog en général vous a plu, n’hésitez pas à en parler autour de vous entre plongeurs et plongeuses bien sûr mais pourquoi pas en famille ou au boulot. Plus vous serez nombreux et nombreuses à visiter mes pages et plus je serai motivé à les faire vivre encore longtemps. Alors je vous en remercie d’avance et je vous souhaite une excellente fin d’année.

Autofocus et photo sous-marine

L’autofocus en photo sous-marine.

En regardant les photos de plongée que je trouve de temps en temps sur le net, il m’arrive de me dire: « Oula! dommage, avec un peu de netteté la photo aurait peu être très sympa ! ». Avec un peu de recul je me rend compte que j’ai mis pas mal de temps moi-même pour arriver à faire des photos de macros sous-marines qui tiennent la route. Cet article est donc une suite logique à mes précédents articles sur la lumière, la profondeur de champ, la retouche photo et d’autres encore.

Un des principaux soucis que le photographe, débutant ou non, rencontre avec un appareil photo c’est de comprendre puis de maîtriser les nombreux réglages des boitiers numériques utilisés en caissons étanches. En plongée sous-marine, la principale difficulté réside dans le fait que les appareils photos (reflex, hybrides et compacts) sont calibrés en laboratoire pour fonctionner au mieux en mode terrestre et au cours de la journée, c’est à dire avec beaucoup de lumière. Mais pas de chance, j’en ai parlé dans mes articles sur la turbidité par exemple, en plongée l’eau absorbe la lumière en grande quantité et très rapidement.

Heureusement, ou plutôt malheureusement, certains des automatismes sensés nous faciliter la vie vont au contraire nous la compliquer en photo sous-marine. Parmi ceux-ci on trouve l’autofocus. Mais l’autofocus c’est quoi ?

L’autofocus.

autofocus

On trouve dans les menus des appareils numériques quantités de réglages, ici 3 exemples de sélection en fontion de l’objet dont on souhaite la netteté.

Comme rien n’est simple, quand on discute d’autofocus il vaut mieux savoir duquel on parle car en effet, il en existe plusieurs types.

Deux types d’autofocus.

Le premier type est l’autofocus dit actif. Assez performant sur des objets peu contrastés ou peu éclairés, il a le gros inconvénient d’être capable de faire la mise au point sur tout objet qui viendrait s’intercaler entre l’objectif et la cible. Hors, en plongée, il n’est pas rare que l’eau soit chargée de nombreuses particules. Ce mode peut donc être gênant, surtout en plongée de nuit.

Le deuxième type est l’autofocus passif. Deux technologies sont utilisées dans ce mode. La première fonctionne par tâtonnements, l’appareil mesure les contrastes sur une image, il teste différents contrastes et déduit que la photo la plus nette sera celle au contraste le plus élevé. Cette technique bien que lente donne de bons résultats. La deuxième méthode consiste à séparer un faisceau de lumière en deux parties et d’effectuer en les comparant une estimation de la distance d’une cible.

Bon, c’est bien beau tout ça mais pourquoi alors certaines photos sont si floues ?

Les collimateurs.

L’appareil photo n’est pas télépathe, il n’a aucun moyen de savoir ce qui vous passe par la tête au moment ou vous appuyez sur le déclencheur. Intéressant, mais alors comment fait-il ?

En fait c’est assez simple à comprendre. Pour qu’une photo soit nette, il faut que l’appareil décide sur quel objet il doit faire la mise au point. Facile à imaginer mais pas à faire tant les cas de figure peuvent être nombreux et variés. Est ce qu’on veut que toute la photo soit nette ou bien juste une toute petite partie. Est-elle en premier plan ou au contraire assez éloignée. Est-elle toute petite ou bien de bonne dimension. Est-ce une photo d’ambiance ou une macro difficile. Bref autant de cas très différents qui nécessitent que l’opérateur dise au boitier numérique ce qu’il doit faire.

C’est les collimateurs qui vont permettre de définir la netteté. Un collimateur est un petit capteur représenté par une petite zone de l’image identifiée la plupart du temps par un carré lumineux. Chaque constructeur dispose un certain nombre de collimateurs disposés de façon géométrique. On aura par exemple un collimateur placé au centre de l’image et qui calculera la netteté uniquement à cet endroit. Mais si le sujet principal de la photo n’est pas au centre de la photo, celle ci sera loupée. Pour la réussir il faudra utiliser un collimateur décentré sur l’objet qui doit être net sur la photo. Les constructeurs ont donc prévu que l’opérateur puisse lui-même faire le choix du collimateur qui va bien.

Lorsque l’appareil photo a réussi la mise au point sur un collimateur, celui-ci s’entoure d’un cadre lumineux vert en général. Pour autant, rien ne garantit la qualité du résultat, en effet, une cible peut être immobile, là c’est simple évidemment. Mais si la cible est en déplacement rapide, le temps d’appuyer sur le déclencheur, la mise au point aura perdu de sa finesse. Pour faire face à ce problème, les appareils numériques intègrent une fonction de suivi automatique. Le problème c’est qu’en plongée, surtout en plongée de nuit, tout déplacement de la cible ou de l’appareil photo se transforme vite en catastrophe. Bon, ok, comment faire alors pour espérer avoir une photo nette ?

Obtenir une photo nette en plongée.

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Beaucoup de facteurs peuvent contribuer à provoquer un floue sur vos photos, mieux vaut prendre son temps et peaufiner ses réglages, même si cela prends plus de temps. Comparez ces deux photos, celle de gauche est floue, celle de droite bien nette et agréable à regarder.

Respecter plusieurs règles/

Premièrement, pour obtenir une photo nette, il faut avoir suffisamment de lumière, pas question de faire de la photo sans lumière. La plupart des photographes choisissent d’utiliser un flash extérieur au boitier, voire deux parfois. Les techniques de synchronisation des flash que ce soit par câble ou par fibre optique se sont très améliorées. Elles permettent d’obtenir des vitesses d’obturation rapides et donc de limiter les effets de bougés. Sinon il faut embarquer plusieurs lampes de forte puissance. Reste que des lampes n’auront jamais l’efficacité des flashs. Par contre, par leur température de couleur, elles donneront un charme certain à beaucoup de photos.

Deuxièmement, l’objet photographié doit être le plus contrasté possible. En effet, le capteur numérique n’est pas devin, comment pourrait-il distinguer un objet noir sur un fond noir, compliqué. Par contre, un carré blanc sur un fond noir va nous sauter au yeux.

Troisièmement, éviter autant que possible les modes tout automatique et d’une façon générale tous les réglages préétablis par les constructeurs mais privilégier plutôt les modes priorité à la vitesse, au diaphragme ou même le tout manuel. C’est plus complexe au début mais on finit par trouver ses marques assez rapidement.

Quatrièmement, toujours s’assurer d’une vitesse d’obturation importante. Autant que possible, ne jamais avoir une vitesse plus lente que le soixantième de seconde. L’idéal est au minimum de prendre une photo avec une vitesse égale au double de la longueur focale. Par exemple pour une longueur de focale de 50 mm, l’idéal serait de ne pas avoir une vitesse d’obturateur inférieure au centième de seconde.

Cinquièmement, stabiliser l’appareil pendant la prise de vue. Ca parait idiot, mais pour réussir une photo en tenant l’appareil d’une main pendant que l’autre vous sert à vous tenir à un rocher pour luter contre le courant, ben c’est pas gagné d’avance. Non, l’appareil doit être bien stable, tenu à 2 mains ou bien appuyé sur un support le plus immobile possible.

Sixièmement, anticiper la photo. Les appareils numériques regorgent de réglages possibles, vous pouvez par exemple sélectionner un seul collimateur pour faire une mise au point précise sur une toute petite partie de la photo. Au contraire, si l’objet est plein cadre, vous aurez à sélectionner dans les menus le plus grand nombre possible de collimateurs. Bon d’accord, facile à dire, surtout qu’on a pas toute la journée devant soit quand on est en immersion, le temps semblant passer 2 fois plus vite que la normale.

Septièmement, On y pense pas assez mais le choix de la sensibilité ISO est primordial, point de salut pour la photo au-delà de 400 ISO en photo de nuit par exemple si vous travaillez avec des lampes LED ou autres. Au flash, tentez l’ISO le plus petit.

Autofocus ou pas ?

Mon expérience au RX100 en macro de nuit sous éclairage LED me fait vous conseiller de choisir le mode priorité à la profondeur de champ. Il s’agit de garantir le plus de netteté possible, surtout si vous pratiquez comme moi la macro extrême en milieu naturel ( les cibles font parfois moins de 3 à 5 mm).

Et c’est tout ?

Non, ce n’est pas tout, munissez-vous de patience ce sera déjà pas mal. Ensuite évidemment il y a d’autres facteurs qui tiennent plus à la construction de votre appareil qu’à votre compétence technique. Je pense notamment à la qualité de l’optique ou à la performance du capteur numérique, mais ça c’est une autre histoire….

La lentille macro ATOM +19d de chez DYRON

La lentille macro DYRON ATOM +19d.

Après un petit article de vie nocturne au bassin d’Arcachon, voici une présentation d’une lentille macro que j’utilise aussi souvent que je peux en photo macro. J’espère que vous trouverez ici de quoi vous faire une idée des possibilités de ce matériel optique.

ATOM

L’ATOM, une lentille impressionnante.

Cela fait déjà presque 2 ans que j’utilise pour mes macros difficiles une lentille de fabrication française ( cocorico…..enfin presque !!….Vu le prix aussi énorme que ses qualités, c’est plutôt Glouppp !!!). Il s’agit de la lentille macro ATOM fabriquée par la société DYRON qui offre en immersion + 19 dioptries.

Cette lentille imposante ne laisse pas indifférent tant par sa qualité optique que par son poids (320 gr tout de même). Il s’agit d’une lentille achromatique de nouvelle génération en verres BK7 traités contre les rayures et les reflets. Le corps en polyacelathe assure une solidité à toutes épreuves.

L’ATOM se monte sur un caisson ou une bague d’adaptation………

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Mes dernières plongées.

Vous n’avez pas encore eu le loisir de mettre la tête sous l’eau ? Pas de soucis, je plonge toute l’année alors suivez mes petits résumés de chaque sortie dans mon journal de plongées. Vous y trouverez plein de photos d’actualité et des infos sur l’état de la mer ou encore sa température.

Cliquez ici pour aller sur le journal.

Petits désagréments

Bonjour, Vous aurez peut être constaté quelques disfonctionnements des liens de navigation sur ma page VIE MARINE. Je travaille sur la résolution des petits problèmes localisés à quelques liens uniquement. Je fais au plus vite pour vous délivrer une page totalement fonctionnelle.

La lampe Archon W42VR

La lampe W42VR de chez Archon.

Après mes deux derniers articles sur la puissance des lampes de plongée partie 1 et partie 2, la suite logique était de parler plus précisément du matriel lui-même et donc des lampes et phares que j’utilise. Evidemment, je n’ai rien à voir un quelconque site marchand et je ne suis pas non plus testeur ou fournisseur de matériel de plongée. Ce qui suit est donc seulement une annotation de mon expérience personnelle.

Deux mots sur la société Archon.

La société Archon était restée jusqu’à peu relativement méconnue ou boudée en France. Mais depuis quelques années, elle a percé le marché européen des lampes à LED. Archon est une filiale du groupe Xiware Technologie dont le siège se trouve à Shenzhen en Chine. Spécialisé dans la production de sources lumineuses à base de LED (diodes électroluminescentes), le groupe diffuse désormais plusieurs produits en France à travers la société Subtek implantée dans la Drôme qui en assure le service après-vente. L’entreprise à su convaincre les utilisateurs en mettant l’accent sur une fabrication de qualité.

La lampe W42VR.

archon-2 dessus

La W42VR est une lampe de plongée destinée à la ……Cliquer ici pour lire la suite de l’article complet en page MATERIEL.

Puissance des lampes et des phares de plongée 2

Puissance des lampes et des phares de plongée: Partie 2.

Je vous avais promis le 20 septembre dernier une suite à la première partie de mon article sur la puissance des lampes et des phares de plongée. Voila qui permet de tenir mon engagement. J’espère que vous y trouverez des renseignements utiles pour vos prochains achats d’équipements de plongée. Bonne lecture.

Choix des accumulateurs.

Pour les LEDs en particulier, le flux lumineux dépend énormément du courant consommé. Il ne suffit donc pas d’avoir une lampe ou un phare de qualité, si les accumulateurs de courant ne le sont pas, la puissance lumineuse disponible sera bien moins importante. Il est donc indispensable de s’équiper avec des accumulateurs de qualité professionnelle, plus chers c’est certain, mais plus efficaces. Ces accumulateurs ont un rendement important et garantissent un débit important tout au long de l’utilisation. D’autre part il permettent d’obtenir une autonomie plus grande qu’avec des accus de moins bonne qualité.

Comment savoir si on a affaire à un accumulateur de qualité ? A encombrement égal pour un format standard, un accumulateur de qualité pèsera un peu plus lourd, c’est d’autant plus vrai si on le compare à une contrefaçon.

Température et lumière.

La production de lumière dépend pour une bonne part de la température d’utilisation mais aussi de la qualité de la source lumineuse. Les ampoules halogènes destinées aux phares de plongée sont des ampoules spéciales, elles montent plus en température et produisent une lumière plus blanche que celle des ampoules que l’on trouve communément dans le commerce. Celles-ci ont une dominante de couleur jaune assez désagréable si on fait de la photo. Attention donc lors du remplacement d’une ampoule grillée, il faut s’assurer que la neuve est bien une ampoule spéciale photo. Attention également à ne pas toucher les capsules en verre de ces ampoules, vous y déposeriez avec vos doigts un dépot gras qui empêcherait l’ampoule de dissiper sa forte chaleur. Cela pourrait provoquer une détérioration avancée du filament et donc griller l’ampoule.

Pour les LEDs, l’effet est curieusement inverse, plus la jonction émétrice sera froide et plus l’efficacité de la LED sera grande. Les lampes ou les phares à LED conviennent donc parfaitement pour les eaux froides et même très froides puisqu’elles sont capables de fonctionner parfaitement jusqu’à des températures voisines de – 40°C.

Quel usage pour la lumière?

Les technologies.

Différentes technologies offrent avantages et inconvénients selon l’usage que l’on veut faire de la lampe ou du phare. Par principe, les torches et les lampes conviennent parfaitement pour les faisceaux étroits qui ne nécessitent pas une grande puissance. Pour les fortes puissances en éclairage diurne ou nocturne, les phares sont plus adaptés car ils embarquent des accumulateurs plus puissants et offrent souvent des faisceaux larges particulièrement utiles pour la photo et la vidéo. En termes d’efficacité lumineuse et d’autonomie, les technologies lumineuses à LEDs sont très performantes. Bien qu’encore relativement chères pour les fortes puissances, elles envahissent le marché et sont en passe de devenir l’incontournable. Leur durée de vie est tout simplement énorme et il y a tout lieu de croire que vous tuerez votre lampe en la noyant avant qu’elle n’ait eu le temps de tomber en panne.

Les équipements à base de technologie HID sont presque aussi efficaces d’un point de vue luminosité, mais le prix prohibitif d’une lampe de rechange aux environs de 200 € en refroidira plus d’un après un passage au tiroir-caisse. De plus ces instruments nécessitent de gros accumulateurs d’où un poids et un encombrement conséquents.

On trouve encore sur le marché des lampes et des phares à lampe halogène. Sans compter que la lumière produite possède une forte dominante jaune (ce qui peut présenter parfois un certain avantage pour réhausser les couleurs), ces lampes consomment beaucoup d’énergie électrique. Par contre ce type de projecteur produit une lumière douce qui semble plaire à la faune aquatique contrairement à la production des LED qui semble indisposer plus d’un poisson. Aucune étude ne montre d’ailleurs si c’est la lumière elle même qui est gênante pour les poissons ou plutôt la fréquence de hachage du courant que notre oeil est incapable de percevoir. A moins qu’il ne s’agisse d’une composante ultraviolette que les poissons serait éventuellement capables de voir contrairement à nous.

Les usages.

Pour la balade de jour, il vaut mieux avoir un phare puissant. Les lampes de petites dimensions ne produisent pas suffisamment de flux lumineux pour être efficaces. Les phares LED et HID sont tout à fait recommandés pour cet usage. Un faisceau moyen aux environs de 50° conviendra mieux qu’un faisceau large à 90° ou plus. Un faisceau étroit pour servir de pointeur ou pour fouiller les trous permettra de disposer de moins de puissance. Une torche à LED fera alors merveille d’autant que certaines permettent de focaliser le faisceau lumineux par ajustement d’une lentille mobile.

Pour la balade de nuit, il est nécessaire d’avoir beaucoup de puissance car l’eau chargée de planctons et de particules absorbe très vite la lumière. Un faisceau large de 60 à 120° est idéal. Les phares à LED sont très performants dans ce domaine d’autant plus que certains sont spécialement conçus pour la prise de photo ou pour la vidéo. Tabler sur 3000 à 5000 lumens au moins. Le top est d’avoir au moins deux de ces appareils pour faire des photos équilibrées ou de petits clips vidéos sympas.

Les petites torches de 800 à 1600 lumens munies d’un faisceau de 20 à 40° seront parfaites pour un usage ponctuel ou pour servir de secours en plongée de nuit. Leur prix est particulièrement intéressant au regard de leur solidité et de leur durée de vie.

Conclusions.

Ce topo était sans doute un peu long mais il y avait beaucoup à dire. Le choix d’une lampe ou d’un phare doit non seulement se faire en fonction de son ergonomie, mais surtout de l’usage que l’on veut en faire. Attention aux puissances annoncées par les constructeurs, il n’y a pas de normes bien établies pour faire de vrais comparatifs. Le mieux est donc de s’en tenir à quelques éléments factuels comme l’ouverture angulaire, le flux en lumens et l’autonomie annoncée à pleine puissance. Avant de faire un choix définitif il n’est pas sans intérêt d’aller faire un saut sur quelques forums pour avoir différents retours d’expériences de plusieurs plongeurs sur la qualité du matériel ou le sérieux des services après-vente.

Voila voila, je vous souhaite évidemment de trouver l’outil idéal pour vous en espérant que ce petit topo aura pu vous éclairer, tiens !! ça va très bien ça pour finir cette page !!

Si cet article vous a plû, n’hésitez pas à en parler autour de vous entre amis ou entres plongeurs en clubs. Je remercie d’ailleurs ici ceux qui ont déjà eu l’idée sympathique de partager un lien de mon blog sur leur réseau social. Vos encouragements seront aussi les bienvenus, ça ne parait pas comme ça, mais faire vivre ce blog c’est un travail qui demande pas mal de disponibilité et de persévérence.

Puissance lumineuse des lampes et phares pour la plongée.

Puissance des lampes et des phares de plongée. Partie 1

Lorsqu’un plongeur débutant cherche à s’équiper d’une lampe ou d’un phare de plongée, il doit souvent faire un choix cornélien du fait de l’éventail extrêmement large qui lui est offert en magasin ou sur les divers sites internet de vente par correspondance.

Sans expérience il est vraiment difficile de savoir quelle puissance, quel type de lampe ou de phare conviendra le mieux à son besoin. Et coté choix, il ne faut pas trop se tromper car le matériel d’éclairage étanche représente un investissement non négligeable qui s’étend très vite à plusieurs centaines d’euros, et parfois même au-delà du millier.

Les grandeurs lumineuses.

Dans mon précédent article sur les différentes grandeurs lumineuses, nous avons vu ce qu’est un flux lumineux, un éclairement ou une luminance. Je vous invite à relire ce texte pour bien vous imprégnez de ces notions très importantes.

Pour autant, je n’avais pas abordé la notion de puissance, je devrais même dire les notions de puissance car effectivement il règne sur les descriptions du matériel de plongée un vrai flou artistisque qui rend incompréhensible au néophyte les repères qui devraient pourtant l’aider à faire un choix judicieux.

La puissance électrique.

La puissance électrique est une grandeur exprimée en watt (W). Elle représente le produit de la tension disponible (U) aux bornes d’une pile ou d’un accumulateur par l’intensité (I) du courant qu’il débitera à travers un récepteur. Pour calculer cette puissance on fait donc l’opération très simple: P= U x I.

Prenons l’exemple d’une ampoule halogène alimentée sous une tension de 12 volts et consommant un courant de 4 ampères. On aurait donc P = 12 x 4 = 48 watts. Cette expression très intéressante n’a pourtant que peut d’intérêt pour le plongeur car ce n’est pas la puissance consommée qui est importante mais plutôt la capacité de l’appareil à maintenir cette consommation pendant une longue durée.

La capacité électrique et autonomie.

Lorsque vous achetez une pile ou un accumulateur, vous pouvez remarquer que ces sources de courant sont identifiées par une inscription du type 1500 mAh. Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?

Avoir une capacité électrique de 1500 mAh signifie que le courant que votre source d’énergie est capable de produire sera de 1,5 ampères au maximum pendant 1 heure. Au-delà de cette durée, la source ne pourra plus débiter de courant et si vous utiliser une lampe, elle va s’éteindre faute d’énergie. Evidemment si vous avez une consommation de seulement 0,5 A (soit le tiers de 1,5 A) la pile ou l’accumulateur pourra vous fournir ce faible courant pendant 3 heures. Par contre la quantité de lumière que vous aurez sera bien moins importante.

Cette caractéristique est intéressante puisqu’elle est évoquée dans les notices des vendeurs par le terme autonomie. Pour notre exemple de 1500 mAh vous aurez donc une autonomie d’1 heure si votre lampe consomme un courant de 1500 mA. Il ne faut donc pas se laisser abuser par des autonomies annoncées fantaisistes de plusieurs heures car cela veut simplement dire que vous ne disposerez d’aucune puissance lumineuse.

On peut donc retenir que l’autonomie d’une lampe ou d’un phare ne doit être un élément de choix que s’il est représentatif d’une utilisation à 100% de la puissance annoncée.

Puissance et efficacité lumineuse.

La puissance lumineuse est un élément crucial dans le choix d’une lampe ou d’un phare de plongée. La percée fulgurante des technologies d’éclairage à base de composants à LED (diodes électroluminescentes) a introduit une nouvelle notion de puissance qui ne s’exprime plus en watt mais en lumens (lm).

Nous l’avons déjà vu dans mon article précédent sur les grandeurs photométriques, le lumen exprime un flux lumineux, c’est à dire une intensité lumineuse à travers un cône d’ouverture défini. En pratique on peut traduire qu’une lampe de 1000 lumens par exemple dont le faisceau sera de 10° d’ouverture sera plus puissante que la même lampe avec un faisceau cette fois de 90°.

Plutôt que de puissance lumineuse on parlera plus pratiquement d’efficacité lumineuse. L’efficacité lumineuse s’exprime en lumens par watt (lm/w).

A titre de comparaison on peut prendre l’exemple d’une lampe qui fournirait un flux de 1600 lm. elle consommerait environ 100 w en version ampoule à incandescence, 80 w en ampoule halogène, 28 w en tube fluocompact et seulement 20 w en technologie LED.

On comprend mieux pourquoi les lampes et phares à LED jouissent d’une grande autonomie. Malheureusement, notre oeil n’a pas une sensibilité à la lumière identique à toutes les longueurs d’ondes de la lumière. Le maximum de sensibilité se trouve autour de 555 nanomètres (nm, voir mon article sur la température de couleur). Une lampe sera donc d’autant moins efficace pour notre vision que la longueur d’onde de sa lumière émise s’éloignera de la valeur 555 nm. Le meilleur choix en terme d’efficacité pour un éclairage à LED sera un blanc neutre, il ne produira ni dominante jaune, ni dominante bleu.

Les LED de grande puissance lumineuse on une efficacité de l’ordre de 130 lm/w, c’est presque 10 fois plus que celle d’une lampe à filemment de tungstène et presque 4 fois plus qu’une lampe halogène. C’est donc un choix technologique très intéressant, d’autant plus que les accumulateurs Li-On on fortement réduit l’encombrement nécessaire à puissance électrique égale.

Seul inconvénient, les lampes à LED surpuissantes produisent une grande quantité de chaleur et nécessitent donc l’usage d’un système de refroidissement très efficace. Utilisées hors de l’eau ces lampes vont rapidement surchauffer et sans coupure rapide, elle vont subir très vite des domages irréparables. Il sera donc judicieux de veiller à ne jamais les utiliser hors de l’eau.

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Voilà ce que je voulais vous dire pour cette première partie d’un article qui aurait été sinon beaucoup trop long. Ne vous inquiétez pas, vous n’aurez pas trop de temps à attendre pour lire la deuxième partie d’ici à quelques jours.

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