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Humour et plongée.

Humour et plongée, peut-on rire de tout ?

Voilà déjà 2 ans que j’ai eu envie de mêler le rire au plaisir de la plongée.

A l’époque, faire des photos humoristiques était seulement une démarche pour moi-même et je n’avais pas l’intention de montrer mes idées en public. Et puis en les regardant de temps en temps je me suis dit finalement que si j’arrivais à me faire rire tout seul en créant ces diapos, elles feraient sans doute rire d’autres personnes.

Du coup, j’en ai publié quelques-unes sur ma page Facebook et j’ai eu le plaisir de voir qu’effectivement les réactions étaient très positives. J’en ai créé une petite quinzaine et je me suis arrêté là plus par manque de temps que par envie ou par manque d’inspiration.

Dernièrement j’en proposé une nouvelle diapo sur mon journal Facebook et encore une fois, au vu des commentaires, cela a globalement fait rire. Je me suis alors convaincu qu’il était peut-être temps de faire une petite sélection et de présenter mes photos style roman photo des années 70/80.

Je vous propose donc les images ci-dessous. Elles sont sans prétention, je n’ai sans doute rien d’un humoriste de talent mais j’adore m’amuser de petits riens. J’espère seulement que quelques-unes vous arracheront sinon un sourire, plutôt un franc éclat de rire. N’hésitez pas à me dire ce que vous en aurez pensé. Bon amusement.








Voila, je ne vais pas vous torturer plus que ça, j’espère que vous aurez passé un moment agréable. A très bientôt pour des articles certainement plus sérieux.

Les perrés d’Arcachon, la faune locale

Cela fait maintenant plusieurs semaines que j’ai commencé à parler des perrés immergés devant la ville d’Arcachon. Pour ceux et celles qui n’ont pas encore lu ces articles, je vous invite à les découvrir en cliquant sur les liens suivants: les perrés partie 1, partie 2, partie 3, partie 4, partie 5.

Dans cet article je vais vous présenter la faune très particulière que l’on rencontre non pas sur les perrés, mais plutôt tout autour.

Autour des perrés, une faune particulière.

Autour des perrés ont rencontre de grandes étendues sableuses, parfois en plateaux, parfois sous forme de mini-dunes, parfois recouvertes de coquilles vides d’huitres et de moules sauvages, parfois encombrées de débris divers comme des tuiles et autres gravats de petites tailles et parfois malheureusement recouvertes de un à plusieurs centimètres d’une vase fine qui obscurcit la visibilité au moindre coup de palme.

La difficulté principale pour le plongeur y est certainement l’absence totale de repères visuels. Le propre du sable est de se déplacer assez vite au gré des courants ce qui peut entrainer des variations rapides et importantes dans le paysage sous-marin. Conclusion évidente, hors de question de s’y aventurer si on ne sait pas parfaitement manier sa boussole, et encore moins si on n’en a pas, ce qui serait presque suicidaire sur ce site de plongée.

Croire que sur ces étendues désertes il n’y a rien à voir est une erreur, au contraire, certes plus diffuse, la vie ici aussi est bien installée.

Les poissons.

Les poissons plats

Chercher les poissons plats sur les plateaux sableux n’est pas très évident. Pourtant si on est attentif aux traces discrètes laissées dans le sable, on peut en déduire la présence des soles par exemple. Les soles se cachent la journée sous une couche de sable fin dont elles se recouvrent adroitement en faisant osciller violemment leur corps, seuls leurs deux yeux émergent pour surveiller ce qui se passe ou pour localiser une proie qui passerait à proximité. La nuit on les trouve plus facilement découvertes alors qu’elles sont en chasse pour se nourrir.

Plusieurs autres espèces de poissons plats les imitent à merveille. Parmi eux ont compte les plies, les flex, les barbues, les limandes, les turbos. Bien que beaucoup moins nombreux que les soles, il n’est pas rare de croiser ces poissons sur le banc de sable à l’est du ponton de la Chapelle.

Tous ces poissons plats préfèrent les eaux peu profondes, du premier mètre jusqu’à 8 ou 10 mètres de fond, mais guère plus, sauf sans doute pour les spécimens âgés qu’on peut croiser rarement par plus de 15m.

Les poissons rampants

Toujours dans les zones peu profondes des 8 premiers mètres on rencontre rougets et grondins perlons. Ces derniers sont tout à fait étonnants. En effet, leurs nageoires pectorales bleutées sont absolument gigantesques et magnifiquement ornées de motifs sombres propres à chaque individu. Elles offrent un superbe spectacle. Ce poisson étrange ne cesse d’étonner, il répugne à nager mais préfère marcher ou courir sur le sable grâce aux 3 premiers rayons de ses nageoires pectorales qui sont indépendants et mobiles. Près de la surface on peut découvrir de temps en temps une vive recouverte de sable.

Les autres poissons.

En plongée dans le banc de sable, surtout la nuit, on peut à certaines époques se faire accompagner de bancs importants de jeunes lieus jaunes, parfois plusieurs centaines. Ces poissons d’une dizaine à une quinzaine de cm sont taillés pour la vitesse et sont impressionnants de vivacité. Leur curiosité les pousse à venir au plus près des plongeurs, parfois à moins d’un mètre mais jamais plus d’une à deux secondes. Moins rapides, on peut croiser quelques rares bars ou quelques mulets sur les contreforts des perrés. Les juvéniles peu nombreux en général de divers sars et d’oblades préfèrent souvent aux perrés les restes disloqués de quelques épaves de barges coulées près du bord de plage dans la zone des 10 m.

Les mollusques

La période de la reproduction attire dans le bassin certaines espèces habituellement plus communes de la pleine mer. Au printemps et au début d’été les seiches de mer viennent déposer leurs grappes d’œufs sur les tiges de zostères et sur les enrochements plus solides éparpillés dans le sable comme par exemple les corps-morts de bateaux. C’est un vrai régal de les rencontrer en plongée de nuit seules ou par petits groupes de 2 à 3 individus, en général un gros mâle et deux femelles.

Plus tard en été, c’est au tour des calmars de venir hanter la nuit les zones sableuses à la recherche de nourriture. Souvent il s’agit de très jeunes rarement seuls et qui sont particulièrement curieux de voir des plongeurs de près. Les adultes arborent une fière couleur rouge magnifique. Extrêmement rapides, ils n’hésitent pas à venir très près regarder les plongeurs, puis leur curiosité satisfaite ils disparaissent dans la nuit.

Le sable s’anime parfois de choses étranges qui rampent assez rapidement en pointant vers le haut une espèce de trompe d’éléphant. Ce sont des nasses. Ces minuscules mollusques dont la coquille rappelle celle d’un escargot, sont les nettoyeurs locaux. Ils arpentent parfois en très grand nombre les bancs de sable à la recherche du moindre cadavre de poisson à dévorer.

Les crustacés

Les zones sableuses près de la surface accueillent elles quantités de crabes verts et de crabes poilus. La plupart du temps ils restent ensevelis et donc invisibles, sauf lors de la période d’accouplement où les grands mâles viennent entraver les petites femelles en attendant leur mue, seule période où ils pourront les féconder. Dans les zones vaseuses ou sur les épaves des barges, les araignées se regroupent au printemps, parfois par centaines pour se reproduire. C’est toujours un spectacle surprenant.

Les anémones et cérianthes

Jusqu’à 10 12 m on peut avec de la chance tomber nez à nez avec une magnifique anémone des sables. Ses tentacules presque transparents les rend assez difficiles à identifier. Bien plus gros et donc plus facile à voir on trouve les cérianthes. Eux aussi solitaire dans les vastes étendues, ils impressionnent par leur grande taille et les magnifiques couleurs de leurs tentacules.

Les vers des sables

Certains comme les sabelles limicoles sont particulièrement rares, elles ressemblent à une espèce d’entonnoir de couleur pourpre ou mauve foncé. C’est en particulier dans le sol sablo-vaseux contre un corps mort de bateau qu’on aura le plus de chance de les trouver. Mais c’est la sabelle paon qui donnera une touche splendide de beauté et de délicatesse avec son panache plumeux qui ondule avec grâce dans le courant.

Les raies.

Sur le plateau sableux on rencontre deux principaux types de raies. La plus belle est sans conteste la raie brunette, la seconde la raie torpille. La raie brunette adulte mesure jusqu’à 1 m, il m’est arrivé d’en croiser dans la zone des 15 m. Elles sont fabuleusement belles et très faciles à photographier ou à filmer. Plus près de la surface c’est généralement des jeunes de l’année de 10 à 20 cm que l’on rencontre posés tranquillement sur le sable. Près des épaves où à l’abris des courant derrière un perré, les raies torpilles sont souvent quasi recouvertes de sable un peu comme les soles et autres poissons plats cités plus haut. Attention aux têtes en l’air, il n’est pas judicieux de poser une main maladroite sur le sable sans s’assurer qu’on n’est pas au-dessus d’une raie torpille. En effet, ces poissons sont capables de déclencher une décharge électrique douloureuse de plusieurs dizaines de volts.

Les nomades

Évidemment ce n’est pas une nouvelle espèce, je mets volontairement dans cette catégorie les poulpes et les congres qui arpentent assez souvent la nuit les bancs de sables à la recherche de crustacés pour se nourrir. Cependant ils ne constituent pas une faune spécifique des fonds sableux. c’est pourquoi je les ai gardé pour la fin.

Bilan

Vola, j’espère que ce petit bilan vous aura convaincu que même les étendues semi-désertiques des bancs de sables autour des perrés d’Arcachon méritent qu’on leur prête une attention particulière car ils abritent une faune très variée bien que peu nombreuse. En tous cas une faune parfois spécifique qu’on ne peut pas rencontrer dans les rochers du Cap Ferret.

Évidemment, ce petit inventaire est loin d’avoir fait le tour de la question car il y a bien d’autres espèces à découvrir sur le site de St Yves. J’espère que cet article vous convaincra que la mauvaise réputation de ce spot de plongée n’est pas du tout justifiée.

Et si on parlait mégapixels ?

Je me rends compte en refaisant un petit tour sur mes précédents posts qu’il y a longtemps que je n’ai plus parlé technique photo.

Encore une fois, loin de moi l’idée de vous faire croire que j’en suis un grand spécialiste, pas du tout, mais vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre sur Facebook et beaucoup me posent des questions assez pertinentes tant sur la photo que sur la vidéo. Avant de revenir bientôt et une dernière fois sur les perrés d’Arcachon, je vais essayer de lever un voile sur un des éléments parfois mal compris en matière de numériques.


Le SONY RX100, un excellent compromis entre capteur et résolution en faible lumière.

C’est quoi un mégapixels ?

Mégapixels vous avez dit ? hummm, voyons d’abord ce qu’est un pixel. Le pixel est l’unité de base permettant de mesurer la définition d’une image numérique matricielle. C’est en fait une contraction du vocable anglais signifiant « élément d’image ». Méga est le coefficient multiplicateur et signifie million. 10 mégapixels veut donc dire 10 millions de pixels. Les pixels permettent de quantifier la définition de l’image.

Définition d’une image.

Pour se représenter facilement ce qu’est la définition d’une image on va imaginer une image en forme de rectangle. on trace sur ce rectangle une grande quantité des colonnes et de lignes. Chaque case obtenue va représenter un pixel. Si on multiplie le nombre de colonnes par le nombre de lignes on obtiendra le nombre de pixels total de l’image, c’est sa définition.

Cool, facile, mais petite question: c’est quoi alors la différence entre définition et résolution ? Bien vu !!, voilà qui demande plus de précision.

Résolution d’une image.

Avant tout, il faut se rappeler que beaucoup de termes de technologie s’expriment dans la langue de Shakespeare. La résolution se définit donc en DPI (dot per inch), c’est à dire en nombre de colonnes et de lignes contenues dans une image de surface d’un pouce carré, un pouce mesurant 2,54 mm. Par exemple 360 DPI, signifie qu’on a une image qui contient 360 colonnes et 360 lignes par pouce carré. En pratique cela signifie que plus on voudra avoir une image grande et de qualité, plus il faudra avoir de pixels pour remplir l’espace de chaque case.

Bien bien, donc si tout le monde a suivi jusque là, on pourrait penser que plus un appareil photo à de pixels, mieux c’est. Et bien pas vraiment, voyons pourquoi.

La pièce maîtresse, le capteur.

Plus que le nombre de pixels, c’est avant tout la dimension du capteur qui fait la différence. Ok, mais c’est quoi le capteur ?

Le capteur est l’élément de base de l’appareil photo ou de la caméra numérique, c’est l’équivalent de l’antique pellicule. Plus il est grand et plus il est capable de traiter correctement les rayonnements lumineux qui viennent le frapper lors de la prise de vue.

La technologie évolue très vite dans ce domaine de l’électronique. Beaucoup d’appareils actuels utilisent des capteurs de types CMOS mais d’autres technologies sont aussi présentes sur le marché. Ces capteurs sont constitués de photodiodes ultrarapides et de faible coût de fabrication. Rentrer plus en détail ici nécessiterait un article complet rien que pour les capteurs, je ne m’étendrai pas sur ce sujet.

Plus le capteur est grand, plus on se situe dans du matériel haut de gamme, comme avec la catégorie des reflex à base de haute technologie APS-H développée par CANON par exemple. Dans un domaine toujours de précision mais à l’usage d’un public non professionnel, c’est le capteur 1″ (lire 1 pouce) qui fait parler de lui. S’il est quasiment deux fois plus petit que le capteur APS-H, ce capteur équipe maintenant pas mal de compacts et d’hybrides dit experts, comme mon RX100 par exemple.


Sous l’eau, et c’est encore plus vrai la nuit, c’est votre source de lumière qui fera la réussite de votre film ou de vos photos.

Capteurs et mégapixels.

J’espère que vous l’aurez compris, plus le nombre de pixels est grand sur la surface d’un capteur, meilleure est sa définition. Pour autant cela ne veut pas dire que l’appareil sera très performant, en effet sur un capteur de petite dimension mais avec beaucoup de mégapixels, chaque photosite (élément sensible des photodiodes) reçoit peu de lumière du fait de sa petite taille. Cela génère ce qu’on appelle du bruit qui fait baisser la qualité de l’image, surtout dans le cas de faibles luminosités. On dit que le capteur a alors une faible dynamique, ce que l’électronique devra essayer de compenser avec plus ou moins de bonheur. Par contre on pourra tirer un grand tirage papier sans trop de soucis.

Pour avoir une belle image, surtout en faible luminosité il vaudra mieux avoir des photosites bien éclairés. Ce qui sous-entend un nombre de mégapixels raisonnable par rapport à la dimension du capteur.

Mégapixels et plongée de nuit.

Le plongeur photographe et le plongeur cinéaste doivent se poser la question du choix de l’appareil numérique.

En gros pour simplifier, vous savez maintenant je pense que l’eau absorbe énormément la lumière. Cette contrainte entraine une choix particulièrement délicat. En effet, pour faire du film il faut beaucoup de lumière, il faudra donc avoir un capteur le plus grand possible, même sans énormément de mégapixels, à partir de 8 c’est déjà pas mal. Malheureusement, pour faire de la photo, le capteur manquera de lumière, l’image sera donc de moins bonne qualité, moins précise et moins dynamique que ce que le photographe ferait dans les mêmes conditions.

Le photographe dispose d’un énorme avantage, il sait (en tout cas il devrait savoir) gérer la lumière très puissante de ses flashs. Pas de problème d’exposition, et donc pas de bruit sur la photo. Le capteur peut donc envoyer un signal analogique de grande qualité. Un nombre élevé de mégapixels est alors plus que souhaitable.

Bref, voilà pourquoi mon RX100 mark 4 utilisé avec des lampes ne donnera jamais la qualité photographique que ce qu’il pourrait donner avec des flashs. Ce n’est pas tant une histoire de capteur et de pixels, mais beaucoup plus celle de la qualité et de la quantité de la lumière au moment de la prise de vue.

Voila voila, j’espère que cet article vous aura permis d’y voir un peu plus clair.

Si cet article vous a plu.

Si cet article vous a plu, il y en a sûrement d’autres qui vous plairont aussi, alors n’hésitez pas à revenir souvent sur le blog pour y fouiller à la recherche des perles rares de la technique ou de la bio en plongée.

N’hésitez pas aussi à faire connaitre le blog autour de vous, parlez en et conseillez le à vos amis, ce sera ma plus belle récompense pour le travail que j’accorde à faire vivre ses pages. Et croyez moi, du travail il y en a. A très vite pour parler encore longtemps de nos passions sous l’eau, je compte sur vous, et si vous ne l’avez déjà fait, profitez-en pour vous abonner, c’est gratuit.

Photo et vidéo, retouche ou pas retouche ?

Retoucher ou pas une vidéo ou une photo ?

J’avais gardé ça assez discrètement mais j’ai passé une dizaine de jours de vacances en Martinique. L’occasion vous vous en doutez de faire quelques plongées avec une partie de mon bardas photo. C’est un peu encombrant tout ce matos mais ça vaut vraiment le coup de se fatiguer un peu. On a discuté photo et technique, bien évidemment, avec quelques autres plongeurs et je me suis rendu compte que pas plus la retouche photo que la retouche vidéo ne sont réellement connues. Je me suis donc dit que ce serait probablement une bonne idée que de faire ici un petit point sur la question avant de reprendre mes articles sur le bassin d’Arcachon.

Quelles différences entre photo et vidéo ?

On pourrait effectivement se poser la question de savoir quelles différences il y a entre une photo sous-marine et un clip tourné dans les mêmes conditions. La réponse est pourtant presque logique, il n’y en a pas, un clip vidéo n’est simplement que la juxtaposition, dans l’ordre, d’une série d’images (et donc de photos) placées les unes à côté des autres et dont le défilement rapide donne l’illusion d’une continuité du fait de la rémanence de la lumière sur notre fond de l’œil. Pour la retouche des deux types d’images on va juste utiliser de préférence des logiciels dédiés, il en existe pas mal de disponibles sur internet.

Pourquoi retoucher une photo ou une vidéo ?

Notre œil est un outil formidable, il est très sensible à la lumière du jour et il est assez fiable, tout au moins pendant nos jeunes années. Mais alors pourquoi les couleurs que l’on observe avec un masque ne sont pas les mêmes que celle d’une photo ?

En fait notre œil n’y est pour rien, les coupables s’il doit y en avoir sont l’appareil utilisé et notre cerveau. En effet, notre œil n’est simplement que l’association d’une lentille optique et d’un capteur sensible à la lumière. Les informations transmisent au cerveau sont donc des données brutes qui nécessitent un développement, un traitement du signal si vous préférez. Notre cerveau se comporte alors comme un ordinateur disposant de divers programmes de retouche qui lui permettent de reconstituer une image qui doit être la plus fidèle possible, non pas à la réalité, mais à ce que le cerveau estime qu’elle doit être en fonction de ce qu’il a en mémoire de ses expériences passées.

Sous l’eau nous l’avons déjà décrit, les couleurs ne pénètrent pas en profondeur sur les mêmes distances, le rouge disparaissant très vite dès les premiers mètres contrairement au bleu qui est visible jusqu’à très grande profondeur.

Bon c’est bien beau tout ça, mais ça n’explique toujours pas la différence d’appréciation avec le rendu d’une photo ou d’un film sous-marin et ce que dit notre « vision ». Et bien c’est assez facile à comprendre. L’appareil numérique enregistre des données brutes en grandes quantités sur la luminosité, la couleur, la netteté, les contrastes etc… Pour les appareils photos disposant de la ressource, ceux-ci enregistrent tous ces détails dans une mémoire appelée fichier Raw, pour ceux ne disposant pas de cette option, le format d’affichage est dit compressé, le plus souvent en jpeg, après avoir subit un traitement informatique. Chaque constructeur est de ce point de vue différent des autres pour des questions de propriété intellectuelle sur les logiciels, quand bien même ils utiliseraient le même capteur optique, ce qui est d’ailleurs souvent le cas.

Cela signifie que pour une même photo prise avec des appareils différents, le résultat seront différents sur chaque appareil, à quelque chose prêt bien sûr. Il n’y a donc pas UNE réalité, mais autant qu’on peut en créer avec le matériel, notre cerveau y compris.

Retouche ou pas alors ?


La retouche photo embellit les couleurs et permet d’éliminer les brumes bleues.

Retouche bien évidemment !!, votre objectif étant je présume de ramener de beaux souvenirs, il n’est pas forcément besoin qu’ils soient exactement fidèles à ce que vous avez vu, ce dont entre parenthèse vous êtes bien incapables de vous rappeler quelques jours plus tard sinon à travers une vague sensation de…, et comme je le disais, rien n’est moins sûr.

Bref, que faire ? Hé bien, pas grand chose si vos photos ou vos films sont malheureusement mal exposés, flous et sans aucune couleur hormis du bleu partout. Aie, là ça fait mal.

C’est bien joli, mais on fait comment pour que ce ne soit pas le cas ?

Votre handicap sous l’eau c’est le manque de couleurs, si vous voulez en avoir, pas d’autre solution que de les y apporter grâce à des flashs ou à des lampes. Malheureusement l’eau absorbe très vite les couleurs et même avec de l’eau claire comme aux Antilles, pas question d’obtenir de belles couleurs à plus d’un mètre avec des phares et deux ou trois mètres avec des flashes. Aie, ça fait mal aussi ça !!, bon on fait quoi alors ?

Que retoucher et avec quoi ?

J’aurais du dire en premier: avec quoi !! Avec un logiciel d’ordinateur bien sûr. Je n’ai pas pour objectif de faire de la pub pour une marque ou une autre, votre choix possible est vaste, que ce soit entre les gratuits et les payants, mais aussi entre les chers et les pas chers, voire même entre les efficaces et les inefficaces.

Bref, fouillez les forums pour vous faire une idée selon vos moyens et vos goûts.

J’avais proposé il y a quelques temps un article sur l’utilisation des filtres, en particulier d’un filtre rouge dont la fonction est de bloquer une partie du bleu. Ce n’est pas à l’usage une solution pratique. Elle dépend trop dans ses résultats de la position du soleil, de la clarté de l’eau, de la profondeur, bref de plein de paramètres qui sont susceptibles de varier pendant la plongée et donc ce n’est pas un filtre mais plusieurs filtres qu’il faudrait utiliser, imaginez la galère.

Ok, vous allez regardez ça, très bien. Reste donc à savoir quoi toucher en retouche.

En premier lieu, faites toujours votre travail sur une copie, on ne sait jamais, surtout lorsqu’on débute dans ce travail. Il manque la plupart du temps deux couleurs essentielles, le rouge et le jaune. L’idée de base est donc d’en ajouter par petites doses pour ne pas trop s’éloigner d’un effet objectif de la modif. Il faut bien évidemment enlever du bleu, mais attention, n’y allez pas trop fort, sinon l’eau ne sera plus bleue, mais presque grise ce qui n’est évidemment pas la réalité.

La plupart des appareils offrent un réglage appelé « Balance des blancs » que les caissons étanches gardent accessible. Mais sous l’eau l’utiliser est loin d’être évident. Ce réglage permet de recaler la lecture d’une couleur blanche, je devrais dire plutôt un gris moyen, le plus proche possible comparativement à un gris étalon qu’il est possible d’acheter, mais qui de mon point de vue n’est pas nécessaire. L’idée si vous voulez est de régler l’appareil pour qu’un objet blanc ressorte blanc sur la photo. Pratique dans le principe, beaucoup moins dans la pratique, sans parler des pertes de temps à faire les réglages.

Bref, autant passer du temps devant un ordinateur, c’est presque plus efficace. Avant même de tenter d’équilibrer les couleurs vous devriez ajuster le même petit réglage de la balance des blancs mais cette fois ci avec un logiciel de retouche, on procède par tâtonnements successifs jusqu’à obtenir un résultat acceptable, au début c’est un peu fastidieux mais une fois qu’on commence à maîtriser le logiciel, ça devient intuitif et c’est même un vrai plaisir dont vous aurez très vite du mal à vous passer.

Retoucher c’est pas tricher un peu ??

N’écoutez pas les donneurs de leçons, si corriger une photo c’était tricher, il y en aurait plein les poubelles, que ce soit celles en noir & blanc ou autres et pas un seul magazine de photo ne se vendrait. Votre travail est simplement d’embellir, c’est presque de l’art finalement. Vous ne mettriez pas un Picasso ou un Dali à la poubelle parce qu’ils ont déformer leur modèle féminin. Bon, on est d’accord, donc faites vous plaisir avant tout et si la photo ou le film de vos plongées est au final plus beau que ce que vous avez vu, et bien tant mieux, non ?

S’il y a de la demande je peux faire quelques petits tutos, mais si vous cherchez un peu, il en existe déjà beaucoup sur YouTube par exemple. Vous serez d’autant plus fiers des résultats si c’est vous qui avez fait l’essentiel du travail de recherches et d’essais, alors n’hésitez plus, osez la retouche de vos photos et de vos films.

Les perrés d’Arcachon, 4° partie

Le perré EST.

Comme je vous l’avais promis, je continue ma série sur les perrés par un petit texte sur l’empierrement dont j’ai à peine commencé à parler dans le 3° volet publié il y a 2 semaines environ.

Le perré EST c’est quoi ?


Pas facile d’imaginer ce à quoi pouvait ressembler un perré à l’origine. Sur la plage devant Arcachon on n’en voit aucune trace. Un perré sur la plage du Moulleau donne une petite idée.

Pour ceux et celles qui auraient loupé les 3 premiers épisodes, je rappelle rapidement que les perrés dont je parle dans cette série ne sont pas ceux qui protègent les berges actuelles mais ceux que les déplacements des bancs de sable ont contribué progressivement à engloutir.

Le perré Est est donc l’empierrement construit il y a plusieurs dizaines d’années tout au bout du perré partant de la plage de la ruelle St François vers le nord. A cette extrémité le perré se sépare en deux partie, une allant sensiblement vers le nord/nord-ouest, et une autre allant plein EST en direction de la jetée Thiers.

La partie haute se trouve aujourd’hui immergée dans la zone des 10 m. Les parties basses se situent beaucoup plus bas entre 17 et 24 m. Ces dernières profondeurs fluctuent assez souvent en fonction des déplacements du sable au fil des saisons et des tempêtes.

Je n’ai jamais mesuré de façon précise sur quelle longueur il faut garder le cap au nord, mais c’est approximativement entre 70 et 80 m, pas facile à dire sans faire une mesure exacte au décamètre. A ma connaissance, on ne trouve malheureusement aucune trace dans les archives des conditions dans lesquelles les perrés ont été édifiés. Si certains ont des informations sur la chose, je suis prêt à les inclure dans cette présentation en citant la source de l’information.

Quand y faire une escapade ?


La ruelle St François permet d’accéder au bord de plage pile en face du perré qui s’enfonce sous l’eau tout droit vers le nord. Attention à la glissade toujours à craindre.

La première chose très IMPORTANTE à dire est: ne JAMAIS faire cette excursion de cette zone sans un guide qui l’a déjà pratiquée. Plonger au bassin est suffisamment dangereux comme ça sans avoir à y prendre en plus des risques inutiles. Choisir de préférence un petit coefficient en dessous de 50 sur pleine mer et prévoir une plongée d’une heure maximum. Pas de plongée à cet endroit en bloc de 12 litres. Toujours par sécurité, prévoir d’être déjà sur le retour au moment de l’étale haute. En effet, certains passages sont des goulets pour le courant descendant. Ces endroits accélèrent fortement le flux descendant et produisent de grandes vitesses d’eaux qui peuvent désorienter, voire de faire paniquer un débutant. En respectant ces principes tout devrait bien se passer.

Il est comment ce perré ?

Bonne question. La réponse n’est pas facile à apporter car chaque saison apporte un peu de changements sous l’eau. Ce perré s’enfonce vers l’Est parallèlement à la plage. Son sommet est relativement étroit, dégagé, et les flancs d’empierrements nord et sud assez pentus. De temps en temps des zones sableuses recouvrent la partie haute sur quelques mètres à peine et offre un passage facile qui ressemble à de petits cols de montagne.

Des deux côtés on trouve le même type de faune que celle présente plus près du bord, avec tout de même moins de vie. Il faut dire qu’à cet endroit les courants montants et descendants sont particulièrement violents. On va donc trouver des trous de congres, de poulpes et de crustacés.

Côté Nord, la pente s’adoucit assez vite dans la zone des 15 m pour aboutir à un plateau sableux ondulé qui descend progressivement vers le chenal un peu plus loin. Le sol est jonché par ci par là de véritables cimetières de coquilles vides d’huitres et de moules. Peu de vie à ce que je me souvienne dans cette zone.

Côté Sud, la pente est assez abrupte et descend dans la zone des 20 m pour aboutir sur une étendue assez plate dans laquelle sont posés en vrac divers poteaux électriques, des blocs de bétons, de petits rochers, des blocs d’hermelles arrachés par les tempêtes. Peu de vie également à cet endroit. Pour rejoindre la plage plein Sud, il faut traverser cette zone profonde sur plusieurs dizaines de mètres. La maîtrise de la consommation d’air impose de ne pas tenter cette traversée. A mi chemin le sol semble remonter vers la surface mais d’un coup replonge vers les profondeurs, c’est assez peu rassurant.

Ceux qui imprudemment s’éloignent trop vers l’Est peuvent avoir envie de couper plein Sud pour rentrer. Grosse erreur. Le plateau qui sépare la plage du perré descend vers la zone des 22 à 24 m en présentant plusieurs promontoires sableux qui remontent vers les 10 m puis replongent vers les 20 m ou plus. Bref, hors de question de s’amuser à faire le yoyo au risque de se retrouver complètement paniqué et à court d’air. Et je ne parle même pas de la gestion des paliers qui vont évidemment s’imposer avant la sortie.

Que faire pour sécuriser la plongée ?

Pour sécuriser la plongée, il vaut mieux ne pas aller trop vers L’Est, disons qu’une trentaine de mètres est bien suffisant. On suit donc la face Nord sur main droite, 3 mètres en dessous du sommet, pendant une trentaine de mètres, on passe un petit col dès qu’on en trouve un et on redescend dans la zone des 12 m. On revient vers l’Ouest avec le perré toujours sur main droite jusqu’à atteindre la partie qui oblique vers le Sud. A ce moment là se placer au sommet s’il n’y a pas trop de courant ou légèrement en contrebas à l’abri du courant qui se lève forcément après l’étale.


Les courants peuvent être violents devant Arcachon, les perrés immergés les perturbent et peuvent créer des remous et des tourbillons dangereux, même en profondeur.

Attention, même sur petits coefficients les courants peuvent être puissants et la visibilité réduite. Certains vont s’ennuyer au cours de cette plongée. Ce qui est à voir est relativement petit. Il y a bien quelques épaves dans le coin mais ça c’est l’objet d’un prochain article. Il sera suivi par un autre plus orienté sur la faune locale. Celle-ci est parfois très différente de ce que la majorité des plongeurs connaissent au Cap Ferret qui n’est distant que de 3 km à vol d’oiseaux.

Bref si vous voulez ne rien louper de la suite, abonnez-vous !!, vous ne pourrez pas louper mes prochaines publications. En attendant, bonnes bulles à tous et toutes, en tous cas, ceux qui ne craignent pas l’eau à 9 ou 10° maxi du moment.

Archimède, poussée, flotter ou couler.

La Poussée d’Archimède, pas aussi simple qu’on ne le croit.

La poussée d’Archimède a déjà fait l’objet d’un article dans le blog, un article que je vous invite à relire ou peut-être à découvrir si ce n’est déjà fait.

Mais si l’article existe déjà, pourquoi donc en refaire un autre ? Tout simplement parce que les raisons qui permettent à un nageur ou un plongeur de flotter ou de couler ne sont pas si faciles que ça à comprendre malgré ce qu’en disent la littérature ou les explications basiques les plus répandues.

Ah bon ?, y aurait-il plusieurs poussées d’Archimède ? Non, bien évidemment non, mais ce qui fait toute la différence (et qui n’est quasiment jamais noté ou mis en avant), c’est que le théorème d’Archimède ne fonctionne que dans un état de statique, c’est à dire quand aucune modification de position, de déplacement ou de volume n’intervient. Nous allons donc étudier ces différents paramètres.

Le poids apparent est la différence qui existe entre le poids P de l’objet et la force d’Archimède Fa. Si Fa est plus grand que P, l’objet flotte en surface.

Le théorème de base

Rappelons ce que dit notre fameux théorème. Tout corps plongé dans un fluide subit de la part de ce fluide une force verticale, dirigée vers le haut, équivalente au poids du liquide déplacé par le volume immergé..

Jusque là rien de bien sorcier. Mais ce qui coince c’est quand on commence à se poser quelques petites questions saugrenues. Par exemple, « comment se fait-il qu’on flotte mieux à l’horizontale qu’à la verticale ? » ou bien: « pourquoi certaines personnes n’arrivent pas à faire la planche ? ». Pour répondre simplement, il faut revenir à quelques bases de physique, voyons ça.

Densité et flottabilité

La densité.

Si on s’en tient à la simple définition d’un dictionnaire, la densité est le rapport de masse entre un volume de liquide ou de solide et le même volume d’eau à une température de 4°. Pour les gaz c’est un peu différent mais ici cela ne nous intéresse pas.

Prenons l’exemple d’un mètre cube d’acier, il possède une masse de 7850 kg, le même volume d’eau douce a une masse de 1000 kg, le rapport donne 7850/1000 = 7.85. On va dire que l’acier est 7.85 fois plus dense que l’eau douce.

Un corps humain à une densité de 1.025 en moyenne ce qui explique qu’étant plus dense que l’eau il coule. Pourtant les gens font la planche et ne coulent pas ? C’est vrai, que se passe-t-il donc ?

Pour flotter il faut faire baisser sa densité, le corps humain possède deux poumons qui se comportent comme des ballons gonflés d’air. L’air étant mille fois moins dense que l’eau, plus les poumons sont gonflés, plus le volume occupé s’agrandit et plus la densité apparente du corps diminue. Au bilan on flotte. C’est d’autant plus vrai que l’eau est dense car chargée en sel dilués comme c’est le cas en eau de mer.

Certaines personnes n’arrivent pourtant pas à faire la planche. Il faut donc chercher autre chose.

Le centre de gravité.

Pour qu’un corps soumis à l’action de deux forces soit en équilibre, il est impératif que les droites d’action de ces deux forces soient parfaitement alignées. Sinon il se produit un phénomène de rotation qui va mettre en place cet alignement. Le poids du corps humain produit une force verticale, dirigée vers le bas, accrochée au centre de gravité du corps quelque part du côté du nombril. La masse d’eau déplacée produit une force d’Archimède au centre de masse du liquide déplacé. Tant que le centre de gravité et le centre de masse ne seront pas alignés, le corps va pivoter dans l’eau, du moins tant que des mouvements des mains ou des pieds ne viennent l’en empêcher.

Chaque personne est un cas à part et même si en moyenne nous avons tous une densité corporelle de l’ordre de 1,025 l’équilibre dans l’eau dépend donc de la répartition des masses. Nous avons tous une forme plus ou moins différente de celles des autres. On peut très bien avoir par exemple des os plus épais et donc une masse plus lourde, notamment au niveau des jambes. Les jambes auront donc naturellement tendance à couler pour venir se mettre à la verticale sous le corps. La seule façon de contrecarrer ce mouvement est de raidir les muscles et de déplacer le volume d’air des poumons en gonflant leur partie basse qui est la plus volumineuse. On appelle ça avoir une respiration ventrale.

C’est bien beau mais si on se met à la verticale on coule très facilement, pourtant on est bien immergé non ? Hé oui, mais je n’ai pas tout dit, voyons ça.

Les variations de volumes.

Lorsque le corps est en position verticale, il se produit un phénomène assez simple à expliquer. L’eau qui entoure le corps exerce sur lui une multitude de petites forces perpendiculairement à la peau (pour simplifier). Ces forces de pression dépendent de la profondeur. Plus le corps est loin de la surface, plus la pression est importante et même si on ne peut s’en rendre compte, cette pression tend à faire diminuer le volume du corps humain. Le volume diminuant, la poussée d’Archimède diminue alors que la densité du corps augmente. C’est tellement vrai qu’en apnée, à 10 mètres de profondeur le volume des poumons est réduit de moitié. Cette pression s’exerce aussi sur les bulles d’air des combinaisons en néoprène qui perdent elles aussi du volume.

En position verticale, surtout si c’est tête en bas, la pression de l’eau va donc faire diminuer le volume global du corps et le faire couler de plus en plus facilement.

Pour rester en surface en position verticale la seule solution consiste à gonfler les poumons mais aussi à faire avec les mains ou les pieds quelques mouvements dont la pression sur l’eau crée une force qui s’ajoute à la poussée d’Archimède. C’est une technique assez facile à apprendre et le fait qu’une personne n’y arrive pas du premier coup ne veut pas dire qu’elle en est incapable, il suffit juste de trouver les mouvements qui vont bien.

Conclusion.

Retenons simplement que la poussée d’Archimède se définit dans le cas d’un corps non déformable et dans une position statique.

Les humains ont en moyenne une densité supérieure à celle de l’eau ce qui les empêche de flotter. Pour réussir à flotter en surface il faut apprendre à utiliser sa respiration ventrale et s’aider de petits mouvements des mains en particulier.

Voila, je voulais faire cette petite mise au point qui vient compléter mon précédent article. Y inclure toutes ces précisions l’aurait trop alourdi et mon but n’est pas de vous faire peur avec des textes trop volumineux ou trop compliqués.

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Dans le prochain article je vais vous présenter le troisième volet de ma série sur les perrés d’Arcachon. Cette partie abordera en particulier la faune qu’on peut y découvrir.

Je vous dis donc à très bientôt.

Le film: les news

Le film « En Quête des Nudibranches ».

En Quête des Nudibranches est sorti le 13 décembre dernier, le même jour que STAR WARS mais on s’en doutait un peu, il n’a pas encore connu la même notoriété. Bon, il faut bien commencer petit pour pouvoir grandir.

Le film se présente sous la forme d’un bel objet digipack de facture pro. Les ventes qui ont commencé dès la sortie du DVD se poursuivent tranquillement et nous permettent d’envisager très bientôt le financement de nos futurs projets.

Tous les avis qui nous reviennent sur la page « livre d’or » de notre site internet Facelines Productions, sont unanimes pour souligner la beauté des images, de la musique, la qualité et l’intérêt du travail accompli.

J’en profite pour suggérer à ceux qui ont acheté le DVD de prendre quelques instants pour laisser eux aussi leur sensations sur le film en cliquant ici « livre d’or ». D’ailleurs, tout le monde peut y aller pour voir les commentaires qui y sont déjà déposés.

Facelines Productions.

Facelines Productions, l’association qui nous a permis, Claude et moi, de produire « En Quête des Nudibranches » est, il faut le rappeler, sans buts lucratifs.

Notre seule ambition est de promouvoir la sauvegarde du milieu sous-marin du bassin d’Arcachon et par ce biais, la protection de la faune et de la flore qui nous émerveillent tant à chaque plongée.

Le salon de la plongée à Paris du 12 au 15 janvier dernier.

La joyeuse équipe bordelaise de Facelines Productions était présente au salon de la plongée de la mi-janvier. Le stand de 2.0CTOPUS nous y avait réservé un espace convivial pour y accueillir notre matériel vidéo et quelques DVD d’En Quête des Nudibranches à présenter au public. Un énorme merci à toute l’équipe de 2.0ctopus pour sa chaleureuse complicité. Ça fait chaud au cœur d’être si vite et si bien intégré.

On parle de Facelines et du film.

Les nudibranches commencent à faire parler d’eux à travers différentes publications. Le blog n’a pas vocation à faire ici une collection des reproductions des différentes publications qui ont parlé de Facelines Productions et de son film. Pour autant je vais tout de même montrer quelques photos parmi toutes celles que vous pourrez trouver sur la page Facebook de Facelines Productions.

Je ne vais pas faire la liste complète des articles ou des parutions dans lesquelles on parle du film, mais je pense évidemment à La Dépêche du Bassin, le Mag de Sud-Ouest, France Bleu Gironde, 2.0ctopus envers qui nous sommes particulièrement redevables, et d’autres magazines comme Plongez et bien d’autres encore.

Un petit coucou à Claude qui fait des pieds et des mains pour communiquer sur Facelines.

Nous remercions évidemment toutes les personnes qui dans les différentes éditions radios ou écrites ont contribué à faire connaitre notre travail. C’est vraiment utile et nécessaire pour qu’on parle enfin de se qui se passe sous l’eau. Le bassin d’Arcachon est comme beaucoup d’endroits sur la planète en réel danger. J’y ai vu depuis 23 ans une lente dégradation du milieu et la raréfaction (sinon la disparition) des poissons, des crustacés et même des nudibranches.

Restons vigilents pour être prêts à tirer la sonnette d’alarme si nécessaire. Et je pense que ça l’est notamment avec l’incroyable turbidité actuelle liée aux intempéries bien sûr mais aussi aux activités de dragages côté Arcachon et à la dune du Pyla.

Les perrés d’Arcachon (partie 3).

Le perré EST.

Comme promis, après mes deux premiers articles, l’un sur l’origine des perrés de St Yves, l’autre sur la description du perré de la ruelle St François, voici une petite suite sur le perré qui longe parallèlement la plage à une centaine de mètre du rivage en direction de l’EST vers la jetée Thiers.

Un peu trop loin du bord.

Il faut tout de suite attirer l’attention du lecteur sur le fait que ce perré orienté à l’EST est vraiment loin du bord de plage. Nous l’avons vu dans mon article précédent, le perré de la ruelle St François s’enfonce en effet progressivement dans l’eau en direction du Nord sur une bonne centaine de mètres. De part et d’autre, à gauche comme à droite, la mer à creusé le sable au fil des ans et le fond est aujourd’hui stabilisé dans la zone des 16 à 22 m selon l’endroit. Courants et contre-courants s’y disputent la circulation des flux marins selon le sens et l’importance des marées.

Il est assez peu prudent de s’y aventurer sans un guide qui connait bien le lieu et encore moins si on n’est pas aguerri à la lecture de sa boussole en plongée.

Une zone dangereuse en été.


L’été, la zone de plongée de St Yves se charge de très nombreuses embarcations, la plus grande prudence est de mise.

Dès le début de la saison estivale, des milliers de bateaux naviguent en sortant ou en rejoignant les ports d’Arcachon et des autres villages portuaires. Cela rend la zone particulièrement dangereuse.

Les plaisanciers connaissent assez mal la signalétique marine et encore moins celle annonçant la présence de plongeurs. La nécessité absolue de faire surface dans cette zone est particulièrement périlleuse.

La nuit offre évidemment plus de tranquillité mais l’éloignement du bord et la présence de forts courants de surface empêchent d’aborder une excursion en plongée sur ce site en toute quiétude. Encore une fois, il n’est pas inutile de rappeler que le site de St Yves reste un endroit à explorer avec beaucoup de préparation et seulement sur petits coefficients, même en suivant les consignes d’adeptes de la plongée à cet endroit.

Quel intérêt d’aller aussi loin du bord ?

Le site de St Yves n’est pas dénué d’intérêts. Bien évidemment, la plongée sur ce spot éminemment réputé pour son trou, une ancienne résurgence des eaux douces des Abatilles, attire nombre de clubs locaux ou même des départements limitrophes.


Le ponton de la Chapelle, en face du trou St Yves accueille de très nombreux pêcheurs en été. Trop s’en approcher les courrouce quelque peu et il n’est pas rare de voir soudainement une quantité anormale de turlutes racler le fond. Mieux vaut rester à l’écart près du perré de la ruelle ST François.

J’en profite pour rappeler que les riverains apprécient assez peu la présences des plongeurs qui parfois abusent c’est certain de vociférations discourtoises, quand ce n’est pas de tenues légères indécentes en pleine rue.


Le COTRE BLEU, un chalutier en bois, n’est pas la seule épave intéressante à St Yves. Une vedette très sympa échouée par 17 m de fond vaut un petit détour sur un perré.

Le site abrite également quelques épaves, dont la plus connue est certainement le COTRE BLEU. Mes prochains articles vous en diront un peu plus sur les autres épaves que j’y visite en partant du bord. Pour certaines, les atteindre du bord n’est pas possible et un bateau serait nécessaire. Cependant, la grande promiscuité des bateaux de plaisance n’incite pas à tenter l’aventure, sauf avec un encadrement conséquent, seule garantie contre les risques d’accidents.

Le perré EST bénéficie d’un gros avantage, très peu de plongeurs s’y aventurent, la faune locale s’y est implantée de longue date et ne semble pas craindre particulièrement une petite visite.

Comment faire ?

Pour atteindre le perré EST il faut se mettre à l’eau sur petits coefficients de pleine mer, trente à 40 minutes avant l’étale haute et en planifiant une plongée d’une heure maximum. Depuis la mise à l’eau de la ruelle St François, on longe sur son flanc droit (sur main gauche donc) le perré qui monte plein nord vers le chenal. Ne pas descendre, mais suivre tranquillement le sommet du perré cap au Nord. Après une centaine de mètres la bifurcation se fait en pente douce. Si vous la dépassez, vous pénétrez sur un plateau sableux qui s’enfonce doucement dans le chenal. Revenir alors plein sud pour suivre le perré qui se dirige plein EST. Garder le perré sur main droite pendant une trentaine de mètres le temps de le visiter tranquillement dans la zone des 15 m.

Il est bien sûr possible de poursuivre la balade plus loin, mais on atteint alors une zone de fonds perturbés qui montent et qui descendent alternativement avec de fortes déclinaisons. La réserve d’air de la bouteille n’y résisterait pas.

Comme je vous le préconise, mieux vaut ne pas aller trop loin, au bout d’une trentaine de mètres donc, remonter doucement au sommet du perré puis redescendre sur sa face sud pour rentrer sans descendre en dessous de 15 m en gardant l’enrochement sur main droite vers l’OUEST. Dès que le perré oblique vers le sud, remonter sur son sommet et le suivre plein sud pour rentrer tout droit vers la berge dans la zone des 9 à 10 m.

Bien surveiller la pression des bouteilles.

La promenade que je viens d’évoquer ne se négocie pas la fleur au fusil. Elle doit rester réservée à des plongeurs confirmés possédant une bonne maîtrise du compas et un attitude sans faille dans la surveillance de la consommation d’air.

Il n’est pas inutile d’envisager pour cette sortie des blocs de 15 litres. Les 12 litres seraient à mon humble avis franchement trop limités. Même moi qui connais bien le lieu je ne m’y aventurerais pas avec un 12 litres. Je sais que pour les dames c’est vraiment lourd un 15 litres, mais avec un 12, mieux vaut s’en tenir à une excursion plus sécurisée.

Et pour en savoir plus ?

Pour en savoir plus je vous conseille de rester attentifs à ce qui se passe sur le blog. Je reviendrai d’ici une dizaine ou une quinzaine de jours pour détailler les rencontres qu’on peut faire sur le perré EST, mais aussi tout autour, et des choses à dire, croyez moi il y en a beaucoup.

J’espère donc vous retrouver très vite pour la suite certainement attendue qui décrira un endroit finalement assez méconnu des plongeurs en général.

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La Motelle.

La Motelle du bassin d’Arcachon.

Un poisson rare est peureux.

La Motelle, certains disent la Mostelle, est un poisson filiforme assez difficile à observer car il se cache la journée au fond des trous dans les rochers où il trouve ses abris.

La Motelle est essentiellement nocturne. C’est effectivement la nuit qu’elle se met en chasse de petits vers ou crustacés. La Motelle est extrêmement peureuse. A la moindre alerte elle essaiera de se cacher dans un trou obscur. Si elle se laisse surprendre dans la lumière des phares, elle hésite à fuir quelques secondes mais ne reste jamais très longtemps à se poser la question car elle décampe très vite.

Deux types bien différents.

Au bassin on peut rencontrer des motelles d’aspects …..Cliquez ici pour lire l’article en entier en page VIE MARINE.

Les perrés d’Arcachon (partie 2)

Les perrés d’Arcachon (la suite).

Comme promis début janvier, voici la suite de mon premier article sur les perrés d’Arcachon. Elle comprendra certainement 3 ou 4 autres publications car il y a énormément de choses à dire ou à montrer que se soit sur la faune ou sur les épaves qui hantent le rivage.

Petit rappel.

Bien évidemment, si vous n’avez pas encore lu mon premier article du 2 janvier, je vous invite à prendre le temps de le découvrir. Je vais donc simplement rappeler ici que les perrés sont des alignements d’empierrements destinés à protéger les bords de côtes des violences de la mer. Les digues protègent elles des zones de terres qui peuvent se trouver parfois en-dessous du niveau de la mer, ou bien elles assurent un rempart contre les vagues submersives par grosses marées et gros coups de vents.

Vous avez pu voir également que les perrés de la plage située entre la jetée de la Chapelle et la jetée Thiers se trouvent maintenant immergés jusqu’à près de 20 m du fait de l’érosion consécutive aux forts courants des marées montantes ou descendantes.

Ils sont où ces perrés ?

C’est bien beau tout ça mais quand on est sur le ponton de la Chapelle, pas l’ombre à l’horizon d’un seul perré qui s’enfonce dans l’eau.

OK, et ils sont où alors tous ces perrés ?


A gauche, une vue du ponton de la Chapelle depuis la mise à l’eau de la ruelle St François, à droite, sur pleine mer pas question de trouver à cet endroit un sable accueillant si on a mal géré la boussole ou le temps d’immersion.

Celui qui reste le plus accessible est le perré qui s’enfonce progressivement vers le nord directement en face de la mise à l’eau de la ruelle St François. Pas la peine de chercher à cet endroit un amoncellement de pierres, elles ont depuis longtemps roulé au fond où le sable les a ensevelies. Celles restées en place sont maintenant recouvertes d’une grande quantité de tubes d’hermelles. Ces vers marins tubicoles ont presque entièrement colonisé le substrat rocheux qui disparait sous une multitude de constructions cylindriques en grains de sables collés entre eux par un ciment biologique extrêmement fragile. L’ensemble est parfois surprenant tant en quantité que par ses formes.

Et ça se présente comment sous l’eau ?

Bonne question…., disons que ça se présente plutôt bien, merci, mais voyons ça plus en détails.

En longeant la face du perré exposée à l’ouest, on suit transversalement vers le nord une pente douce de sable qui monte sur main droite. Ce sable accumulé par les puissants courants du flux des marées a par endroits tout recouvert et forme au sommet comme de petits cols de montagne. Par forts coefficients de marée ces passages sont le siège de courants marins puissants dont il vaut mieux se méfier.

Plus à gauche, la pente descend assez vite sur un plateaux sableux vers les 15 m de fond. On peut y trouver divers poissons plats, des grondins et des raies brunettes, mais je reviendrai sur ces rencontres possibles plus tard dans d’autres articles.

En restant sur le sommet du perré et en continuant vers le nord, on se retrouve après une cinquantaine de mètres vers les 10 m de fond sur un magnifiques espace assez plat où il y a beaucoup de vie entres diverses anémones, vers marins, ophiures, nudibranches et une grande quantité de petits crustacés de toutes sortes.

Le coté exposé à l’Est descend en pente beaucoup plus brutale vers 18 à 22 m, en tous cas aux endroits où le sable ne s’est pas offert une avenue. Ce coté à l’abri de la marée montante est encore plus riche en vie marine. Mais attention, toute cette vie prend refuge au sein des nids d’hermelles, elle est très fragile, au moins autant que leurs cathédrales de sables. Il faut donc veiller à la protéger des coups de palmes maladroits.

Et plus au nord ?

Si on continue plus au nord, le perré se sépare en deux parties. On est là à presque cent mètres du bord. Un bilan de la pression dans les bouteilles est indispensable pendant tout le trajet.

Personnellement je ne plonge à cet endroit que sur pleine mer et par petit coefficient. Si j’ai assez d’air je prolonge ma plongée par un trajet vers l’Est puis au sud afin de revenir au point de départ sur le descendant en restant à faible profondeur dans la zone des 6 à 8 mètres. Attention !!! , le retour vers le sud oblige a couper un fond de 20 m pendant au moins une quarantaine de mètres, je ne le conseille pas du tout. Le demi tour à faible profondeur est plus de mise. Pour cela on franchit le sommet du perré cap au sud et on oblique sur main droite en prenant la précaution de rester dans la zone des 10 m jusqu’à être revenu plein sud près de la plage où on s’est mis à l’eau.

Du coup, je ne connais pas la partie qui s’oriente vers l’Ouest, elle amène dans une zone où il peut y avoir de forts courants au reflux. Par sécurité je préfère explorer le perré qui oblique plein Est en le suivant par sa face Nord. Au delà de la bifurcation, on se retrouve sur du plateau sableux encombré de coquilles vides d’huitres et de moules. Pas grand choses à voir ici, d’autant que la profondeur avoisinant les 20 m n’encourage pas à y séjourner longtemps car la pression dans la bouteille a déjà bien baissé.

Et le perré qui part vers l’Est ?

Pour en savoir plus sur le perré qui s’oriente plein Est je vous engage à me retrouver ici pour le prochain article qui décrira cette zone assez peu connue des plongeurs.

Rappel sur la sécurité.

Le site de plongée de St Yves est un site dangereux car les courants peuvent non seulement y être forts, mais aussi tournants. Seuls les plongeurs très à l’aise dans la manipulation d’une boussole doivent s’y aventurer.

D’autre part, le fond sableux et très mobile, Il peut être creusé jusqu’à grande profondeur à plus de 20 mètres d’une façon tout à fait anarchique et il n’y a strictement aucun repère pour faire un point fiable de l’endroit où l’on se trouve si l’on a pas fait l’effort de consulter le compas en permanence.

Par sécurité je vous expliquerai dans le prochain article pourquoi il vaut mieux rester sur le perré principal et s’en tenir uniquement sur un parcours plein nord sur 60 à 70 m puis retour plein sud en restant systématiquement sur le haut du perré sur le retour.

Je vous dis donc à très bientôt pour la suite dans laquelle j’évoquerai la faune marine de ce coin assez particulier du bassin.

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