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Journal de plongées

Reprise des plongées.

Vous le savez certainement, le bassin d’Arcachon est un milieu capricieux du fait de ses courants de marées ou bien de la turbidité qui varie aussi vite que la météo sans que ça puisse être prévisible.

Bref, tout ça pour dire qu’avec le boulot sur le film En Quête des Nudibranches, j’avais d’excellentes raisons pour rester au chaud devant le clavier de l’ordi.

Je profite au passage pour vous montrer une maquette de la future jaquette du DVD. Le cadre de couleur qui entoure la photo n’est là que pour mettre en valeur ici la jaquette sur laquelle il n’apparait pas en réalité.

Heureusement, le travail ayant bien avancé, je peux retrouver du temps pour aller mettre la tête sous l’eau. Du coup, je vais reprendre mes petits compte-rendus habituels.

Pourquoi le journal ?

Pourquoi un journal ? La question n’est pas saugrenue, en effet, ma page en question reste trop confidentielle depuis 2 ans. Mais bon, tout le monde n’a pas ni le temps, ni les moyens, ni même peut-être l’envie de descendre au bassin, surtout quand l’eau se refroidit vite comme en ce moment ou elle avoisine les 13°C. Alors j’ai simplement envie de montrer de belles choses

Du coup je partage les photos de mes promenades avec quelques petits commentaires sans prétention. Vous le savez, ma passion c’est plutôt la vidéo mais je réserve les clips pour Facelines Productions, histoire de compiler de beaux clips pour nos futures productions pédagogiques.

Plein de photos.

Même si vous ne lisez pas mes textes, jetez tout de même un œil sur les bilans de plongées, à défaut de photos qui vous intéressent vous trouverez des anecdotes ou un statut régulier de la température et de la visibilité.

Alors je vous laisse découvrir tout ça tranquillement. Bonne plonge aux courageux qui oseront aller voir le bassin par eux-mêmes.

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Les batteries Li-Ion

Les batteries Li-ion et la plongée

Les batterie Li-ion, on dit aussi les accumulateurs Li-ion, sont des batteries à base de technologie au Lithium. On ne peut pas vraiment dire qu’il s’agisse d’une technologie nouvelle puisqu’elle existe sur le marché des accumulateurs depuis plus de 20 ans déjà. Ce type de batteries bénéficie actuellement d’un véritable engouement.

Pourquoi utiliser une technologie Li-Ion ?

La technologie Ion Lithium permet d’accumuler beaucoup plus de charge énergétique que les anciennes batteries au nickel (de 2 à presque 5 fois plus) pour un encombrement réduit. Les batteries Li-ion n’ont pas d’effet mémoire, un véritable et énorme avantage. Enfin, ces accumulateurs ne s’auto-déchargent quasiment pas, parfois même sur des durées d’un an ou plus et ils ne nécessitent aucun entretien de maintenance.

Une Technologie non sans risques

Tout irait bien avec cette technologie dans le meilleur du monde si tous ces avantages ne s’accompagnaient pas de sérieux inconvénients.

Une décharge profonde risque d’endommager la batterie, mais en plongée, il arrive d’avoir besoin de lumière longtemps, la nuit par exemple ou en expédition sous-terraine. Il vaut mieux éviter de trop tirer sur l’accumulateur et prendre la précaution de le recharger régulièrement, même si ce n’est que très peu.

L’électrolyte liquide présente réellement un danger de manipulation. En cas de détérioration de l’accumulateur, l’électrolyte peut entrer en contact avec l’air ou avec l’eau. Il y a alors production d’un acide dangereux. Une mauvaise utilisation ou une élévation de température anormale peut même rendre l’accumulateur explosif.

Par construction, il peut même se produire des court-circuits internes.

Pour se protéger de ces dangers, il est impératif que les éléments Li-Ion soient protégés par une électronique embarquée capable de contrôler la charge et la décharge, les surintensités anormales et les décharges profondes qui feraient baisser la tension en dessous de 2,5 v (3,7 v en charge normale).

Attention aussi aux expressions utilisées ici ou là: ne pas confondre battery et batterie, le premier terme est anglais et signifie pile (d’ailleurs les piles au lithium existent bel et bien mais ne sont pas rechargeables). Batterie est l’expression française utilisée par abus de langage pour parler d’un accumulateur.

Pour finir, il faut être prudent sur l’utilisation des chargeurs qui sont vraiment d’un usage très spécifique. En effet, la charge des éléments doit se faire en deux temps bien distincts avec un contrôle très pointu du courant de charge surtout en fin d’opération. La tension de charge finale ne doit jamais dépasser 4,2v.

Comment utiliser ses batteries Li-ions ?

Les batteries Li-ion pour le grand public ont une durée de vie de quelques années à peine alors que celles destinées aux matériels professionnels peuvent atteindre des durées de vie de plus de 10 ans sans soucis.

Puisqu’on parle de durée de vie, il semblerait que ces batteries puissent se détériorer à la longue, même si elles ne sont pas utilisées. Il est d’ailleurs conseillé pour le stockage de vider partiellement les accumulateurs pour ne faire une recharge partielle que de temps en temps afin de compenser l’auto-décharge (elle est très faible, quelques % par mois, mais elle existe).

Il est également conseillé de ne pas utiliser les Li-ion aussitôt après une charge complète, pas plus qu’il ne faut les exposer à une température importante, les Li-ion, c’est comme les Leds, ça aime les températures froides.

Le nombre de cycles décharge/charge avoisine les 1000 en utilisation normale, ça laisse au plongeur une grande marge d’utilisation avant d’envisager un changement de ses accumulateurs.

Les questions qu’on se pose le plus souvent.

Est-ce qu’il faut commencer par charger une Li-ion neuve avant de s’en servir ?

A priori ,non, l’électronique de contrôle de la batterie a subi normalement une calibration en usine et la très faible décharge interne fait que l’accumulateur est prêt à fonctionner. Il semble donc plus normal de l’utiliser directement.

Le calibrage c’est quoi ?

L’électronique de surveillance et de contrôle de la batterie mémorise un cycle complet de décharge puis de charge. Une utilisation quotidienne des batteries peut modifier sensiblement les paramètres de réglage. Il est donc conseillé de faire une fois de temps en temps une décharge complète suivie d’une recharge complète. C’est ce qu’on appelle le recalibrage. La fréquence de cette opération est à cadencer en fonction de l’utilisation. Il faut cependant rester prudent, une décharge profonde peut définitivement détériorer la batterie, le mieux est donc de ne pas trop insister sur cette pratique.

Est-ce qu’on peut laisser la batterie vide longtemps avant de la recharger ?

A mon avis il ne vaut mieux pas, il n’est pas possible de connaitre simplement l’état de décharge de la batterie. Disons que si vous mesurez une tension de 3v à ses bornes il vaudrait mieux lui donner une petite recharge sans trop attendre. La décharge interne étant faible, elle n’est pas nulle, et un accumulateur déjà détérioré se déchargera en interne probablement plus facilement, ce qui risque de le conduire à se rapprocher trop près de la zone de détérioration.

Faut-il charger la batterie en une seule fois à fond ?

Tout dépend de ce que vous voulez faire avec l’accumulateur. Si vous voulez l’utiliser très rapidement, allez-y, mais attention, ne pas le faire en période de cannicule, la chaleur n’est pas du tout appréciée par les Li-ion qui perdent de la capacité de charge après de trop forte charge pendant une phase de montée en température. Si vous ne souhaitez pas utiliser la batterie de suite, le mieux est de la charger partiellement, la meilleure charge est à 40% si la batterie doit être stockée, dans ce cas la mettre dans un local frais.

Ces batteries sont-elles plus puissantes que les autres types ?

En théorie oui, cependant il y a de tout sur le marché internet. Le risque est d’acheter des contrefaçons qui vantent de fortes capacités alors qu’en réalité elles n’en font que la moitié à peine. Les batteries au lithium-ion sont chères à fabriquer, un prix trop attractif devrait lever beaucoup de doutes sur la fiabilité d’une annonce.

Ci-dessus, 2 exemples de contrefaçons: la jaune annonce 9800 mah ce qui est complètement illusoire, la deuxième annonce 4200 mah, sa facture est de bonne qualité et la batterie fonctionne assez bien mais son poids d’à peine 40 grammes démontre la fraude. En réalité il s’agit d’une batterie de 2800 mah maquillée.

Comment savoir si un accumulateur Li-ion est de bonne qualité ?

On vient de le voir, le prix peut-être un bon indice mais c’est surtout le poids qui fait la différence. Si vous prenez par exemple des batteries 18650 ( très couramment utilisées dans les lampes de plongée), d’une capacité entre 2800 et 3400 mah, elle pèsera entre 45 et 52 grammes environ. Plus légère c’est l’assurance d’une entourloupe du vendeur. De la même façon, une batterie de ce type annoncée avec une capacité de 6000 à 9000 mah sent l’escroquerie à plein nez.

Peut-on utiliser un chargeur universel ?

Surtout pas, ce serait extrêmement risqué. Les Li-ion sont extrêmement sensibles et fragiles lors de la charge. Elles nécessitent des chargeurs adaptés.

Combien de temps une batterie Li-ion se conserve-telle ?

En réalité il faudrait se poser la question: quel âge a-t-elle ? En effet ces accumulateurs se détériorent petit à petit d’autant plus qu’ils ont été stockés dans de mauvaises conditions. Disons qu’une longévité de 4 à 5 ans est une moyenne honorable. Donc du coup, il ne faut pas acheter une batterie qui a déjà cet âge-là si vous voulez la conserver autant.

Conclusions.

Les batteries Li-ions se retrouvent installées un peu partout maintenant (téléphones, portables, consoles de jeux, appareils photo etc etc…). Bref pas moyen de passer à travers. En plongée, ces batteries ont permis de réduire d’une façon impressionnante la dimension des lampes et des flashs. On ne va pas s’en plaindre, en tous cas pas moi. Pour autant elles restent des sources d’énergies dangereuses avec des risques d’explosion, de dégagement de flammes ou de projections d’acides. Il est donc prudent de les manipuler avec précaution.

Il y a encore beaucoup à dire sur ces batteries et sur leurs prochaines évolutions technologiques, ça fera peut-être l’objet d’un prochain article.

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A très bientôt pour d’autres nouveautés…

Des nouvelles de Facelines Productions

Un début plein de promesses.

Le timing est un peu court mais pour l’instant tout baigne.

La bande annonce du film.

Depuis qu’elle a été publiée le 13 octobre, la bande annonce du film « En Quête des Nudibranches du Bassin d’Arcachon » connait un franc succès. Facebook s’est montré un vecteur de communication très performant. Le teaser a été partagé près de 150 fois et nous espérons à Facelines Productions que cela va continuer. Nous avons travaillé énormément, et même encore maintenant, pour que la sortie du film fin 2017 soit un succès à garder dans les annales de la plongée.

Nous avons tout misé sur un objectif difficile, celui de produire un support médiatique de qualité professionnelle alors même que nos moyens restent très limités autant en ressources financières qu’en disponibilités.

A notre grand plaisir, notre bande annonce à été vue près de 5500 fois sur facebook. On est bien sûr encore loin de certaines vidéos de Youtube mais bon, la plongée reste un milieu assez confidentiel et une bande annonce ça ne fait pas forcément rêver. Ce qui nous récompense déjà de nos efforts, c’est les commentaires très flatteurs que nous avons reçus depuis quelques jours, y compris par des personnes évoluant dans la sphére professionnelle de l’image et du son. C’est vraiment génial.

Facelines Production c’est qui et c’est quoi ?

Facelines Productions c’est avant tout l’association de 2 plongeurs assez fous pour se lancer dans cette aventure.

Avec Claude, nous avons remis 100 fois sur la table le script du film pour qu’il colle exactement à nos attentes sans rien lâcher de nos exigences initiales.

Claude CLIN est lui-même un artiste musicien, c’est d’ailleurs lui qui a créé la musique du teaser et qui travaille à la réalisation finale de celle du film.

Certain le savent déjà, je suis pour ma part formateur dans un centre technique privé en mécanique théorique et en gestion de la maintenance. Je me suis chargé de faire le montage des séquences et des bandes sons.

L’envie de faire un film à deux nous est venue presque naturellement, moi j’avais sous le coude depuis 4 ans un grand nombre de séquences vidéos sur les nudibranches du bassin. Claude qui s’intéresse particulièrement à la biologie marine au sein de la fédération française d’études et des sports sous-marins, a su me convaincre d’associer mes images à ses sensibilités musicales pour transformer tout ça en une oeuvre presque magistrale accessible à tous publics, plongeurs ou pas.

Grâce à Claude, Facelines Productions dispose maintenant de sa page Facebook et vient d’ouvrir également son site internet. Le site est en construction, soyez indulgents, le temps nous manque un peu pour être sur tous les fronts à la fois mais on avance, on avance.

Facelines Productions pour quoi faire ?

La première mission est évidemment de mener à son terme et dans les temps promis le film qui nous tient tant à coeur. Le deuxième opus qui sortira au printemps reprendra le thème du premier mais en rentrant plus en profondeur dans les considérations scientifiques. Le résultat devrait donc être assez différent dans la présentation.

Nous avons déjà un second grand projet qui sera beaucoup plus ouvert aux autres formes de vies sous-marines. Peut être même avec un support papier.

Enfin notre ambition est de faire partager notre amour du bassin en participant à des conférences, des expositions et pourquoi pas si nous en avons le temps en visitant quelques écoles.

Nos partenaires.

Nous sommes en train de promouvoir notre travail auprès des nombreux acteurs de médias locaux et auprès des organisations du milieu de la protection de l’environnement ou bien encore en sollicitant les organismes et les associations de plongeurs. L’accueil que nous commençons juste à recevoir est très motivant. Ca aussi c’est génial.

La suite ?

Et bien pour la suite, nous allons simplement essayé de tenir le rythme soutenu qu’on s’impose. Nous vous tiendrons bien sûr informés ici ou sur les pages de Facelines Productions des diverses avancées tant dans la réalisation finale que dans la communication autour du projet.

Les réservoirs de Piraillan

Visite aux réservoirs de Piraillan

Après avoir lu les renseignements ci-dessous, je vous invite à regarder en fin d’article le petit film que j’ai tourné le 8 octobre dernier pour Facelines Productions. Le document étant destiné au Conservatoire Du Littoral il a été agrémenté de quelques photos prises par moi-même et par Claude Clin, Marina Poddubetskaia assurant les commentaires scientifiques adéquats.

Les réservoirs de Piraillan, c’est quoi ?

Les réservoirs de Piraillan sont une réserve naturelle classée sur la commune de Lège-Cap-Ferret à Piraillan exactement, en bordure du bassin d’Arcachon. Ils appartiennent aujourd’hui au Conservatoire du littoral.

Initialement, les réservoirs ont servi de bassins de réserve de poissons. C’est maintenant une zone protégée où les scientifiques étudie une faune et une flore abondante et variée. Cependant, le milieu subaquatique lui-même reste assez mal connu. La plongée y étant interdite, peu d’informations sont disponibles.

Les chercheurs en biologie.

Quelques rares chercheurs en biologie marine y viennent faire de temps à autres quelques prélèvements ou quelques relevés sur la fréquentation animale marine, en particulier en ce qui concerne les limaces de mer dont les nudibranches font partie.

Marina Poddubetskaia est l’une de ces rares personnes à effectuer des relevés scientifiques. Connaissant Facelines Productions, c’est tout naturellement qu’elle nous a invité à deux reprises à venir l’assister dans la recherche de limaces de mer.

Notre première exploration du lieu s’est déroulée le 29 juin 2017, juste après un épisode caniculaire intense. De fait, l’élévation de la température des eaux peu profondes des bassins, avait décimé toute la faune sous-marine à cet endroit. Nous avions convenu de revenir courant octobre pour faire un point du repeuplement avec le retour de la température des eaux à une valeur supportable par le biotope marin.

En espérant que ce petit film vous aura intéressé, je vous dis à bientôt pour d’autres articles avec Facelines Productions.

Un film, puis deux…

Ca y est, découvrez enfin la bande annonce tant attendue.

Facelines Productions.

Le 29 avril dernier paraissait au Journal Officiel la publication de l’association FACELINES PRODUCTIONS.

FACELINES PRODUCTIONS c’est quoi ? Hé bien c’est une association que j’ai créée avec Claude CLIN un ami plongeur dans le but de pouvoir diffuser le film issu du projet que j’avais décrit ici depuis pas mal de temps déjà.

Un projet, un film.

Il en aura fallu du temps et des efforts innombrables pour mener à bout ce projet un peu fou de produire un film documentaire de qualité professionnelle sur les nudibranches du bassin d’Arcachon.

Un film ? mais non, Deux ! devrais-je dire pour être exact !

Le premier film sortira juste avant Noël. C’est un moyen métrage de 30 minutes destiné à faire découvrir au plus grand nombre, adultes comme enfants, les merveilles fabuleuses des formes et des couleurs des nudibranches du Bassin d’Arcachon. L’occasion de faire connaître à travers un argumentaire de vulgarisation scientifique très abordable et très instructif un monde longtemps oublié des plongeurs parce que trop minuscule pour être facilement observé et étudié.

La bande annonce.

J’espère de tout cœur que cette bande annonce vous donnera l’envie de voir cette œuvre faite avec passion avec une bande musicale superbe crée par Claude CLIN, lui-même artiste professionnel.

Le deuxième film.

Le deuxième film qui devrait sortir au printemps 2018 sera une extension du premier opus de 52 mn mais avec une connotation beaucoup plus scientifique. Un ouvrage destiné au grand public bien sûr du fait des superbes images tournées en totalité en milieu naturel et sans aucune manipulation humaine. Ce deuxième DVD sera aussi l’occasion pour beaucoup d’amateurs de biologie marine de découvrir un monde fascinant à travers des séquences vidéos totalement inédites et en haute résolution. L’assurance d’un spectacle digne des meilleurs reportages dans le genre.

Remerciements

Je dois remercier ici toutes les personnes qui m’ont soutenu et aidé pendant les 4 années de tournage, pour l’essentiel en plongée de nuit, et sans qui ce projet ambitieux n’aurait jamais vu le jour.

Je ne vais pas en faire tout de suite la liste, elle est déjà longue, mais ça viendra, c’est promis.

Alors, encore un peu de patience, vous ne le regretterez pas.

Osez la vidéo sous-marine.

La vidéo sous-marine nocturne.

Pourquoi un article sur la vidéo nocturne ?

La vidéo sous-marine nocturne est devenue pour moi un espace de détente et d’émerveillement. Cela fait 22 ans déjà que j’arpente la nuit les rochers du Cap Ferret et les sables d’Arcachon. Comme tout le monde, j’ai passé mes premières années subaquatiques à balader tranquillement avec pour seul objectif de passer un moment agréable sous l’eau en observant la faune sous-marine.

En 2003 j’ai fait l’acquisition d’un appareil photo Canon G3 que je montais dans un caisson étanche Ikélite. J’ai très vite pris un goût prononcé pour la photo sous-marine malgré le peu de performances de l’appareil. Mais bon, certaines images étaient vraiment sympas et j’en étais finalement assez fier. Avec 3 Mpx on ne pouvait tout de même pas demander le summum de la qualité.

Côté éclairage j’avais bricolé une platine qui accueillait le caisson étanche et deux phares halogènes de 50 watts. Une démarche sportive puisque l’ensemble avoisinait les 8 kilos.

Quelques années plus tard, j’ai enfin délaissé mon G3 pour un compact Sony HX20V toujours en caisson Ikélite. J’avais enfin la possibilité de faire du film de très bonne qualité. Depuis lors, je n’ai eu de cesse de filmer poissons, crustacés et mollusques.

Pourquoi cet article sur la vidéo nocturne ? Disons que je suppose que quelques photographes sous-marins aimeraient bien se mettre à la vidéo, alors autant leur adresser conseils techniques et pratiques pour qu’ils se laissent tenter.

La vidéo sous-marine nocturne c’est tout simplement magique. Bien la maîtriser, c’est l’assurance de ramener en famille de superbes images très colorées et très originales. La nuit dans la lumière des phares, tout s’éclaire de couleurs somptueuses. De plus, beaucoup d’espèces animales sont nocturnes et donc par principe impossible à observer la journée. D’où l’intérêt des plongées de nuit.

La lumière, une nécessité.

Avoir une bonne lumière et donc un bon éclairage en plongée de nuit c’est vraiment essentiel, plus encore si on fait de la vidéo. Avoir une lumière homogène est vraiment une nécessité incontournable. De fait il faut tout de suite réaliser qu’un phare pour la vidéo doit posséder des caractéristiques bien précises.

Premièrement, la lumière doit être puissante, j’ai parlé de cela dans un article précédent sur les lampes et les phares de plongée. Attention, plutôt que de parler de puissance en watts, comme on le fait pour une ampoule à la maison, il vaut mieux parler de flux lumineux, (Voir mon article sur les grandeurs physiques en photographie). Beaucoup de fabricants ont délaissé les watts pour les lumens. Attention toutefois, cette information en lumens est parfois à discuter car plus ou moins fiable.

L’eau absorbe très vite la lumière et il sera nécessaire de disposer de beaucoup de lumens en plongée de nuit, un minimum de 5000 lumens est tout juste acceptable, c’est pour dire !!

Deuxièmement: La source de lumière ne doit pas provoquer d’ombres disgracieuses. Il faudra donc disposer d’au moins 2 lampes ou phares placés de part et d’autre du caisson étanche. Une petite lumière d’appoint placée au-dessus de la cible permettra avec bonheur de mieux équilibrer l’éclairage.

Troisièment: Il ne doit pas y avoir de point chaud au centre du faisceau. Sinon il provoquera des zones surexposées qui vont dénaturer l’image.

Quatrièmement, La zone éclairée doit être la plus grande possible. Les lampes ou les phares devront donc avoir un angle de faisceau d’au moins 90 à 110 degrés, au-delà, on pert très vite en efficacité lumineuse.

Cinquièmement: Chaque source de lumière autonome possède une dominante de couleur. Les fabricants annoncent dans leurs descriptifs la température de couleur du matériel en faisant référence à des Kelvins. Cette information permet d’évaluer la couleur dominante produite par la lampe ou le phare. Je vous laisse découvrir ça dans mon article sur les températures de couleurs.

Incidence de la turbidité de l’eau la nuit.

La turbidité de l’eau est le pire ennemi en plongée de nuit. En effet, le capteur numérique de la caméra enregistre sans accommodation, contrairement à l’oeil humain, qui adapte notre ressenti à ce que l’expérience nous a déjà appris. Le capteur donnera donc une image plus près de la réalité que ce que nos yeux et notre cerveau ont cru voir. Le résultat est souvent moins agréable que ce qu’on pensait avoir vu.

Ainsi lorsque l’eau est turbide, chargée de particules ou de planctons, même avec des lampes à la lumière bien blanche, l’image produite sera très colorée d’une dominante jaune assez désagréable. De plus, l’eau turbide absorbe si vite la lumière qu’au delà d’un mètre de distance il est quasi impossible d’éclairer suffisamment un poisson ou une zone rocheuse.

Le manque d’éclairement est compensé par l’appareil numérique en ouvrant le diaphragme à fond. L’image en devient très floutée car la profondeur de champ se trouve très réduite. Et cela d’autant plus si on veut utiliser une lentille grossissante.

Comment faire son choix ?

Pour faire le choix du bon matériel il faut avoir en tête quelques notions simples.

Pour le matériel, tout d’abord, parlons puissance: Pour faire du film il faut beaucoup de puissance et donc beaucoup de lumens. Personnellement, j’associe plusieurs lampes différentes qui m’autorisent un bon rendement lumineux aux environs de 10000 lumens. Le nombre parait énorme mais pas du tout, c’est presque un minimum.

Ok, et si on a que l’information en watts ? Dans ce cas on peut faire un calcul approximatif très simple en multipliant la puissance annoncée par 10 pour obtenir une équivalence en lumens ( mais cela reste vraiment très approximatif).

Le fait d’utiliser plusieurs lampes ou phares permet de moduler l’éclairage pour l’adapter au besoin. Il est évident que si l’on filme une surface claire, balancer toute la puissance va cramer la netteté et les couleurs. Par contre, toute la puissance disponible sera la bienvenue si l’on veut faire un champ large pour suivre par exemple un congre en pleine eau ou faire un panorama sur un abrupt de rochers.

Evidemment, plus l’eau sera claire et plus il sera facile d’éclairer loin avec un éclairage « standard ». Dans de l’eau même légèrement turbide, pas moyen de faire un film sympa à plus d’1 mètre, allez, 1,5 m tout au plus.

Côté pratique.

En pratique, c’est les particules dans l’eau qui gênent le plus le photographe et le cinéaste sous-marins. J’ai expliqué il y a peu dans un précédent article comment éviter au maximum l’impact des particules. Pour simplifier sans refaire ici la démonstration, disons que si vous ne voulez pas avoir de particules en photo ou film de nuit, le mieux et de ne pas les éclairer.

Voila une lapalissade pas si évidente que ça à mettre en pratique. Disons que sur un plan large, les lampes devront être largement écartées de l’axe optique de la caméra. Pour les plans serrés en macro, là ce n’est pas facile à mettre en oeuvre, l’idéal serait presque d’avoir des lampes positionnées à la perpendiculaire (90°) de l’axe optique de la caméra. Pas de secret, c’est votre expérience et vos échecs qui vous permettront de faire les bons choix à l’usage.

Et en ce qui concerne le choix d’une caméra ?

Comme j’aime à le rappeler parfois dans mes articles, je ne suis ni revendeur, ni spécialiste de test en appareillage. Ce que je vous livre ici sont des informations tirées de mon expérience.

J’utilise depuis quelques années maintenant un compact Sony RX100 dont j’ai fait une présentation sur ma page « Matériel ». Ne comptez donc pas sur moi pour vanter du matériel que je ne connais pas. Fouillez les forums de plongée pour vous faire une idée en observant les commentaires des uns et des autres tout en restant attentifs à ne pas vous laisser séduire par les enjolivures qu’on peut parfois y trouver. Comparez les avis sur plusieurs sites et faites vous votre propre opinion.

Chose promise, chose due !

Chose promise, chose faite.

A mon retour de congés, j’avais promis de faire un petit bilan de ce dernier séjour en Corse. Volià, c’est chose faite avec un petit texte agrémenté des belles photos je pense.

Vous pouvez retrouver cet article sur ma page « VOYAGES« , profites-en, ça fait rêver gratuitement.

Mise à jours.

Si vous avez envie de découvrir de belles photos de poissons, de crustacés ou de nudibranches observés en plongées de nuit, ne manquez pas mon « journal de plongée« . Je viens d’y faire une mise à jour avec un petit article agrémenté de nombreux documents photos très sympas.

Pour ne rien louper.

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Reprise des plongées

Reprise de mes plongées au bassin

Le Reprise des plongées c’est toujours un plaisir, mais malheureusement, j’ai du attendre un peu, une douloureuse tendinite à une épaule m’a tenu éloigné du bassin depuis mon retour de Corse. Mais bon, j’allais tout de même pas attendre 107 ans que tout soit réglé, alors hier soir j’étais à nouveau sous l’eau à Hortense au Cap Ferret.

Une plongée très calme sur petit coef c’est bien ça, surtout avec de l’eau très agréable à 21°C.


Bien évidemment j’avais amené mon caisson. N’hésitez pas à visiter ma page « JOURNAL« , vous y trouverez mes dernières photos.

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Plus vous serez nombreux ou nombreuses à venir me visiter, plus il y aura de chance que le blog survive. Hé oui je sais, ça n’a l’air de rien comme ça, mais maintenir le blog actif c’est un sacré boulot. Alors plus il y aura de visites et plus je serai motivé, c’est certain.

Bonne plonge et à bientôt pour de nouvelles aventures subaquatiques.

Retour de vacances

Retour de vacances en Corse

S’il est au moins une chose qui ne dure pas assez longtemps, c’est bien les vacances, surtout s’il fait beau, que le paysage est magnifique comme en Corse et que l’eau est non seulement transparente mais aussi très chaude (comparée au bassin d’Arcachon).

Bref encore une fois le séjour en Corse a été un vrai régal, quoique je me serais satisfait de températures ambiantes plus fraiches. Fleurter avec les 40°C c’est trop pour moi, mais bon, c’est une bonne occasion de chercher le frais d’une bonne sieste, lol.

Ceux qui me connaisse auront deviné que je me suis appliqué à ramener dans les valises pas mal de belles photos. Je vais vous en présenter quelques-unes ce soir évidemment, puis beaucoup d’autres tres belles d’ici quelques jours à travers un petit récap dans ma page « Voyage« .

Dans le bleu on peut chercher quelques gros spécimens comme ici un banc de dentis. Mais en regardant dans les failles ou les trous les poissons plus petits sont encore plus intéressants comme cette magnifique perche de mer.

Toujours dans les tailles réduites, les girelles sont nombreuses et à force de chercher du mérou partout on ne les voit presque pas. Pourtant ça vaut le coup de passer un peu de temps à regarder dans les failles. Pas mal de castagnoles, serrans et autres s’y mettent à l’abri.

D’ailleurs dans les failles on trouve aussi de magnifiques plafonds recouverts d’éponges très colorées ou de colonies d’anémones encroûtantes jaunes. En remontant vers la surface on trouve des zones dégagées où les herbiers de posidonies sont abondants.

Bref je vais vous parler de tout ça plus en détail très bientôt sur ma page « Voyages » comme promis.

Et la reprise des sorties au bassin ?

J’aurais aimé bien sûr remettre la tête sous l’eau comme d’habitude au Cap Ferret mais plein de contre-temps et une méchante tendinite à une épaule m’imposent de rester encore quelques jours au calme. Ce n’est que pour mieux me préparer à retourner dans l’eau froide et opaque pour y chercher d’autres espèces de nudibranches.

Du coup je vais en profiter pour préparer aussi quelques articles qui devraient vous intéresser j’en suis certain.

Restez donc attentifs, tout ça c’est pour très bientôt.

Petit bilan.

Avant la reprise, c’est toujours le moment d’un petit bilan. Cet été vous avez été de plus en plus nombreux à visiter le blog et je vous en remercie. Savoir que le travail fourni plait ou qu’il apporte quelque chose qui sort de l’ordinaire à mes visiteurs est une excellete motivation pour continuer à faire vivre ce site.

La fréquence des visites progresse avec une tendance positive tout comme le nombre de pages vues (de l’ordre de la centaine par jour). C’est très peu sans doute, mais aussi beaucoup compte tenu du fait que mon blog reste confidentiel et qu’il n’a aucune vocation commerciale. Je voulais un blog visuel et culturel, je crois que j’arrive tant bien que mal à cet objectif. En tous cas je suis ouvert aux suggestions tant qu’elles restent amiables.

J’essaie d’apporter de la variété tant sur les thèmes des articles que sur les contenus photos. Encore une fois, vos commentaires ou vos likes seront les bienvenus.

Pour mémoire.

Pour mémoire justement, peut-être faut-il rappeler ici que je ne suis, ni docteur en biologie marine, ni moniteur photo à la féfé, ni même spécialistes des sciences de la mer en général. Le travail que je présente ici est simplement le fruit de mes propres recherches sur des questionnements qui me viennent de temps en temps, comme à tout un chacun. Je voudrais simplement partager avec vous et vous donnez l’envie d’aller jeter un oeil sous la surface à l’occasion. J’ai vu que quelques-une de mes illustrations sont reprises ailleurs, bon, ben c’est bon signe je trouve, ça veut probablement dire qu’elles sont de qualité.

Si mes articles vous plaisent.

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En vous souhaitant bonnes lectures, je vous souhaite de bonnes plonges, il est encore temps d’en profiter.

L’hippocampe n’est plus

Mauvaise surprise à la statue de l’hippocampe.

La plongée à Hortense avait un incontournable surprenant: la statue en acier d’un hippocampe géant.

C’est avec un petit choc que j’ai découvert jeudi soir que la mer a eu raison de l’oeuvre d’art. La statue de près de 2 mètres est maintenant coupée en deux au niveau de la nageoire dorsale.

Sur les deux photos ci-dessus on devine la queue de la statue sur laquelle s’enroulent des algues et la zone de la rupture du métal à l’emplacement de la mi-hauteur de l’hippocampe .

La statue de l’hippocampe c’était quoi ?

La statue métallique de l’hyppocampe faisait partie des attractions préférées des plongeurs en visite au Cap Ferret avec les deux autres statues du dauphin et de la vénus.

Cette statue géante avait été immergée je pense par un club de plongée local mais je ne retrouve pas d’infos sur cette époque. Si d’ailleurs des personnes souhaitent apporter leurs connaissances sur cette origine, je les ajouterai volontier ici.

Taillée dans une pièce métallique la statue a subi au fil des ans l’inexorable oxydation de l’eau de mer. Posée sur le fond près des rochers de la digue dans la zone des 18 m elle subissait régulièrement les assauts des grandes marées et il n’était pas rare qu’on soit amenés à la redresser et à tenter de stabiliser son socle avec de grosses pierres.

Où trouver les restes de la statue ?

Pour trouver les restes de la statue de l’hippocampe il faut glisser le long des rochers après la mise à l’eau pour rejoindre en longeant le chenal une profondeur d’environ 18 m ( cela varie quelque peu avec le coefficient de marée). En restant à cette profondeur et en suivant les rocher ves le sud sur main droite on trouve d’abord la statue du dauphin. Celle ci est posée à plat sur le fond, la tête tournée vers l’ouest.

Pour trouver la statue de l’hippocampe il suffit depuis là de continuer vers le sud sur une vingtaine de mètres environ et toujours à la même profondeur.

Avec beaucoup moins de voilure, le socle maintiendra certainement la queue bien verticale, mais sa hauteur limitée devrait en rendre la trouvaille beaucoup plus difficile.

On ne pourra plus c’est dommage ramener de photos souvenirs comme on les aimait. Bon, il reste encore la statue du dauphin heureusement.

A voir aussi.

Avant de quitter le blog, prenez le temps d’aller jeter un oeil (pas trop fort tout de même) sur ma page JOURNAL DE PLONGEE, vous y trouverez quantités de photos récentes et quelques commentaires de première main.

Et si tout cela vous a plu, merci d’en parler autour de vous, la meilleure publicité pour le blog c’est celle que vous voudrez bien lui faire. Bonne plonge à tous et toutes.

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