Category Archives: Vie marine

Nouveauté dans l’onglet INVENTAIRE

Nouveauté en page « Les Opistobranches ».

Cela fait quelques temps déjà que je n’ai pas ajouté un nouveau nudibranche dans la pages des Opistobranches sous l’onglet INVENTAIRE à droite du menu du blog.

C’est maintenant chose faite avec un minuscule éolidien d’environ 5 à 6 mm rencontré en plongée de nuit au Cap Ferret le 16 septembre dernier. Son nom peu enthousiasmant est Fovorinus à bulbes, je suis d’accord, pas terrible.

Heureusement la bestiole est assez jolie, bien que photographiée de loin car les rochers gênait mon approche.

La page des Opistobranches.

En page les Opistobranches vous pourrez découvrir si ce n’est pas déjà fait un catalogue photo de toutes les limaces de mer que j’ai pu filmer ou photographier au bassin d’Arcachon et dans 95% des cas environ, chez Hortense au Cap Ferret.

Chaque espèce est représentée par 2 photos assez explicites. La quantité est assez époustouflante vu la zone très limitée accessible aux plongeurs. La preuve s’il en est que ça vaut le coup d’être attentif au monde lilliputien.

Les anémones de mer passent à la télé !!

Les anémones de mer sur NoA !!

NoA c’est quoi ?

Inspirée des modèles FR3 Corse et Outremer, Noa se veut la première chaine en France 100% régionale. Diffusée sur les Box des fournisseurs internet mais aussi sur son site internet cette nouvelle chaine culturelle se veut le vecteur de la découverte des richesses de la nouvelle Aquitaine.

Dans ce cadre, NoA diffusera mercredi 26 septembre à partir de 20h00 un petit journal d’info sur les rencontres sous-marines d’Arcachon qui ont eu lieu sous l’égide de la FFESSM le 1 et 2 septembre dernier.

Le clip « Les anémones des mer ».

Mon clip sur les anémones de mer du bassin d’Arcachon qui a eu l’honneur de la première place du challenge vidéo amateur y sera en parti repris pour inciter les téléspectateurs à s’intéresser de plus près à la vie sous-marine si cruellement ignorée, en particulier au bassin d’Arcachon.

Pour ceux et celles qui ne pourraient pas voir cet épisode culturel, il devrait être rediffusé en podcast, je vous en dirai plus évidemment dès que j’aurais des informations plus précises.

Facelines Productions au CODEP33

Des nouvelles de Facelines Productions.

Ceux et celles qui me suivent depuis longtemps se rappellent sans doute que le film « En Quête des Nudibranches du bassin d’Arcachon » est sorti en DVD le 13 décembre 2017. Une coïncidence intéressante puisque c’était aussi le jour de la sortie de Star Wars sur les écrans bordelais.

Même si le DVD n’a pas eu autant de succès (et c’est bien normal), à Facelines Productions, Claude Clin (mon ami coréalisateur) et moi n’avons pas chaumé. Après une présentation au salon de la plongée de Paris en janvier 2018, nous avons participé au festival de l’image sous-marine de Hyères en avril.

Depuis, nous avons travaillé à faire connaitre notre travail à travers différentes présentations dans la presse écrite et radiophonique ainsi que dans quelques magasins de plongée. Je veux d’ailleurs chaleureusement remercier ici tous ceux qui de près ou de loin nous ont apporté un soutien dans la réussite de notre projet.

Mais ce n’est pas fini !!

Nous avons le plaisir d’être accueillis le 11 octobre prochain au CODEP33. Claude nous a concocter une affiche bien sympa pour l’occasion.

Le CODEP33 est Le Comité Départemental de la Gironde de la FFESSM (Fédération Française d’Études et de Sports Sous-Marins). Il accueille une section Biologie Environnement qui assure notamment les formations de plongeurs de niveaux Bio 1 et 2 et d’initiateurs Bio. Cette commission organise des journées découvertes et des présentations de vulgarisation sur la faune et la flore du monde sous-marin.

Dans cette optique, Facelines Productions a été invité à venir présenter le film « Les Nudibranches du Bassin d’Arcachon » lors de la réunion prévue le 11 octobre 2018. C’est avec plaisir que Claude et moi seront donc présents. A l’issue de la projection publique, nous expliquerons les étapes qui nous ont permis de conduire ce projet jusqu’au bout. Nous sommes heureux de pouvoir à nouveau faire connaitre ces formidables mollusques trop longtemps ignorés des plongeurs eux-mêmes.

Un grand merci au CODEP33 et en particulier à sa présidente Anne FAYOUX pour nous avoir réservé cette soirée qui promet d’être très riche en discussions. Un grand merci également pour le pot de clôture que le CODEP organisera à cette occasion.

Si vous le pouvez, venez assister à cette soirée qui commencera vers 20h, l’entrée sera ouverte au public gratuitement. Ce serait dommage de rater ça !! Le DVD sera également en vente avec une séance de dédicaces si les personnes sont intéressées.

Un prix au Challenge Vidéo d’Arcachon.

A mon retour de vacances en Corse, j’ai pu travailler sur un clip vidéo de 2 min 45 destiné à participer aux 3° rencontres d’Arcachon. Des animations plongée organisées par la Fédération Française d’Etude des Sports Sous-Marins (FFESSM) à Arcachon le weekend des 1 et 2 septembre dernier. Après le script et la sélection des séquences les plus adaptées, j’ai transmis mon film à mon complice Claude Clin qui a accepté de m’aider pour l’enregistrement de la bande son. Ce n’est pas que ma voix fasse peur mais bon, je reconnais que la sienne est plus passe partout.

Deux challenges en vérité, un sur la photographie sous-marine avec des immersions encadrées par les règles du concours à Hortense. Un deuxième sur la vidéo sous-marine. Un concours fermé aux professionnels de l’image, ça tombait bien, je ne suis qu’un amateur vidéaste, expérimenté certes, mais amateur quand même.

Quel plaisir d’apprendre dimanche en début d’après-midi que mon clip avait été élu premier prix vidéo , whouaa, trop heureux !!.

Je vous invite donc à visionner ces quelques images que j’ai dédiées à la découverte des anémones de mer du bassin d’Arcachon.

Avec la reprise des plongées au bassin, mon journal recommence à se remplir des compte-rendus de mes expéditions nocturnes. Ne loupez pas les infos que j’y mentionne et les photos qui servent d’exemple, elle n’y sont pas toutes, certaines ne sont publiées que sur ma page FaceBook en HD.

La Dromie

La Dromie, un crustacé original

La Dromie est un crustacé que l’on rencontre fréquemment la nuit au Bassin d’Arcachon, en général à faible profondeur, sur les sites d’Hortense ou de La Vigne.

Ce crabe rondelet a la particularité de se camoufler autant qu’il peut en se recouvrant le dos d’une grosse éponge et même parfois d’un morceau de plastique. Le camouflage est maintenu en place par les deux dernières pattes mais il faut être très attentif pour s’en apercevoir.

Caractéristiques.

Le corps de la Dromie est plutôt trapu, ovalisé, de couleur sable foncé à presque orangée. Corps et pattes Cliquez ici pour lire l’article en entier en page VIE MARINE.

Nouveauté en VIE MARINE, le Baliste

Cela fait un bon moment que je n’avais plus ajouté de nouveautés dans ma page VIE MARINE. En voici donc une: le Baliste. J’espère que ce petit article vous apportera quelques informations intéressantes qui vous reviendront sans doute en tête si vous avez la chance de croiser ce poisson aussi étonnant que rare.

Le Baliste.

Le Baliste est un poisson qui semble avoir disparu du bassin d’Arcachon, en tous cas de l’intérieur du bassin. Pourquoi donc en parler ici ? Sans doute parce que malgré tout il est encore possible d’en croiser quelques spécimens à la saison estivale et aussi parce lorsque je pense à lui cela éveille toujours en moi des souvenirs très forts.

Description

Le Baliste est un poisson…..Cliquez ici pour lire l’article en entier en page VIE MARINE.

Humour et plongée.

Humour et plongée, peut-on rire de tout ?

Voilà déjà 2 ans que j’ai eu envie de mêler le rire au plaisir de la plongée.

A l’époque, faire des photos humoristiques était seulement une démarche pour moi-même et je n’avais pas l’intention de montrer mes idées en public. Et puis en les regardant de temps en temps je me suis dit finalement que si j’arrivais à me faire rire tout seul en créant ces diapos, elles feraient sans doute rire d’autres personnes.

Du coup, j’en ai publié quelques-unes sur ma page Facebook et j’ai eu le plaisir de voir qu’effectivement les réactions étaient très positives. J’en ai créé une petite quinzaine et je me suis arrêté là plus par manque de temps que par envie ou par manque d’inspiration.

Dernièrement j’en proposé une nouvelle diapo sur mon journal Facebook et encore une fois, au vu des commentaires, cela a globalement fait rire. Je me suis alors convaincu qu’il était peut-être temps de faire une petite sélection et de présenter mes photos style roman photo des années 70/80.

Je vous propose donc les images ci-dessous. Elles sont sans prétention, je n’ai sans doute rien d’un humoriste de talent mais j’adore m’amuser de petits riens. J’espère seulement que quelques-unes vous arracheront sinon un sourire, plutôt un franc éclat de rire. N’hésitez pas à me dire ce que vous en aurez pensé. Bon amusement.








Voila, je ne vais pas vous torturer plus que ça, j’espère que vous aurez passé un moment agréable. A très bientôt pour des articles certainement plus sérieux.

Les perrés d’Arcachon, la faune locale

Cela fait maintenant plusieurs semaines que j’ai commencé à parler des perrés immergés devant la ville d’Arcachon. Pour ceux et celles qui n’ont pas encore lu ces articles, je vous invite à les découvrir en cliquant sur les liens suivants: les perrés partie 1, partie 2, partie 3, partie 4, partie 5.

Dans cet article je vais vous présenter la faune très particulière que l’on rencontre non pas sur les perrés, mais plutôt tout autour.

Autour des perrés, une faune particulière.

Autour des perrés ont rencontre de grandes étendues sableuses, parfois en plateaux, parfois sous forme de mini-dunes, parfois recouvertes de coquilles vides d’huitres et de moules sauvages, parfois encombrées de débris divers comme des tuiles et autres gravats de petites tailles et parfois malheureusement recouvertes de un à plusieurs centimètres d’une vase fine qui obscurcit la visibilité au moindre coup de palme.

La difficulté principale pour le plongeur y est certainement l’absence totale de repères visuels. Le propre du sable est de se déplacer assez vite au gré des courants ce qui peut entrainer des variations rapides et importantes dans le paysage sous-marin. Conclusion évidente, hors de question de s’y aventurer si on ne sait pas parfaitement manier sa boussole, et encore moins si on n’en a pas, ce qui serait presque suicidaire sur ce site de plongée.

Croire que sur ces étendues désertes il n’y a rien à voir est une erreur, au contraire, certes plus diffuse, la vie ici aussi est bien installée.

Les poissons.

Les poissons plats

Chercher les poissons plats sur les plateaux sableux n’est pas très évident. Pourtant si on est attentif aux traces discrètes laissées dans le sable, on peut en déduire la présence des soles par exemple. Les soles se cachent la journée sous une couche de sable fin dont elles se recouvrent adroitement en faisant osciller violemment leur corps, seuls leurs deux yeux émergent pour surveiller ce qui se passe ou pour localiser une proie qui passerait à proximité. La nuit on les trouve plus facilement découvertes alors qu’elles sont en chasse pour se nourrir.

Plusieurs autres espèces de poissons plats les imitent à merveille. Parmi eux ont compte les plies, les flex, les barbues, les limandes, les turbos. Bien que beaucoup moins nombreux que les soles, il n’est pas rare de croiser ces poissons sur le banc de sable à l’est du ponton de la Chapelle.

Tous ces poissons plats préfèrent les eaux peu profondes, du premier mètre jusqu’à 8 ou 10 mètres de fond, mais guère plus, sauf sans doute pour les spécimens âgés qu’on peut croiser rarement par plus de 15m.

Les poissons rampants

Toujours dans les zones peu profondes des 8 premiers mètres on rencontre rougets et grondins perlons. Ces derniers sont tout à fait étonnants. En effet, leurs nageoires pectorales bleutées sont absolument gigantesques et magnifiquement ornées de motifs sombres propres à chaque individu. Elles offrent un superbe spectacle. Ce poisson étrange ne cesse d’étonner, il répugne à nager mais préfère marcher ou courir sur le sable grâce aux 3 premiers rayons de ses nageoires pectorales qui sont indépendants et mobiles. Près de la surface on peut découvrir de temps en temps une vive recouverte de sable.

Les autres poissons.

En plongée dans le banc de sable, surtout la nuit, on peut à certaines époques se faire accompagner de bancs importants de jeunes lieus jaunes, parfois plusieurs centaines. Ces poissons d’une dizaine à une quinzaine de cm sont taillés pour la vitesse et sont impressionnants de vivacité. Leur curiosité les pousse à venir au plus près des plongeurs, parfois à moins d’un mètre mais jamais plus d’une à deux secondes. Moins rapides, on peut croiser quelques rares bars ou quelques mulets sur les contreforts des perrés. Les juvéniles peu nombreux en général de divers sars et d’oblades préfèrent souvent aux perrés les restes disloqués de quelques épaves de barges coulées près du bord de plage dans la zone des 10 m.

Les mollusques

La période de la reproduction attire dans le bassin certaines espèces habituellement plus communes de la pleine mer. Au printemps et au début d’été les seiches de mer viennent déposer leurs grappes d’œufs sur les tiges de zostères et sur les enrochements plus solides éparpillés dans le sable comme par exemple les corps-morts de bateaux. C’est un vrai régal de les rencontrer en plongée de nuit seules ou par petits groupes de 2 à 3 individus, en général un gros mâle et deux femelles.

Plus tard en été, c’est au tour des calmars de venir hanter la nuit les zones sableuses à la recherche de nourriture. Souvent il s’agit de très jeunes rarement seuls et qui sont particulièrement curieux de voir des plongeurs de près. Les adultes arborent une fière couleur rouge magnifique. Extrêmement rapides, ils n’hésitent pas à venir très près regarder les plongeurs, puis leur curiosité satisfaite ils disparaissent dans la nuit.

Le sable s’anime parfois de choses étranges qui rampent assez rapidement en pointant vers le haut une espèce de trompe d’éléphant. Ce sont des nasses. Ces minuscules mollusques dont la coquille rappelle celle d’un escargot, sont les nettoyeurs locaux. Ils arpentent parfois en très grand nombre les bancs de sable à la recherche du moindre cadavre de poisson à dévorer.

Les crustacés

Les zones sableuses près de la surface accueillent elles quantités de crabes verts et de crabes poilus. La plupart du temps ils restent ensevelis et donc invisibles, sauf lors de la période d’accouplement où les grands mâles viennent entraver les petites femelles en attendant leur mue, seule période où ils pourront les féconder. Dans les zones vaseuses ou sur les épaves des barges, les araignées se regroupent au printemps, parfois par centaines pour se reproduire. C’est toujours un spectacle surprenant.

Les anémones et cérianthes

Jusqu’à 10 12 m on peut avec de la chance tomber nez à nez avec une magnifique anémone des sables. Ses tentacules presque transparents les rend assez difficiles à identifier. Bien plus gros et donc plus facile à voir on trouve les cérianthes. Eux aussi solitaire dans les vastes étendues, ils impressionnent par leur grande taille et les magnifiques couleurs de leurs tentacules.

Les vers des sables

Certains comme les sabelles limicoles sont particulièrement rares, elles ressemblent à une espèce d’entonnoir de couleur pourpre ou mauve foncé. C’est en particulier dans le sol sablo-vaseux contre un corps mort de bateau qu’on aura le plus de chance de les trouver. Mais c’est la sabelle paon qui donnera une touche splendide de beauté et de délicatesse avec son panache plumeux qui ondule avec grâce dans le courant.

Les raies.

Sur le plateau sableux on rencontre deux principaux types de raies. La plus belle est sans conteste la raie brunette, la seconde la raie torpille. La raie brunette adulte mesure jusqu’à 1 m, il m’est arrivé d’en croiser dans la zone des 15 m. Elles sont fabuleusement belles et très faciles à photographier ou à filmer. Plus près de la surface c’est généralement des jeunes de l’année de 10 à 20 cm que l’on rencontre posés tranquillement sur le sable. Près des épaves où à l’abris des courant derrière un perré, les raies torpilles sont souvent quasi recouvertes de sable un peu comme les soles et autres poissons plats cités plus haut. Attention aux têtes en l’air, il n’est pas judicieux de poser une main maladroite sur le sable sans s’assurer qu’on n’est pas au-dessus d’une raie torpille. En effet, ces poissons sont capables de déclencher une décharge électrique douloureuse de plusieurs dizaines de volts.

Les nomades

Évidemment ce n’est pas une nouvelle espèce, je mets volontairement dans cette catégorie les poulpes et les congres qui arpentent assez souvent la nuit les bancs de sables à la recherche de crustacés pour se nourrir. Cependant ils ne constituent pas une faune spécifique des fonds sableux. c’est pourquoi je les ai gardé pour la fin.

Bilan

Vola, j’espère que ce petit bilan vous aura convaincu que même les étendues semi-désertiques des bancs de sables autour des perrés d’Arcachon méritent qu’on leur prête une attention particulière car ils abritent une faune très variée bien que peu nombreuse. En tous cas une faune parfois spécifique qu’on ne peut pas rencontrer dans les rochers du Cap Ferret.

Évidemment, ce petit inventaire est loin d’avoir fait le tour de la question car il y a bien d’autres espèces à découvrir sur le site de St Yves. J’espère que cet article vous convaincra que la mauvaise réputation de ce spot de plongée n’est pas du tout justifiée.

Les perrés d’Arcachon, partie 4.

Les habitants des perrés

Je reprends enfin la suite de mes précédents articles sur les perrés devant la ville d’Arcachon. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à les découvrir en cliquant sur les liens suivants : Partie 1, partie 2, partie 3.

Avant d’aller plus loin, je rappelle que je ne suis ni spécialiste de biologie, ni historien, ni adhérent à une quelconque école de pensée. Je suis seulement un plongeur comme tout le monde qui a simplement envie de partager une vision objective sur les milieux marins du bassin grâce à une expérience très souvent renouvelée de la plongée nocturne.

Les perrés, une oasis de vie spécialisée.

La ruelle St François permet de se glisser entre les immeubles pour accéder à la plage de la jetée de la Chapelle. La mise à l’eau y est relativement facile, bien que le sol puisse parfois se révéler assez glissant. En prenant un cap plein nord depuis cet endroit on descend progressivement vers un enrochement recouvert d’une multitude de tubes d’hermelles, un ver marin vivant dans un tube qu’il construit en agglomérant des grains de sable.

La face ouest du perré est très exposée au courant de la marée montante qui véhicule d’énormes quantités de sable à tel point qu’en ce moment une bonne partie de l’empierrement est ensevelie. Le côté Est est lui assez protégé. Le perré offre du coup tout un tas de cachettes occupées par de nombreux crustacés comme les crevettes, les crabes verts et d’autres espèces minuscules qui me sont encore inconnues. Assez peu de poissons à cet endroit mis à part quelques bars et de jeunes congres en chasse. Très rarement on peut y croiser une motelle. Les poulpes y trouvent souvent quelques refuges intéressants et un terrain de chasse très fourni en étrilles et autres crabes.

Un perré c’est grand.

On l’a vu précédemment, les perrés sont d’anciens enrochements qui préservaient les embarcations échouées volontairement sur la plage de sable des courants de la marée. Celui qui nous intéresse ici s’éloigne de la plage en s’enfonçant progressivement vers le nord. Le sommet demeure sur une bonne distance entre 9 et 13 m. On peut donc y faire une plongée assez tranquille sur petit coefficient, au-delà du coefficient de 70, il vaut mieux ne pas s’aventurer trop vers le nord car la zone peut être soumise à des courants très forts. Petit rappel au cas où, hors de question d’aller dans cette excursion sans savoir manipuler correctement une boussole, la visibilité peut changer très rapidement. Si tout se passe bien, aux environs de 70 à 80 mètres on arrive sur une bifurcation, une partie de l’enrochement s’éloigne plein Est vers la jetée Thiers et une autre vers le nord ouest. Une zone que je n’ai pas encore explorée, celle allant vers l’Est étant plus sécurisante à mon goût.

Cette balade peut conduire à s’éloigner sur une longue distance, mieux vaut rester prudent, il y a plus de vie dans la première partie, en tous cas bien assez pour en garder un excellent souvenir.

Et on voit quoi d’autre sur ce perré ?

En dehors des crustacés on peut trouver quelques espèces de nudibranches, le plus commun est sans réserve la Doris citron. Mais on peut trouver aussi des Doris rouges, des cantabriques et même des limaces à bigoudis. Dans un autre registre les hermelles se trouvent décorées à la saison d’une belle quantité de marguerites jaunes et d’anémones vertes.

Bien évidemment, en cherchant un peu on peut trouver plein d’autres animaux marins comme les galathées, les ophiures, les vers marins tels que les sabelles et autres, les ascidies et les éponges, tout un tas de mollusques dont la fameuse Lime. Bref, autant de bonnes raisons de se persuader qu’au bassin il n’y a pas qu’Hortense ou le port de La Vigne.

Et dans les prochains articles on parlera de quoi ?

Dans le prochain article je parlerai des poissons plats et des raies qui sont une des attraction de l’endroit. Dans le suivant, qui sera probablement le dernier de cette longue série, je parlerai des épaves qui y sont accessibles directement en plongeant depuis le bord.

Je vous souhaite donc de bonnes lectures dans le blog et d’excellentes plongées si vous pouvez mettre la tête sous l’eau prochainement.

Les crénilabres

Avant de continuer ma série d’articles sur les pérés d’Arcachon, je voulais ajouter à ma page VIE MARINE un article sur les crénilabres, un poisson de petite taille parfois assez méconnu.

Les crénilabres.

Comme le nom l’indique clairement, les crénilabres appartiennent à la famille des labridés. Il en existe au bassin d’Arcachon malgré que ce soit un poisson plus facile à observer en méditerranée. J’avais déjà parlé de ces poissons dans ma présentation d’un autre labridé beaucoup plus imposant, la Vieille. Pour autant je pense que faire un petit chapitre uniquement sur le crénilabre ne sera pas un surplus.

Description.

Le crénilabre est un poisson de petite taille……..

Cliquez ici pour poursuivre la lecture de cet article en entier.

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