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Nouveauté en VIE MARINE, le Baliste

Cela fait un bon moment que je n’avais plus ajouté de nouveautés dans ma page VIE MARINE. En voici donc une: le Baliste. J’espère que ce petit article vous apportera quelques informations intéressantes qui vous reviendront sans doute en tête si vous avez la chance de croiser ce poisson aussi étonnant que rare.

Le Baliste.

Le Baliste est un poisson qui semble avoir disparu du bassin d’Arcachon, en tous cas de l’intérieur du bassin. Pourquoi donc en parler ici ? Sans doute parce que malgré tout il est encore possible d’en croiser quelques spécimens à la saison estivale et aussi parce lorsque je pense à lui cela éveille toujours en moi des souvenirs très forts.

Description

Le Baliste est un poisson…..Cliquez ici pour lire l’article en entier en page VIE MARINE.

Humour et plongée.

Humour et plongée, peut-on rire de tout ?

Voilà déjà 2 ans que j’ai eu envie de mêler le rire au plaisir de la plongée.

A l’époque, faire des photos humoristiques était seulement une démarche pour moi-même et je n’avais pas l’intention de montrer mes idées en public. Et puis en les regardant de temps en temps je me suis dit finalement que si j’arrivais à me faire rire tout seul en créant ces diapos, elles feraient sans doute rire d’autres personnes.

Du coup, j’en ai publié quelques-unes sur ma page Facebook et j’ai eu le plaisir de voir qu’effectivement les réactions étaient très positives. J’en ai créé une petite quinzaine et je me suis arrêté là plus par manque de temps que par envie ou par manque d’inspiration.

Dernièrement j’en proposé une nouvelle diapo sur mon journal Facebook et encore une fois, au vu des commentaires, cela a globalement fait rire. Je me suis alors convaincu qu’il était peut-être temps de faire une petite sélection et de présenter mes photos style roman photo des années 70/80.

Je vous propose donc les images ci-dessous. Elles sont sans prétention, je n’ai sans doute rien d’un humoriste de talent mais j’adore m’amuser de petits riens. J’espère seulement que quelques-unes vous arracheront sinon un sourire, plutôt un franc éclat de rire. N’hésitez pas à me dire ce que vous en aurez pensé. Bon amusement.








Voila, je ne vais pas vous torturer plus que ça, j’espère que vous aurez passé un moment agréable. A très bientôt pour des articles certainement plus sérieux.

Les perrés d’Arcachon, la faune locale

Cela fait maintenant plusieurs semaines que j’ai commencé à parler des perrés immergés devant la ville d’Arcachon. Pour ceux et celles qui n’ont pas encore lu ces articles, je vous invite à les découvrir en cliquant sur les liens suivants: les perrés partie 1, partie 2, partie 3, partie 4, partie 5.

Dans cet article je vais vous présenter la faune très particulière que l’on rencontre non pas sur les perrés, mais plutôt tout autour.

Autour des perrés, une faune particulière.

Autour des perrés ont rencontre de grandes étendues sableuses, parfois en plateaux, parfois sous forme de mini-dunes, parfois recouvertes de coquilles vides d’huitres et de moules sauvages, parfois encombrées de débris divers comme des tuiles et autres gravats de petites tailles et parfois malheureusement recouvertes de un à plusieurs centimètres d’une vase fine qui obscurcit la visibilité au moindre coup de palme.

La difficulté principale pour le plongeur y est certainement l’absence totale de repères visuels. Le propre du sable est de se déplacer assez vite au gré des courants ce qui peut entrainer des variations rapides et importantes dans le paysage sous-marin. Conclusion évidente, hors de question de s’y aventurer si on ne sait pas parfaitement manier sa boussole, et encore moins si on n’en a pas, ce qui serait presque suicidaire sur ce site de plongée.

Croire que sur ces étendues désertes il n’y a rien à voir est une erreur, au contraire, certes plus diffuse, la vie ici aussi est bien installée.

Les poissons.

Les poissons plats

Chercher les poissons plats sur les plateaux sableux n’est pas très évident. Pourtant si on est attentif aux traces discrètes laissées dans le sable, on peut en déduire la présence des soles par exemple. Les soles se cachent la journée sous une couche de sable fin dont elles se recouvrent adroitement en faisant osciller violemment leur corps, seuls leurs deux yeux émergent pour surveiller ce qui se passe ou pour localiser une proie qui passerait à proximité. La nuit on les trouve plus facilement découvertes alors qu’elles sont en chasse pour se nourrir.

Plusieurs autres espèces de poissons plats les imitent à merveille. Parmi eux ont compte les plies, les flex, les barbues, les limandes, les turbos. Bien que beaucoup moins nombreux que les soles, il n’est pas rare de croiser ces poissons sur le banc de sable à l’est du ponton de la Chapelle.

Tous ces poissons plats préfèrent les eaux peu profondes, du premier mètre jusqu’à 8 ou 10 mètres de fond, mais guère plus, sauf sans doute pour les spécimens âgés qu’on peut croiser rarement par plus de 15m.

Les poissons rampants

Toujours dans les zones peu profondes des 8 premiers mètres on rencontre rougets et grondins perlons. Ces derniers sont tout à fait étonnants. En effet, leurs nageoires pectorales bleutées sont absolument gigantesques et magnifiquement ornées de motifs sombres propres à chaque individu. Elles offrent un superbe spectacle. Ce poisson étrange ne cesse d’étonner, il répugne à nager mais préfère marcher ou courir sur le sable grâce aux 3 premiers rayons de ses nageoires pectorales qui sont indépendants et mobiles. Près de la surface on peut découvrir de temps en temps une vive recouverte de sable.

Les autres poissons.

En plongée dans le banc de sable, surtout la nuit, on peut à certaines époques se faire accompagner de bancs importants de jeunes lieus jaunes, parfois plusieurs centaines. Ces poissons d’une dizaine à une quinzaine de cm sont taillés pour la vitesse et sont impressionnants de vivacité. Leur curiosité les pousse à venir au plus près des plongeurs, parfois à moins d’un mètre mais jamais plus d’une à deux secondes. Moins rapides, on peut croiser quelques rares bars ou quelques mulets sur les contreforts des perrés. Les juvéniles peu nombreux en général de divers sars et d’oblades préfèrent souvent aux perrés les restes disloqués de quelques épaves de barges coulées près du bord de plage dans la zone des 10 m.

Les mollusques

La période de la reproduction attire dans le bassin certaines espèces habituellement plus communes de la pleine mer. Au printemps et au début d’été les seiches de mer viennent déposer leurs grappes d’œufs sur les tiges de zostères et sur les enrochements plus solides éparpillés dans le sable comme par exemple les corps-morts de bateaux. C’est un vrai régal de les rencontrer en plongée de nuit seules ou par petits groupes de 2 à 3 individus, en général un gros mâle et deux femelles.

Plus tard en été, c’est au tour des calmars de venir hanter la nuit les zones sableuses à la recherche de nourriture. Souvent il s’agit de très jeunes rarement seuls et qui sont particulièrement curieux de voir des plongeurs de près. Les adultes arborent une fière couleur rouge magnifique. Extrêmement rapides, ils n’hésitent pas à venir très près regarder les plongeurs, puis leur curiosité satisfaite ils disparaissent dans la nuit.

Le sable s’anime parfois de choses étranges qui rampent assez rapidement en pointant vers le haut une espèce de trompe d’éléphant. Ce sont des nasses. Ces minuscules mollusques dont la coquille rappelle celle d’un escargot, sont les nettoyeurs locaux. Ils arpentent parfois en très grand nombre les bancs de sable à la recherche du moindre cadavre de poisson à dévorer.

Les crustacés

Les zones sableuses près de la surface accueillent elles quantités de crabes verts et de crabes poilus. La plupart du temps ils restent ensevelis et donc invisibles, sauf lors de la période d’accouplement où les grands mâles viennent entraver les petites femelles en attendant leur mue, seule période où ils pourront les féconder. Dans les zones vaseuses ou sur les épaves des barges, les araignées se regroupent au printemps, parfois par centaines pour se reproduire. C’est toujours un spectacle surprenant.

Les anémones et cérianthes

Jusqu’à 10 12 m on peut avec de la chance tomber nez à nez avec une magnifique anémone des sables. Ses tentacules presque transparents les rend assez difficiles à identifier. Bien plus gros et donc plus facile à voir on trouve les cérianthes. Eux aussi solitaire dans les vastes étendues, ils impressionnent par leur grande taille et les magnifiques couleurs de leurs tentacules.

Les vers des sables

Certains comme les sabelles limicoles sont particulièrement rares, elles ressemblent à une espèce d’entonnoir de couleur pourpre ou mauve foncé. C’est en particulier dans le sol sablo-vaseux contre un corps mort de bateau qu’on aura le plus de chance de les trouver. Mais c’est la sabelle paon qui donnera une touche splendide de beauté et de délicatesse avec son panache plumeux qui ondule avec grâce dans le courant.

Les raies.

Sur le plateau sableux on rencontre deux principaux types de raies. La plus belle est sans conteste la raie brunette, la seconde la raie torpille. La raie brunette adulte mesure jusqu’à 1 m, il m’est arrivé d’en croiser dans la zone des 15 m. Elles sont fabuleusement belles et très faciles à photographier ou à filmer. Plus près de la surface c’est généralement des jeunes de l’année de 10 à 20 cm que l’on rencontre posés tranquillement sur le sable. Près des épaves où à l’abris des courant derrière un perré, les raies torpilles sont souvent quasi recouvertes de sable un peu comme les soles et autres poissons plats cités plus haut. Attention aux têtes en l’air, il n’est pas judicieux de poser une main maladroite sur le sable sans s’assurer qu’on n’est pas au-dessus d’une raie torpille. En effet, ces poissons sont capables de déclencher une décharge électrique douloureuse de plusieurs dizaines de volts.

Les nomades

Évidemment ce n’est pas une nouvelle espèce, je mets volontairement dans cette catégorie les poulpes et les congres qui arpentent assez souvent la nuit les bancs de sables à la recherche de crustacés pour se nourrir. Cependant ils ne constituent pas une faune spécifique des fonds sableux. c’est pourquoi je les ai gardé pour la fin.

Bilan

Vola, j’espère que ce petit bilan vous aura convaincu que même les étendues semi-désertiques des bancs de sables autour des perrés d’Arcachon méritent qu’on leur prête une attention particulière car ils abritent une faune très variée bien que peu nombreuse. En tous cas une faune parfois spécifique qu’on ne peut pas rencontrer dans les rochers du Cap Ferret.

Évidemment, ce petit inventaire est loin d’avoir fait le tour de la question car il y a bien d’autres espèces à découvrir sur le site de St Yves. J’espère que cet article vous convaincra que la mauvaise réputation de ce spot de plongée n’est pas du tout justifiée.

Les perrés d’Arcachon, partie 4.

Les habitants des perrés

Je reprends enfin la suite de mes précédents articles sur les perrés devant la ville d’Arcachon. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à les découvrir en cliquant sur les liens suivants : Partie 1, partie 2, partie 3.

Avant d’aller plus loin, je rappelle que je ne suis ni spécialiste de biologie, ni historien, ni adhérent à une quelconque école de pensée. Je suis seulement un plongeur comme tout le monde qui a simplement envie de partager une vision objective sur les milieux marins du bassin grâce à une expérience très souvent renouvelée de la plongée nocturne.

Les perrés, une oasis de vie spécialisée.

La ruelle St François permet de se glisser entre les immeubles pour accéder à la plage de la jetée de la Chapelle. La mise à l’eau y est relativement facile, bien que le sol puisse parfois se révéler assez glissant. En prenant un cap plein nord depuis cet endroit on descend progressivement vers un enrochement recouvert d’une multitude de tubes d’hermelles, un ver marin vivant dans un tube qu’il construit en agglomérant des grains de sable.

La face ouest du perré est très exposée au courant de la marée montante qui véhicule d’énormes quantités de sable à tel point qu’en ce moment une bonne partie de l’empierrement est ensevelie. Le côté Est est lui assez protégé. Le perré offre du coup tout un tas de cachettes occupées par de nombreux crustacés comme les crevettes, les crabes verts et d’autres espèces minuscules qui me sont encore inconnues. Assez peu de poissons à cet endroit mis à part quelques bars et de jeunes congres en chasse. Très rarement on peut y croiser une motelle. Les poulpes y trouvent souvent quelques refuges intéressants et un terrain de chasse très fourni en étrilles et autres crabes.

Un perré c’est grand.

On l’a vu précédemment, les perrés sont d’anciens enrochements qui préservaient les embarcations échouées volontairement sur la plage de sable des courants de la marée. Celui qui nous intéresse ici s’éloigne de la plage en s’enfonçant progressivement vers le nord. Le sommet demeure sur une bonne distance entre 9 et 13 m. On peut donc y faire une plongée assez tranquille sur petit coefficient, au-delà du coefficient de 70, il vaut mieux ne pas s’aventurer trop vers le nord car la zone peut être soumise à des courants très forts. Petit rappel au cas où, hors de question d’aller dans cette excursion sans savoir manipuler correctement une boussole, la visibilité peut changer très rapidement. Si tout se passe bien, aux environs de 70 à 80 mètres on arrive sur une bifurcation, une partie de l’enrochement s’éloigne plein Est vers la jetée Thiers et une autre vers le nord ouest. Une zone que je n’ai pas encore explorée, celle allant vers l’Est étant plus sécurisante à mon goût.

Cette balade peut conduire à s’éloigner sur une longue distance, mieux vaut rester prudent, il y a plus de vie dans la première partie, en tous cas bien assez pour en garder un excellent souvenir.

Et on voit quoi d’autre sur ce perré ?

En dehors des crustacés on peut trouver quelques espèces de nudibranches, le plus commun est sans réserve la Doris citron. Mais on peut trouver aussi des Doris rouges, des cantabriques et même des limaces à bigoudis. Dans un autre registre les hermelles se trouvent décorées à la saison d’une belle quantité de marguerites jaunes et d’anémones vertes.

Bien évidemment, en cherchant un peu on peut trouver plein d’autres animaux marins comme les galathées, les ophiures, les vers marins tels que les sabelles et autres, les ascidies et les éponges, tout un tas de mollusques dont la fameuse Lime. Bref, autant de bonnes raisons de se persuader qu’au bassin il n’y a pas qu’Hortense ou le port de La Vigne.

Et dans les prochains articles on parlera de quoi ?

Dans le prochain article je parlerai des poissons plats et des raies qui sont une des attraction de l’endroit. Dans le suivant, qui sera probablement le dernier de cette longue série, je parlerai des épaves qui y sont accessibles directement en plongeant depuis le bord.

Je vous souhaite donc de bonnes lectures dans le blog et d’excellentes plongées si vous pouvez mettre la tête sous l’eau prochainement.

Les crénilabres

Avant de continuer ma série d’articles sur les pérés d’Arcachon, je voulais ajouter à ma page VIE MARINE un article sur les crénilabres, un poisson de petite taille parfois assez méconnu.

Les crénilabres.

Comme le nom l’indique clairement, les crénilabres appartiennent à la famille des labridés. Il en existe au bassin d’Arcachon malgré que ce soit un poisson plus facile à observer en méditerranée. J’avais déjà parlé de ces poissons dans ma présentation d’un autre labridé beaucoup plus imposant, la Vieille. Pour autant je pense que faire un petit chapitre uniquement sur le crénilabre ne sera pas un surplus.

Description.

Le crénilabre est un poisson de petite taille……..

Cliquez ici pour poursuivre la lecture de cet article en entier.

Des news en pages VIE MARINE et INVENTAIRE

Des news en pages « VIE MARINE » et « INVENTAIRE »

Même si je ne m’ennuie pas du tout en ce moment, j’ai trouvé le temps de faire quelques ajouts qui devraient satisfaire la curiosité de quelques plongeurs et plongeuses. Si c’est le cas tant mieux c’est fait pour ça et sans grande prétention, juste avec le plaisir de partager mes observations subaquatiques.

Ajout d’un article sur la Barbue.

Vous pourrez trouver en page « VIE MARINE » un article sur un poisson assez méconnu, la Barbue.

La Barbue.

La Barbue, généralités.

La barbue est un poisson que je croise assez souvent, ce qui reste relatif, sur les fonds sableux de St Yves, devant la ville d’Arcachon.

En général la taille est assez réduite, de l’ordre d’une vingtaine à une trentaine de centimètres au maximum dans la zone des 15 m. Plus près de la surface dans la zone des 3 m ce sont de très jeunes en général plus petits, disons une dizaine de cm. Assez difficiles à repérer dans le sable, on a également du mal à les différencier des turbots auxquels il ressemblent beaucoup. Les soles possèdent un corps plus allongé qui les distingue plus facilement de la Barbue.

Pour voir l’article en entier, cliquer sur ce lien La Barbue

La Page INVENTAIRE

En page INVENTAIRE tout au bout à droite du menu en haut de page vous pourrez voir quelques belles photos des opisthobranches du bassin d’Arcachon. La liste n’est pas terminée, j’ai encore du travail mais déjà, je pense qu’il va y avoir pas mal de surprises

Les perrés d’Arcachon (partie 3).

Le perré EST.

Comme promis, après mes deux premiers articles, l’un sur l’origine des perrés de St Yves, l’autre sur la description du perré de la ruelle St François, voici une petite suite sur le perré qui longe parallèlement la plage à une centaine de mètre du rivage en direction de l’EST vers la jetée Thiers.

Un peu trop loin du bord.

Il faut tout de suite attirer l’attention du lecteur sur le fait que ce perré orienté à l’EST est vraiment loin du bord de plage. Nous l’avons vu dans mon article précédent, le perré de la ruelle St François s’enfonce en effet progressivement dans l’eau en direction du Nord sur une bonne centaine de mètres. De part et d’autre, à gauche comme à droite, la mer à creusé le sable au fil des ans et le fond est aujourd’hui stabilisé dans la zone des 16 à 22 m selon l’endroit. Courants et contre-courants s’y disputent la circulation des flux marins selon le sens et l’importance des marées.

Il est assez peu prudent de s’y aventurer sans un guide qui connait bien le lieu et encore moins si on n’est pas aguerri à la lecture de sa boussole en plongée.

Une zone dangereuse en été.


L’été, la zone de plongée de St Yves se charge de très nombreuses embarcations, la plus grande prudence est de mise.

Dès le début de la saison estivale, des milliers de bateaux naviguent en sortant ou en rejoignant les ports d’Arcachon et des autres villages portuaires. Cela rend la zone particulièrement dangereuse.

Les plaisanciers connaissent assez mal la signalétique marine et encore moins celle annonçant la présence de plongeurs. La nécessité absolue de faire surface dans cette zone est particulièrement périlleuse.

La nuit offre évidemment plus de tranquillité mais l’éloignement du bord et la présence de forts courants de surface empêchent d’aborder une excursion en plongée sur ce site en toute quiétude. Encore une fois, il n’est pas inutile de rappeler que le site de St Yves reste un endroit à explorer avec beaucoup de préparation et seulement sur petits coefficients, même en suivant les consignes d’adeptes de la plongée à cet endroit.

Quel intérêt d’aller aussi loin du bord ?

Le site de St Yves n’est pas dénué d’intérêts. Bien évidemment, la plongée sur ce spot éminemment réputé pour son trou, une ancienne résurgence des eaux douces des Abatilles, attire nombre de clubs locaux ou même des départements limitrophes.


Le ponton de la Chapelle, en face du trou St Yves accueille de très nombreux pêcheurs en été. Trop s’en approcher les courrouce quelque peu et il n’est pas rare de voir soudainement une quantité anormale de turlutes racler le fond. Mieux vaut rester à l’écart près du perré de la ruelle ST François.

J’en profite pour rappeler que les riverains apprécient assez peu la présences des plongeurs qui parfois abusent c’est certain de vociférations discourtoises, quand ce n’est pas de tenues légères indécentes en pleine rue.


Le COTRE BLEU, un chalutier en bois, n’est pas la seule épave intéressante à St Yves. Une vedette très sympa échouée par 17 m de fond vaut un petit détour sur un perré.

Le site abrite également quelques épaves, dont la plus connue est certainement le COTRE BLEU. Mes prochains articles vous en diront un peu plus sur les autres épaves que j’y visite en partant du bord. Pour certaines, les atteindre du bord n’est pas possible et un bateau serait nécessaire. Cependant, la grande promiscuité des bateaux de plaisance n’incite pas à tenter l’aventure, sauf avec un encadrement conséquent, seule garantie contre les risques d’accidents.

Le perré EST bénéficie d’un gros avantage, très peu de plongeurs s’y aventurent, la faune locale s’y est implantée de longue date et ne semble pas craindre particulièrement une petite visite.

Comment faire ?

Pour atteindre le perré EST il faut se mettre à l’eau sur petits coefficients de pleine mer, trente à 40 minutes avant l’étale haute et en planifiant une plongée d’une heure maximum. Depuis la mise à l’eau de la ruelle St François, on longe sur son flanc droit (sur main gauche donc) le perré qui monte plein nord vers le chenal. Ne pas descendre, mais suivre tranquillement le sommet du perré cap au Nord. Après une centaine de mètres la bifurcation se fait en pente douce. Si vous la dépassez, vous pénétrez sur un plateau sableux qui s’enfonce doucement dans le chenal. Revenir alors plein sud pour suivre le perré qui se dirige plein EST. Garder le perré sur main droite pendant une trentaine de mètres le temps de le visiter tranquillement dans la zone des 15 m.

Il est bien sûr possible de poursuivre la balade plus loin, mais on atteint alors une zone de fonds perturbés qui montent et qui descendent alternativement avec de fortes déclinaisons. La réserve d’air de la bouteille n’y résisterait pas.

Comme je vous le préconise, mieux vaut ne pas aller trop loin, au bout d’une trentaine de mètres donc, remonter doucement au sommet du perré puis redescendre sur sa face sud pour rentrer sans descendre en dessous de 15 m en gardant l’enrochement sur main droite vers l’OUEST. Dès que le perré oblique vers le sud, remonter sur son sommet et le suivre plein sud pour rentrer tout droit vers la berge dans la zone des 9 à 10 m.

Bien surveiller la pression des bouteilles.

La promenade que je viens d’évoquer ne se négocie pas la fleur au fusil. Elle doit rester réservée à des plongeurs confirmés possédant une bonne maîtrise du compas et un attitude sans faille dans la surveillance de la consommation d’air.

Il n’est pas inutile d’envisager pour cette sortie des blocs de 15 litres. Les 12 litres seraient à mon humble avis franchement trop limités. Même moi qui connais bien le lieu je ne m’y aventurerais pas avec un 12 litres. Je sais que pour les dames c’est vraiment lourd un 15 litres, mais avec un 12, mieux vaut s’en tenir à une excursion plus sécurisée.

Et pour en savoir plus ?

Pour en savoir plus je vous conseille de rester attentifs à ce qui se passe sur le blog. Je reviendrai d’ici une dizaine ou une quinzaine de jours pour détailler les rencontres qu’on peut faire sur le perré EST, mais aussi tout autour, et des choses à dire, croyez moi il y en a beaucoup.

J’espère donc vous retrouver très vite pour la suite certainement attendue qui décrira un endroit finalement assez méconnu des plongeurs en général.

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La Motelle.

La Motelle du bassin d’Arcachon.

Un poisson rare est peureux.

La Motelle, certains disent la Mostelle, est un poisson filiforme assez difficile à observer car il se cache la journée au fond des trous dans les rochers où il trouve ses abris.

La Motelle est essentiellement nocturne. C’est effectivement la nuit qu’elle se met en chasse de petits vers ou crustacés. La Motelle est extrêmement peureuse. A la moindre alerte elle essaiera de se cacher dans un trou obscur. Si elle se laisse surprendre dans la lumière des phares, elle hésite à fuir quelques secondes mais ne reste jamais très longtemps à se poser la question car elle décampe très vite.

Deux types bien différents.

Au bassin on peut rencontrer des motelles d’aspects …..Cliquez ici pour lire l’article en entier en page VIE MARINE.

Dragage, un malheureux cadeau de Noël

Dragage, non ce n’est pas un cadeau de Noël.

Noël est normalement synonyme de bonnes nouvelles et de cadeaux, malheureusement, il y a certaines choses dont on se serait bien passé en cette fin d’année.

En effet, il y avait trop longtemps que la visibilité au bassin d’Arcachon était redevenue acceptable pour que ça dure. Cette fin d’année est donc marquée par la reprise des chantiers de dragages.

Dragage du chenal d’accès au port de Gujan-Mestras.

La commune de Gujan-Mestras a sollicité le SIBA (syndicat Intercommunal du Bassin Arcachon) pour désenvaser le chenal de La Hume. Les travaux qui ont déjà commencé devraient durer selon mes informations jusqu’au 28 février 2018.

Ces travaux utilisent la drague stationnaire « DRAGON », le remorqueur « SIBA II » ainsi qu’un système hydraulique assez complexe pour transférer les boues jusqu’à une zone de stockage en vue d’un traitement postérieur pour valoriser l’imposant volume de vases.

La photo ci-dessus qui fait partie du document de déclaration de travaux montre le système installé en vue d’accomplir la mission.

Le travail consiste donc à dégager le chenal de La Hume sur environ 700 m.

On ne peut guère reprocher aux communes du littoral de vouloir se débarrasser de l’immense dépôt vaseux qui bloquent leur port. Pour autant la situation se montre catastrophique pour la limpidité de l’eau du bassin.

Dragages et turbidité.

On peut se demander pourquoi les dragages débutent en cette fin d’hiver. La réponse est assez logique selon moi, en effet le dragage des ports génère le soulèvement de très considérables quantités de vases qui vont se transporter au grès des courants partout à l’intérieur du Bassin d’Arcachon, entrainant une turbidité impressionnante et désagréable.

Il est évident que cette turbidité aurait contrarié la collecte des huitres destinées aux fêtes de fin d’année. Il est probable que les sédiments ne soient pas seuls à se répendre en dilutions mais que certains effluents toxiques le fassent aussi par la même occasion.

Le SIBA a beau annoncer que des mesures de la turbidité seront faites en permanence tout au long des travaux, on ne voit pas ce en quoi cela préservera le milieu sous-marin du choc inévitable provoqué par l’afflux massif de particules boueuses.

Et pour la plongée alors ?

Et pour la plongée ? En voilà une question qu’elle est bonne !! j’y ajouterais avec tristesse: Et pour la faune et la flore ?

J’ai bien peur que tout le milieu sous-marin paie un lourd tribut encore une fois à cette nouvelle pollution qui se traduit depuis déjà une semaine par une turbidité si importante que la visibilité se trouve réduite à moins de 50 cm sous l’eau. Le fait que cela se passe en plein au moment de la reproduction de certaines espèces déjà fragilisées de nudibranches est en soit largement inquiétant.

Mais comment être surpris de la prédominance des enjeux économiques sur la survie du patrimoine sous-marin. Les plongeurs sont en quelque sorte les sentinelles de la mer, il faudra être attentifs et capables de tirer la sirène d’alarme auprès des autorités du parc marin. J’espère qu’elles auront une oreille attentive, mais j’en doute un peu.

Prudence sous la mer.

Une nouvelle fois j’attire l’attention des jeunes plongeurs qui voudraient parfaire leur formation en plongée au Cap Ferret. Beaucoup de rochers possèdent du ferraillage potentiellement dangereux par faible visibilité. Il est possible de s’y accrocher le gilet, les détendeurs ou bien le masque. La turbidité peut même empêcher une lecture correcte des instruments comme la boussole le profondimètre ou bien le manomètre. La turbidité peut même rendre les fils de pêche complètement invisibles, leur solidité représente en soit un danger potentiel si l’on a pas un couteau sous la main pour s’en dégager.

Donc pour finir, prudence avant tout, il vaut mieux renoncer que prendre trop de risques, surtout si c’est pour ne rien voir en immersion.

Qu’y a-t-il d’autre de prévu ?

Malheureusement, il y a bien d’autres choses de prévues, mais ça on le savait déjà, en effet, depuis près de quatre ans, le port d’Arcachon a entamé un large plan de dragage sur dix années. Après les campagnes de janvier 2014, celle de 2016, c’est au tour de la prochaine session de démarrer ce mois-ci. Elle devrait durer jusqu’au 31 mars 2018 si aucun retard n’est pris en raison des perturbations climatiques. « La zone à draguer se situe si j’ai bien compris à droite de l’entrée du port, entre le ponton 4 et le ponton 10. L’extraction devrait s’effectuer à l’aide d’une pelle mécanique.

Journal de plongées

Reprise des plongées.

Vous le savez certainement, le bassin d’Arcachon est un milieu capricieux du fait de ses courants de marées ou bien de la turbidité qui varie aussi vite que la météo sans que ça puisse être prévisible.

Bref, tout ça pour dire qu’avec le boulot sur le film En Quête des Nudibranches, j’avais d’excellentes raisons pour rester au chaud devant le clavier de l’ordi.

Je profite au passage pour vous montrer une maquette de la future jaquette du DVD. Le cadre de couleur qui entoure la photo n’est là que pour mettre en valeur ici la jaquette sur laquelle il n’apparait pas en réalité.

Heureusement, le travail ayant bien avancé, je peux retrouver du temps pour aller mettre la tête sous l’eau. Du coup, je vais reprendre mes petits compte-rendus habituels.

Pourquoi le journal ?

Pourquoi un journal ? La question n’est pas saugrenue, en effet, ma page en question reste trop confidentielle depuis 2 ans. Mais bon, tout le monde n’a pas ni le temps, ni les moyens, ni même peut-être l’envie de descendre au bassin, surtout quand l’eau se refroidit vite comme en ce moment ou elle avoisine les 13°C. Alors j’ai simplement envie de montrer de belles choses

Du coup je partage les photos de mes promenades avec quelques petits commentaires sans prétention. Vous le savez, ma passion c’est plutôt la vidéo mais je réserve les clips pour Facelines Productions, histoire de compiler de beaux clips pour nos futures productions pédagogiques.

Plein de photos.

Même si vous ne lisez pas mes textes, jetez tout de même un œil sur les bilans de plongées, à défaut de photos qui vous intéressent vous trouverez des anecdotes ou un statut régulier de la température et de la visibilité.

Alors je vous laisse découvrir tout ça tranquillement. Bonne plonge aux courageux qui oseront aller voir le bassin par eux-mêmes.

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