La plongée de nuit en solo




Pourquoi tenter la plongée de nuit en solo

Les bonnes raisons de plonger à plusieurs

Les sites de plongée du bassin d’Arcachon sont relativement éloignés de Bordeaux, s’y rendre seul pour plonger de nuit ne présente pas une réelle difficulté mais avant de décider d’y aller en solitaire, il vaut mieux être bien conscient de certaines évidences.

En dehors de la plongée elle-même, ce qui peut poser problème au plongeur de nuit en solo est sans aucun doute la route du retour. Plonger procure une détente physique bien connue, ça c’est tout bon, mais l’ennemi qui guette, c’est l’endormissement. La fatigue de la journée, l’heure tardive du retour, la durée du trajet, la rectitude des routes, une météo parfois capricieuse, voilà autant d’éléments propices à vous rendre la conduite délicate et les réflexes ralentis. Bref, autant de bonnes raisons pour partager la plongée et le trajet avec un bon copain qui se chargera de vous tenir éveillé au volant et avec qui vous pourrez discuter à chaud de ce que vous aurez vu sous l’eau.

Passer du stress au plaisir

Alors, y aller seul ou pas ? La réponse dépend de votre formation et de votre vécu. Pour l’avoir pratiqué à quelques occasions, je suis un partisan convaincu de cette expérience extraordinaire. Extraordinaire parce que tout seul dans le noir des profondeurs on se sent comme immergé sur une autre planète, tous les sens sont au maximum de leur sensibilité. L’intensité des émotions est à son comble, mêlant à la fois plaisir et peur. La première fois est une expérience inoubliable. Évidemment elle n’est pas à conseiller ni aux débutants, ni aux plongeurs peu solides psychologiquement.

Ne jamais sous-estimer les risques

La nuit et encore plus si c’est en solo, aucune erreur en plongée n’est permise, surtout pas une panique. Pour plonger la nuit en solo il faut, c’est un minimum, avoir déjà pratiquer à plusieurs reprise la plongée de nuit et s’y sentir complètement à l’aise. Il faut être certain de maitriser parfaitement ses nerfs, la topographie du site, les courants, les instruments, être absolument sûr du bon fonctionnement de son matériel, quitte à avoir tout en double. Descendre profond serait irresponsable. Il va de soi que ce genre d’exploration s’organise. Il faut s’obliger au besoin à prévenir une connaissance qui saura exactement où on plonge, éventuellement la zone explorée et s’en tenir fermement à un horaire de sortie préétabli et confirmer pourquoi pas par téléphone que tout s’est bien passé.

Se jeter à l’eau

Si on a bien préparer la plonger de nuit, alors oui dans ces conditions ça vaut le coup, ça vaut vraiment le coup. C’est même la panacée pour le photographe. Il peut enfin prendre son temps à fouiller pour trouver « LE » truc à ramener. Il peut sans se soucier d’autres choses tester et choisir le meilleur angle, la meilleure position pour l’éclairage. Celle qui lui permettra de faire la différence, de ramener « LA » photo du siècle….enfin, peut-être. Quoi de plus énervant que de ne pas pouvoir prendre le cliché rêvé parce qu’un troupeau de plongeurs maladroits aura soulevé un nuage de boue avec les palmes. Même à deux seulement on arrive à se gêner mutuellement, c’est pour dire.

Si vous vous sentez prêt, c’est peut-être le moment d’essayer.

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