Puissance des lampes et des phares de plongée 2

Puissance des lampes et des phares de plongée: Partie 2.

Je vous avais promis le 20 septembre dernier une suite à la première partie de mon article sur la puissance des lampes et des phares de plongée. Voila qui permet de tenir mon engagement. J’espère que vous y trouverez des renseignements utiles pour vos prochains achats d’équipements de plongée. Bonne lecture.

Choix des accumulateurs.

Pour les LEDs en particulier, le flux lumineux dépend énormément du courant consommé. Il ne suffit donc pas d’avoir une lampe ou un phare de qualité, si les accumulateurs de courant ne le sont pas, la puissance lumineuse disponible sera bien moins importante. Il est donc indispensable de s’équiper avec des accumulateurs de qualité professionnelle, plus chers c’est certain, mais plus efficaces. Ces accumulateurs ont un rendement important et garantissent un débit important tout au long de l’utilisation. D’autre part il permettent d’obtenir une autonomie plus grande qu’avec des accus de moins bonne qualité.

Comment savoir si on a affaire à un accumulateur de qualité ? A encombrement égal pour un format standard, un accumulateur de qualité pèsera un peu plus lourd, c’est d’autant plus vrai si on le compare à une contrefaçon.

Température et lumière.

La production de lumière dépend pour une bonne part de la température d’utilisation mais aussi de la qualité de la source lumineuse. Les ampoules halogènes destinées aux phares de plongée sont des ampoules spéciales, elles montent plus en température et produisent une lumière plus blanche que celle des ampoules que l’on trouve communément dans le commerce. Celles-ci ont une dominante de couleur jaune assez désagréable si on fait de la photo. Attention donc lors du remplacement d’une ampoule grillée, il faut s’assurer que la neuve est bien une ampoule spéciale photo. Attention également à ne pas toucher les capsules en verre de ces ampoules, vous y déposeriez avec vos doigts un dépot gras qui empêcherait l’ampoule de dissiper sa forte chaleur. Cela pourrait provoquer une détérioration avancée du filament et donc griller l’ampoule.

Pour les LEDs, l’effet est curieusement inverse, plus la jonction émétrice sera froide et plus l’efficacité de la LED sera grande. Les lampes ou les phares à LED conviennent donc parfaitement pour les eaux froides et même très froides puisqu’elles sont capables de fonctionner parfaitement jusqu’à des températures voisines de – 40°C.

Quel usage pour la lumière?

Les technologies.

Différentes technologies offrent avantages et inconvénients selon l’usage que l’on veut faire de la lampe ou du phare. Par principe, les torches et les lampes conviennent parfaitement pour les faisceaux étroits qui ne nécessitent pas une grande puissance. Pour les fortes puissances en éclairage diurne ou nocturne, les phares sont plus adaptés car ils embarquent des accumulateurs plus puissants et offrent souvent des faisceaux larges particulièrement utiles pour la photo et la vidéo. En termes d’efficacité lumineuse et d’autonomie, les technologies lumineuses à LEDs sont très performantes. Bien qu’encore relativement chères pour les fortes puissances, elles envahissent le marché et sont en passe de devenir l’incontournable. Leur durée de vie est tout simplement énorme et il y a tout lieu de croire que vous tuerez votre lampe en la noyant avant qu’elle n’ait eu le temps de tomber en panne.

Les équipements à base de technologie HID sont presque aussi efficaces d’un point de vue luminosité, mais le prix prohibitif d’une lampe de rechange aux environs de 200 € en refroidira plus d’un après un passage au tiroir-caisse. De plus ces instruments nécessitent de gros accumulateurs d’où un poids et un encombrement conséquents.

On trouve encore sur le marché des lampes et des phares à lampe halogène. Sans compter que la lumière produite possède une forte dominante jaune (ce qui peut présenter parfois un certain avantage pour réhausser les couleurs), ces lampes consomment beaucoup d’énergie électrique. Par contre ce type de projecteur produit une lumière douce qui semble plaire à la faune aquatique contrairement à la production des LED qui semble indisposer plus d’un poisson. Aucune étude ne montre d’ailleurs si c’est la lumière elle même qui est gênante pour les poissons ou plutôt la fréquence de hachage du courant que notre oeil est incapable de percevoir. A moins qu’il ne s’agisse d’une composante ultraviolette que les poissons serait éventuellement capables de voir contrairement à nous.

Les usages.

Pour la balade de jour, il vaut mieux avoir un phare puissant. Les lampes de petites dimensions ne produisent pas suffisamment de flux lumineux pour être efficaces. Les phares LED et HID sont tout à fait recommandés pour cet usage. Un faisceau moyen aux environs de 50° conviendra mieux qu’un faisceau large à 90° ou plus. Un faisceau étroit pour servir de pointeur ou pour fouiller les trous permettra de disposer de moins de puissance. Une torche à LED fera alors merveille d’autant que certaines permettent de focaliser le faisceau lumineux par ajustement d’une lentille mobile.

Pour la balade de nuit, il est nécessaire d’avoir beaucoup de puissance car l’eau chargée de planctons et de particules absorbe très vite la lumière. Un faisceau large de 60 à 120° est idéal. Les phares à LED sont très performants dans ce domaine d’autant plus que certains sont spécialement conçus pour la prise de photo ou pour la vidéo. Tabler sur 3000 à 5000 lumens au moins. Le top est d’avoir au moins deux de ces appareils pour faire des photos équilibrées ou de petits clips vidéos sympas.

Les petites torches de 800 à 1600 lumens munies d’un faisceau de 20 à 40° seront parfaites pour un usage ponctuel ou pour servir de secours en plongée de nuit. Leur prix est particulièrement intéressant au regard de leur solidité et de leur durée de vie.

Conclusions.

Ce topo était sans doute un peu long mais il y avait beaucoup à dire. Le choix d’une lampe ou d’un phare doit non seulement se faire en fonction de son ergonomie, mais surtout de l’usage que l’on veut en faire. Attention aux puissances annoncées par les constructeurs, il n’y a pas de normes bien établies pour faire de vrais comparatifs. Le mieux est donc de s’en tenir à quelques éléments factuels comme l’ouverture angulaire, le flux en lumens et l’autonomie annoncée à pleine puissance. Avant de faire un choix définitif il n’est pas sans intérêt d’aller faire un saut sur quelques forums pour avoir différents retours d’expériences de plusieurs plongeurs sur la qualité du matériel ou le sérieux des services après-vente.

Voila voila, je vous souhaite évidemment de trouver l’outil idéal pour vous en espérant que ce petit topo aura pu vous éclairer, tiens !! ça va très bien ça pour finir cette page !!

Si cet article vous a plû, n’hésitez pas à en parler autour de vous entre amis ou entres plongeurs en clubs. Je remercie d’ailleurs ici ceux qui ont déjà eu l’idée sympathique de partager un lien de mon blog sur leur réseau social. Vos encouragements seront aussi les bienvenus, ça ne parait pas comme ça, mais faire vivre ce blog c’est un travail qui demande pas mal de disponibilité et de persévérence.

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