MATERIEL


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Les appareils photo.

SONY HX20V
SONY RX100
SONY RX100 III
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Les caissons étanches.

Le caisson IKELITE du SONY RX100
Le caisson FANTASEA du SONY RX100 M III
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Les filtres.

Les filtres rouges
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Les Lentilles.

La lentille macro INON UCL 100 M67
La lentille macro DYRON ATOM +19d
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Les Lampes et phares.

La lampe W42VR
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Pourquoi une page sur le matériel photo ?

Dans cette page je vais exposer quelques conseils d’usage tirés de mon expérience du matériel de plongée et du matériel photo ou vidéo.

N’hésitez pas à commenter ces informations pour les préciser à partir de votre propre expérience. Je ne prétends pas être un spécialiste et je ne suis pas non plus commerçant. Mes avis valent donc pour simple point de vue afin de vous aider à découvrir le monde fabuleux de la prise de vue sous-marine.

J’espère donc que vous trouverez ici tout ce qui pourra vous donner l’envie de vous équiper et de tenter à votre tour une incroyable expérience.

Bonne lecture.

Le SONY HX20V en plongée

SONY propose des appareils photo numériques compacts très intéressants pour la plongée sous-marine. Ils sont petits, légers, et surtout d’une grande autonomie de batterie. Ce point est essentiel pour ceux qui comme moi préfère filmer que prendre en photo. J’aime bien faire des clichés, bien sûr, mais SONY a vraiment bien fait les choses, on peut tout à la fois filmer et prendre des photos en même temps. Seul hic au rendez-vous, la qualité des images est bien moins bonne dans ce cas qu’en mode de prise de vue normale. Pour ma part je l’ai équipé avec un caisson IKELITE très robuste dont je parlerai dans un autre article.

Sony Hx20v le compact SONY hx20v en plongée

Le HX20 V est un appareil assez agréable d’emploi. Le rendu des couleurs est relativement bon et le zoom 20x est un vrai régal en voyage. Léger et facile à glisser dans la poche on peut l’emporter partout. Attention toutefois à éviter les endroits trop poussiéreux car l’objectif peut laisser passer facilement les petites particules. De fait, c’est un appareil qui n’est pas destiné aux experts mais plutôt à l’amateur pas trop exigeant qui préfèrera utiliser le mode automatique sans se poser de questions.

La prise d’images en plongée de nuit avec le HX20V.

Côté qualité d’images photo le HX20V s’en sort honorablement tant qu’on a pas goûté à la prise de vue avec son cousin le SONY RX100. Le zoom est parfait au centre mais les bords le sont moins. Globalement c’est un très bon appareil en plein soleil, mais sous l’eau en faible luminosité il montre quelques faiblesses, notamment dans le traitement des images en jpeg ( pas de mode RAW sur cet appareil). Le rendu est un peu trop lissé à mon goût et a tendance à raboter les détails, ça peut être gênant en macro. Un autre inconvénient du HX20V est sa tendance à mal équilibrer les saturations en faible lumière. Donc en photo, le résultat est très correct pour le prix, le plongeur photographe débutant s’en contentera sans problème. Une petite ombre au tableau toutefois, cet appareil est relativement lent en faible lumière pour faire la mise au point. C’est embêtant, mais son très réputé cousin le RX100 ne fait pas mieux, voire même parfois moins bien.

De la vidéo pour le plaisir.

Côté vidéo, le HX20 V produit du full HD 25 ou 50 images par seconde avec une compétence qui a fait la renommée de SONY. Donc pas de surprise, la qualité est au rendez-vous, c’est du régal. La réactivité est très correcte et le suivi de mise au point assez performant. Attention toutefois à ne pas trop s’attarder sur les sujets très contrastés là encore à cause des phénomènes de saturation des zones claires et obscures. Comme pour les autres compacts c’est évidemment la qualité de la lumière qui va faire la différence.

En conclusion.

Au bilan, malgré son ancienneté relative, Le HX20V est un excellent appareil pour débuter en photo sous-marine.

Masque et verres correcteurs
Bruiteur de sécurité

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Le SONY RX100 en plongée

Face avant du Sony RX100 face arrière et écran du Sony RX100

Ne pas louper une belle occasion.

Lorsque mon ami plongeur a souhaité se séparer de son boitier SONY RX100 j’ai trouvé l’occasion de remiser mon HX20V. Je connaissais déjà les performances de cet appareil mais j’avais jusque là retardé un achat en neuf qui n’était pas dans mon budget (Sony c’est bien, mais c’est cher).

Un design sobre

Le SONY RX100 est un compact numérique qui n’impressionne pas par son design. Il est petit, léger, pas très beau et un peu glissant en main. C’est seulement sous le capot qu’on peut découvrir la bête. 20 mgPixels, aussi doué en films qu’en photos, une précision et une résolution des couleurs à couper le souffle, autant d’arguments pour séduire n’importe quel amateur de belles photos de plongée.

L’écran du RX100 offre un très bon contraste, il est très agréable même à travers le hublot arrière d’un caisson étanche. Le zoom 28-100 mm est un choix technique de SONY justifié probablement par le faible encombrement. C’est dommage, j’aurais adoré conserver la souplesse du zoom 20x du Hx20v. Par contre le RX100 embarque un capteur de 1 pouce, une vraie merveille qui le place au niveau des meilleurs réflexs.

Qualité en photo

Le débutant se sera pas trop effrayé par les réglages avancés qu’offre ce compact, en effet la position auto fonctionne très bien et permet déjà de ramener des photos d’excellente qualité. Pour l’amateur averti, le RX100 propose une gamme complète de réglages, ce qui lui donne la puissance d’un appareil réflex performant. En plongée de nuit il révèle toute sa puissance de calcul. Le RX100 peut aussi bien prendre des photos en JPEG qu’en RAW, une exigence des perfectionnistes. Le rendu est excellent même en 3000 ISO. Gros avantage en plongée de nuit, contrairement à son petit cousin le Hx20v, le RX100 équilibre très bien les saturations des zones claires et foncées. Les photos en ressortent comme magnifiées. Bref, que du bonheur. Ajoutez à cela que le mode de prise de vue manuel permet d’utiliser le zoom numérique pour affiner la mise au point sur une zone déterminée et vous avez dans vos mains le compact idéal pour la plongée de nuit.

Qualité en film

Le RX100 filme en full HD avec une qualité d’images époustouflante jusqu’en 50 images par secondes. Seul le zoom 3.6X limite les possibilités de l’appareil, il est d’ailleurs un peu bruillant. Mais en plongée de nuit, ce n’est pas gênant, l’essentiel du travail de prise de vues se fait en macro et le zoom est rarement utilisé en film. D’ailleurs dans ce domaine là, le RX100 fait merveille quand on l’associe avec une lentille grossissante 8 ou 10x à monter en façade de caisson, je reviendrai sans doute plus tard sur ce point. La cerise sur le gâteau est que SONY a pensé à conserver la fonction prise de photo pendant l’enregistrement en vidéo. Évidemment dans ce mode, les photos seront de moins bonne qualité qu’en mode photo simple. Bon, on ne peut pas tout avoir. La seule ombre au tableau est que l’appareil, perd assez facilement sa mise au point en film de nuit, il faudra veiller à bien le maintenir pour limiter les bougés qui lui font perdre le focus. Heureusement, l’autonomie de la batterie est surprenante et on pourra facilement photographier et filmer pendant plus d’1h30 sans soucis. La focale de l’appareil ne permet pas d’obtenir un grand angle, pour de belles photos d’ambiance il faudra lui associer une lentille grand angle. La Swal13 de la société Dyron fait merveille pour cela

Conclusions

L’investissement peut paraître encore onéreux pour ce type d’appareil photo mais franchement je ne le regrette pas du tout. De plus, avec la prochaine venue du RX100 de 4° génération, les appareils d’occasion vont bientôt être à des prix très accessibles. Si la rapidité de l’autofocus pouvait être améliorée ce serait la paradis sous l’eau. Les photos que j’ai pu voir du RX100 MIII font carrément rêver, il me tarde de voir ce que SONY va proposer avec son futur RX100 de 4° génération.

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Le caisson IKELITE du RX100

Caisson RX100 avantCaisson Ikelite RX100 arrière

Caractéristiques du caisson étanche du RX100

Ce caisson IKELITE très robuste autorise des plongées jusqu’à 60 mètres avec le Sony RX100. Il offre l’avantage d’être plus petit que celui destiné au compact SONY HX20V. Tous les réglages du RX100 sont accessibles par une série de boutons poussoir ou bien par des boutons moletés faciles d’accès et assez pratiques à manipuler, même avec des gants de 5 mm.

Le hublot avant est fileté en 67 mm femelle pour accueillir filtres et accessoires de ce diamètre. On peut également monter sur ce hublot d’autres accessoires en 76 mm à agrafer. On pourrait lui reprocher son poids de près de 1,2 kg mais il faut reconnaitre que son aspect massif rassure sur sa solidité. Sous l’eau de toute façon il est très bien équilibré et on le manipulera sans problème et sans fatigue. Attention, robuste ne veut pas dire incassable, comme tous les caissons celui-ci appréciera peu de rester en plein soleil, gardez-le à l’ombre

Entretien

Comme tout équipement immergé en eau saline, ce caisson demande un minimum d’entretien. Une des meilleures solutions consiste à faire tremper le caisson dans le l’eau claire sitôt sorti de la plongée. Quelques manœuvres des différents boutons éliminera le sel qui pourrait facilement oxyder les tiges des boutons. Elles restent relativement fragiles de ce point de vue. Une fois rentré il est prudent de souffler le boitier avant de l’ouvrir pour être certain d’en chasser humidité et grains de sable.

Le fabriquant recommande un démontage complet en atelier tous les ans. On peut d’ailleurs se procurer un kit de reconditionnement avec joints, graisse et pige monte joints pour le faire soi-même. Le démontage est une opération à risques qui doit se faire avec minutie, et même avec toutes les précautions d’usage il sera indispensable de faire une plongée à vide pour s’assurer du bon fonctionnement de tous les joints d’étancheïté.

Personnellement je procède plus simplement, par l’intérieur, à un graissage des tiges des boutons à l’aide d’un petit pinceau , c’est suffisamment efficace et ça évite les galères dues aux joints mal remontés. Cette opération est assez peu pratique.Pour les puristes, il existe même de la pâte anti rayures. Je ne peux pas discuter de l’efficacité, je n’ai jamais essayé

Astuce de vieux pirate

Il peut arriver que les écarts de températures entre l’air ambiant et l’eau génère de la buée à l’intérieur du caisson. Pour ne pas gâcher inutilement une sortie prometteuse, récupérez en pharmacies, en boutiques de chaussures ou chez votre photographe des sachets de cristaux déshydratants. Placez en quelques uns dans le caisson avant de partir et vous ne devriez plus connaître ce genre de désagrément.
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Le Sony RX100 mark III en plongée.

Avec la sortie du premier RX100, Sony avait fait un pas de géant dans le monde des petits compacts. Avec cette nouvelle mouture mark III la marque ajoute à son boitiers quelques fonctionnalités bien intéressantes.
RX100 3 f av

Quoi de neuf coté look.

Peu de changements dans l’aspect extérieur.

Au premier regard, peu de changements distinguent le RX mark III de ses 2 prédécesseurs. L’aspect extérieur reste peu affriolant, la ligne est sévère et la prise en main toujours aussi mauvaise. Sony aurait franchement pu améliorer le look et l’ergonomie de son compact.

Le boitier est un peu lourd avec ses 290g du fait de sa carcasse métallique, petit mais costaud, le mark III s’épaissit légèrement sans que cela soit trop gênant. Il tient toujours aussi facilement dans la poche. Peu de changements semblent donc visibles, en fait les boutons sont légèrement décalés, de sorte que le boitier ne pourra pas se monter dans les caissons étanches des versions précédentes, dommage.

DSC05716 RX100 3 f dss

Quelques nouveautés peu utiles au plongeur.

Les nouveautés du RX100 mark III présentent peu d’intérêts pour le plongeur. En effet, le viseur escamotable et l’écran arrière orientable ne pourront pas être utilisés en caisson étanche. A signaler autour de l’objectif la bague mobile de mise au point manuelle qui est parfaite pour une utilisation avec un caisson FANTASEA. Dommage que IKELITE ne tire pas autant avantage de cette fonction par manque de souplesse dans la manipulation sous l’eau.

Puissant et rapide.

Comme ses prédécesseurs le mark III confirme son positionnement en tant que compact expert. Même si son zoom 24/70 (en équivalence avec un appareil 24-36) est relativement lent, il est d’une excellente qualité optique. La réactivité du système de mise au point s’est améliorée, même en faible luminosité et la cadence annoncée de 10 images par seconde en mode rafale jpeg n’est pas qu’une promesse. En mode RAW c’est moitié moins rapide mais très performant tout de même pour ce mode très consommateur de ressources.

Le mark III embarque un capteur de 1 pouce BSI CMOS de 20 Megapixels. L’objectif 2,9x est stabilisé et l’appareil offre une gamme de sensibilité de 80 à 12000 ISO. Cerise sur le gâteau, Sony a pourvu son compact d’une batterie de haute capacité. Elle permet d’assurer pendant plus de 2h00 des prises de vues tant en photos qu’en films, un point essentiel qui ravira de plaisir le plongeur photographe.

Le RX100 Mark III en caisson étanche.

Une qualité photo à faire des jaloux.

Globalement, les performances en qualité photo sont au rendez-vous. La gestion des contrastes est parfaite en faible luminosité pour peu qu’on soigne son éclairage. Le réglage de la balance des blancs se fait très facilement. Mais même en mode tout automatique il est possible de réaliser de belles photos. Pourtant le RX100 ne donnera la pleine mesure de sa puissance que dans les modes A, S ou M, surtout si l’on pratique la macro.

L’appareil offre, c’est dommage, un zoom de focale plus réduite (70 au lieu de 100 dans les versions précédentes). Par contre il ouvre plus large et se trouve également plus lumineux. L’image au centre est excellente de sorte qu’il faudra chercher à disposer de beaucoup de lumière sous l’eau pour profiter d’une bonne profondeur de champ sans trop monter dans les sensibilités. Les photos restent cependant excellentes jusqu’à plus de 1600 ISO. Les heureux possesseurs de flashs pourront bénéficier de leur puissance et descendre jusqu’a 80 ISO. Dans ce mode la résolution des clichés est tout simplement époustouflante.

Sony a malheureusement eu l’incroyable maladresse (à mon avis c’est plutôt une erreur monstrueuse) de supprimer la capacité de son compact à prendre des photos pendant l’enregistrement d’un film. Si les photos prises comme cela étaient de moindre qualité qu’en mode de prise de vue normale, elles étaient parfaitement exploitables, c’est vraiment quelque chose qui va me manquer.

La qualité de cet appareil mérite qu’on lui consacre un budget honorable pour lui adjoindre par exemple les meilleures optiques macros. Il réagit parfaitement bien que ce soit avec un éclairage à base de LEDs « lumière du jour » ou de flashs externes qui pourront être synchronisés sur le flash interne. Encore une fois, la batterie de forte capacité sera capable de prouesses en donnant plus d’une centaine d’éclairs sans broncher.

Le RX100 mark III en vidéo sous-marine.

Encore une fois, on retrouve dans le mark III toutes les performances déjà évoquées avec les 2 premiers RX100. Coté vidéo donc, le mark III offre une finesse dans les détails qui satisfera les plus exigeants. Attention toutefois, lorsque le bouton de sélection est réglé sur les position A, S ou M ( priorité à la profondeur de champ, priorité à la vitesse, position manuelle), l’appareil conserve certains réglages comme la balance des blancs ou bien la sensibilité ISO. Un film enregistré sous ces modes pourra très bien être complètement loupé si l’opérateur n’y prête garde.

Avec une lumière suffisante l’image est bien contrastée et les détails sont très bien rendus en mode full HD (50 images par seconde). Préférez utiliser ce mode (50p) plutôt que le mode entrelacé (50i) beaucoup moins performant. En montage vidéo sur ordinateur il sera possible de tirer des photos des films avec suffisamment de détails si la cible n’est pas trop mobile. En mode 50i par contre les images sont parsemées d’aberrations qui apparaissent clairement lorsqu’on veut en tirer une image. Ces aberrations peuvent être très délicates à retravailler même avec un logiciel très performant comme Photoshop.

Même si l’appareil bénéficie d’un grand angle plus important que celui de ses talentueux ancêtres, il n’est pas suffisant pour mettre en valeur certains paysages sous-marins. Il faudra donc l’associer à une lentille grand angle de qualité pour obtenir de beaux plans d’ensemble.

Conclusions.

Le RX100 mark III risque bien de se maintenir encore longtemps en haut du classement des meilleurs compacts du marché. Son successeur le mark IV est aujourd’hui bien trop cher et n’apporte que peu d’intérêts pour un usage en caisson étanche.

Le photographe sous-marin, tout comme le cinéaste, tiennent avec ce boitier compact la solution idéale pour une réussite assurée que ce soit en prises de vues diurnes ou nocturnes et à un coût encore cher mais raisonnable. Les photos et les clips vidéos de haute qualité peuvent clairement surclasser, et parfois de beaucoup, les productions issues de boitiers réflexs. En plongées de nuit l’appareil fournit des compromis incroyablement efficaces pour produire des films ou des photos très riches en couleurs et en finesses. Nul doute que ce petit compact restera dans les annales.

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FANTASEA offre un caisson digne du SONY RX100 mark III.

Caractéristiques du caisson étanche FANTASEA

Ce caisson FANTASEA se distingue dès le premier coup d’oeil du caisson IKELITE des versions I et II du RX100. L’esthétique est soignée et la prise en main extrêmement agréable.
Fanta F av Fata ar
Son volume réduit le fait paraître fragile mais il autorise des plongées jusqu’à 60 mètres. Il offre l’avantage d’être très léger avec seulement 600 grammes hors d’eau. Tous les réglages du RX100 sont accessibles par une série de boutons poussoirs ou bien par des boutons moletés faciles d’accès et trés pratiques à manipuler, même avec des gants de 5 mm.
La face avant le boitier dispose d’un obturateur du flash interne et de 2 supports pour fibres optiques. Un équipement indispensable pour travailler aux flashs externes sans avoir de zones d’ombres. Un petit tournevis est d’ailleurs fourni pour assurer la fixation des fibres. On peut bien sûr utiliser le flash interne avec un diffuseur également prévu dans le package. Cependant la puissance disponible sera très faible et les photos risquent d’être sérieusement parsemées de particules.
Fanta dess Fant int
Le dessus du caisson est équipé d’un sabot de fixation pour des accessoires. On peut par exemple y mettre une caméra de type GO Pro ou bien pourquoi pas un support de lampe.
Le hublot avant est fileté en 55 mm femelle pour accueillir filtres et accessoires de ce diamètre. On regrettera ce choix très curieux du constructeur qui oblige à équiper le caisson d’une bague d’adaptation pour monter des lentilles en M67 si on en est déjà équipé.
La porte arrière pivotante possède un double joint torique d’étanchéité associé à un système de fermeture rapide et sécurisé. Pour une fois on peut être heureux de disposer d’un caisson étanche qui peut accepter 2 modèles de compacts numériques puisque les versions mark III et IV pourront y loger sans soucis.
Cerise sur le gâteau, le boitier étanche est équipé en partie basse d’un détecteur d’intrusion d’eau qu’on devine sur la photo du boitier ouvert. En cas d’infiltration une alarme sonore et visuelle avertit le plongeur qu’il faut impérativement faire surface avant d’endommager l’appareil photo. Au prix des RX100 III ou IV, on comprend immédiatement l’intérêt de cette alarme.

Entretien

Comme tout équipement immergé en eau saline, ce caisson demande un minimum d’entretien. Comme pour les caisson IKELITE une des meilleures solutions consiste à faire tremper le FANTASEA dans un bac ou un sceau d’eau douce sitôt sorti de la plongée. Quelques manœuvres des différents boutons éliminera le sel qui pourrait facilement en oxyder les tiges. Une fois rentré il est prudent de souffler le boitier avant de l’ouvrir pour être certain d’en chasser humidité et grains de sable.
L’entretien des joints est toujours délicat. Le démontage est une opération à risques qui doit se faire avec minutie, et même avec toutes les précautions d’usage il sera indispensable de faire une plongée à vide pour s’assurer du bon fonctionnement de tous les joints d’étanchéité.
Personnellement, comme pour les caissons IKELITE, je procède simplement, par l’intérieur, à un graissage des tiges des boutons à l’aide d’un petit pinceau , c’est suffisamment efficace et ça évite les galères dues aux joints mal remontés.

Astuce de vieux pirate

On veillera au parfait nettoyage des joints de la porte pivotante. En effet, le système de fermeture présente une certaine facilité à stocker sable et autres petits déchets. Une brosse à dents permettra de nettoyer facilement tout ça. Ne pas graisser les joints de porte au risque d’y retrouver collés tout un tas de choses déplaisantes, grain de sable, cheveux etc…Ou alors en y déposant très peu de graisse en humectant le joint avec les doigts pour le rendre juste glissant. Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester le caisson en eau chaude. Il se peut que les écarts de températures entre l’air ambiant et l’eau génère de la buée à l’intérieur du caisson. Même si la place à l’intérieur est comptée on doit pouvoir y glisser un ou deux sachets de cristaux déshydratants. Pour éviter tout problème, stocker le caisson dans une pièce sèche, porte entre-ouverte dans une house propre ou recouvert d’un tissu non pelucheux.Une expérience en Martinique montre qu’il n’y a pas de buée.
En cas d’utilisation d’une bague adaptatrice sur le hublot, pensez à la dévisser de temps en temps pour ne pas qu’elle colle en séchant. Pour les mêmes raisons que pour la porte, surtout ne pas graisser le filetage.

Masque et verres correcteurs
Bruiteur de sécurité
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Les filtres rouges, photos et films en eaux claires.

Quelques notions de base.

Pourquoi un filtre rouge ?

Comme je l’ai développé dans mon article sur la couleur dans l’eau, la lumière blanche du rayonnement solaire est en fait constituée de plusieurs longueurs d’onde. Chacune d’elles représente une couleur simple comme le jaune ou le bleu. Hors ces longueurs d’onde sont plus ou moins absorbées par l’eau et disparaissent progressivement en fonction de la profondeur.

Le rouge est la première couleur à disparaître une fois passé les 5 premiers mètres. Le bleu peut lui atteindre des zones beaucoup plus profondes. L’oeil humain transmet au cerveau des informations que celui-ci est capable d’analyser et de modifier pour nous donner une sensation de couleurs ou de tonalités légèrement différentes de la réalité.

Un appareil numérique ne dispose pas d’un tel système d’adaptation. Son capteur enregistre à une profondeur donnée la bonne proportion des différentes longueurs d’onde. Sur une photo prise à 30 mètres de profondeur par exemple, tout paraîtra d’un bleu monocorde. Cela atténue les contrastes et les reliefs en rendant la plongée bien moins agréable.

Le filtre rouge va permettre d’équilibrer sur une photo les différentes tonalités en absorbant le bleu. Cela peut se traduire par une faible perte de luminosité mais a surtout l’avantage de faire mieux ressortir les couleurs rouge et jaune, à condition de ne pas venir perturber la chose en utilisant à proximité une source de lumière autonome dont le résultat serait de produire une photo toute rouge.

Et si on utilise un filtre orange ?

Si on utilise un filtre orange le principe reste le même mis à part que dans le orange il y a du rouge et du jaune. L’effet de ce filtre sera moins contrasté que celui obtenu avec un filtre rouge. En fait, comme l’effet des filtres dépend de la profondeur et de la limpidité de l’eau, il faudrait avoir les deux et utiliser soit l’un, soit l’autre en fonction du résultat recherché.

Il y a des filtres jaunes et verts, à quoi servent-ils ?

Les filtres rouges, oranges, jaunes, verts et d’autres encore sont utilisés par les photographes pour réhausser certains contrastes ou mettre en valeurs certaines scènes prises en lumière naturelle mais sur terre, pas sous l’eau.

Par exemple, un filtre jaune permettra de donner plus de force à une photo prise en noir et blanc. Un filtre vert permettra lui de densifier le ciel ou la peau. Un filtre rouge mettra mieux en valeur certaines formes nuageuses. Mais sous l’eau l’usage n’est pas le même.

En plongée on peu aussi utiliser un filtre magenta. Ce filtre arrête la composante verte de la lumière, c’est donc un filtre à utiliser dans les eaux verdâtres comme en bretagne par exemple, mais surtout pas en eaux limpides.

Finalement ça donne quoi ce filtre rouge ?

Pour vous montrer je vous propose deux exemples à travers deux types d’utilisations.

La photo de gauche ci-dessous est prise sans filtre à 12 m de fond. Celle de droite avec le filtre rouge au même endroit mais à quelques mètres de distance seulement. Le résultat est manifestement très intéressant et vaut la peine d’être recherché.

vlcsnap-2016-04-24-20h05m10s905 avec filtre

La vidéo suivante permet de voir deux petits clips pris un petit peu plus loin et sensiblement à la même profondeur. Dans la partie en haut à droite de l’écran sans filtre rouge, dans la partie en bas à gauche avec le filtre rouge. On voit clairement que ce serait dommage de se priver d’une telle richesse de couleurs.

Attention à la qualité du filtre.

Le filtre est un élément supplémentaire que vous allez ajouter, entre la cible et le capteur numérique, à la série de différentes lentilles et hublot qui constituent votre appareillage photo ou vidéo. Non seulement le filtre va consommer un peu de lumière, voire même beaucoup de lumière s’il est utilisé profond, mais de plus, sa transparence va contribuer à flouter plus ou moins l’image enregistrée. Pour ne pas flouter la prise de vue il suffira de remonter un peu dans les ISOs le réglage de l’appareil.

Ne pas vouloir investir dans un filtre de qualité si tout le reste de l’appareillage est de qualité, c’est tout simplement illogique. Il est donc prudent de jeter un oeil ( pas trop fort tout de même) sur les forums de plongée pour avoir l’avis des gens sur tel ou tel filtre ou appareil.

La retouche photo et vidéo en post production.

Si l’on a pas encore eu le temps ou l’envie de s’équiper en filtre rouge ou orange, rien n’est perdu. Les photos ou les vidéos qui paraissent toutes bleues vont pouvoir être retraitées avec un logiciel de retouche photo ou avec un logiciel de montage vidéo.

Voici ce que l’on peut espérer en retouche photo :

vlcsnap-2016-04-24-20h05m10s905 sans et retouche

La retouche photo peut bien sûr s’appliquer aux photos prises avec filtre rouge, que ce soit pour éliminer une dominante de couleur trop jaune ou trop rouge justement. Le résultat peut approcher ce qu’on trouve dans les magazines.

avec filtre avec filtre rectifiée

En retouche vidéo, la partie n’est pas gagnée d’avance mais avec un peu de pratique on peut obtenir un résultat convenable même si la retouche contribue dans une certaine mesure à détériorer l’image initiale:

En résumé pour les filtres rouge et orange.

1) Ces filtres ne doivent pas être utilisés proche de la surface où le rouge est encore présent.

2) Ils ne doivent pas non plus s’utiliser avec une source externe de lumière (flash ou autre).

3) Les filtres diminuent la quantité de lumière encore présente après 15 ou 20 mètres. Le temps de pose va donc augmenter et le risque de flou sera plus important.

4) Les filtres réhaussent les couleurs chaudes sur l’ensemble de la photo ou du film et pas seulement sur le premier plan à l’inverse des flashs ou des lampes.

5) Choisir un filtre de qualité.

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La lentille macro INON UCL-100 M67 lentille macro +10 dioptries.

Inon 1 inon 2

La lentille Inon UCL-100 est une lentille humide de nouvelle génération très performante. Elle est constituée d’un assemblage de lentilles en verre optique (3 éléments, 3 groupes) de haute qualité permettant d’obtenir des clichés sans aberration chromatique (Les aberrations chromatiques sont de petits liserés de couleurs qui viennent se superposer aux contours des objets , ce qui peut dénaturer certaines prises de vue).

Faceline P2N Nudibranche jaune

D’une focale équivalente à un objectif 100 mm, cette lentille de puissance optique sous l’eau de + 10 dioptries, permet de faire de forts grossissements en macro avec un grand niveau de précision comme le montrent les deux photos ci-dessus de deux sortes de nudibranches dont les plus petits faisaient à peine plus de 10 mm. Le culot est équipé d’un filetage M67 mâle. La partie avant supporte elle un taraudage M67 très pratique pour ajouter un filtre par exemple. La lentille est livrée avec un cache objectif et un capuchon de culot. On aimerait bien que d’autres constructeurs aient les mêmes bonnes idées car c’est franchement désagréable de recevoir une lentille sans ses protections.

La lentille se présente sous un corps en aluminium anodisé noir de diamètre 76,6 mm pour une hauteur de 36,9 mm. C’est une lentille relativement lourde d’un poids à l’air de 269 gr mais qui heureusement se réduit sous l’eau à 151 gr.

Utilisée sur le caisson d’un appareil compact, il faudra zoomer pour obtenir un fort grossissement. Attention à ne pas zoomer trop, car la profondeur de champ s’en ressent aussitôt. Pour faire des photos avec une bonne profondeur de champ et une bonne résolution, il vaudra mieux ne pas trop zoomer et se régler sur une position ISO comprise entre 80 et 400 au maximum. La cible ne sera pas trop grossie sur la photo, par contre la finesse du grain pourra permettre d’effectuer un recadrage important, ce qui revient finalement au même mais avec plus de chance d’avoir des zones nettes profondes.

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La lentille macro DYRON ATOM +19d.

ATOM

L’ATOM, une lentille impressionnante.

Cela fait déjà presque 2 ans que j’utilise pour mes macros difficiles une lentille de fabrication française ( cocorico…..enfin presque !!….Vu le prix aussi énorme que ses qualités, c’est plutôt Glouppp !!!). Il s’agit de la lentille macro ATOM fabriquée par la société DYRON qui offre en immersion + 19 dioptries.

Cette lentille imposante ne laisse pas indifférent tant par sa qualité optique que par son poids (320 gr tout de même). Il s’agit d’une lentille achromatique de nouvelle génération en verres BK7 traités contre les rayures et les reflets. Le corps en polyacelathe assure une solidité à toutes épreuves.

L’ATOM se monte sur un caisson ou une bague d’adaptation grâce à un filetage lui aussi de grande qualité en M67 mm. La partie frontale est taraudée également en M67 de façon à pouvoir accueillir par exemple un filtre coloré.

Cette lentille associée à mon SONY RX100 M3 et son caisson FANTASEA est tout simplement allucinante. Elle permet grâce à la qualité du capteur 1 pouce du SONY d’atteindre des niveaux de précision tout simplement incroyables. Pour ma part, je travaille avec des lampes LED, je n’ai donc pas suffisamment de puissance lumineuse pour me permettre de descendre en 80 ISO, mais malgré tout j’en tire le maximum même en 400 ISO.

Anemone bijou rose Hortense 28 juillet 2015 nudi leopard 2 a hortense 1 11 2015

En zoomant à fond en 70 mm sur le RX, elle me permet de tirer des clichés de minuscules nudibranches de 2 à 10 mm avec un niveau de détails à faire rêver n’importe quel possesseur d’un réflex. Et si vous l’associez à des flashs en 80 ISO, alors là, c’est plus du rêve mais le paradis du photographe. C’est presque trop parfait.

J’ai pu lire par endroits des personnes qui se plaignaient de vignetage. Je dois dire qu’en position 70 mm sur mon RX100, je n’en ai aucun. La mise au point se fait au plus près de la cible puisque on peut approcher la lentille à environ 7 cm. Cela procure du coup la possibilité de forts grossissements et donc de faire des plans serrés sans être obligé de recadrer les photos avec un logiciel de retouche.

Côté pratique, on peut ajouter que la conception mécanique irréprochable permet d’effectuer un montage ou un retrait de la lentille très facilement, même en immersion.

Quelques regrets.

Je l’ai mentionné un peu plus haut, l’ATOM est tout sauf légère, de plus son encombrement reste relativement pénalisant, en effet, pour un diamètre extérieur de 75 mm, la hauteur atteint les 55 mm. On peu donc difficilement la classer parmi les lentilles toutes petites.

Personnellement j’ai été choqué de recevoir l’ATOM sans aucune protection ni de la face avant, ni de la face arrière. C’est à se demander si la société DYRON se sent tellement sûre de ses produits qu’elle puisse se permettre de surprendre ses clients en faisant le choix délibéré de les priver d’un capuchon et d’un bouchon d’objectif. Franchement, au prix où ce produit est vendu, presque 500 € c’est pas rien, ça fait franchement râler. Pour ma part je considère la chose totalement inadmissible. Vous aurez beau jeu après ça de vanter les produits français !!, heureusement, elle vaut le coup sous l’eau.

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La lampe W42 de chez Archon.

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Deux mots sur la société Archon.

La société Archon était restée jusqu’à peu relativement méconnue ou boudée en France. Mais depuis quelques années, elle a percé le marché européen des lampes à LED. Archon est une filiale du groupe Xiware Technologie dont le siège se trouve à Shenzhen en Chine. Spécialisé dans la production de sources lumineuses à base de LED (diodes électroluminescentes), le groupe diffuse désormais plusieurs produits en France à travers la société Subtek implantée dans la Drôme qui en assure le service après-vente. L’entreprise à su convaincre les utilisateurs en mettant l’accent sur une fabrication de qualité.

La lampe W42VR.

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La W42VR est une lampe de plongée destinée à la photo ou la vidéo sous-marine. Elle fournit une lumière bien blanche qui fait merveille en plongée de nuit mais aussi en plongée diurne, notamment par exemple pour faire des prise de vues sur des tombants de gorgones.

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La lampe est packagée dans une mallette fonctionnelle et très esthétique. C’est là le premier gage du sérieux du produit.

Le boitier en aluminium noir de qualité aéronautique est petit mais trés résistant. La finition est de bonne facture et la lampe inspire confiance. Les premiers modèles montraient quelques problèmes de corrosion à l’usage au niveau des ressorts des 2 boutons de commande. Le fabricant semble avoir tenu compte des retours de clientèle en installant une technolodie plus sûre à ce niveau.

Une belle lumière blanche de 5000°K sans point chaud est produite par 8 LEDs CREE XM-L2 U2 diffusant environ 5000 lumens. Voilà une belle puissance embarquée pour un encombrement minimum puisque le corps de la lampe ne dépasse pas 15 cm de long pour un diamètre de 62 mm au niveau de l’optique.

Un circuit de commande séparé permet de disposer de 4 LEDs rouges d’une puissance totale de 400 lumens. En plongée de nuit c’est un choix technique intelligent pour les photographes qui peuvent utiliser cette lumière rouge pour approcher facilement la faune et ensuite shooter au flash.

A partir du même bouton de commande, une séquence de 2 sélections supplémentaires permet de mettre en oeuvre soit une lumière violette, soit une lumière UV. Bien que peut utile chez nous au bassin d’Arcachon, ces possibilités peuvent avoir un intérêt certain lorsqu’on se déplace dans les mers plus chaudes ou les coraux sont luminescents en lumière UV.

Quel usage pour cette lampe ?

La puissance embarquée et un faisceau ouvrant à 120° permettent de se régaler en éclairant surplombs de rochers ou intérieur de grottes. En pleine eau de jour, une seule lampe sera trop limitée du fait justement de son grand angle d’ouverture. Deux lampes permettront de faire d’excellentes photos ou prises de vues en vidéos. Je vous invite d’ailleurs à lire ou relire mes articles précédents sur les grandeurs photométriques et la puissance des lampes pour mieux comprendre tout ça.

En plongée de nuit, cette lampe offre un confort visuel très apprécié. La lumière est homogène et ne semble pas trop effaroucher la plupart des poissons malgré la puissance développée. Associée en paire cette lampe fournit une source de belle lumière tant pour la photo que pour la vidéo. Attention toutefois, une lampe reste une lampe, il ne faut pas croire qu’elle puisse rivalisée avec la puissance d’un flash. Même en eau claire, il ne faudra pas s’attendre à avoir assez d’intensité lumineuse pour disposer d’une vitesse d’obturation supérieure au 1/250 avec un diaphragme fermé à F8 ou plus. C’est d’autant plus vrai si l’eau est turbide.

Autres caractéristiques intéressantes.

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La w42 VR est donnée pour une profondeur de 100 mètres, c’est déjà pas mal.

La W42VR acceuille 4 accumulateurs Li-ion 18650 pour un poids total d’environ 680 gr réduit à 330 gr en immersion. Le bouton principal permet de sélectionner successivement soit la pleine puissance, soit 75% ou bien 30% de puissance. La W42 dispose d’une grande autonomie: légèrement plus d’1h00 à plein régime, et plus de 2h00 à 75%, de quoi tenir sans problèmes 2 plongées sans changer les accus. Le matériel est d’ailleurs protégé contre les inversions de polarités et résiste à des chutes d’1,5 mètre. Voilà qui en fait une lampe vraiment très intéressante.

Quelques détails qui pourraient être améliorés.

Les 2 boutons de commande fonctionnent de façon indépendante, il peut arriver qu’ils soient tous les 2 actionnés simultanément. Cela n’a rien de gênant visuellement mais ça contribue évidemment à consommer plus rapidement la réserve d’énergie des accumulateurs. La lampe ne dispose pas d’un système de vérouillage des boutons de commande. Du coup, il est possible que ceux-ci soient actionnés malencontreusement dans une caisse sous l’effet d’un choc par exemple. La puissance thermique devient alors tellement élevée qu’elle peut en faire fondre la vitre de polycarbonate. Personnellement, je prends systématiquement la précaution de légèrement dévisser d’un quart de tour le culot de la lampe de façon à interdire tout allumage involontaire. Un quart de tour mais pas plus, de façon à ne pas libérer les joints d’étancheïté. Comme toutes les lampe de plongée, la W42 n’apprécierait que très peu une pénétration d’eau de mer, ce serait dommage.

Entretien de la lampe.

Un point donc concernant l’entretien. Bien que le corps en aluminium soit de bonne facture, l’aluminium reste de l’aluminium. Des chocs peuvent altérer la protection de l’anodisation, il faudra donc surveiller particulièrement les points d’impacts pour les protéger avec du vernis marin car le sel abime très rapidement l’aluminium. Il faudra porter également une attention particulière aux rainures des logements des joints toriques pour en éliminer toute trace de sel.

D’ailleurs, en ce qui concerne les joints, ils sont relativement fragiles car d’un diamètre très fin. Ne pas hésiter à les lubrifier légèrement et régulièrement. Pour visser le corps de lampe après changement des accus, il faudra agir aussi avec prudence pour vérifier justement qu’aucun des 2 joints n’a pas été pincé au serrage.

Conclusion.

La W42VR est une lampe de plongée qui ravira débutants ou plongeurs confirmés par son excellent rapport qualité/prix.

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