JOURNAL


Cette page remplace le JOURNAL initial qui prenait beaucoup trop de place sur le serveur de mon hébergeur.
Pour cette raison elle sera désormais un peu moins fournie en photos, seules les plus marquantes seront publiées ici. Pour les autres, je vous invite à visiter ma page Facebook où je publie mes clichés en HD.

Plongée de nuit du mardi 10 juillet 2018

Hortense, coef 66, temp 24°, visibilité 3m, basse mer.

Avec Frédéric, nous étions dans le timing prévu, mais en arrivant à Hortense nous avions été largement devancés par un groupe assez important du club « Les coqs rouges ». Pas de quoi paniquer, en cherchant un peu on trouve de la place pour se garer.

Pour ne pas être gênés par le courant, il est plus simple lorsqu’on se met à l’eau quelques minutes avant l’étale basse, de filer assez rapidement dans la zone des 20 m. L’occasion d’y admirer les magnifiques anémones de Biscaye. Elles sont absolument fabuleuses avec leur variété de tons colorés à couper le souffle.

Avec l’eau à 24° pas de quoi se préoccuper du froid, d’ailleurs j’en avais profité pour ne pas mettre la cagoule, une très bonne idée.

En remontant dans la zone des 10 m ont traverse un pan de rochers riche en colonies de toutes sortes: des bijoux bien sûr, mais aussi des ascidies, des éponges, et avec un peu de chance quelques nudibranches.

Bien moins nombreux malheureusement, et sans qu’on sache réellement pourquoi, de jeunes poissons déambulent entre les rochers. On y trouve des sars tambour, des crénilabres, des prêtres et même des lieus jaunes.

Le clou de la soirée était pour moi cette rencontre avec 2 juvéniles de calmars qui s’amusaient à venir tester la chaleur des lampes. Pas facile de les prendre en photo, leur petite taille de l’ordre de 5 cm et leur vitesse de déplacement auraient nécessité un équipement photo avec flashs. Avec mes lampes pour la macro, pas évident d’en tirer des clichés nets.

En 1h30 d’immersion nous avons eu le temps de faire de très nombreuses observations, de quoi se régaler les yeux comme on aime le faire Frédéric Andrieu et moi..


Plongée de nuit du vendredi 6 juillet 2018

St Yves, coef 46, temp 21°, visibilité 3m, pleine mer.

Objectif très particulier pour cette sortie: trouver l’épave d’un bateau dans une zone assez difficile à explorer. J’avais vu sur une carte du SACSO l’emplacement approximatif de cette épave qui m’est totalement inconnu et qui reposerait par -17 m sur le banc de sable à une 30° de mètres de l’épave d’une vedette qui est elle bien plus facilement accessible depuis le bord.


Le volant de la vedette, une épave qui repose à droite du perré d’Arcachon par 17 m de fond.

Malgré le faible coefficient, la zone de recherche était parcourue par un courant de fond assez puissant. Pas moyen de s’éterniser sinon à prendre le risque de beaucoup trop consommer d’air. La chose ne serait pas très prudente car il faut environ une centaine de mètres pour regagner la rive.

Après quelques explorations en arcs de cercle je renonçais, non sans avoir pris le temps de faire le portrait d’un beau congre bien tranquillement installé sur le sol jonché de débris. Revenu au perré, ma jauge d’air me laissait voir que je pouvais rentrer sans trop trainer mais en prenant le temps tout de même de faire quelques photos. Les Marguerites de mer méritent bien quelques instants de contemplation.

En prenant garde à bien regarder entre les nids d’Hermelles, on se rend compte à quel point il y a de la vie partout, nudibranches, crustacés et autres anémones ou ascidies.

L’occasion de m’arrêter pour prendre une photo très serrée du panache d’un jeune Cantabrique. Plus loin une couleur vive attirait mon regard, une colonie d’ascidies coloniales, très jolies, bien que souvent ignorées des plongeurs.


Plongée de nuit du dimanche 25 juin 2018

Hortense, coef 62, temp 21°, visibilité 3/4 m, basse mer.

Parfois on peut avoir des envies de plongées un peu spéciales. Pour celle de dimanche soir j’avais celle d’aller voir l’épave du voilier en face du restaurant « Chez Hortense ». Pour économiser mon air je me suis donc laissé dérivé avec la marée descendante jusqu’au point d’immersion. Une petite et dernière vérification du matériel et je me suis laissé couler pour rejoindre le fond 16m plus bas. Il ne me restait plus qu’à suivre les rochers jusqu’à -23 m pour tomber nez à nez avec mon épave, cool, pas besoin de perdre du temps pour la chercher. La visibilité d’environ 3 bons mètres allait me permettre de faire une photo de l’entrée de la cabine. Quelques belles anémones de Biscaille ornent l’encadrure.

Le fort courant du montant m’empêchait de poursuivre ma recherche de la deuxième épave. Il valait mieux revenir tranquillement vers les rochers et rejoindre progressivement la zone des 10 m pour désaturer.

Les rochers de cette partie de la digue n’ont pas encore été colonisés par les hermelles, tant mieux les colonies de Corynactis viridis s’y sont développées avec une grâce éblouissante. Plus loin je rencontrais comme d’habitude quelques nudibranches, mais une fois n’est pas coutume, j’avais décidé pour cette sortie de ne pas m’y attarder. Bon juste de quoi faire un petit portrait souvenir quand même, il ne faut pas perdre de bonnes habitudes.

Bref une plongée tranquille et reposante à me faire un véritable plaisir détente devant les murs d’anémones bijoux, je ne m’en lasse pas, elles sont vraiment trop belles la nuit.


Plongée de nuit du dimanche 17 juin 2018

St Yves, coef 90, temp 21°, visibilité 1,5 m, Pleine mer.

J’ai rarement vu des plongeurs se risquer à une plongée sur le site de St Yves par un coefficient supérieur à 90. C’est vrai qu’il ne faut pas y faire n’importe quoi, surtout si on encadre des débutants. Mais quand on fait une petite solitaire, on peut sans problème faire une excursion de plus d’une heure sans être trop bousculé par le courant.

Le principal soucis sur ce site est que l’on y soulève très vite d’énormes quantités de vases qui obscurcissent la visibilité. Mais tout seul, on peut facilement gérer ce problème et garder presque toute la plongée une eau très praticable.

Le site de St Yves est le royaume des soles, je devrais dire des solettes, en effet on y voit de moins en moins de grandes soles, signe manifeste d’une régression de sa population.

Sur les perrés recouverts des nids d’hermelles, on peut tomber sur de très belles anémones solitaires, cette espèce n’aime pas avoir son panache vertical, elle s’arrange toujours à le faire pencher vers le bas ce qui rend les photos un peu compliquées, surtout si l’anémone s’est logée dans une espace entre les rochers.

A l’EST du ponton de La Chapelle, par 10 m de fond environ, se trouvent les épaves de 2 barges que les anémones bijoux commencent à coloniser. Elles formes par endroit de petites boules qui avec l’éclairage des lampes donnent de curieuses impressions d’être éclairées de l’intérieur. Les marguerites jaunes ont d’ailleurs bien du mal à leur prendre la vedette. Quelques-unes relèvent le gant et c’est pour notre plus grand plaisir de photographe.


Plongée de nuit du mardi 5 juin 2018

La Vigne, coef 45, temp 17°, visibilité 7 m, Pleine mer.

Certains plongeurs que je connais n’aiment pas beaucoup le site de La Vigne. Je reconnais que j’ai longtemps moi-même eu la même approche que j’ai appris depuis à relativiser.

Il est évident que si on compare ce spot de plongée à celui d’Hortense, il lui est difficile de tenir longtemps la comparaison. Mais ce serait vraiment lui faire un mauvais procès que de le reléguer aux oubliettes.

Bref, mardi soir j’avais rejoint Claude Clin sur place pour participer à une interview sur laquelle je reviendrai très bientôt. L’entretien terminé nous avons fait notre plouf obligatoire. Presque 1h30 de plongée c’est cool, surtout dans une eau avec une visi à 7 m et peu de courant.

Les anémones bijoux constituent un des éléments majeurs de la visite aquatique. Elles sont vraiment extraordinaires et le peu de profondeur du site permet d’y emmener les jeunes débutants qui peuvent se régaler les yeux sur leurs colonies multicolores.

La Vigne est surtout renommé pour la présence régulière des hippocampes. Pourtant en fouillant bien du regard les roches et les herbiers on peu y trouver plusieurs espèces de nudibranches selon la saison. Les Doris Cantabriques y demeurent toute l’année. Leur bleu électrique en fait un animal marin très facilement repérable.

Les plongées longues permettent de faire de nombreuses rencontres, n’hésitez pas à venir voir les photos HD que j’en tire et que je publie sur ma page Facebook.


Plongée de nuit du lundi 4 juin 2018

Hortense, coef 56, temp 17°, visibilité 7 m, pleine mer.

Plonger à Hortense un dimanche soir c’est l’assurance de faire un trajet sans bouchon, et c’est tant mieux parce que je suis déjà râleur quand ça n’avance pas, alors dans un bouchon, pour moi c’est l’enfer.

Rapide coup d’œil en bord de mer et manifestement tout s’annonçait bien puisque l’eau était déjà très claire en surface. La mise à l’eau, même sur un horaire avancé par rapport à l’étale, ne produisait pas un courant très violent mais mal orienté, du coup, avec un mouvement d’eau non négligeable qui tirait vers le chenal, c’était plus simple de descendre dans une zone plus calme vers 20 m de profondeur.

En remontant progressivement on croise quantité de sujets inintéressants et très colorés comme cette Coryphelle déambulant sur une ascidie vraiment magnifique avec sa couleur orange vif.

En jouant un peu avec la chance et en comptant sur des plongées longues on peut rencontrer de magnifiques habitants du récif. Par exemple, cette Doris Cantabrique en train de chercher pitance dans une colonie d’anémones bijoux. Plus loin Frédéric Andrieu me montrait un fabuleux planaire en train d’onduler gracieusement en s’enroulant sur le relief des moules ou du rocher.

Quand la visibilité est au rendez-vous et qu’on s’apprête à sortir de l’eau alors qu’il fait encore jour, et bien c’est tout simplement génial car on glisse au raz des rochers dans la zone des 6 à 8 m et on a alors un beau panorama qui s’offre à nous.

Bref, une plongée vraiment très sympa avec plein de belles photos à la clé.


Plongée de nuit du jeudi 24 mai 2018

Hortense, coef 59, temp 19°, visibilité 5/6 m, basse mer.

Même si je commence à avoir une collection de photos et de clips vidéos imposante, Frédéric et moi sommes toujours autant émerveillés de rencontrer ces petits animaux marins sur les rochers du Cap Ferret.

Mais quand l’horaire de la marée tombe de bonne heure, la nuit n’est pas au rendez-vous et les nudibranches non plus, ou en tous cas beaucoup beaucoup moins nombreux. Du coup on peut facilement prendre un vrai plaisir visuel à se régaler des milles couleurs des corynactis, les fameuses anémones bijoux.

C’est la période de reproduction des seiches de mer. Il ne faut pas s’étonner d’en rencontrer pas mal. Certaines poussent l’amabilité à jouer la starlette le temps de la prise de vue. En descendant plus profond vers le chenal on atteint le domaine des anémones de biscaille et des dahlias de mer, une zone appréciée également par les jeunes poulpes en chasse.

Avec une eau à 19° et presque 6 m de visibilité, c’est vraiment génial de pouvoir rester immergés pendant 95 minutes. Sortie de l’eau avec plein de souvenirs visuels garantie.


Plongée de nuit du samedi 12 mai 2018

Hortense, coef 44, temp 15/16°, visibilité 3/4 m, basse mer.

Avec Frédéric nous avions prévu de rejoindre quelques amis plongeurs à Hortense pour une immersion nocturne assez tardive mais qui promettait d’être interessante vue le peu de turbidité de l’eau en ce moment.

Bref après un équipement rapide nous étions déjà à l’eau. 16 °C au thermomètre, bon, même en humide c’est agréable et je ne regrette pas d’avoir remisé l’étanche jusqu’à l’hiver prochain.

J’avais perso l’envie de me concentrer sur les anémones plutôt que sur les nudibranches qui sont encore en grande quantité sur les rochers. En effet on y rencontre de belles Facelines auriculées et encore plus de Facelines de Boston. Les anémones il y en a en quantité aussi, les plus petites font moins de 10 mm de diamètre et les plus grandes presque 10 cm, bref de quoi s’en mettre plein les yeux.

Moins nombreuses que les facelines, les coryphelles offrent tout de même un spectacle fascinant. Tout comme d’ailleurs les colonies de clavelines qui ornent en ce moment les flancs de quelques rochers du Cap Ferret.

186 minutes sous l’eau c’est franchement très agréable, surtout si on peut ramener quelques beaux souvenirs en photos.

Vivement le prochain plouf.


Plongée de nuit du mardi 7 mai 2018

Hortense, coef 34, temp 14/15°, visibilité 4/5 m, pleine mer.

Peu de monde sous l’eau, la plongée de nuit attire toujours aussi peu de plongeurs. La visibilité semblait être intéressante avec presque 5 m, cool.


Parmi les marguerites de mer, les blanches sont les plus belles. Les facelines occupent toujours les rochers la nuit à la recherche de nourriture ou d’un partenaire de reproduction.

Objectif de la soirée: faire une petite balade en solitaire à la recherche de petits animaux marins inhabituels. En fait de petite balade, 104 minutes sous l’eau, pas mal. En tous cas une sortie qui m’a laissé le temps de faire plein de rencontres de plusieurs espèces de nudibranches ou d’anémones. Quelques vers millepattes également mais finalement très peu de poissons.

Les hermelles continuent la colonisation des rochers. Les moules sauvages leur disputent pieds à pieds le moindre cm² d’espace disponible.

C’est toujours intéressant d’observer le territoire des moules sauvages, leurs déjections de filtrage fournissent une source importante de nourriture pour beaucoup de petits animaux. On peut donc facilement les trouver sur les coquilles.


Plongée de nuit du dimanche 6 mai 2018

St Yves, coef 46, temp 14/15°, visibilité 4 m, pleine mer.

Par petits coefficients la plongée à St Yves est en général assez tranquille, ce qui n’empêche pas de rencontrer quelques contre-courants parfois désagréables. C’est le cas notamment lorsqu’on se met à l’eau sur la plage à droite du ponton de la Chapelle une bonne heure avant l’étale haute. Les 60m du plateau sableux qui permettent se se rendre jusqu’au perré de la ruelle St François sont alors balayés par un courant faible mais constant qui redescend plein OUEST alors qu’il devrait être dirigé vers le fond du bassin à l’EST. Bon, quand on le sait il n’y a pas de quoi être surpris. Passé le perré on a pu aller jusqu’aux barges quelques dizaines de mètres plus loin où une magnifique raie torpille avait élu domicile pour dormir.

Le coefficient étant faible et vu que nous nous étions mis à l’eau de bonne heure, j’estimais pouvoir guider Frédéric jusqu’à une épave de vedette située à 80 m environ de la plage. Ça ne parait pas loin comme ça mais la profondeur et la distance font vite baisser la réserve d’air et le plongeur doit être extrêmement vigilent à sa consommation.

Bref, une sortie très sympa avec soles, nudibranches, congre, sabelle au rendez-vous.


Plongée de nuit du samedi 28 avril 2018

Hortense, coef 95, temp 15°, visibilité 4 m, basse mer.

Je me doutais bien que la température de 17° du 25 avril avait quelque chose d’exceptionnel, mais je n’avais pas envisagé qu’elle redescende à 15° en si peu de jours, bref c’était le cas hier soir et j’avoue qu’en humide pendant 1h30 par 12 m ça fait un peu frisquet vers la fin, la prochaine fois je mettrai le top c’est plus sûr.

Objectif de la plongée, trouver un rocher dans la zone des 10 à 12 m abritant potentiellement des Janolus hyalinus, une espèce de nudibranches particulièrement difficile à détecter sur un rocher tant son camouflage est efficace. Pas de chance ce coup-ci, pas vu la queue d’un Janolus. Par contre c’est une belle période pour voir l’accouplement des facelines auriculées et celles de Boston.

C’est la période également pour la reproduction de beaucoup d’espèces de crevettes dont certaines mesurent à peine 10 à 12 mm. Ces minuscules crevettes nécessitent une bonne loupe pour les observer car leur corps est quasi transparent. Je vais dans les jours qui suivent en publier quelques photos en exemple sur ma page facebook.

Peu de vie chez les poissons mis à part quelques prêtres esseulés et un jeune sar de temps en temps. Côté relief, les hermelles continuent la colonisation des rochers et les jeunes moules semblent avoir bien du mal à s’installer entre les tubes déjà très serrés.


Plongée de nuit du mercredi 25 avril 2018

Hortense, coef 59, temp 17°, visibilité 4 m, basse mer.

Objectif de la plongée, pour une fois, faire un trip assez loin de la mise à l’eau. C’est vrai que lorsqu’on cherche les nudibranches à Hortense, pas besoin d’aller très loin, il y en a assez un peu partout pour s’amuser tranquillement.

Donc pour cette sortie j’ai suivi Frédéric jusqu’au blockhaus. Il y a longtemps que je n’avais pas poussé si loin, du coup le trajet m’a paru une éternité. Mais les rochers que nous avons rencontrés me semblaient récents donc je me suis arrêté de temps en temps pour jeter un œil dessus. Au blockhaus, la visi était assez importante pour bien distinguer la structure en ciment et pour observer les anémones et les crustacés qui y vivent.

Puis cap vers le fond vers les 23 m où nous avons rejoint l’épave d’un grand voilier, pas de congre, dommage. Le courant de la marée montante se faisait déjà fort. je me suis laissé entrainer tandis qu’une énorme sèche de mer s’était décidé à me suivre et même à vouloir me doubler en me passant dessous. Presque 28 m au profondimètre et mon mano qui montrait déjà que l’air diminuait sérieusement. Bon c’était le moment de remonter tranquillement vers les 10 m, histoire de faire un grand palier pendant le retour.

Bref, beaucoup moins de nudibranches, mais il est vrai que sans s’arrêter ce n’est pas évident de les voir. 2 à 10 mm, ben c’est tout p’tit, pas grave on reviendra bientôt.


Plongée de nuit du dimanche 22 avril 2018

Hortense, coef 56, temp 15°, visibilité 2 m, pleine mer.

Mon binôme habituel Frédéric ne pouvant faire cette plongée avec moi, j’avais prévu d’aller à La Vigne tout seul. Sylvain, un jeune plongeur m’avait demandé s’il pouvait se joindre à moi, ce qui fut fait. Bref avec 4 m de visi, malgré le courant au moment de la mise à l’eau nous avons pu faire des rencontres sympas avec des hippocampes et des nudibranches.

Sur un petit coefficient on peu rester sous l’eau à cet endroit pendant plus d’une heure sans être bousculé par la marée. Du coup c’est pendant 104 minutes que nous avons exploré le fond sableux.

Au retour, Sylvain n’était pas peu fier de me faire des signes de ralliement, il venait de voir deux petites sépioles. Mais alors là, contre toute attente, ce qui s’offrait à nos yeux était tout simplement extraordinaire, nous venions de tomber sur l’accouplement des deux sépioles. Nous en avons fait chacun un joli clip vidéo. Cette scène restera dans les annales car elle nous a permis de faire un film certes assez court mais surtout complètement et assurément rarissime. Il faut dire que déjà, pour voir les sépioles, il faut plonger la nuit, et de plus c’est une espèce qui vit solitaire. Sa petite taille de moins de 50 mm en fait un animal marin peu observé et donc peu filmé. A ma connaissance je ne connais aucune vidéo qui montre l’accouplement des sépioles. Ca restera pour nous une rencontre fantastique.


Plongée de nuit du samedi 14 avril 2018

Hortense, coef 84, temp 13°, visibilité 2 m, basse mer.

A part quelques rares pêcheurs, nous n’étions que 3 plongeurs à avoir tenté le déplacement. Claude et Cécile étaient impatients de faire plouf après que je leur ai raconté la sortie du 11 avril. Heureusement, peu de courant pour ce coefficient important et une visibilité au mieux de 3 mètres, mais pour faire de la macro ça suffit largement.

Pas de descente au fond cette fois mais une balade à 12/13 m. Comme mercredi, des nudibranches partout à ne pas savoir où tourner de la tête.

J’espérais en voir, espoir comblé quand je suis tombé sur un mur vertical rocheux sur lequel je trouvais enfin des policères, cool. Evidemment il y a aussi d’autres animaux marins intéressants comme les araignées de mer par exemple.

Bref, une plongée courte d’1h00 mais avec les yeux remplis de belles images, vivement la prochaine dans quelques jours.


Plongée de nuit du mercredi 11 avril 2018

Hortense, coef 45, temp 13°, visibilité 2 m, basse mer.

Temps venteux en arrivant au Cap Ferret, mais on avait déjà vu pire au bassin. Une fois sous l’eau, visibilité d’environ 2 mètres en moyenne, 3 à 4 au mieux par endroit.

Chose très curieuse, une zone d’eau trouble se rencontre vers 4m sur une hauteur d’un peu plus d’1 mètre. On pourrait croire à une thermocline mais l’écart de température constaté n’est que d’1 seul degré (12 à 13 °). Donc il se pourrait que ce soit plutôt un autre phénomène du type inversion de température à cause du vent et de la houle de surface. Ou alors, peut-être un phénomène lié au mélange non homogène des eaux douces de pluies et d’eaux salées de la marée, tant il est vrai que depuis 4 mois, de la pluie, on en a eu en abondance.

Coté vie animale, en 23 ans de plongées régulières au bassin, j’avoue n’avoir jamais observé une telle quantité de nudibranches d’une dizaine d’espèces à la fois. Les rochers en sont recouvert par centaines des zones de surface jusqu’au fond au niveau du chenal.

Une autre grosse surprise, tout le fond rocheux sur presque 10 mètres de hauteur à été colonisé en 4 mois à peine par une des deux espèces d’hermelles (la plus petite) connues au bassin. La rapidité et la surface recouverte sont extraordinaires, c’est même parfaitement inquiétant, à la vitesse de la colonisation, les hermelles auront très bientôt recouvert tout le massif, exterminant au passage éponges, bryozoaires et tubulaires. Bref c’est avec leur disparition une autre disparition qui doit être envisagée, celle de toute la vie animale et végétale qui animait la digue.

Autre phénomène alarmant constaté également lors de la plongée du 6 avril, la disparition des jeunes sars et des oblades, ou encore des tacauds. L’eau près de la surface serait-elle trop douce à causse des pluies trop importantes des 4 derniers mois ? Pas facile à dire, on replonge bientôt, c’est un phénomène à surveiller de près.


Plongée de nuit du vendredi 6 avril 2018

St Yves, temp 13°, visibilité 2 m, pleine mer.

La mise à l’eau au ponton de la Chapelle est toujours aussi délicate en raison de la multitude de bas de lignes qui zèbrent le fond sableux. Il vaut mieux si possible utiliser celle de la ruelle St François. Toutefois, attention, cet endroit peut être particulièrement glissant.

Peu de courant sur cette plongée mais beaucoup de grosses particules qui empêchent de faire quelques belles prises de vue.

Le perré est de plus en plus ensablé mais sa face EST est relativement protégée de l’afflux de sable et on y trouve crustacés et sabelles.

Quasiment aucun jeunes poissons, ni sars, ni oblades, ni prêtres. Par contre, les seiches de mer viennent d’arriver pour se reproduire. Espérons qu’elles trouvent des endroits protégés pour y déposer leurs grappes d’œufs.

Petite surprise, les épaves des barges à l’EST du perré ont largement été colonisées par diverses éponges et ascidies. Du coup des nudibranches commencent à s’y développer, cool.


A gauche: Doris rouges en train de se regrouper pour l’accouplement. A droite : Limace à papilles d’une surprenante couleur orangée (d’habitude elles sont plutôt roses ou blanches).

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