JOURNAL


Cette page remplace le JOURNAL initial qui prenait beaucoup trop de place sur le serveur de mon hébergeur.
Pour cette raison elle sera désormais un peu moins fournie en photos, seules les plus marquantes seront publiées ici. Pour les autres, je vous invite à visiter ma page Facebook où je publie mes clichés en HD.

Plongée de nuit du samedi 12 mai 2018

Hortense, coef 44, temp 15/16°, visibilité 3/4 m, basse mer.

Avec Frédéric nous avions prévu de rejoindre quelques amis plongeurs à Hortense pour une immersion nocturne assez tardive mais qui promettait d’être interessante vue le peu de turbidité de l’eau en ce moment.

Bref après un équipement rapide nous étions déjà à l’eau. 16 °C au thermomètre, bon, même en humide c’est agréable et je ne regrette pas d’avoir remisé l’étanche jusqu’à l’hiver prochain.

J’avais perso l’envie de me concentrer sur les anémones plutôt que sur les nudibranches qui sont encore en grande quantité sur les rochers. En effet on y rencontre de belles Facelines auriculées et encore plus de Facelines de Boston. Les anémones il y en a en quantité aussi, les plus petites font moins de 10 mm de diamètre et les plus grandes presque 10 cm, bref de quoi s’en mettre plein les yeux.

Moins nombreuses que les facelines, les coryphelles offrent tout de même un spectacle fascinant. Tout comme d’ailleurs les colonies de clavelines qui ornent en ce moment les flancs de quelques rochers du Cap Ferret.

186 minutes sous l’eau c’est franchement très agréable, surtout si on peut ramener quelques beaux souvenirs en photos.

Vivement le prochain plouf.


Plongée de nuit du mardi 7 mai 2018

Hortense, coef 34, temp 14/15°, visibilité 4/5 m, pleine mer.

Peu de monde sous l’eau, la plongée de nuit attire toujours aussi peu de plongeurs. La visibilité semblait être intéressante avec presque 5 m, cool.


Parmi les marguerites de mer, les blanches sont les plus belles. Les facelines occupent toujours les rochers la nuit à la recherche de nourriture ou d’un partenaire de reproduction.

Objectif de la soirée: faire une petite balade en solitaire à la recherche de petits animaux marins inhabituels. En fait de petite balade, 104 minutes sous l’eau, pas mal. En tous cas une sortie qui m’a laissé le temps de faire plein de rencontres de plusieurs espèces de nudibranches ou d’anémones. Quelques vers millepattes également mais finalement très peu de poissons.

Les hermelles continuent la colonisation des rochers. Les moules sauvages leur disputent pieds à pieds le moindre cm² d’espace disponible.

C’est toujours intéressant d’observer le territoire des moules sauvages, leurs déjections de filtrage fournissent une source importante de nourriture pour beaucoup de petits animaux. On peut donc facilement les trouver sur les coquilles.


Plongée de nuit du dimanche 6 mai 2018

St Yves, coef 46, temp 14/15°, visibilité 4 m, pleine mer.

Par petits coefficients la plongée à St Yves est en général assez tranquille, ce qui n’empêche pas de rencontrer quelques contre-courants parfois désagréables. C’est le cas notamment lorsqu’on se met à l’eau sur la plage à droite du ponton de la Chapelle une bonne heure avant l’étale haute. Les 60m du plateau sableux qui permettent se se rendre jusqu’au perré de la ruelle St François sont alors balayés par un courant faible mais constant qui redescend plein OUEST alors qu’il devrait être dirigé vers le fond du bassin à l’EST. Bon, quand on le sait il n’y a pas de quoi être surpris. Passé le perré on a pu aller jusqu’aux barges quelques dizaines de mètres plus loin où une magnifique raie torpille avait élu domicile pour dormir.

Le coefficient étant faible et vu que nous nous étions mis à l’eau de bonne heure, j’estimais pouvoir guider Frédéric jusqu’à une épave de vedette située à 80 m environ de la plage. Ça ne parait pas loin comme ça mais la profondeur et la distance font vite baisser la réserve d’air et le plongeur doit être extrêmement vigilent à sa consommation.

Bref, une sortie très sympa avec soles, nudibranches, congre, sabelle au rendez-vous.


Plongée de nuit du samedi 28 avril 2018

Hortense, coef 95, temp 15°, visibilité 4 m, basse mer.

Je me doutais bien que la température de 17° du 25 avril avait quelque chose d’exceptionnel, mais je n’avais pas envisagé qu’elle redescende à 15° en si peu de jours, bref c’était le cas hier soir et j’avoue qu’en humide pendant 1h30 par 12 m ça fait un peu frisquet vers la fin, la prochaine fois je mettrai le top c’est plus sûr.

Objectif de la plongée, trouver un rocher dans la zone des 10 à 12 m abritant potentiellement des Janolus hyalinus, une espèce de nudibranches particulièrement difficile à détecter sur un rocher tant son camouflage est efficace. Pas de chance ce coup-ci, pas vu la queue d’un Janolus. Par contre c’est une belle période pour voir l’accouplement des facelines auriculées et celles de Boston.

C’est la période également pour la reproduction de beaucoup d’espèces de crevettes dont certaines mesurent à peine 10 à 12 mm. Ces minuscules crevettes nécessitent une bonne loupe pour les observer car leur corps est quasi transparent. Je vais dans les jours qui suivent en publier quelques photos en exemple sur ma page facebook.

Peu de vie chez les poissons mis à part quelques prêtres esseulés et un jeune sar de temps en temps. Côté relief, les hermelles continuent la colonisation des rochers et les jeunes moules semblent avoir bien du mal à s’installer entre les tubes déjà très serrés.


Plongée de nuit du mercredi 25 avril 2018

Hortense, coef 59, temp 17°, visibilité 4 m, basse mer.

Objectif de la plongée, pour une fois, faire un trip assez loin de la mise à l’eau. C’est vrai que lorsqu’on cherche les nudibranches à Hortense, pas besoin d’aller très loin, il y en a assez un peu partout pour s’amuser tranquillement.

Donc pour cette sortie j’ai suivi Frédéric jusqu’au blockhaus. Il y a longtemps que je n’avais pas poussé si loin, du coup le trajet m’a paru une éternité. Mais les rochers que nous avons rencontrés me semblaient récents donc je me suis arrêté de temps en temps pour jeter un œil dessus. Au blockhaus, la visi était assez importante pour bien distinguer la structure en ciment et pour observer les anémones et les crustacés qui y vivent.

Puis cap vers le fond vers les 23 m où nous avons rejoint l’épave d’un grand voilier, pas de congre, dommage. Le courant de la marée montante se faisait déjà fort. je me suis laissé entrainer tandis qu’une énorme sèche de mer s’était décidé à me suivre et même à vouloir me doubler en me passant dessous. Presque 28 m au profondimètre et mon mano qui montrait déjà que l’air diminuait sérieusement. Bon c’était le moment de remonter tranquillement vers les 10 m, histoire de faire un grand palier pendant le retour.

Bref, beaucoup moins de nudibranches, mais il est vrai que sans s’arrêter ce n’est pas évident de les voir. 2 à 10 mm, ben c’est tout p’tit, pas grave on reviendra bientôt.


Plongée de nuit du dimanche 22 avril 2018

Hortense, coef 56, temp 15°, visibilité 2 m, pleine mer.

Mon binôme habituel Frédéric ne pouvant faire cette plongée avec moi, j’avais prévu d’aller à La Vigne tout seul. Sylvain, un jeune plongeur m’avait demandé s’il pouvait se joindre à moi, ce qui fut fait. Bref avec 4 m de visi, malgré le courant au moment de la mise à l’eau nous avons pu faire des rencontres sympas avec des hippocampes et des nudibranches.

Sur un petit coefficient on peu rester sous l’eau à cet endroit pendant plus d’une heure sans être bousculé par la marée. Du coup c’est pendant 104 minutes que nous avons exploré le fond sableux.

Au retour, Sylvain n’était pas peu fier de me faire des signes de ralliement, il venait de voir deux petites sépioles. Mais alors là, contre toute attente, ce qui s’offrait à nos yeux était tout simplement extraordinaire, nous venions de tomber sur l’accouplement des deux sépioles. Nous en avons fait chacun un joli clip vidéo. Cette scène restera dans les annales car elle nous a permis de faire un film certes assez court mais surtout complètement et assurément rarissime. Il faut dire que déjà, pour voir les sépioles, il faut plonger la nuit, et de plus c’est une espèce qui vit solitaire. Sa petite taille de moins de 50 mm en fait un animal marin peu observé et donc peu filmé. A ma connaissance je ne connais aucune vidéo qui montre l’accouplement des sépioles. Ca restera pour nous une rencontre fantastique.


Plongée de nuit du samedi 14 avril 2018

Hortense, coef 84, temp 13°, visibilité 2 m, basse mer.

A part quelques rares pêcheurs, nous n’étions que 3 plongeurs à avoir tenté le déplacement. Claude et Cécile étaient impatients de faire plouf après que je leur ai raconté la sortie du 11 avril. Heureusement, peu de courant pour ce coefficient important et une visibilité au mieux de 3 mètres, mais pour faire de la macro ça suffit largement.

Pas de descente au fond cette fois mais une balade à 12/13 m. Comme mercredi, des nudibranches partout à ne pas savoir où tourner de la tête.

J’espérais en voir, espoir comblé quand je suis tombé sur un mur vertical rocheux sur lequel je trouvais enfin des policères, cool. Evidemment il y a aussi d’autres animaux marins intéressants comme les araignées de mer par exemple.

Bref, une plongée courte d’1h00 mais avec les yeux remplis de belles images, vivement la prochaine dans quelques jours.


Plongée de nuit du mercredi 11 avril 2018

Hortense, coef 45, temp 13°, visibilité 2 m, basse mer.

Temps venteux en arrivant au Cap Ferret, mais on avait déjà vu pire au bassin. Une fois sous l’eau, visibilité d’environ 2 mètres en moyenne, 3 à 4 au mieux par endroit.

Chose très curieuse, une zone d’eau trouble se rencontre vers 4m sur une hauteur d’un peu plus d’1 mètre. On pourrait croire à une thermocline mais l’écart de température constaté n’est que d’1 seul degré (12 à 13 °). Donc il se pourrait que ce soit plutôt un autre phénomène du type inversion de température à cause du vent et de la houle de surface. Ou alors, peut-être un phénomène lié au mélange non homogène des eaux douces de pluies et d’eaux salées de la marée, tant il est vrai que depuis 4 mois, de la pluie, on en a eu en abondance.

Coté vie animale, en 23 ans de plongées régulières au bassin, j’avoue n’avoir jamais observé une telle quantité de nudibranches d’une dizaine d’espèces à la fois. Les rochers en sont recouvert par centaines des zones de surface jusqu’au fond au niveau du chenal.

Une autre grosse surprise, tout le fond rocheux sur presque 10 mètres de hauteur à été colonisé en 4 mois à peine par une des deux espèces d’hermelles (la plus petite) connues au bassin. La rapidité et la surface recouverte sont extraordinaires, c’est même parfaitement inquiétant, à la vitesse de la colonisation, les hermelles auront très bientôt recouvert tout le massif, exterminant au passage éponges, bryozoaires et tubulaires. Bref c’est avec leur disparition une autre disparition qui doit être envisagée, celle de toute la vie animale et végétale qui animait la digue.

Autre phénomène alarmant constaté également lors de la plongée du 6 avril, la disparition des jeunes sars et des oblades, ou encore des tacauds. L’eau près de la surface serait-elle trop douce à causse des pluies trop importantes des 4 derniers mois ? Pas facile à dire, on replonge bientôt, c’est un phénomène à surveiller de près.


Plongée de nuit du vendredi 6 avril 2018

St Yves, temp 13°, visibilité 2 m, pleine mer.

La mise à l’eau au ponton de la Chapelle est toujours aussi délicate en raison de la multitude de bas de lignes qui zèbrent le fond sableux. Il vaut mieux si possible utiliser celle de la ruelle St François. Toutefois, attention, cet endroit peut être particulièrement glissant.

Peu de courant sur cette plongée mais beaucoup de grosses particules qui empêchent de faire quelques belles prises de vue.

Le perré est de plus en plus ensablé mais sa face EST est relativement protégée de l’afflux de sable et on y trouve crustacés et sabelles.

Quasiment aucun jeunes poissons, ni sars, ni oblades, ni prêtres. Par contre, les seiches de mer viennent d’arriver pour se reproduire. Espérons qu’elles trouvent des endroits protégés pour y déposer leurs grappes d’œufs.

Petite surprise, les épaves des barges à l’EST du perré ont largement été colonisées par diverses éponges et ascidies. Du coup des nudibranches commencent à s’y développer, cool.


A gauche: Doris rouges en train de se regrouper pour l’accouplement. A droite : Limace à papilles d’une surprenante couleur orangée (d’habitude elles sont plutôt roses ou blanches).

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