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Journal de plongées au bassin d’Arcachon

Dans ce journal vous trouverez des informations sur les conditions ou les points marquants des plongées que je réalise soit au Cap Ferret au lieu dit Hortense, soit devant la ville d’Arcachon à côté du trou St Yves, soit encore au port de La Vigne.

Faites un clic gauche sur les photos pour les agrandir.

Plongée de nuit du samedi 30 décembre 2017.

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Lieu: Hortense coef 77, Basse mer, temp 10/11° dans l’eau, visibilité 0,8 à 1 m

Bilan de la plongée

Mon binôme Frédéric Andrieux m’avait suggéré cette sortie matinale ( mise à l’eau à 8h25). Bon, une fois n’est pas coutume, j’avais accepté l’invitation. Malheureusement, en ce moment l’eau n’est pas franchement au top et la visi se trouvait être un peu cata au moment de l’immersion tant et si bien qu’on a commencé par se perdre de vue en moins de 5 minutes. Après des retrouvailles en surface on s’est attaché à bien rester en visuel tout au long de la plongée et ce n’est qu’en tout dernier que de nouveau nous avons perdu le lien visuel dans la turbidité verdâtre de la lumière du jour naissant.

Pas grand chose à dire sur la plongée sinon que les rochers semblent avoir été lessivés dans toute la partie basse de la digue. Des lames de fond ont du frapper avec violence l’empierrement.

A défaut de s’arrêter sur de petits détails invisibles, nous pouvions profiter de quelques dahlias de mer en profondeur ou de regroupements de nasses.

En remontant dans la zone des 13 m je suis tombé avec beaucoup de chance sur un policère de Féroé en train de prendre son petit déjeuner avec une branche d’hydraire

Plus haut vers la surface on peut rencontrer Cantabriques en train de pondre et doris de Krohn bien que celui-ci soit beaucoup plus rare.

Plongée de nuit du mardi 26 décembre 2017.

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Lieu: St Yves coef 47, Pleine mer, temp 11° dans l’eau, visibilité 1,5 à 2 m

Bilan de la plongée

En cours d’écriture

Plongée de nuit du jeudi 30 novembre 2017.

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Lieu: Hortense coef 67, Basse mer, temp 11/12° dans l’eau, visibilité 4 à 5 m

Bilan de la plongée

Une fois n’est pas coutume, il y avait des plongeurs déjà en place avant nous. Rien de grave il y a de la place pour se garer à cette période. Ah !! A toute fin utile, faites attention !!, certains chemins de terre semble avoir été équipés de plot de condamnation de passage. Je na sais pas si c’est bien légal cette chose là mais ça serait dommage de se faire piéger.

Les rochers du Cap Ferret offrent de superbes reliefs colorés la nuit.

En dehors des anémones bijoux on y trouve facilement des anémones encroûtantes ou bien d’autres espèces bien plus petites mais très belles malgré tout.

Dans la zone des 20 m de gros et magnifiques poulpes chassent tranquillement.

Parfois on a de drôles de surprises au fond, comme cette rencontre inattendue avec une colonie de clavelines très transparentes.

Moins profonds, dans la zone des 12 m les doris aérolées sont installées pour le repas nocturne, pas question de les voir bouger d’un cil, le repas c’est sacré. Plus loin une pétoncle en train de filtrer l’eau nous gratifiait d’une belle vue sur ses multiples yeux.

Mais le clou du spectacle allait être assuré par le regroupement de plusieurs nudibranches très difficiles à observer tellement ils se confondent avec le substrat des rochers: il s’agit de Janolus transparentes venu spécialement pour l’accouplement. Perso ça faisait 2 ans au bas mot que je les cherchais, mais sans m’attendre à les trouver si bas à 12 m.

Bref 95 minutes d’immersion à se faire un gros plaisir pour les yeux.

Plongée de nuit du samedi 26 novembre 2017.

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Lieu: La Vigne coef 43, Pleine mer, temp 14° dans l’eau, visibilité 4 à 6 m

Bilan de la plongée

Je ne vais pas souvent plonger au port de La Vigne, surtout lorsque l’eau est froide et que manier la combi étanche par 3 à 5 m d’eau pose quelques soucis de stabilisations pour faire du film et de la photo. Bref, tout ça pour dire que parfois il faut oser changer. Et pour changer, ça oui ça a changé, avec la rencontre inattendue avec plusieurs doris roses, une espèce très rare à observer.

Les poissons sont toujours au rendez-vous, la lumière des phares, loin de les effrayer au contraire les fait venir au plus près.

Les oranges de mer se rencontre parfois en groupe comme ici, à l’abri d’un plafond de rocher. Plus loin les colonies de Corynactis parent les rochers de couleurs flamboyantes

Dans la vie des limaces de mer, il y a 2 grandes occupations, manger et se reproduire.

Dans le sable, gobies et jeunes congres en chasse animent le fond.

D’autres acteurs locaux méritent un peu d’attention comme les ascidies, même si comme ici elle ne dépassaient pas les 15 mm ou bien encore certains crustacés comme les décapodes toujours habiles à se camoufler.

Plongée de nuit du vendredi 24 novembre 2017.

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Lieu: St Yves coef 52, Pleine mer, temp 12° dans l’eau, visibilité 6 m

Bilan de la plongée

En cours d’écriture

Plongée de nuit du jeudi 16 novembre 2017.

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Lieu: Hortense coef 83, Pleine mer, temp 12/13° dans l’eau, visibilité 3 à 4 m

Bilan de la plongée

Cinq à sept degrés dans l’air n’était pas pour nous rassurer moi et Frédéric mon binome pour la soirée. Mais c’était plutôt l’état de la mer qui nous préoccupait en arrivant. Des bancs gigantesques d’herbes vertes filiformes flotaient à la surface en masse épaisse. Des traces fraiches sur le sol montraient que les pêcheurs en avaient remonté des quantités importantes et avaient préféré jeter l’éponge. Un espoir restait cependant pour nous: la marée montante allait probablement dégager la zone de ses touffes épaisses, et ce fut le cas, cool.

A Hortense, même si on n’est pas trop attentif au monde microscopique des nudibranches, on peut facilement se régaler les yeux de divers encroûtements sur les rochers.

Les anémones bijoux recouvrent beaucoup d’espace entre 3 et 15 m de profondeur. Complètement isolées, de petites anémones d’environ 20 mm de diamètre possèdent des couleurs surprenantes comme un beau roses très lumineux.

Le sars et les tacauds sont de belles tailles en ce moment. Les oblades elles, restent toutes petites, il s’agit en fait de très jeunes spécimens.

Les nudibranches semblent apprécier l’eau froide, on en voit quantité en ce moment du très petit de2 à 3 mm au plus grand de 3 cm comme cette minuscule coryphelle et cette jolie doris cantabrique.


Les facelines bleutées sont moins faciles à trouver. Elles arborent de magnifiques couleurs sur leurs cérates. Une loupe est souvent la bienvenue pour en profiter à fond.

Les doris citron ne bougent pas d’un millimètre, malgré leur taille imposante ils sont facilement confondus avec le substrat encroûté d’éponges et de brypzoaires. Les facelines de pruvots qu’on croise dans la zone des 18 m bougent rapidement, une excellente chose qui aide à les détecter sur un rocher.


Les anémones encroûtantes brunes et d’autres anémones méritent un petit arrêt photo.

Les vers plats à papilles sont absolument magnifiques a observer lorsqu’ils se déplacent en ondulant. Et lorsqu’on croise un alevin d’hippocampe à museau cout d’environ 30 à 35 mm seulement juste avant de faire le palier à 3 m après 80 minutes sous l’eau à 12°, ben ça donne tout un sens à la visite au Cap Ferret.

Plongée de nuit du vendredi 10 novembre 2017.

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Lieu: St Yves coef 57, Pleine mer, temp 13/14° dans l’eau, visibilité 4 à 5m

Bilan de la plongée

St Yves sous la pluie fine c’est pas le top mais bon, c’est quand même bien mieux que la même chose à Hortense dans le sable tout collant.

Dans le sable on peut trouver en baladant assez loin du bord soit des poissons plats, soit des raies, soit des anémones. Celles qui vivent en solitaires dans le sable sont en général assez profondes, dans la zone des 10 m. Les anémones vertes préfèrent rester plus près de la surface entre 3 et 5 m et accrochées aux nids d’hermelles sur les perreys.

Dans le sable en ce moment les grondins assurent le spectacle. Chaque animal possède un dessin personnalisé sur les deux « ailes » qu’il déploie s’il se sent inquiétés.

Toujours sur les perreys, certains trous sont colonisés par de petites anémones. Elles sont parfois très surprenantes de formes et de couleurs. Plus loin sur le plateau sableux les cérianthes enroulent leurs longs tentacules pour se protéger du courant et des grosses particules.

Les perreys abritent une faune assez variée comme les minuscules araignées des anémones mais aussi comme les gros poulpes que l’on croise en train de chasser la nuit.

Les nudibranches commencent à coloniser quelques épaves. On y trouve en ce moment dans la zone des 14m de microscopique Facelines de cadix ou encore des doris cantabriques.

Et ce n’est pas les seuls, il y a aussi de jeunes alevins d’autres espèces comme les facelines de Boston. Moins profond il arrive de croiser quelques doris citrons.

Le plateau sableux reste le domaine de jeu des soles. Elles laissent des sillons dans le sable partout où elle se sont déplacées en ondulant sur le sable. Mais pour voir les hippocampes il faut faire pas mal de chemin en pariant sur la chance, ils ne sont pas nombreux à avoir trouvé des refuges quand le sable a tout recouvert.

Plongée de nuit du dimanche 30 octobre 2017.

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Lieu: St Yves coef 36, Pleine mer, temp 18° dans l’eau, visibilité 7 à 8 m

Bilan de la plongée

Plonger à St Yves devant la ville d’Arcachon c’est l’assurance de faire une plongée loin de tous repères. Et en effet, les bancs de sables vont et viennent, ils découvrent ou au contraire ensevelissent rochers et épaves.

Avec un bon éclairage et lorsque la visibilité est bonne, on peut entrevoir les turbos à moitié enfouis sous le sable. Un peu plus loin de petites formes semblent glisser à découvert. Ce sont de petits Bernard-l’hermites qui arpentent le plateau à la recherche de nourriture.

Beaucoup plus gros et coloré, un grondin perlon nous observait avec inquiétude, mais cette espèce ne bougera pas d’un millimètre si on ne la dérange pas. Par contre un gros poulpe rencontré plus loin n’appréciait que modérément notre présence, il a assez rapidement construit une barrière de petits rochers entre lui et nous.

Pour trouver les hippocampes à St Yves, il faut parcourir de grandes distances et connaître à peu près les endroits qu’ils fréquentent. On peut alors tomber sur quelques magnifiques hippocampes mouchetés bien accrochés pour la nuit afin de résister au courant.

Quelques blocs de ciment qui ont servi d’ancrage pour les bateaux l’été offrent à la faune un abri inespéré au milieu de nulle part. Assez curieusement on y trouve une autre espèce d’hippocampe, un hippocampe à museau court, plus petit et moins joli selon moi. Avec surprise on peut en faisant attention apercevoir une petite boule jaune. c’est une jeune doris citron qui a réussi à s’accrocher tant bien que mal.

Quel plaisir de redécouvrir St Yves comme je l’ai connu il y a 15 ans. Il faudra juste laisser le temps au temps pour que la faune recolonise les bancs de sable qui ont tout chamboulé.

Plongée de nuit du jeudi 27 octobre 2017.

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Lieu: St Yves coef 31, pleine mer, temp 18° dans l’eau, visibilité 8 m

Bilan de la plongée

L’idée initiale était de partir plonger au Cap Ferret, mais arrivés à St Jean d’Illac, une vague intuition nous a poussé à changer de cap et mettre tous les chevaux en ligne vers St Yves à Arcachon. Ca faisait plusieurs mois que j’évitais ce site, la faute à une eau beaucoup trop turbide. Par moment, il faut se rendre à l’évidence, l’intuition ça a du bon, en arrivant on pouvait estimer l’eau très claire rien qu’en regardant par dessus la barrière du ponton de la Chapelle et lorsqu’on a mis la tête sous l’eau, là c’était tout simplement le pied.

Premier gros plaisir, dès la mise à l’eau nous trouvions un magnifique turbot à demi enfoui. Mais c’est un peu plus loin après s’être éloignés du bord en direction du nord que nous avons fait la plus belle rencontre, une magnifique raie brunette par 14 m de fond sur un vaste plateau sableu.

En poussant plus à l’EST il n’est pas rare de croiser quelques beaux poulpes cachés dans leur trou ou même avec un peu de chance en pleine eau.

Dans la zone des 8 à 10 m en cherchant bien on peut trouver en ce moment de superbes grondin-perlons. Ils sont magnifiques lorsqu’ils se déplacent sur le fond en marchant sur leurs 3 « doigts » avec leurs nageoires largement ouvertes d’un splendide liseret bleuté.

En furetant dans les nids d’hermelles on rencontre parfois quelques bars venus se mettre à l’abri du courant ou encore des ophiures. Elles n’aiment pas beaucoup la lumière et se pressent de regagner un trou toujours proche.

Plongée de nuit du vendredi 17 septembre 2017.

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Lieu: Hortense coef 73, basse mer, temp 19° dans l’eau, visibilité 1,5m

Bilan de la plongée

Plonger en solo c’est toujours une petite aventure, surtout la nuit, et encore plus lorsque c’est à Hortense avec une visibilité réduite. Mais bon, on s’habitue à tout et finalement c’est même parfois agréable.

Les anémones bijoux sont un vrai régal pour les yeux, je ne me lasse pas de les observer à chaque plongée.

Leurs couleurs sont tout simplement fabuleuses, presque incroyables.

Les petites cigales de mer adorent venir s’y reposer, à moins que ce soit pour profiter des restes de repas des anémones. L’occasion de faire un portrait très rapproché original.

On y prete souvent moins d’attention mais les étoiles de mer méritent elles aussi le coup d’oeil. Les roses sont magnifiques la nuit.

Les nudibranches ont des tailles très diverses, de quelques mm à peine comme pour cette Doris chataîgne de 3 mm environ et jusqu’à 25 mm pour une belle doris cantabrique au bleu électrique fabuleux.

En fouillant attentivement les flancs de rochers ont peut tomber sur de rares mollusques de petites tailles, des porcelaines-puces. Encore moins regardées que les mollusques, les colonies de bryozoaires font pourtant de superbes constructions. Chacun des petites animaux qui les composent mesure quelques dizièmes de millimètres à peine.

Bref une plongée d’1h30 très agréable.

Plongée de nuit du vendredi 1° septembre 2017.

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Lieu: Hortense coef 41, basse mer, temp 21° dans l’air, 21 dans l’eau, visibilité 4 m

Bilan de la plongée

Quand l’eau est chaude et la marée de bonne heure, forcément, ça attire du monde. En arrivant on ne pouvait que constater que beaucoup de plongeurs nous avaient déjà précédé. De fait, pas évident pour trouver une place pour se garer.

Objectif premier: s’habiller rapidement et se mettre à l’eau dès que possible avant que ce ne soit trop encombrée sur la plage avec la bonne trentaine de plongeurs déjà presque équipés.

Dès la mise à l’eau Frédéric me trouvait déjà un syngnathe d’environ 15 cm. Le poisson ne semblait pas décidé à quitter son dortoir, tant mieux ça m’a laissé le temps de faire un joli portrait.

Plus loin un petit arrêt à la statue du dauphin laissait voir que le congre qui y a élu domicile est toujours là. Quand à l’hippocampe, le haut du corps git désormais couché sur le fond. Les grandes marées vont sûrement l’emporter bientôt au loin.

Dans quelques trous on peut trouver de gros poulpes assez mécontents d’être dérangésr. Beaucoup de raies torpilles occupent elles aussi des espaces entre les gros blocs.

Les flanc verticaux des rochers sont recouverts de colonies d’anémones bijoux, un vrai régal pour les yeux.

Dans la zone des 20m, beaucoup de rochers recouverts d’hydraires accueuillent de minuscules nudibranches éolidiens. Sur les photos ça ne parait pas évident mais ceux qu’on peut y voir (ci-dessus) ne mesurent guère que 2 à 3 mm maximum voire même 1 mm pour les plus petits.

En poussant plus loin on tombe sur de nombreuses petites cigales de mer postées sur les anémones bijoux.

Heureusement, des nudibranches bien plus gros que les précédents, il y en a aussi comme cette doris aérolée en train de brouter son éponge ou ce très sympa Cantabrique d’environ 25 mm.

Les nudibranches ne sont pas les seuls acteurs du milieu à mériter le coup d’oeil, les vers plats à tubercules commencent à être de belles dimensions. Assez en tous cas pour quelques belles photos.

1h50 de plongée ça laisse largement le temps de découvrir de belles choses. Sur le chemin du retour, je voyais soudain un mouvement inhabituel à la limite de la lumière de mes lampes. En allant voir de plus prês je tombais sur une jolie crevette bouquet en train de s’extirper de sa mue. Une petite oblade très curieuse profitait de mes lumières pour venir observer la chose d’au plus prêt.

Bref, une plongée longue et super agréable.

Plongée de nuit du lundi 28 aout 2017.

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Lieu: Hortense coef 48, pleine mer, temp 24° dans l’air, 21 dans l’eau, visibilité 4 m

Bilan de la plongée

Quelle chance, j’avais quitté Bordeaux et ses 31° pour arriver au bassin avec 24°, une température beaucoup plus supportable pour moi. Un petit tour en bord de mer avant de sortir le matériel et je m’assurais de la limpidité de l’eau et de l’absence de pêcheurs.

Pour la reprise je voulais une plongée cool car mon épaule me fait encore mal. Du coup je comptais plus faire de la ballade que de la chasse photographique.

Sous l’eau à une température de 21° la visibilité était de 3 à 4 m environ, pile poil, bien assez pour moi.

A la mise à l’eau on tombe très vite sur de nombreuses petites seiches ou sur quelques magnifiques rougets, normal, c’est la saison des vendangeurs, massifs et d’une superbe robe rouge éclantante.

Quel plaisir aussi de croiser un joli poulpe ou encore un très jeune homard, cool, il y a de la reproduction dans l’eau.

Dans la zone des 10 m on trouve quantité de colonies d’anémones bijoux, par contre , ce corail solitaire superbe était bien caché au fond d’une petite crevasse, impossible d’aller y chercher une belle prise de vue.


Les vers à tubercules sont encore de petites tailles, ils hésitent à s’aventurer hors de leur trou mais ils sont nombreux, ça promet de belles photos très bientôt. Avec beaucoup de chance je suis tombé sur cette microscopique spurilla neapolitana de 5mm. Malheureusement je n’avais pas pris ma grosse lentille et donc le resultat ici n’est pas terrible, c’est dommage, elles ne courent pas les rochers ces bébêtes, d’autant qu’elles n’apprécient pas du tout la lumière.

Un bouquet de marguerites attirait mon attention sur le retour. Au moment de faire la photo, devinez qui montrait le bout du nez ? regardez bien. Plus loin dans la zone sableuse un tas coloré étrange attirait lui aussi mon regard. En m’approchant je découvrais les lièvres de mers agglutinés les uns derrières les autres. Le premier sur la gauche avait la tête enfoncée dans une salade. En y regardant de plus près, je le surprenais en train d’y déposer sa ponte.

Bref, une plongée très agréable qui s’est terminée par un palmage un peu inattendu. L’étale avait tourné et malgré le petit coef, un méchant courant balayait le banc de sable en tirant violemment vers le chenal. Bon c’est comme ça, parfois la plongée c’est sportif.

Petite remarque importante: un grand semi-rigide qui assure la navette avec Arcachon vient déposer ou prendre des passagers à l’endroit de la mise à l’eau. Il est donc prudent de rester collé aux rochers pour sortir de l’eau, on ne sait jamais.

Plongée de nuit du jeudi 20 juillet 2017.

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Lieu: Hortense coef 68, basse mer, temp 24°, visibilité 4 m

Bilan de la plongée

En arrivant à Hortense il fallait se rendre à l’évidence, les places pour se garer étaient déjà occupées. Un ou peut être même 2 clubs de plongée avaient eux aussi décidé de mettre la tête sous l’eau.

Beaucoup de jeunes poulpes en ce moment, il y en a aussi de très gros mais ils se cachent beaucoup mieux que les jeunes, pas facile de les dénicher.

En descendant dans la zone des 18 à 20 m nous avons retrouvé les statues du dauphin puis de l’hippocampe. Et là, mauvaise surprise, celui-ci est coupé en deux et seule la queue est encore debout. Dommage, je l’aimais bien cette statue.


Toujours dans cette profondeur en furetant par ci par là on peut observer de magnifiques dahlias de mer.

En remontant dans la zone des 12m, on rejoint les rochers recouverts de colonies d’anémones bijoux. Même si elles sont en ce moment moins belles que cet hiver, ces petites anémones offrent toujours un superbe spectacle très coloré.


D’autres habitants du coin sont beaucoup plus gros comme ce magnifique homard bleu.

Les blennies sont nombreuses, impossible de ne pas les voir, elles restent à l’entrée de leur trou à surveiller les plongeurs qui passent à proximité.

Si on est un peu curieux on s’arrêtera devant quelques beaux bouquets de clavelines ou devant la ponte de gros mollusques.

Même si les nudibranches sont peu nombreux en ce moment, les coryphelles sont toujours là, prenez la loupe, celle-ci mesurait à peine 5 mm. Un peu plus grosses, les serpules sont de petits vers tubicoles très jolis également.

Bref une plongée d’1h30 très sympa avec une eau à 24°, que demander de plus ?

Plongée de nuit du jeudi 13 juillet 2017.

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Lieu: Hortense coef 74, pleine mer, temp 22°, visibilité 2 à 3 m

Bilan de la plongée

En arrivant, comme d’habitude, avec Frédéric nous avons fait un petit tour rapide sur la plage pour voir l’état de la mer et l’endroit où les pêcheurs tendaient leurs lignes. L’eau semblait claire, cool.

Sous l’eau une surprise nous attendait, tout était recouvert d’un épais manteau de bryozoaires déposé là par la marée. Les trous de congres en étaient presque bouchés.

Près de la surface de nombreux cadavres de méduses rhyzostomes étaient échoués ou ballotés par le faible courant.

Quelques jeunes poulpes ne semblaient pas trop inquiétés par la lumière des lampes, ils doivent commencer à être habitués.

Les chasseurs à l’affut étaient déjà en place, comme cette seiche et cette petite rascasse.

Avec les dépots de bryozoaires, pas facile de pouvoir observer les corynactis sur les rochers. C’est dommage, elles sont magnifiques ces anémones bijoux.

Les tacauds n’avaient pas encore regaggné leurs abris dans les rochers. Plus loin une blennie montait la garde à l’entrée de sa coquille d’huître où elle avait déposé ses oeufs.

Bref une plongée assez peu agréable au final à cause du peu de visibilité et du peu de choses observées.

Plongée de nuit du mercredi 5 juillet 2017.

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Lieu: Hortense coef 54, Basse mer, temp 22°, visibilité 5 à 6 m

Bilan de la plongée

Répondant à un pêcheur qui me demandait si plonger en solo de nuit n’est pas dangereux, je disais que pour ma part, c’est lors du trajet en voiture qu’à chaque fois j’ai l’impression de prendre le plus de risques. Evidemment, la prudence doit rester le maître mot, et donc pas question de descendre tout seul à plus de 10 m.

Les ophuires sont en période de reproduction. D’habitude plutôt craintives elles restent près des trous de rochers, mais là au contraire, la nuit elles s’entassent en une masse grouillante au sommet des rochers.

Sur le bas des rochers près des zones légèrement vaseuses les serpules installent leur tube protecteur. Elles ont un panache très esthétique, de quoi faire faire quelques belles photos.

Les doris cantabriques ou les doris tricolores ont une robe bleue électrique que j’adore.

Beaucoup de chose à voir sur cette plongée de nuit. Cette jeune cigale m’a posé pas mal de soucis pour prendre la photo car elle était sous le plafond d’un gros trou . Les anémones encroutantes elles aussi adorent les endroits peu accessibles aux appareils photos.

Heureusement, les anémones bijoux au contraire s’exposent largement, un vrai petit paradis de couleurs.

Plongée de nuit du vendredi 16 juin 2017.

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Lieu: Hortense coef 52, Basse mer, temp 19°, visibilité 5 à 6 m

Bilan de la plongée

A faible profondeur sur les flancs bien verticaux de quelques rochers on trouve en ce moment quelques jolies colonies de Clavelines.

Les anémones bijoux gardent toujours le mystère des fabuleuses nuances de couleurs en plongées de nuit. Cette jeune blennie semble d’ailleurs apprécier particulièrement le paysage.

Les rascasses sont des modèles assez conciliants avec le plongeur photographe, autant en profiter pour faire un gros plan sur un oeil. Ailleurs quelques jeunes labridés essaient de trouver des cachettes pour passer la nuit tranquille.

Les ascidies sont souvent étonnantes, elles méritent qu’on les observe avec plus d’attention. Les serpules sont vraiment minuscules, c’est à chaque fois un challenge de faire une belle photo.

Chez les limaces de mer il y a une grande variété d’espèces au bassin d’Arcachon. Certaine sont rares comme cette berthelle étoilée. Parfois une tache bleu électrique apparait, c’est une petite doris cantabrique en promenade, un petit animal très joli et pas trop rapide.

Plongée de nuit du vendredi 9 juin 2017.

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Lieu: Hortense coef 77, Basse mer, temp 19°, visibilité 5 à 6 m

Bilan de la plongée

Les anémones bijoux éclairent les rochers de milles couleurs pastels dans la lumière des phares.

Un véritable feu d’artifice.

Les marguerites jaunes et les dahlias de mer offrent eux aussi un magnifique spectacle.

Les minuscules serpules déploient leur panache dans le courant. Une aubaine pour les anémones encroûtantes brunes, la lumière des lampe attirent quantité de plancton dont elles se régalent.

Les nudibranches ont quasiment déserté les rochers, en fait beaucoup des adultes sont morts à l’issue de leur frénétique période de reproduction. Mais pas de soucis pour ceux et celles qui voudraient en voir, cet été d’autres espèces vont faire leur périodique apparition.

Plongée de nuit du vendredi 2 juin 2017.

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Lieu: La vigne coef 51, Pleine mer le 3 juin à 1h11, temp 19°, visibilité 5 à 6 m

Bilan de la plongée

On ne fait pas toujours ce qu’on veut, j’étais parti pour plonger à Hortense et je me suis retrouvé au port de La Vigne. Mais je ne regrette rien car j’y ai fait une plongée très cool et riche en rencontres.

Les anémones bijoux ont colonisé quelques rochers de la digue, elles sont magnifiques à certains endroits.

Je ne me lasse pas de prendre le temps de les observer, même si les colonies se ressemblent beaucoup, il y a toujours quelques belles photos à faire.

Les petites serpules sont craintives, pas question de les approcher sans prendre beaucoup de précautions. Les phoronidiens ne craignent ni la lumière des phares, ni les plongeurs. Ces minuscules animaux marins pourraient presque ressembler à un par-terre de fleurs.

Dans le sable à quelques mètres seulement de la surface, soles et gobies chassent paisiblement le plancton nocturne véhiculé par le courant.

Accroché dans les rochers, de minuscules cigales de mer cherchent elles aussi leur nourriture. Mais si on veut observer les hippocampes, c’est dans les herbiers qu’il faut aller fouiller, La Vigne est réputée pour ça.

On peut aussi préférer chercher les nudibranches. Ici ils sont de très petite taille chez les facelines, mais chez les doris on atteint les 15 à 20 mm, plus facile à prendre en photo. Cerise sur le gâteau, j’ai pu filmer une bestiole très rare: une berthelle étoilée. Son corps presque transparent la fait ressembler à une méduse en train de ramper ( si c’était possible). Celle-ci observée par 5 m de fond mesurait une vingtaine de mm.

Plongée de nuit du mardi 30 mai 2017.

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Lieu: Hortense coef 77, Pleine mer à 21h55, temp 19°, visibilité 5 à 6 m

Bilan de la plongée

La plongée était exceptionnelle le 30, pas du fait des observations que nous avons faites sous l’eau, mais parce que nous prenions avec mon équipe les dernières prises de vue pour le film que je finis de tourner pour Facelines Productions. Deux DVD sont en préparation, un de 30 mn pour les concours vidéos à partir de septembre et un long métrage documentaire de 52 mn qui devrait sortir courant décembre. Merci à toute l’équipe pour le travail accompli, Claude, Guillaume et Frédéric.

Une fois les rushs terminés nous avons effectué une plongée très sympa.

Les anémones bijoux sont toujours un vrai régal pour les yeux en plongée de nuit, surtout lorsque l’eau est claire.

Elles ont des couleurs fabuleuses que la lumière des lampes LEDs met bien en valeur.

Les blennies sortent rarement de leur abri. Heureusement elles sont peu craintives.

Les oeufs de nudibranches sont encore nombreux. Ils sont assez surprenants à regarder lorsqu’ils ondulent dans le courant. Dans les éponges et les bryozoaires, il y a aussi quelques belles choses à observer et c’est vraiment dommage qu’on y prête assez peu attention.

Les mollusquent aussi savent décorer le fond marin. Quand au congres, il n’est pas dit que tous apprécient d’être filmés, beaucoup préfèrent l’obscurité au fond de leur trou.

Certains nudibranches sont très difficiles à repérer comme ce goniodoris chataîgne de quelques 5 à 7 mm maximum.

D’autres sont plus imposants sans dépasser les 20 mm, ce qui n’est tout de même pas très gros. C’est le cas de cette très jolie Crimora à papilles qui ressemble étonnamment à un polycéra ou bien encore des coryphelles qui restent encore abondantes bien que leur nombre ait fortement chuté depuis 2 mois.

Plongée de nuit du lundi 22 mai 2017.

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Lieu: Hortense coef 67, basse mer, temp 18-19°, visibilité 3 à 5 m

Bilan de la plongée

Après un petit tour rapide sur le bord de plage pour vérifier la qualité de l’eau et on était déjà prêt à mettre la tête sous la surface.

Dès la mise à l’eau, Frédéric repérait déjà deux hippocampes, une occasion rare de prendre ces superbes poissons en photo.

Les crustacés sont assez nombreux en ce moment, les araignées de mer par exemple. Mais on croise la nuit d’autres habitants du quartier moins faciles à trouver, comme de beaux tourteaux ou encore de minuscules cigales de mer.

Les crevettes sont parfois peu farouches, autant en profiter pour faire un portrait serré original. Beaucoup plus petite et extrêmement rare à observer, une Eurydice attirée par la lumière des phares par – 18 m venait se proposer en vedette pour un petit clip vidéo. Ses yeux bleus en nid d’abeille sont absolument fabuleux.

En cherchant bien dans le bas des flancs de rochers et dans les zones peu profondes, on croise de magnifiques serpules. Elles sont très craintives et à la moindre vibration elle se recroquevillent à l’intérieur de leur tube de protection. Les colonies d’anémones bijoux sont vraiment magnifiques la nuit. Certains rochers très colorés ressemblent à un jardin aux mille fleurs.

Mais le clou du spectacle lundi soir c’était la rencontre inattendue avec un nudibranche que je n’avais jamais filmé au bassin: une berghia orangée qui s’était dissimulée dans les anémones bijoux pour profiter d’un mimétisme surprenant. Il a l’oeil mon binôme Frédéric !! Mais ce n’est pas tout, pour la troisième fois en un mois on tombait sur un autre nudibranche que je n’avais pas encore filmé en 4 ans de recherche: Une doris ocellée. Cette doris n’est pas bien grosse et sa couleur jaune la rend très difficile à filmer ou à photographier.

Bref, une superbe plongée de presque 2h00, autant dire qu’il ne restait pas beaucoup d’air pour sortir (mais bien assez pour la sécurité).

Plongée de nuit du vendredi 19 mai 2017.

Paramètres

Lieu: Hortense coef 42, Etale minuit 30, pleine mer, temp 16°, visibilité 3 à 5 m maxi, Une petite houle en surface mais active jusqu’à 8m.

Bilan de la plongée

Plongez seul est parfois une occasion de faire durer le plaisir au-delà du temps habituel, ne serait-ce que parce tout le monde n’a pas une consommation d’air minimale ou que parce que l’heure tardive dissuade les amateurs. Bref après avoir été salué un pêcheur téméraire, je me mettais à l’eau pour une plongée de presque 2h00.

Les nudibranches sont toujours présents la nuit, même s’il commence à y en avoir beaucoup moins. Leurs couleurs sont étonnantes comme celles des coryphelles ou des doris rouges (qui sont comme ici plus jaunes que rouges parfois).

En faisant attentions aux autres habitants du récifs, ont peut voir de minuscules crustacés comme les puces de mer ou bien quelques vers plats qui se faufilent rapidement d’un trou à un autre.

Si la plupart des nudibranches sont en général de petites dimensions , certains sont assez gros pour être facilement trouvés sur les rochers. C’est le cas de ce polycéra à 4 bandes ou encore de cette doris de Khron.

Les crustacés ne sont pas en reste, si on reste prudent et lent, il est possible d’approcher une jeune galathée ou surprendre une petite blennie à l’entrée de son antre.

Les facelines bleutées sont assez rapides, même dans les endroits très encombrés. Les macropodes sont peu craintifs, il est facile de les cadrer tranquillement pour faire quelques photos qui sortent de l’ordinaire.

Plongée de nuit du mercredi 17 mai 2017.

Paramètres

Lieu: Hortense coef 48, Etale : 22h24, pleine mer, temp 16°, visibilité 5 à 6 m maxi, temps calme sur le bassin malgré une très légère petite pluie.

Bilan de la plongée

Ca faisait pas mal de temps que je n’avais pas fait une plongée à plus de 2, l’occasion de passer un excellent moment sous l’eau et à la sortie le temps d’un petit casse-croûte très sympa.

La soirée était dédiée aux nudibranches mais il faut reconnaître que d’autres habitants de la zone méritent le coup d’oeil, c’est le cas de dire pour la jeune étrille par exemple qui m’a servi de modèle très collaboratif.

Des nudibranches en ce moment ça ne manque pas, à condition évidemment de prendre le temps de les chercher. Chose peu facile d’ailleurs, ils sont minuscules, parfois quelques millimètres à peine.

Les polycéras et les facelines sont faciles à dénicher, leur couleur éclatante les met en évidence sur les fonds d’hydraires et de bryozoaires.

Les formes et les couleurs sont fabuleuses chez les nudibranches. Mais tous ce qui a des papilles n’est pas forcément un nudibranche. C’est le cas de ce ver plat à droite qui n’appartient pas du tout à la famille des limaces de mer.

Plongée de nuit du dimanche 7 mai 2017.

Paramètres

Lieu: Hortense coef 68, Etale : 22h20, basse mer, temp 15°, visibilité 3 m maxi, temps calme sur le bassin malgré un vent de nord frisquet.

Bilan de la plongée

Petite plongée un nouveau soir d’élection, trop bien, personne sous l’eau.

En descendant dans la zone des 17 à 22 m on croise parfois du gros comme ce congre qui refusait de sortir de son trou ou bien un homard de belle taille.

Plusieurs espèces de facelines se partagent les rochers, elles commencent à être de belle taille maintenant.

Les caprelles sont en train de se reproduire en ce moment. Dans les hydraires tubulaires on en trouve de grandes quantités dont la plupart sont chargées d’oeufs.

Les facelines annulicornis ne sont pas les plus nombreuses, pas plus que les facelines de Pruvot.

En vidéo c’est encore mieux.

Les facelines ne sont pas les seules à ramper sur les rochers du fond jusqu’à la surface.

Les polyceras à 4 lignes sont parfois en groupe dans la zone des 5 à 6 m, c’est assez facile de les observer, il sont lents et peu craintif.

Les plongées de nuit c’est vraiment sympa, je pourrais plus m’en passer.

Plongée de nuit du dimanche 23 avril 2017.

Paramètres

Lieu: Hortense coef 68, Etale : 22h10, basse mer, temp 14°, visibilité 3 m, temps calme sur le bassin malgré un vent de nord frisquet.

Bilan de la plongée

Aller plonger le soir d’une élection présidentielle c’est le gage de ne rencontrer que peu de monde sur la route. D’ailleurs, il n’y en avait pas plus sur le bassin.

Un petit tour d’inspection laissait penser que pour une fois on allait pouvoir faire une plongée en profitant du spectacle et ce fut le cas avec une visibilité d’environ 3m.

Objectif de la première partie de la plongée: profiter de la visibilité pour aller rendre visite à la statue métallique de l’hippocampe. Nous l’avons trouvée couchée sur le sable et déjà en train d’être recouverte de sable. Frédéric m’a aidé à remettre l’hippocampe bien vertical sur son socle et à l’immobiliser aussi bien qu’on pouvait avec de grosses pierre. Ce travail effectué, nous avons suivi le chenal en descendant tranquillement vers le sud.

Dans la zone des 18 à 20 m, sur le bord de sable du chenal, les rochers abritent beaucoup de dahlias de mer. Ils sont tous aussi beaux les uns que les autres, un vrai régal pour les yeux.

On trouve là aussi de très nombreuses limaces de mer. Plusieurs espèces se partagent les flancs de rochers, les trous dans les paroies ou les colonies d’hydraires et de bryozoaires. La taille moyenne est de l’ordre de 15 à 20 mm en ce moment et il reigne sur les rochers une véritable frénésie dans l’empressement à la reproduction. Du coup on trouve partout quantités de rosaces et de draperies des oeufs de nos minuscules nudibranches préférés.

Toutes les bonnes choses ayant une fin, nos manomètres nous rappellaient qu’il était temps de rentrer. En arrivant vers la zone sableuse de la mise à l’eau nous avons croisé une belle quantité d’étoiles de mer qui manifestement s’accordaient un véritable festin de moules sauvages.

Le sable est un endroit prisé de quelques jolies soles qui s’y reposent à moitié enfouies. C’est une occasion rêvée de faire la macro sympa d’un oeil un peu inquiet mais très photogénique.

Bref une plongée très sympa sans aucun courant malgré les 80 minutes d’immersion. Expérience à renouveller au plus vite. Moi en tous cas j’y serais bien resté toute la nuit.

Plongée de nuit du vendredi 14 avril 2017.

Paramètres

Lieu: St Yves coef 80, Etale : 20h23, pleine mer, temp 14°, visibilité 0,5 à 0,8 m, temps calme sur le bassin, beaucoup de plancton.

Bilan de la plongée

Ca y est enfin !! hier soir je pouvais enfin remettre la tête sous l’eau avec Frédéric. Il m’avait prévenu, pas plus d’un mètre de visibilité en surface. Je savais par expérience que je pouvais traduire rapidement par »pas beaucoup plus de 50 cm » sous l’eau, et effectivement c’est ce que l’on a vécu pendant les 90 minutes de la sortie.

Les marguerites jaunes offrent toujours un spectacle magnifique, même lorsque la visibilité est réduite au minimum.

Les marguerites ne sont pas les seules anémones qui méritent un moment d’attention, on trouve dans le massif des hermelles d’autres anémones très sympas bien que beaucoup plus petites comme celle de la photo ci-dessus qui devait mesurer environ 10 mm de diamètre.

Les tubes d’hermelles sont assez intéressants à observer. Beaucoup de plongeurs ne prennent pas le temps d’y regarder de plus près et pourtant ils cachent des choses surprenantes.

On y trouve quelques crustacés recouverts d’un camouflage très efficace comme pour cette jeune araignée dont on a du mal à identifier les deux yeux verts. Plus loin quelques nasses sont à la curée sur les restes d’un cadavre de crabe vert.

Il a l’oeil mon binôme !! Frédéric était en effet tout heureux de me montrer sous le plafond d’un trou quelques nudibranches minuscules. Les limaces claviformes ne devaient pas mesurer plus de 10 mm. Pas facile de les prendre en photo car un banc de micro crevettes planctoniques venaient s’intercaler entre l’objectif et les nudis. Mais bon, c’est la périodes, et c’est presque bon signe car s’il y a du plancton, il y aura une belle chaîne alimentaire normalement. En tous cas on croise les doigts pour que ce soit le cas.

Plongée de nuit du jeudi 23 février 2017.

Paramètres

Lieu: Hortense Cap Ferret Coef: 57, Etale : 21h31, basse mer, temp 11-12°, visibilité 3 m, temps calme sur le bassin, 12° en extérieur.

Bilan de la plongée

Une bruine calme nous accueillait sur le bassin, rien de bien méchant heureusement, de toutes façons on était venus pour être mouillés. Sur la digue, un seul pêcheur bravait la pluie. Après l’avoir salué et avoir vérifié la turbidité de l’eau, il était temps de se préparer.

Les anémones offrent d’entrée de jeu quelques belles couleurs nocturnes, c’est le moment d’en profiter, pas besoin d’aller très profond pour les rencontrer.

Les marguerites de mer jaunes font partie du spectacle. C’est dans les hydraires qu’il faut chercher la vie minuscule qu’on veut observer la nuit.

Le sable aussi abrite quantités de choses intéressantes comme les petits cérianthes ou les lanices, des vers marins tubicoles.

Les ascidies sont parfois surprenantes. Mais c’est lorsqu’on y regarde de plus près qu’on peut trouver des choses beaucoup plus rares comme cette araignée étrange du nom de nimphon gracile. Caractéristique extraordinaire, cet animal n’a pas de corps, surprenant.

Pour voir les nudibranches, il faut d’abord chercher leurs oeufs.

Les doris citrons sont les plus faciles à trouver, ils sont de tailles assez respectables entre 2 et 6 cm.

Les autres nudibranches comme les facelines sont bien plus petits et difficiles à trouver. Leur taille varie entre 3 et 15 à 20 mm. Ne pas oublier une loupe large et puissante pour les voir facilement.

Plongée de nuit du jeudi 17 février 2017.

Paramètres

Lieu: St Yves Coef: 53, Etale : 21h53, pleine mer, temp 10°, visibilité 0,5m, temps calme sur le bassin, 11° en extérieur.

Bilan de la plongée

Après 1 mois d’interruption à cause d’une vilaine bronchite, il me tardait de remettre le masque et les palmes. Bon, le problème cette fois c’était juste la visibilité d’à peine 50 cm et des fois moins. C’est comme ça, faut savoir faire avec.

Arriver juste au coucher du soleil ça peut être sympa, mais c’est sous l’eau que je voulais voir les paysages et avec un peu de chance je suis retombé ( sans me faire mal) sur une belle ascidie.

Le perey est devenu le repère de très nombreux doris citrons, en fait je n’en ai jamais vu autant à cet endroit.

Bien cachée au milieu d’un trou entre les tubes d’hermelles, une toute jeune anémone solitaire semblait se régaler du plancton attiré par mes lampes. Un peu plus loin dans le sable un cérianthe lançait ses tentacules dans le courant. Pas facile de le prendre en photo, des nuages de flocons de boue allaient le faire disparaitre à la vue.

Les dahlias de mer bleus sont vraiment impressionnants, tout commes certaines anémones qui vivent en solitaire dans le sable.

De retour sur le perey on retrouvait les doris citrons, certains sont accompagnés par de minuscules crevettes, de petits alevins de crabes ou même de très jeunes galathées. Mais le clou de la soirée c’est cette lime baillante extraordinaire, la seule que j’ai jamais vue avec des tentacules roses, superbe.

Plongée de nuit du jeudi 12 janvier 2017.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 99, hé oui !!, Etale : 23h24, basse mer, temp 10°, visibilité 3m, temps tempétueux sur le bassin, 9° en extérieur.

Bilan de la plongée

Je ne sais pas qui a peur des gros coefficients au bassin, mais avec Frédéric, on est 2 passionnés qui adorent ça. La digue offrait un très bon abri au vents d’ouest violents, du coup on a passé 1h20 sous l’eau très agréable.

Coté photos malheureusement, je ne me suis pas rendu compte que la molette de mon réglage favori d’ouverture du diaphragme avait bougé, du coup j’ai très peu de choses très jolies à montrer. Un peut avoir de l’expérience et se faire piéger comme un petit jeune, Pas grave, rien que la balade valait le coup.

Anémone brune 12 jan 2017 p2n Anémone solaire 12 jan 2017 p2n

Que ce soit dans le sable ou sur les rochers, les anémones sont vraiments magnifiques.

Coryphelle et puce 12 jan 2017 p2n Coryphelle et 1 puce 12 jan 2017 p2n

En ce moment, c’est une explosion de vie chez les coryphelles qui se goinfrent des hydraires que l’on trouve de plus en plus près de la surface.

Flabeline 12 jan 2017 p2n Flabeline 2 12 jan 2017 p2n

Les flabelines comme les coryphelles ne sont pas bien grandes en ce moment, quelques millimètres à peine mais qu’est ce qu’elles sont belles.

Anémone orangée 12 jan 2017 p2n Eolidien aa papille fouineur 12 jan 2017 p2n

Après plus d’une heure il était temps de faire demi tour. Bon pas en vitesse grand V, non, mais en promenant lentement. De quoi tomber encore sur de belles anémones. Le coup de chance de la soirée c’était la rencontre avec une limace de mer très rare, un éolidien à papilles. Ce petit animal marin cherche sa nourriture en fouinant de la tête sous les premières épaisseurs de sable vaseux. Pas facile à observer car il bouge très très lentement.

Bref, 1h20 de promenade entre 12 et 6m, un vrai plaisir que même les 10° n’ont pas entamé.

Plongée de nuit du dimanche 8 janvier 2017.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 64, Etale : 19h42, basse mer, temp 7-8 au fond 8-9° en surface, visibilité 6 à 8 m, temps calme sur le bassin, -9° en extérieur.

Bilan de la plongée

Galathée 8 jan 2017 p2n Anémone blanche 8 jan 2017 p2n

Il y a beaucoup de jeunes galathées en ce moment, espérons qu’elles survivent assez longtemps pour qu’on puisse les observer cet été sans se les geler. Sinon, on peut toujours se rabattre sur les anémones, elles sont magnifiques.

Coeur d'anémone 8 jan 2017 p2n Anémone jaune 8 jan 2017 p2n

Celles de dimensions assez grandes sont facilement discernables, même de nuit.

Anémone rose 8 jan 2017 p2n Anémone dents de chien 8 jan 2017 p2n

Les autres d’un diamètre aux environs de 10 à 15 mm, ben faut être attentif, ne pas foncer comme un V1. La plongée ce n’est pas une course contre la montre, ce doit être un moment de découverte.

Plafond d'anémones encroutantes jaunes 8 jan 2017 p2n Sabelle bleue dans les moules 8 jan 2017 p2n

En prenant son temps c’est l’assurance de remarquer ce qui aurait pu passer inaperçu. un vrai plaisir pour les yeux.

Plongée de nuit du mercredi 4 janvier 2017.

Paramètres

Lieu: St Yves, Coef: 64, Etale : 21h45, pleine mer, temp 9°, visibilité 4 m, temps calme sur le bassin, -3° en extérieur.

Bilan de la plongée

Brumes 2 4 jan 2017 p2n Brume de froid p2n

Un vent d’est glacial parcourait la plage devant la ville d’Arcachon et la température très basse, -3°, faisait monter une brume très jolie au-dessus de l’eau.

Ascidie jaune tubulaire 4 dec 2017 p2n Etrange bestiole 4 jan 2017 p2n

Les ascidies semblent apprécier les nids d’hermelles. On en trouve de beaux spécimens à faible profondeur.

Anémone blafarde 4 jan 2017 p2n Anémone des sables p2n

Les anémones sont assez nombreuses dans le sable, il faut juste être attentif pour les apercevoir.

Marguerite blanche p2n Mini anémone rose 4 jan 2017 p2n

Les anémones comme les ascidies trouvent sur le perey un abri intéressant.

Deux doris citrons 4 jan 2017 p2n Espece inconnue 1 4 jan 2017 p2n

Les doris citrons sont très nombreux en ce moment, tant mieux. D’autres habitants du récif sont plus rares comme cette ascidie plissée, à moins que ce soit une ascidie japonaise,. Si on n’est pas un spécialiste de bio, ce n’est pas facile d’identifier à coup sûr une espèce marine.

Grondin 2 4 dec 2017 f p2njpg Grondin 1 4 dec 2017 p2n

Plus loin dans le sable, quelques grondins perlons sont encore enfouis dans le sable. Lorsqu’ils sont dérangés, ils ouvrent grand leur nageoires qui sont comme une affiche géante d’une incroyable beauté.

Cigale de mer 4 jan 2017 p2n Oeil de dragonnet 4 jan 2017 p2n

Perdue au milieu de nulle part, une jeune cigale de l’atlantique semblait attendre que quelqu’un lui dise où aller. Bon nous on ne parle pas cigale, on a pas pu l’aider. Plus loin, un dragonnet nous surveillait avec un regard assez inquiet. Tout son corps était recouvert de sable, un excellent camouflage.

Bref, une plongée un peu frisquette mais très sympa, surtout que pour sortir de l’eau ici, on ne se met pas du sable partout.

Plongée de nuit du mercredi 29 décembre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 78, Etale : 11h21, basse mer, temp 10°, visibilité 4 m, temps calme sur le bassin.

Bilan de la plongée

Je ne suis pas franchement un adepte de la plongée de jour, mais bon, une fois de temps en temps ça ne peut pas faire de mal.

coryphelle-1-29-dec-2016-p2n marguerite-jaune-29-dec-2016-p2n

Après une mise à l’eau de bonne humeur, nous sommes descendu assez rapidement dans la zone des 10m où nous avons croisé quelques minuscules coryphelles. Les marguerites n’aiment pas cette profondeur, elles préfèrent les zones près de la surface où la lumière pénètre mieux.

coryphelle-tete-haute-29-dec-2016-p2n coryphelle-tete-en-bas-29-dec-2016-p2n

En descendant plus profond dans la zone des 15 m, les coryphelles sont de plus grande dimension et atteignent les 10 mm, soit presque le double que celles que l’on croise plus haut.

coryphelle-perchee-29-dec-2016-p2n troupe-de-coryphelles-29-dec-2016-p2n

A cette profondeur elles se regroupent par petites bandes d’une dizaine d’individus et se régalent d’hydraires. Bientôt ça sera la saison des grandes pontes.

dahlia-de-mer-2-29-dec-2016-p2n dahlia-de-mer-1-29-dec-2016-p2n

Toujours en descendant plus bas, on croise jusqu’au plateau sableux à -23 m quelques dahlias de mer aux coloris très chaleureux.

tas-de-coquilles-29-dec-2016-p2n gros-poulpe-29-dec-2016-p2n

Les Thaïs, que l’on confond avec les bulots, se regroupent eux aussi. On en trouve assemblés en grosses troupes de plusieurs dizaines d’individus emplilés les uns sur les autres. Quelques gros poulpes ont élu domicile sous des surplombs étroits de rochers, pas facile de les prendre en photo. Ils se cachent tout au fond de leurs trous devant lesquels de nombreuses crevettes semblent attendre avec impatience les résidus de leurs derniers repas.

Plongée de nuit du dimanche 18 décembre 2016.

Paramètres

Lieu: St Yves (Arcachon), Coef: 78, Etale : 20h51, pleine mer, temp 10°, visibilité 4 m en surface, 1,5 à 2 m maxi à 10 m, temps calme sur le bassin.

Bilan de la plongée

Si la richesse du milieu sous-marin à cet endroit ne peut rivaliser avec celle du Cap Ferret, il faut reconnaître de nombreux avantages à la plongée sur le site de St Yves. En particulier le fait de pouvoir se changer à l’abri du vent, et ce, sans se mettre du sable partout. Pour une fois, vive le goudron.

2016-st-yves_anemone-ds-les-hermelles-18-dec-2016-p2n 2016-st-yves_dahlia-des-sables-18-dec-2016-p2n

Les pereys abritent pas mal d’espèces de petits crustacés, de rascasses et aussi de petites anémones.

2016-st-yves_jeune-doris-citron-18-dec-2017-p2n 2016-st-yves_faciline-ou-flabeline-18-dec-2016-p2n

Même si les pereys offrent finalement assez peu d’opportunités à la faune locale de s’y installer, on y rencontre en ce moment beaucoup de doris citrons. Ces nudibranches peu vivaces semblent se régaler des hermelles sans que je sache trop si c’est elles qu’ils dévorent ou bien les restes de leurs repas de plancton. Et du plancton, il y en a à foison avec une eau si froide. Parfois emportés par le courant, on croise également de minuscules nudibranches comme des facelines ou des flabelines juvéniles


2016-st-yves_dahlia-noir-18-dec-2016-p2n 2016-st-yves_anemone-pointillets-18-dec-2016-p2n

Plus loin sur les plateaux sableux on voit par-ci par-là des anémones qui vivent en solitaires, plantées dans le sable. C’est le cas par exemple de quelques dahlias de mer ou d’anémones solaires.

2016-st-yves_cerianthe-rose-18-dec-2016-p2n 2016-st-yves_cerianthe-bleu-18-dec-2016-p2n

A faible profondeur dans la zone des 5 à 8 mètres, les cérianthes ornent le fond sableux de couleurs transparentes ou bien au contraire de couleurs très marquées. Voir leurs longs tentacules onduler ou plier sous le courant est toujours un vrai régal pour les yeux. Et pas besoin de loupe à cette occasion, leur diamètre d’environ 10 à 15 cm pour les plus gros permet une observation très facile.

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Bien qu’assez mal connu des plongeurs locaux, le site regorge si on prend le temps de les chercher de colonies dispersées d’hippocampes. En ce moment, de nombreux juvéniles de l’espèce à museau court s’accrochent tant bien que mal à quelques tubes de lanices, à des tiges herbeuses ou encore à quelques coquilles de moules sauvages.

2016-st-yves_hippocampe-et-puce-18-dec-2016-p2n 2016-st-yves_poisson-inconnu-18-dec-2016-p2n

Si on ne tombe pas nez à nez avec un hippocampe tous les 3 mètres, loin de là, ce serait trop beau, on le fait encore moins à cet endroit avec un petit poisson rare ici, un dragonnet. On pourrait au premier abord le confondre avec une vive, mais sa tête triangulaire permet de la différencier assez vite. Celui de la photo ci-dessus est un jeune d’environ 10 cm. Les adultes peuvent atteindre 3 fois cette taille mais je n’en ai jamais croisés lors de mes plongées nocturnes.

Plongée de nuit du dimanche 11 décembre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 80, Etale : 21h04, basse mer, temp 10°, visibilité 4/5 m, temps calme sur le bassin.

Bilan de la plongée

Avec 10° dans l’eau, le coin n’attire plus autant les plongeurs, du coup on allait se faire une plongée tranquille. Tant mieux, pour faire de la photo, il vaut mieux qu’il n’y ait pas trop de monde.

anemone-solitaire-11-dec-2016-p2n anemone-verte-11-dec-2016-p2n

Les anémones solitaires et les anémones vertes sont vraiment magnifiques, ça vaut le coup de passer un peu de temps à regarder leurs tentacules onduler dans le courant.

eolidien-tricolore-11-dec-2016-p2n eolidien-2-11-dec-2016-p2n

La soirée s’annonçait riche en rencontre de nudibranches comme ce joli spéciment d’éolidien tricolore.

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Le monde des nudibranches est minuscule, ces 2 exemplaires ne dépassent pas les 6 mm ( mesurés avec une règle).

dahlia-de-mer-et-rostanga-rubra-fp2n faceline-minuscule-11-dec-2016-p2n

Quand on cherche….on trouve, avec un peu de chance bien sûr. A côté du jeune dahlia de mer, un doris rouge parait presque invisible tant il se confond avec l’éponge rouge encroutante. Pour la minuscule faceline elle aussi de 6 mm environ, pour passer inaperçue, elle rampe entre les coquilles de moules sauvages.

grosse-crevette-11-dec-2016-p2n jeune-tourteau-11-dec-2016-p2n

Les crustacés sont nombreux en ce moment comme cette grosse crevette et ce tout jeune tourteau.

La plongée d’1h30 permettait de rencontrer de bien belles trouvailles dont une belle et surprenante sabelle bleue plantée dans les rochers. Bref ça nous donne déjà l’envie d’y retourner.

Plongée de nuit du dimanche 4 décembre 2016.

Paramètres

Lieu: St Yves, Coef: 64, Etale : 20h23, pleine mer, temp 10°, visibilité 3/4 m, temps calme sur le bassin.

Bilan de la plongée

Pour essayer une combinaison étanche mieux vaut une zone assez calme, le plateau sableux devant Arcachon allait convenir parfaitement. BBRRRRRR, 10° début décembre dans l’eau, aieeee!! ça promet un mois de février très très froid.

anemone-4-dec-2016-p2n anemone-dents-de-chien-4-dec-2016-p2n

En prenant le temps de bien regarder, on trouve pas mal d’anémones qui vivent en solitaire au milieu des étendues sableuses.

sar-commun-4-dec-2016-p2n grondin-arcachon-4-dec-2016-p2n

Les sars se regroupent sur les épaves dans la zone des 10m. Pas très loin entre 6 et 10 m plusieurs grondins ont élus domicile. Même à demi enfouis dans le sable, ils sont assez facile à repérer.

doris-bleu-arcachon-4-decembre-2016-p2n beau-doris-citron-arcachon-4-dec-2016-p2n

En cherchant bien dans les cathédrales des hermelles ont rencontre beaucoup de doris citrons et chose très rare ce beau juvénile de doris tricolore.

superbe-hippocampe-dresse-4-dec-2016-p2n hippocampe-bleu-4-dec-2016-p2n

Gros plaisir, beaucoup de petits hippocampes à museau court s’accrochent comme ils peuvent à un brin d’herbe ou à des coquilles vides d’huitres ou de moules sauvages.

Bref encore une plongée très sympa malgré la température assez basse qui ne nous a pas empêché de faire une sortie de 85 minutes, vivement la prochaine.

Plongée de nuit du samedi 26 novembre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 67, Etale : 21h36, Basse mer, temp 12°, visibilité 2 m, 1m 1h00 après l’étale, temps légèrement pluvieux sur le bassin.

Bilan de la plongée

C’est très rare que je plonge seul mais on ne peut pas tous être dispos tout le temps. Du coup j’avais suréquipé mon humide de surmanches en prévision de la température basse, j’avais bien fait, 1h45 à 12°, mieux vaut ne pas être frileux.

anemone-jaune-des-rochers-p2n anemones-violette-26-11-2016-p2n

En y regardant de près les rochers abritent de nombreuses petites anémones parfois très colorées de diamètre variant entre 10 et 20 mm. Grossies avec l’objectif de l’appareil photo, elle prennent une allure de star.

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Les anémones bijoux ont profité ces derniers mois d’une eau sans trop de boues pour coloniser beaucoup d’espaces, elles sont magnifiques avec leurs couleurs très riches et variées.

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Même à 12°, je ne me lasse pas de les observer.

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Les crustacés aussi occupent bien les rochers, ont y trouve assez facilement des araignees des anémones avec leur jaune éclatant ou bien plus rarement de jeunes cigales de mer de l’atlantique.

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Les crevettes aussi sont très nombreuses en ce moment, et est-ce une incidence de l’eau froide ou bien parce qu’elles sont moins dérangées par les plongeurs, elles se laissent assez facilement approcher, voire même c’est elles qui viennent au contact.

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Les nudibranches restent les stars incontestées du lieux. En ce moment c’est la période pour observer de jeunes adultes de doris citron. Avec beaucoup de chance je suis tombé sur un minuscule point jaune très brillant. C’était un microscopique nudibranche d’environ 1 à 1,5 mm. Impossible à ce niveau de petitesse de ne pas utiliser le zoom numérique. La photo ci dessus est donc prise à fond de zoom du RX100 avec une lentille +19 dioptries. Cela explique le peu de résolution dans l’image mais le résultat est plutôt intéressant.

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Quel plaisir aussi juste avant de sortir de l’eau après une plongée de 1h40 de tomber sur un petit poisson adorable, un hippocampe à museau court. Super souvenir.

Plongée de nuit du vendredi 18 novembre 2016.

Paramètres

Lieu: St Yves, Coef: 89, Etale : 20h20, Pleine mer, temp 13°, visibilité 1 à 1,5m, temps légèrement venteux sur le bassin.

Bilan de la plongée

Pour une fois j’étais arrivé avant Frédéric, et oui, quand ça bouchonne pas trop c’est plus rapide autour de Bordeaux. Un tour sur la jetée de la chapelle permettait de voir que la soirée ne s’annonçait pas terrible avec 1 à 2 m au mieux de visibilité. Effectivement une fois dans l’eau c’était plutôt 1m à 1,5m au mieux et jusqu’à 3m pour distinguer à peine la lueurs des lampes.

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Certaines anémones vivent presque totalement ensablées comme cette espèce de couleur orange très curieuse.

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La voici en plus gros plan, c’est une espèce vraiment originale. D’autres sont plus répendues comme ces marguerites jaunes.

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Un peu partout autour du ponton et jusqu’au perey voisin on trouve des agglomérats de tubes d’hermelles. C’est des constructions de sable frès fragiles fabriquées par des vers marins tubicoles. Une grosse surprise nous attendait également avec cette patate d’ascidies coloniales. Cette masse maléable d’une taille équivalente à celle d’un ballon est très surprenante à cet endroit perdu au milieu du sable.

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Fixées sur ces cathédrales surprenantes les marguerites de mer semblent fleurir comme au printemps. si on fait attention, beaucoup de nudibranches ont trouvé refuge dans les tubes des hermelles, il s’agit de doris citrons très peu actifs lorsque l’eau est froide comme hier soir.

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Malgré le peu de visibilité, c’est très agréable de découvrir posées tranquillement sur le sable quelques jeunes raies brunettes. Petite surprise, elles ont une coloration jaune très prononcée. D’habitude, leur couleur tire plutôt vers un joli brun clair. Une raie de taille imposante, 70 cm d’envergure pour plus d’1 m de long s’est tranquillement laissée prendre en photo sans s’enfuir. très sympa.

Plongée de nuit du vendredi 11 novembre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 76, Etale : 20h35, Basse mer, temp 13°, visibilité 2,5-3 m, temps calme sur le bassin.

Bilan de la plongée

En partant plonger nous nous sommes un peu inquiétés avec Frédéric de la visibilité à Hortense. Des échos des plongées du matin et de la mi journée nous avaient laissé entendre qu’elle ne serait vraiment pas terrible. Mais en arrivant, un rapide tour sur la plage nous montrait que finalement rien n’est joué d’avance au bassin que que pour nous ce serait sans doute pas trop mal.

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Bien qu’encore peu nombreuses, les serpules occupent le bas de quelques flancs de rochers, elles sont toujours un régal à observer.

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Les nudibranches grandissent petit à petit, ils seront bientôt assez gros pour faire de belles photos.

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Les tacauds sont nombreux en ce moment, tout comme les rascasses dont certaines sont vraiment imposantes. Beaucoup plus petites sont les blennies.

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Certains nudibranches sont tellement petits que même à la loupe ils restent difficile à observer comme ce minuscule goniodoris. Les vers plats eux sont plus faciles à déceler dans les hydraires.

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Les galathées repeuplent les rochers du Cap Ferret, c’est amusant d’en voir de très jeunes se laisser approcher. Les crevettes bouquets aussi ne posent pas trop de difficultés au photographe en ce moment.

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Sur le chemin du retour, on peu tranquillement s’arrêter pour se régaler des belles couleurs de quelques anémones dans les rochers ou bien des dahlias de mer.

Bref, une plongée sympa une fois de plus.

Plongée de nuit du dimanche 6 novembre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 46, Etale : 21h18, Pleine mer, temp 14°, visibilité 3 m, beaucoup d’herbes (et c’est peu dire !).

Bilan de la plongée

En arrivant à Hortense avec mon binôme Frédéric nous avons salué deux plongeurs qui s’équipaient pour faire comme nous une petite balade nocturne. Du coup nous n’avons pas pris la peine d’aller voir l’état de l’eau. Evidemment, nous aurions mieux fait car si la visibilité semblait acceptable, il n’en était pas pareil des quantités énormes de détritus d’herbes arrachées à je ne sais quels endroits du bassin.

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Si pour moi toutes ces herbes allaient me poser d’énormes problèmes pour faire de la photo, pour le labridé de la photo ci-dessus c’était une occasion rêvée de faire du camouflage efficace. Heureusement quelques endroits étaient moins encombrés et permettaient de faire quelques rencontres comme ce doris citron d’environ 25 mm.

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Les coryphelles commencent à grandir, elles atteignent presque les 8-10 mm. D’autres nudibranches en sont encore à 2 ou 3 mm. regardez bien sur la photo ci-dessus de droite, juste à gauche de la tête de la coryphelle on devine à peine cet autre nudibranche, une petite flabeline probablement. En tous cas un coup de chance incroyable d’avoir ces deux là sur la même photo.

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Les marguerites de mer et d’autres anémones colorent les rochers dans la lumière des lampes.

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C’est quand on s’y attend le moins qu’on tombe sur le truc à pas rater comme ce minuscule nudibranche blanc et jaune. Un jeune polycera de quelques millimètres à peine baloté par le courant.

La plongée n’était pas terrible mais finalement on a vu tout de même quelques belles choses comme du homard par exemple, espérons que la prochaine immersion soit plus dégagée de toutes ces herbes encombrantes.

Plongée de nuit du dimanche 30 octobre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 85, Etale : 23h18, Basse mer, temp 15°, visibilité 3 m, beaucoup d’herbe.

Bilan de la plongée

Toujours un ciel d’encre en arrivant à Hortense. Le coin est désert. Un rapide coup d’oeil en bord de mer montre une eau assez claire mais d’énormes touffes d’herbes tourbillonnent avec le courant devant la jetée.

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Descente dans la zone des 13 m, je rencontre des étoiles de mer en train de se régaler de quelques moules. On les oublie parfois un peu vite car elles permettent de faire de belles photos.

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Les crevettes bouquets sont nombreuses et peu farouches avec l’eau froide, il faut en profiter pour tirer quelques portraits avant qu’elles décampent.

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Dans les anémones bijoux dont les colonies sont bien fournies on peut trouver de jeunes macropodes, l’occasion de ramener de belles images très colorées.

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Les anémones bijoux ornent quantités de rochers, ça vaut le coup d’y chercher quelques bons angles de prise de vues.

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Les blennies restent bien à l’abri dans leur trou, pourtant elles n’hésitent pas à sortir largement la tête pour venir voir la lumière qui sort de l’obscurité environnante. Par ci par là les étrilles sont occupées au repas du soir.

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En cherchant bien on trouve assez facilement quelques coryphelles minuscules ou bien des doris beaucoup plus gros mais guère plus mobiles.

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En revenant avec le courant dans la zone des 8 m on croise beaucoup de très belles marguerites jaunes. Elles aiment se fixer sur les ferrailles recouvertes d’algues ou de moules. En ce moment elles se régalent d’une quantité incroyable de gros planctons.

Plongée de nuit du vendredi 28 octobre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 77, Etale : 23h04, Basse mer, temp 15°, visibilité 4 m.

Bilan de la plongée

Par ciel sans lune, la nuit semble bien opressante dans l’allée de terre devant Hortense. Mais bon, au moins, pas de soucis de surpopulation pour s’équiper tranquillement.

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Dès la mise à l’eau, j’étais acceuilli par quelques sars de belle taille et quelques rougets. L’herbe en suspension bien qu’en quantité assez grande ne semblait pas devoir me gêner outre mesure, tant mieux. Quant à l’eau, 3 bons mètres de visibilité, c’était plus que suffisant pour moi.

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Direction Cap au sud dans la zone des 12 m pour chercher les coryphelles. Elles sont encore toutes petites, de 3 à 4 ou 5 mm au maximum.

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Heureusement il n’y a pas que les nudibranches d’intéressants à Hortense. Beaucoup de petits crustacés méritent une petite photo, comme les araignées de anémones ou les crevettes bouquets.

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Les vers plats aussi sont de très beau modèles pour le photographe. Un peu plus rapides que les nudibranches on peut malgré tout prendre le temps de faire quelques poses sympas.

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En remontant dans la zone des 8 m, j’ai croisé quelques autres nudibranches dont cet eolis tricolore de quelques 15 mm de long. Dans la série des trucs tout petits, il y a aussi les serpules. Leur vivacité à réintégrer leur tube protecteur rend difficile une belle prise de vue.

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Si on veut encore plus coloré, il faut s’attarder sur quelques flancs de rochers recouverts d’anémones bijoux. En ce moment, avec l’eau peu turbide, elle offrent de spendides couleurs.

Plongée de nuit du vendredi 21 octobre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 69, Etale : 22h18, Pleine mer, temp 15/16°, visibilité 0,5 à 1 m.

Bilan de la plongée

J’ai longtemps hésité à prendre la route pour aller au Cap Ferret. La faute à une maudite carrie qui me taquine et que je n’ai pas eu le temps de faire traiter, la dévitalisation d’une mollaire ayant été plus impérative. Bref, je me retrouvais vendredi soir à Hortense avec la ferme intention de m’immerger à faible profondeur pour faire sans prendre de risques quelques photos sympas.

C’aurait pu être le cas si à la mise à l’eau une deception m’attendait. Il y avait un peu de clapeau, pas mal de courant, une eau turbide et beaucoup d’algues en suspension.

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Avec 50 cm de visibilité par endroit et à peine 1 m ailleurs, pas facile de trouver de belles choses sur lesquelles s’attarder. Heureusement, les araignées des anémones sont difficiles à louper. Leur jaune citron éclatant permet de les repérer même dans l’eau la plus turbide. C’est un peu plus difficile avec les vers marins qui font aux environs de 2 cm en ce moment.

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Je me suis limité à une profondeur de 8 m pour ne pas prendre de risque avec ma carrie lors de la remontée. A hortense malheureusement, dans cette zone peu profonde on est confronté à de très nombreuses ferrailles, pas facile donc de s’y stabiliser à cause du courant qui était assez puissant et surtout à cause d’une petite houle de surface qui me balotait sans arrêt.

Du coup j’ai pris le temps de regarder un peu plus ce qu’on délaisse parfois, c’est à dire les encroûtements et les marguerites de mers.

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Quelques seiches peu farouches peuplent les rochers d’Hortense, l’occasion de faire quelques photos en plan serré assez surprenantes.

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Les sars semblent avoir déserté le coin que quelques sparaillons et de nombreux tacauds occupent désormais. Pour les nudibranches, il aurait fallu descendre beaucoup plus bas dans la zone des 15 m. Pour l’instant il y en a très peu près de la surface, j’en verrai certement plus la prochaine fois.

Plongée de nuit du vendredi 14 octobre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 88, Etale : 22h58, basse mer, temp 15/16°, visibilité 3m.

Bilan de la plongée

Pas de problème de circulation cette fois pour rejoindre Frédéric, mon binôme, qui m’attendait patiemment à notre rendez-vous de Blagon. Une fois sur place à Hortense, un petit tour rapide sur le front de mer montrait que l’eau aurait au moins 2 m de visibilité, cool.

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Si les tourteaux sont d’une nature très prudente qui les pousse à rester tapis au fond des trous ou des crevasses, les dromies elles n’hésitent pas à s’exposer au regard amusé des visteurs. Impossible de les confondre avec leurs cousins, on les reconnait facilement à la couleur rose clair du bout de leurs pinces.

Mais c’est vers les habitants du lieu de bien plus petites tailles qu’il est intéressant de porter son attention. On peut alors déceler parmi les éponges des nudibranches colorés comme le doris aérolé de 20 millimètres environ ci-dessus. Regarder bien devant sa tête à gauche on devine un jeune macropode.

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Les araignées des anémones sont à peine un peu plus grosses. Il est facile de les repérer du fait de leur couleur jaune éclantante. Beaucoup plus délicat est de dénicher de très jeunes spécimens de cigales de mer. Celui-ci mesurait environ 10 à 12 mm. A ce stade de développement ils ont une robe blanche parfois presque transparente.

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Par endroit on peut rencontrer quelques pétoncles légèrement entrouvertes. La bordure de leur coquille est bardée de petits cils et de nombreuses petites boules noires qui sont en fait les yeux de la pétoncles. En ce moment il y a beaucoup d’espèces de crevettes. La plupart sont très petites, de l’ordre de 10 à 20 mm, mais d’autres sont plus faciles à observer, il s’agit des crevettes bouquets qui peuvent atteindre elles plusieurs centimètres.

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Un peu partout sur les rochers de la surface jusqu’à 20 mètres de fond on peut, si on en prend le temps, trouver de jeunes et magnifiques flabelines roses. Leur taille actuelle est de l’ordre de 2 à 4 millimètres. Il faut avoir l’oeil exercé pour les repérer. A ce niveau de petitesse il est très difficile de réussir une belle photo.

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Comme à chaque plongée de nuit, les anémones bijoux assurent le spectacle du feu de leurs milles couleurs. Beaucoup plus discrets sont les vers planaires. Sur le cliché ci-dessus on peut sur la partie gauche deviner un minuscule nudibranche blanc très difficile à identifier. Sa taille devait être d’environ 2 à 3 millimètres.
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En fin de plongée, dans la zone des 5 à 8 mètres on croise de temps en temps quelques anémones solitaires. Leur panache coloré est vraiment magnifique à observer. Dans les zones sableuses habitent d’autres types de vers marins. Celui ci-dessus est un lanice. Son panache gluant retient grains de sables et autres petits morceaux de rochers ou de coquilles. L’ensemble ressemblerait presque à du patchwork.

Bref une plongée encore une fois très sympa. Le seul hic était la température qui a chuté rapidement à 16° près de la surface et à 15° à 19 m. Dire que c’est juste le début, BBBRRRRRRR, j’aurais bien aimé que l’eau reste à 20° plus longtemps.

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Plongée de nuit du vendredi 7 octobre 2016.

Paramètres

Lieu: St Yves, Coef: 49, Etale : 21h56, Pleine mer, temp 19°, visibilité 2/3m.

Bilan de la plongée

Aller plonger c’est toujours un plaisir, mais franchement,se farcir 30 kms de bouchons, ça, ça l’est beaucoup moins. De quoi maudire Bordeaux et ses voies de circulation saturées. Avec un peu de chance heureusement j’ai pu arriver à Arcachon sans être trop en retard pour retrouver mon binôme Frédéric.

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Comme pour les dernières plongées, je n’avais emporté que ma GoPro et les photos ci-dessus ainsi que les suivantes sont extraites de plusieurs petits clips. Cela explique une qualité toute relative.

En suivant le pérey on rencontre plusieurs abris de bétons ou quelques épaves près desquels congres et raies torpilles trouvent refuge.

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Les étrilles sont peu nombreuses devant Arcachon, elles préfèrent les enrochements du nord du bassin. Par contre les dromies y ont élu domicile sur les péreys. En ce moment ont y croise aussi quelques jeunes lièvres de mer. Le lièvre de mer, ou aplysie, est un animal vraiment étonnant à voir nager, un vrai régal pour les yeux.

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Plus rares sont les barbus. Leur coloration sable les masque à la vue et il faut vraiment avoir le coup d’oeil pour les dénicher à moitié recouverts de sable. Les soles par contre sont nombreuses devant Arcachon où elles fréquentent toute l’année les bancs de sable entre la surface et 15 m de fond. La plupart sont de jeunes spécimens mais on peut y croiser quelques adultes de belle taille.

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Toute la plongée des bancs de lieux jaunes vous accompagnent. La lumière des phares les attirent. Mais les jeunes lieux sont des poissons nerveux taillés pour la vitesse. Ils vous passent à côté à toutes vitesse avant de disparaître dans l’obscurité de la nuit. Les bars eux sont plus tranquilles. La nuit ils chassent près de la surface. Pourtant on peut en croiser quelques-uns qui se prélassent tranquilement posés sur le sable ou à l’abri du courant dans un trou entre les rochers.

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Avec un peu de chance la lumière des phares attire une petite sépiole. Ce n’est pas un bébé seiche comme on pourrait le croire mais un petit mollusque qui mesure à peine 5 cm une fois adulte. C’est vraiment un vrai plaisir d’en voir une nager avec soi pendant quelques minutes.

Septembre et octobre permettent la rencontre de quantités de rougets sur les plateaux sableux mais également quelques plus rares cousins des rougets: les grondins perlons. Leur coloration rouge permet de les repérer facilement. Ils sont peu farouches et on peut ainsi très facilement les approcher. Un régal pour photographe.

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Plongée de nuit du jeudi 22 septembre 2016.

Paramètres

Lieu: La Vigne, Coef: 70, Etale : 22h35, Pleine mer, temp 20°, visibilité 2/3m.

Bilan de la plongée

Petite visite au ponton du Port de La Vigne en arrivant, histoire de voir la turbidité de l’eau et discuter 2 minutes avec les pêcheurs de calmars. Bon, 2 mètres c’était pas terrible mais bon, comme dit Frédéric, on a vu pire.

Pas mal de courant à la mise à l’eau mais rien de désagréable. Il faut dire que sur un coef de 70, se mettre à l’eau 1h30 avant l’étale c’est normal d’avoir un peu de courant.

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L’endroit est largement peuplé de jeunes rascasses qui se laissent assez facilement approcher.

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Les rougets aussi semblaient d’humeur tranquille, tant mieux, j’aime bien m’arrêter pour les regarder.

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Par ci par là on pouvait croiser dans le sable quelques petites seiches et des soles immobiles.

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Les sar aiment bien être en bande de plusieurs individus, mais on en croise aussi en solitaire.

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A un moment donné, j’ai vu débouler une masse informe emportée par le courant. C’était en fait un lièvre de mer de couleur verdâtre, une couleur assez curieuse.