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Journal de plongées au bassin d’Arcachon

Dans ce journal vous trouverez des informations sur les conditions ou les points marquants des plongées que je réalise soit au Cap Ferret au lieu dit Hortense, soit devant la ville d’Arcachon à côté du trou St Yves, soit encore au port de La Vigne.

Faites un clic gauche sur les photos pour les agrandir.

Plongée de nuit du vendredi 16 juin 2017.

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Lieu: Hortense coef 52, Basse mer, temp 19°, visibilité 5 à 6 m

Bilan de la plongée

A faible profondeur sur les flancs bien verticaux de quelques rochers on trouve en ce moment quelques jolies colonies de Clavelines.

Les anémones bijoux gardent toujours le mystère des fabuleuses nuances de couleurs en plongées de nuit. Cette jeune blennie semble d’ailleurs apprécier particulièrement le paysage.

Les rascasses sont des modèles assez conciliants avec le plongeur photographe, autant en profiter pour faire un gros plan sur un oeil. Ailleurs quelques jeunes labridés essaient de trouver des cachettes pour passer la nuit tranquille.

Les ascidies sont souvent étonnantes, elles méritent qu’on les observe avec plus d’attention. Les serpules sont vraiment minuscules, c’est à chaque fois un challenge de faire une belle photo.

Chez les limaces de mer il y a une grande variété d’espèces au bassin d’Arcachon. Certaine sont rares comme cette berthelle étoilée. Parfois une tache bleu électrique apparait, c’est une petite doris cantabrique en promenade, un petit animal très joli et pas trop rapide.

Plongée de nuit du vendredi 9 juin 2017.

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Lieu: Hortense coef 77, Basse mer, temp 19°, visibilité 5 à 6 m

Bilan de la plongée

Les anémones bijoux éclairent les rochers de milles couleurs pastels dans la lumière des phares.

Un véritable feu d’artifice.

Les marguerites jaunes et les dahlias de mer offrent eux aussi un magnifique spectacle.

Les minuscules serpules déploient leur panache dans le courant. Une aubaine pour les anémones encroûtantes brunes, la lumière des lampe attirent quantité de plancton dont elles se régalent.

Les nudibranches ont quasiment déserté les rochers, en fait beaucoup des adultes sont morts à l’issue de leur frénétique période de reproduction. Mais pas de soucis pour ceux et celles qui voudraient en voir, cet été d’autres espèces vont faire leur périodique apparition.

Plongée de nuit du vendredi 2 juin 2017.

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Lieu: La vigne coef 51, Pleine mer le 3 juin à 1h11, temp 19°, visibilité 5 à 6 m

Bilan de la plongée

On ne fait pas toujours ce qu’on veut, j’étais parti pour plonger à Hortense et je me suis retrouvé au port de La Vigne. Mais je ne regrette rien car j’y ai fait une plongée très cool et riche en rencontres.

Les anémones bijoux ont colonisé quelques rochers de la digue, elles sont magnifiques à certains endroits.

Je ne me lasse pas de prendre le temps de les observer, même si les colonies se ressemblent beaucoup, il y a toujours quelques belles photos à faire.

Les petites serpules sont craintives, pas question de les approcher sans prendre beaucoup de précautions. Les phoronidiens ne craignent ni la lumière des phares, ni les plongeurs. Ces minuscules animaux marins pourraient presque ressembler à un par-terre de fleurs.

Dans le sable à quelques mètres seulement de la surface, soles et gobies chassent paisiblement le plancton nocturne véhiculé par le courant.

Accroché dans les rochers, de minuscules cigales de mer cherchent elles aussi leur nourriture. Mais si on veut observer les hippocampes, c’est dans les herbiers qu’il faut aller fouiller, La Vigne est réputée pour ça.

On peut aussi préférer chercher les nudibranches. Ici ils sont de très petite taille chez les facelines, mais chez les doris on atteint les 15 à 20 mm, plus facile à prendre en photo. Cerise sur le gâteau, j’ai pu filmer une bestiole très rare: une berthelle étoilée. Son corps presque transparent la fait ressembler à une méduse en train de ramper ( si c’était possible). Celle-ci observée par 5 m de fond mesurait une vingtaine de mm.

Plongée de nuit du mardi 30 mai 2017.

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Lieu: Hortense coef 77, Pleine mer à 21h55, temp 19°, visibilité 5 à 6 m

Bilan de la plongée

La plongée était exceptionnelle le 30, pas du fait des observations que nous avons faites sous l’eau, mais parce que nous prenions avec mon équipe les dernières prises de vue pour le film que je finis de tourner pour Facelines Productions. Deux DVD sont en préparation, un de 30 mn pour les concours vidéos à partir de septembre et un long métrage documentaire de 52 mn qui devrait sortir courant décembre. Merci à toute l’équipe pour le travail accompli, Claude, Guillaume et Frédéric.

Une fois les rushs terminés nous avons effectué une plongée très sympa.

Les anémones bijoux sont toujours un vrai régal pour les yeux en plongée de nuit, surtout lorsque l’eau est claire.

Elles ont des couleurs fabuleuses que la lumière des lampes LEDs met bien en valeur.

Les blennies sortent rarement de leur abri. Heureusement elles sont peu craintives.

Les oeufs de nudibranches sont encore nombreux. Ils sont assez surprenants à regarder lorsqu’ils ondulent dans le courant. Dans les éponges et les bryozoaires, il y a aussi quelques belles choses à observer et c’est vraiment dommage qu’on y prête assez peu attention.

Les mollusquent aussi savent décorer le fond marin. Quand au congres, il n’est pas dit que tous apprécient d’être filmés, beaucoup préfèrent l’obscurité au fond de leur trou.

Certains nudibranches sont très difficiles à repérer comme ce goniodoris chataîgne de quelques 5 à 7 mm maximum.

D’autres sont plus imposants sans dépasser les 20 mm, ce qui n’est tout de même pas très gros. C’est le cas de cette très jolie Crimora à papilles qui ressemble étonnamment à un polycéra ou bien encore des coryphelles qui restent encore abondantes bien que leur nombre ait fortement chuté depuis 2 mois.

Plongée de nuit du lundi 22 mai 2017.

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Lieu: Hortense coef 67, basse mer, temp 18-19°, visibilité 3 à 5 m

Bilan de la plongée

Après un petit tour rapide sur le bord de plage pour vérifier la qualité de l’eau et on était déjà prêt à mettre la tête sous la surface.

Dès la mise à l’eau, Frédéric repérait déjà deux hippocampes, une occasion rare de prendre ces superbes poissons en photo.

Les crustacés sont assez nombreux en ce moment, les araignées de mer par exemple. Mais on croise la nuit d’autres habitants du quartier moins faciles à trouver, comme de beaux tourteaux ou encore de minuscules cigales de mer.

Les crevettes sont parfois peu farouches, autant en profiter pour faire un portrait serré original. Beaucoup plus petite et extrêmement rare à observer, une Eurydice attirée par la lumière des phares par – 18 m venait se proposer en vedette pour un petit clip vidéo. Ses yeux bleus en nid d’abeille sont absolument fabuleux.

En cherchant bien dans le bas des flancs de rochers et dans les zones peu profondes, on croise de magnifiques serpules. Elles sont très craintives et à la moindre vibration elle se recroquevillent à l’intérieur de leur tube de protection. Les colonies d’anémones bijoux sont vraiment magnifiques la nuit. Certains rochers très colorés ressemblent à un jardin aux mille fleurs.

Mais le clou du spectacle lundi soir c’était la rencontre inattendue avec un nudibranche que je n’avais jamais filmé au bassin: une berghia orangée qui s’était dissimulée dans les anémones bijoux pour profiter d’un mimétisme surprenant. Il a l’oeil mon binôme Frédéric !! Mais ce n’est pas tout, pour la troisième fois en un mois on tombait sur un autre nudibranche que je n’avais pas encore filmé en 4 ans de recherche: Une doris ocellée. Cette doris n’est pas bien grosse et sa couleur jaune la rend très difficile à filmer ou à photographier.

Bref, une superbe plongée de presque 2h00, autant dire qu’il ne restait pas beaucoup d’air pour sortir (mais bien assez pour la sécurité).

Plongée de nuit du vendredi 19 mai 2017.

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Lieu: Hortense coef 42, Etale minuit 30, pleine mer, temp 16°, visibilité 3 à 5 m maxi, Une petite houle en surface mais active jusqu’à 8m.

Bilan de la plongée

Plongez seul est parfois une occasion de faire durer le plaisir au-delà du temps habituel, ne serait-ce que parce tout le monde n’a pas une consommation d’air minimale ou que parce que l’heure tardive dissuade les amateurs. Bref après avoir été salué un pêcheur téméraire, je me mettais à l’eau pour une plongée de presque 2h00.

Les nudibranches sont toujours présents la nuit, même s’il commence à y en avoir beaucoup moins. Leurs couleurs sont étonnantes comme celles des coryphelles ou des doris rouges (qui sont comme ici plus jaunes que rouges parfois).

En faisant attentions aux autres habitants du récifs, ont peut voir de minuscules crustacés comme les puces de mer ou bien quelques vers plats qui se faufilent rapidement d’un trou à un autre.

Si la plupart des nudibranches sont en général de petites dimensions , certains sont assez gros pour être facilement trouvés sur les rochers. C’est le cas de ce polycéra à 4 bandes ou encore de cette doris de Khron.

Les crustacés ne sont pas en reste, si on reste prudent et lent, il est possible d’approcher une jeune galathée ou surprendre une petite blennie à l’entrée de son antre.

Les facelines bleutées sont assez rapides, même dans les endroits très encombrés. Les macropodes sont peu craintifs, il est facile de les cadrer tranquillement pour faire quelques photos qui sortent de l’ordinaire.

Plongée de nuit du mercredi 17 mai 2017.

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Lieu: Hortense coef 48, Etale : 22h24, pleine mer, temp 16°, visibilité 5 à 6 m maxi, temps calme sur le bassin malgré une très légère petite pluie.

Bilan de la plongée

Ca faisait pas mal de temps que je n’avais pas fait une plongée à plus de 2, l’occasion de passer un excellent moment sous l’eau et à la sortie le temps d’un petit casse-croûte très sympa.

La soirée était dédiée aux nudibranches mais il faut reconnaître que d’autres habitants de la zone méritent le coup d’oeil, c’est le cas de dire pour la jeune étrille par exemple qui m’a servi de modèle très collaboratif.

Des nudibranches en ce moment ça ne manque pas, à condition évidemment de prendre le temps de les chercher. Chose peu facile d’ailleurs, ils sont minuscules, parfois quelques millimètres à peine.

Les polycéras et les facelines sont faciles à dénicher, leur couleur éclatante les met en évidence sur les fonds d’hydraires et de bryozoaires.

Les formes et les couleurs sont fabuleuses chez les nudibranches. Mais tous ce qui a des papilles n’est pas forcément un nudibranche. C’est le cas de ce ver plat à droite qui n’appartient pas du tout à la famille des limaces de mer.

Plongée de nuit du dimanche 7 mai 2017.

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Lieu: Hortense coef 68, Etale : 22h20, basse mer, temp 15°, visibilité 3 m maxi, temps calme sur le bassin malgré un vent de nord frisquet.

Bilan de la plongée

Petite plongée un nouveau soir d’élection, trop bien, personne sous l’eau.

En descendant dans la zone des 17 à 22 m on croise parfois du gros comme ce congre qui refusait de sortir de son trou ou bien un homard de belle taille.

Plusieurs espèces de facelines se partagent les rochers, elles commencent à être de belle taille maintenant.

Les caprelles sont en train de se reproduire en ce moment. Dans les hydraires tubulaires on en trouve de grandes quantités dont la plupart sont chargées d’oeufs.

Les facelines annulicornis ne sont pas les plus nombreuses, pas plus que les facelines de Pruvot.

En vidéo c’est encore mieux.

Les facelines ne sont pas les seules à ramper sur les rochers du fond jusqu’à la surface.

Les polyceras à 4 lignes sont parfois en groupe dans la zone des 5 à 6 m, c’est assez facile de les observer, il sont lents et peu craintif.

Les plongées de nuit c’est vraiment sympa, je pourrais plus m’en passer.

Plongée de nuit du dimanche 23 avril 2017.

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Lieu: Hortense coef 68, Etale : 22h10, basse mer, temp 14°, visibilité 3 m, temps calme sur le bassin malgré un vent de nord frisquet.

Bilan de la plongée

Aller plonger le soir d’une élection présidentielle c’est le gage de ne rencontrer que peu de monde sur la route. D’ailleurs, il n’y en avait pas plus sur le bassin.

Un petit tour d’inspection laissait penser que pour une fois on allait pouvoir faire une plongée en profitant du spectacle et ce fut le cas avec une visibilité d’environ 3m.

Objectif de la première partie de la plongée: profiter de la visibilité pour aller rendre visite à la statue métallique de l’hippocampe. Nous l’avons trouvée couchée sur le sable et déjà en train d’être recouverte de sable. Frédéric m’a aidé à remettre l’hippocampe bien vertical sur son socle et à l’immobiliser aussi bien qu’on pouvait avec de grosses pierre. Ce travail effectué, nous avons suivi le chenal en descendant tranquillement vers le sud.

Dans la zone des 18 à 20 m, sur le bord de sable du chenal, les rochers abritent beaucoup de dahlias de mer. Ils sont tous aussi beaux les uns que les autres, un vrai régal pour les yeux.

On trouve là aussi de très nombreuses limaces de mer. Plusieurs espèces se partagent les flancs de rochers, les trous dans les paroies ou les colonies d’hydraires et de bryozoaires. La taille moyenne est de l’ordre de 15 à 20 mm en ce moment et il reigne sur les rochers une véritable frénésie dans l’empressement à la reproduction. Du coup on trouve partout quantités de rosaces et de draperies des oeufs de nos minuscules nudibranches préférés.

Toutes les bonnes choses ayant une fin, nos manomètres nous rappellaient qu’il était temps de rentrer. En arrivant vers la zone sableuse de la mise à l’eau nous avons croisé une belle quantité d’étoiles de mer qui manifestement s’accordaient un véritable festin de moules sauvages.

Le sable est un endroit prisé de quelques jolies soles qui s’y reposent à moitié enfouies. C’est une occasion rêvée de faire la macro sympa d’un oeil un peu inquiet mais très photogénique.

Bref une plongée très sympa sans aucun courant malgré les 80 minutes d’immersion. Expérience à renouveller au plus vite. Moi en tous cas j’y serais bien resté toute la nuit.

Plongée de nuit du vendredi 14 avril 2017.

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Lieu: St Yves coef 80, Etale : 20h23, pleine mer, temp 14°, visibilité 0,5 à 0,8 m, temps calme sur le bassin, beaucoup de plancton.

Bilan de la plongée

Ca y est enfin !! hier soir je pouvais enfin remettre la tête sous l’eau avec Frédéric. Il m’avait prévenu, pas plus d’un mètre de visibilité en surface. Je savais par expérience que je pouvais traduire rapidement par »pas beaucoup plus de 50 cm » sous l’eau, et effectivement c’est ce que l’on a vécu pendant les 90 minutes de la sortie.

Les marguerites jaunes offrent toujours un spectacle magnifique, même lorsque la visibilité est réduite au minimum.

Les marguerites ne sont pas les seules anémones qui méritent un moment d’attention, on trouve dans le massif des hermelles d’autres anémones très sympas bien que beaucoup plus petites comme celle de la photo ci-dessus qui devait mesurer environ 10 mm de diamètre.

Les tubes d’hermelles sont assez intéressants à observer. Beaucoup de plongeurs ne prennent pas le temps d’y regarder de plus près et pourtant ils cachent des choses surprenantes.

On y trouve quelques crustacés recouverts d’un camouflage très efficace comme pour cette jeune araignée dont on a du mal à identifier les deux yeux verts. Plus loin quelques nasses sont à la curée sur les restes d’un cadavre de crabe vert.

Il a l’oeil mon binôme !! Frédéric était en effet tout heureux de me montrer sous le plafond d’un trou quelques nudibranches minuscules. Les limaces claviformes ne devaient pas mesurer plus de 10 mm. Pas facile de les prendre en photo car un banc de micro crevettes planctoniques venaient s’intercaler entre l’objectif et les nudis. Mais bon, c’est la périodes, et c’est presque bon signe car s’il y a du plancton, il y aura une belle chaîne alimentaire normalement. En tous cas on croise les doigts pour que ce soit le cas.

Plongée de nuit du jeudi 23 février 2017.

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Lieu: Hortense Cap Ferret Coef: 57, Etale : 21h31, basse mer, temp 11-12°, visibilité 3 m, temps calme sur le bassin, 12° en extérieur.

Bilan de la plongée

Une bruine calme nous accueillait sur le bassin, rien de bien méchant heureusement, de toutes façons on était venus pour être mouillés. Sur la digue, un seul pêcheur bravait la pluie. Après l’avoir salué et avoir vérifié la turbidité de l’eau, il était temps de se préparer.

Les anémones offrent d’entrée de jeu quelques belles couleurs nocturnes, c’est le moment d’en profiter, pas besoin d’aller très profond pour les rencontrer.

Les marguerites de mer jaunes font partie du spectacle. C’est dans les hydraires qu’il faut chercher la vie minuscule qu’on veut observer la nuit.

Le sable aussi abrite quantités de choses intéressantes comme les petits cérianthes ou les lanices, des vers marins tubicoles.

Les ascidies sont parfois surprenantes. Mais c’est lorsqu’on y regarde de plus près qu’on peut trouver des choses beaucoup plus rares comme cette araignée étrange du nom de nimphon gracile. Caractéristique extraordinaire, cet animal n’a pas de corps, surprenant.

Pour voir les nudibranches, il faut d’abord chercher leurs oeufs.

Les doris citrons sont les plus faciles à trouver, ils sont de tailles assez respectables entre 2 et 6 cm.

Les autres nudibranches comme les facelines sont bien plus petits et difficiles à trouver. Leur taille varie entre 3 et 15 à 20 mm. Ne pas oublier une loupe large et puissante pour les voir facilement.

Plongée de nuit du jeudi 17 février 2017.

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Lieu: St Yves Coef: 53, Etale : 21h53, pleine mer, temp 10°, visibilité 0,5m, temps calme sur le bassin, 11° en extérieur.

Bilan de la plongée

Après 1 mois d’interruption à cause d’une vilaine bronchite, il me tardait de remettre le masque et les palmes. Bon, le problème cette fois c’était juste la visibilité d’à peine 50 cm et des fois moins. C’est comme ça, faut savoir faire avec.

Arriver juste au coucher du soleil ça peut être sympa, mais c’est sous l’eau que je voulais voir les paysages et avec un peu de chance je suis retombé ( sans me faire mal) sur une belle ascidie.

Le perey est devenu le repère de très nombreux doris citrons, en fait je n’en ai jamais vu autant à cet endroit.

Bien cachée au milieu d’un trou entre les tubes d’hermelles, une toute jeune anémone solitaire semblait se régaler du plancton attiré par mes lampes. Un peu plus loin dans le sable un cérianthe lançait ses tentacules dans le courant. Pas facile de le prendre en photo, des nuages de flocons de boue allaient le faire disparaitre à la vue.

Les dahlias de mer bleus sont vraiment impressionnants, tout commes certaines anémones qui vivent en solitaire dans le sable.

De retour sur le perey on retrouvait les doris citrons, certains sont accompagnés par de minuscules crevettes, de petits alevins de crabes ou même de très jeunes galathées. Mais le clou de la soirée c’est cette lime baillante extraordinaire, la seule que j’ai jamais vue avec des tentacules roses, superbe.

Plongée de nuit du jeudi 12 janvier 2017.

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Lieu: Hortense, Coef: 99, hé oui !!, Etale : 23h24, basse mer, temp 10°, visibilité 3m, temps tempétueux sur le bassin, 9° en extérieur.

Bilan de la plongée

Je ne sais pas qui a peur des gros coefficients au bassin, mais avec Frédéric, on est 2 passionnés qui adorent ça. La digue offrait un très bon abri au vents d’ouest violents, du coup on a passé 1h20 sous l’eau très agréable.

Coté photos malheureusement, je ne me suis pas rendu compte que la molette de mon réglage favori d’ouverture du diaphragme avait bougé, du coup j’ai très peu de choses très jolies à montrer. Un peut avoir de l’expérience et se faire piéger comme un petit jeune, Pas grave, rien que la balade valait le coup.

Anémone brune 12 jan 2017 p2n Anémone solaire 12 jan 2017 p2n

Que ce soit dans le sable ou sur les rochers, les anémones sont vraiments magnifiques.

Coryphelle et puce 12 jan 2017 p2n Coryphelle et 1 puce 12 jan 2017 p2n

En ce moment, c’est une explosion de vie chez les coryphelles qui se goinfrent des hydraires que l’on trouve de plus en plus près de la surface.

Flabeline 12 jan 2017 p2n Flabeline 2 12 jan 2017 p2n

Les flabelines comme les coryphelles ne sont pas bien grandes en ce moment, quelques millimètres à peine mais qu’est ce qu’elles sont belles.

Anémone orangée 12 jan 2017 p2n Eolidien aa papille fouineur 12 jan 2017 p2n

Après plus d’une heure il était temps de faire demi tour. Bon pas en vitesse grand V, non, mais en promenant lentement. De quoi tomber encore sur de belles anémones. Le coup de chance de la soirée c’était la rencontre avec une limace de mer très rare, un éolidien à papilles. Ce petit animal marin cherche sa nourriture en fouinant de la tête sous les premières épaisseurs de sable vaseux. Pas facile à observer car il bouge très très lentement.

Bref, 1h20 de promenade entre 12 et 6m, un vrai plaisir que même les 10° n’ont pas entamé.

Plongée de nuit du dimanche 8 janvier 2017.

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Lieu: Hortense, Coef: 64, Etale : 19h42, basse mer, temp 7-8 au fond 8-9° en surface, visibilité 6 à 8 m, temps calme sur le bassin, -9° en extérieur.

Bilan de la plongée

Galathée 8 jan 2017 p2n Anémone blanche 8 jan 2017 p2n

Il y a beaucoup de jeunes galathées en ce moment, espérons qu’elles survivent assez longtemps pour qu’on puisse les observer cet été sans se les geler. Sinon, on peut toujours se rabattre sur les anémones, elles sont magnifiques.

Coeur d'anémone 8 jan 2017 p2n Anémone jaune 8 jan 2017 p2n

Celles de dimensions assez grandes sont facilement discernables, même de nuit.

Anémone rose 8 jan 2017 p2n Anémone dents de chien 8 jan 2017 p2n

Les autres d’un diamètre aux environs de 10 à 15 mm, ben faut être attentif, ne pas foncer comme un V1. La plongée ce n’est pas une course contre la montre, ce doit être un moment de découverte.

Plafond d'anémones encroutantes jaunes 8 jan 2017 p2n Sabelle bleue dans les moules 8 jan 2017 p2n

En prenant son temps c’est l’assurance de remarquer ce qui aurait pu passer inaperçu. un vrai plaisir pour les yeux.

Plongée de nuit du mercredi 4 janvier 2017.

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Lieu: St Yves, Coef: 64, Etale : 21h45, pleine mer, temp 9°, visibilité 4 m, temps calme sur le bassin, -3° en extérieur.

Bilan de la plongée

Brumes 2 4 jan 2017 p2n Brume de froid p2n

Un vent d’est glacial parcourait la plage devant la ville d’Arcachon et la température très basse, -3°, faisait monter une brume très jolie au-dessus de l’eau.

Ascidie jaune tubulaire 4 dec 2017 p2n Etrange bestiole 4 jan 2017 p2n

Les ascidies semblent apprécier les nids d’hermelles. On en trouve de beaux spécimens à faible profondeur.

Anémone blafarde 4 jan 2017 p2n Anémone des sables p2n

Les anémones sont assez nombreuses dans le sable, il faut juste être attentif pour les apercevoir.

Marguerite blanche p2n Mini anémone rose 4 jan 2017 p2n

Les anémones comme les ascidies trouvent sur le perey un abri intéressant.

Deux doris citrons 4 jan 2017 p2n Espece inconnue 1 4 jan 2017 p2n

Les doris citrons sont très nombreux en ce moment, tant mieux. D’autres habitants du récif sont plus rares comme cette ascidie plissée, à moins que ce soit une ascidie japonaise,. Si on n’est pas un spécialiste de bio, ce n’est pas facile d’identifier à coup sûr une espèce marine.

Grondin 2 4 dec 2017 f p2njpg Grondin 1 4 dec 2017 p2n

Plus loin dans le sable, quelques grondins perlons sont encore enfouis dans le sable. Lorsqu’ils sont dérangés, ils ouvrent grand leur nageoires qui sont comme une affiche géante d’une incroyable beauté.

Cigale de mer 4 jan 2017 p2n Oeil de dragonnet 4 jan 2017 p2n

Perdue au milieu de nulle part, une jeune cigale de l’atlantique semblait attendre que quelqu’un lui dise où aller. Bon nous on ne parle pas cigale, on a pas pu l’aider. Plus loin, un dragonnet nous surveillait avec un regard assez inquiet. Tout son corps était recouvert de sable, un excellent camouflage.

Bref, une plongée un peu frisquette mais très sympa, surtout que pour sortir de l’eau ici, on ne se met pas du sable partout.

Plongée de nuit du mercredi 29 décembre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 78, Etale : 11h21, basse mer, temp 10°, visibilité 4 m, temps calme sur le bassin.

Bilan de la plongée

Je ne suis pas franchement un adepte de la plongée de jour, mais bon, une fois de temps en temps ça ne peut pas faire de mal.

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Après une mise à l’eau de bonne humeur, nous sommes descendu assez rapidement dans la zone des 10m où nous avons croisé quelques minuscules coryphelles. Les marguerites n’aiment pas cette profondeur, elles préfèrent les zones près de la surface où la lumière pénètre mieux.

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En descendant plus profond dans la zone des 15 m, les coryphelles sont de plus grande dimension et atteignent les 10 mm, soit presque le double que celles que l’on croise plus haut.

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A cette profondeur elles se regroupent par petites bandes d’une dizaine d’individus et se régalent d’hydraires. Bientôt ça sera la saison des grandes pontes.

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Toujours en descendant plus bas, on croise jusqu’au plateau sableux à -23 m quelques dahlias de mer aux coloris très chaleureux.

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Les Thaïs, que l’on confond avec les bulots, se regroupent eux aussi. On en trouve assemblés en grosses troupes de plusieurs dizaines d’individus emplilés les uns sur les autres. Quelques gros poulpes ont élu domicile sous des surplombs étroits de rochers, pas facile de les prendre en photo. Ils se cachent tout au fond de leurs trous devant lesquels de nombreuses crevettes semblent attendre avec impatience les résidus de leurs derniers repas.

Plongée de nuit du dimanche 18 décembre 2016.

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Lieu: St Yves (Arcachon), Coef: 78, Etale : 20h51, pleine mer, temp 10°, visibilité 4 m en surface, 1,5 à 2 m maxi à 10 m, temps calme sur le bassin.

Bilan de la plongée

Si la richesse du milieu sous-marin à cet endroit ne peut rivaliser avec celle du Cap Ferret, il faut reconnaître de nombreux avantages à la plongée sur le site de St Yves. En particulier le fait de pouvoir se changer à l’abri du vent, et ce, sans se mettre du sable partout. Pour une fois, vive le goudron.

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Les pereys abritent pas mal d’espèces de petits crustacés, de rascasses et aussi de petites anémones.

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Même si les pereys offrent finalement assez peu d’opportunités à la faune locale de s’y installer, on y rencontre en ce moment beaucoup de doris citrons. Ces nudibranches peu vivaces semblent se régaler des hermelles sans que je sache trop si c’est elles qu’ils dévorent ou bien les restes de leurs repas de plancton. Et du plancton, il y en a à foison avec une eau si froide. Parfois emportés par le courant, on croise également de minuscules nudibranches comme des facelines ou des flabelines juvéniles


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Plus loin sur les plateaux sableux on voit par-ci par-là des anémones qui vivent en solitaires, plantées dans le sable. C’est le cas par exemple de quelques dahlias de mer ou d’anémones solaires.

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A faible profondeur dans la zone des 5 à 8 mètres, les cérianthes ornent le fond sableux de couleurs transparentes ou bien au contraire de couleurs très marquées. Voir leurs longs tentacules onduler ou plier sous le courant est toujours un vrai régal pour les yeux. Et pas besoin de loupe à cette occasion, leur diamètre d’environ 10 à 15 cm pour les plus gros permet une observation très facile.

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Bien qu’assez mal connu des plongeurs locaux, le site regorge si on prend le temps de les chercher de colonies dispersées d’hippocampes. En ce moment, de nombreux juvéniles de l’espèce à museau court s’accrochent tant bien que mal à quelques tubes de lanices, à des tiges herbeuses ou encore à quelques coquilles de moules sauvages.

2016-st-yves_hippocampe-et-puce-18-dec-2016-p2n 2016-st-yves_poisson-inconnu-18-dec-2016-p2n

Si on ne tombe pas nez à nez avec un hippocampe tous les 3 mètres, loin de là, ce serait trop beau, on le fait encore moins à cet endroit avec un petit poisson rare ici, un dragonnet. On pourrait au premier abord le confondre avec une vive, mais sa tête triangulaire permet de la différencier assez vite. Celui de la photo ci-dessus est un jeune d’environ 10 cm. Les adultes peuvent atteindre 3 fois cette taille mais je n’en ai jamais croisés lors de mes plongées nocturnes.

Plongée de nuit du dimanche 11 décembre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 80, Etale : 21h04, basse mer, temp 10°, visibilité 4/5 m, temps calme sur le bassin.

Bilan de la plongée

Avec 10° dans l’eau, le coin n’attire plus autant les plongeurs, du coup on allait se faire une plongée tranquille. Tant mieux, pour faire de la photo, il vaut mieux qu’il n’y ait pas trop de monde.

anemone-solitaire-11-dec-2016-p2n anemone-verte-11-dec-2016-p2n

Les anémones solitaires et les anémones vertes sont vraiment magnifiques, ça vaut le coup de passer un peu de temps à regarder leurs tentacules onduler dans le courant.

eolidien-tricolore-11-dec-2016-p2n eolidien-2-11-dec-2016-p2n

La soirée s’annonçait riche en rencontre de nudibranches comme ce joli spéciment d’éolidien tricolore.

nudi-inconnu-11-dec-2016-p2n ponte-de-coryphelles-sur-tube-p2n

Le monde des nudibranches est minuscule, ces 2 exemplaires ne dépassent pas les 6 mm ( mesurés avec une règle).

dahlia-de-mer-et-rostanga-rubra-fp2n faceline-minuscule-11-dec-2016-p2n

Quand on cherche….on trouve, avec un peu de chance bien sûr. A côté du jeune dahlia de mer, un doris rouge parait presque invisible tant il se confond avec l’éponge rouge encroutante. Pour la minuscule faceline elle aussi de 6 mm environ, pour passer inaperçue, elle rampe entre les coquilles de moules sauvages.

grosse-crevette-11-dec-2016-p2n jeune-tourteau-11-dec-2016-p2n

Les crustacés sont nombreux en ce moment comme cette grosse crevette et ce tout jeune tourteau.

La plongée d’1h30 permettait de rencontrer de bien belles trouvailles dont une belle et surprenante sabelle bleue plantée dans les rochers. Bref ça nous donne déjà l’envie d’y retourner.

Plongée de nuit du dimanche 4 décembre 2016.

Paramètres

Lieu: St Yves, Coef: 64, Etale : 20h23, pleine mer, temp 10°, visibilité 3/4 m, temps calme sur le bassin.

Bilan de la plongée

Pour essayer une combinaison étanche mieux vaut une zone assez calme, le plateau sableux devant Arcachon allait convenir parfaitement. BBRRRRRR, 10° début décembre dans l’eau, aieeee!! ça promet un mois de février très très froid.

anemone-4-dec-2016-p2n anemone-dents-de-chien-4-dec-2016-p2n

En prenant le temps de bien regarder, on trouve pas mal d’anémones qui vivent en solitaire au milieu des étendues sableuses.

sar-commun-4-dec-2016-p2n grondin-arcachon-4-dec-2016-p2n

Les sars se regroupent sur les épaves dans la zone des 10m. Pas très loin entre 6 et 10 m plusieurs grondins ont élus domicile. Même à demi enfouis dans le sable, ils sont assez facile à repérer.

doris-bleu-arcachon-4-decembre-2016-p2n beau-doris-citron-arcachon-4-dec-2016-p2n

En cherchant bien dans les cathédrales des hermelles ont rencontre beaucoup de doris citrons et chose très rare ce beau juvénile de doris tricolore.

superbe-hippocampe-dresse-4-dec-2016-p2n hippocampe-bleu-4-dec-2016-p2n

Gros plaisir, beaucoup de petits hippocampes à museau court s’accrochent comme ils peuvent à un brin d’herbe ou à des coquilles vides d’huitres ou de moules sauvages.

Bref encore une plongée très sympa malgré la température assez basse qui ne nous a pas empêché de faire une sortie de 85 minutes, vivement la prochaine.

Plongée de nuit du samedi 26 novembre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 67, Etale : 21h36, Basse mer, temp 12°, visibilité 2 m, 1m 1h00 après l’étale, temps légèrement pluvieux sur le bassin.

Bilan de la plongée

C’est très rare que je plonge seul mais on ne peut pas tous être dispos tout le temps. Du coup j’avais suréquipé mon humide de surmanches en prévision de la température basse, j’avais bien fait, 1h45 à 12°, mieux vaut ne pas être frileux.

anemone-jaune-des-rochers-p2n anemones-violette-26-11-2016-p2n

En y regardant de près les rochers abritent de nombreuses petites anémones parfois très colorées de diamètre variant entre 10 et 20 mm. Grossies avec l’objectif de l’appareil photo, elle prennent une allure de star.

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Les anémones bijoux ont profité ces derniers mois d’une eau sans trop de boues pour coloniser beaucoup d’espaces, elles sont magnifiques avec leurs couleurs très riches et variées.

anemone-bijoux-26-nov-2016-p2n anemones-rose-retractee-26-nov-2016-p2n

Même à 12°, je ne me lasse pas de les observer.

superbe-petite-cigale-de-mer-26-nov-2016-p2n araignee-des-anemones-26-nov-2016-p2n

Les crustacés aussi occupent bien les rochers, ont y trouve assez facilement des araignees des anémones avec leur jaune éclatant ou bien plus rarement de jeunes cigales de mer de l’atlantique.

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Les crevettes aussi sont très nombreuses en ce moment, et est-ce une incidence de l’eau froide ou bien parce qu’elles sont moins dérangées par les plongeurs, elles se laissent assez facilement approcher, voire même c’est elles qui viennent au contact.

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Les nudibranches restent les stars incontestées du lieux. En ce moment c’est la période pour observer de jeunes adultes de doris citron. Avec beaucoup de chance je suis tombé sur un minuscule point jaune très brillant. C’était un microscopique nudibranche d’environ 1 à 1,5 mm. Impossible à ce niveau de petitesse de ne pas utiliser le zoom numérique. La photo ci dessus est donc prise à fond de zoom du RX100 avec une lentille +19 dioptries. Cela explique le peu de résolution dans l’image mais le résultat est plutôt intéressant.

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Quel plaisir aussi juste avant de sortir de l’eau après une plongée de 1h40 de tomber sur un petit poisson adorable, un hippocampe à museau court. Super souvenir.

Plongée de nuit du vendredi 18 novembre 2016.

Paramètres

Lieu: St Yves, Coef: 89, Etale : 20h20, Pleine mer, temp 13°, visibilité 1 à 1,5m, temps légèrement venteux sur le bassin.

Bilan de la plongée

Pour une fois j’étais arrivé avant Frédéric, et oui, quand ça bouchonne pas trop c’est plus rapide autour de Bordeaux. Un tour sur la jetée de la chapelle permettait de voir que la soirée ne s’annonçait pas terrible avec 1 à 2 m au mieux de visibilité. Effectivement une fois dans l’eau c’était plutôt 1m à 1,5m au mieux et jusqu’à 3m pour distinguer à peine la lueurs des lampes.

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Certaines anémones vivent presque totalement ensablées comme cette espèce de couleur orange très curieuse.

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La voici en plus gros plan, c’est une espèce vraiment originale. D’autres sont plus répendues comme ces marguerites jaunes.

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Un peu partout autour du ponton et jusqu’au perey voisin on trouve des agglomérats de tubes d’hermelles. C’est des constructions de sable frès fragiles fabriquées par des vers marins tubicoles. Une grosse surprise nous attendait également avec cette patate d’ascidies coloniales. Cette masse maléable d’une taille équivalente à celle d’un ballon est très surprenante à cet endroit perdu au milieu du sable.

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Fixées sur ces cathédrales surprenantes les marguerites de mer semblent fleurir comme au printemps. si on fait attention, beaucoup de nudibranches ont trouvé refuge dans les tubes des hermelles, il s’agit de doris citrons très peu actifs lorsque l’eau est froide comme hier soir.

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Malgré le peu de visibilité, c’est très agréable de découvrir posées tranquillement sur le sable quelques jeunes raies brunettes. Petite surprise, elles ont une coloration jaune très prononcée. D’habitude, leur couleur tire plutôt vers un joli brun clair. Une raie de taille imposante, 70 cm d’envergure pour plus d’1 m de long s’est tranquillement laissée prendre en photo sans s’enfuir. très sympa.

Plongée de nuit du vendredi 11 novembre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 76, Etale : 20h35, Basse mer, temp 13°, visibilité 2,5-3 m, temps calme sur le bassin.

Bilan de la plongée

En partant plonger nous nous sommes un peu inquiétés avec Frédéric de la visibilité à Hortense. Des échos des plongées du matin et de la mi journée nous avaient laissé entendre qu’elle ne serait vraiment pas terrible. Mais en arrivant, un rapide tour sur la plage nous montrait que finalement rien n’est joué d’avance au bassin que que pour nous ce serait sans doute pas trop mal.

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Bien qu’encore peu nombreuses, les serpules occupent le bas de quelques flancs de rochers, elles sont toujours un régal à observer.

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Les nudibranches grandissent petit à petit, ils seront bientôt assez gros pour faire de belles photos.

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Les tacauds sont nombreux en ce moment, tout comme les rascasses dont certaines sont vraiment imposantes. Beaucoup plus petites sont les blennies.

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Certains nudibranches sont tellement petits que même à la loupe ils restent difficile à observer comme ce minuscule goniodoris. Les vers plats eux sont plus faciles à déceler dans les hydraires.

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Les galathées repeuplent les rochers du Cap Ferret, c’est amusant d’en voir de très jeunes se laisser approcher. Les crevettes bouquets aussi ne posent pas trop de difficultés au photographe en ce moment.

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Sur le chemin du retour, on peu tranquillement s’arrêter pour se régaler des belles couleurs de quelques anémones dans les rochers ou bien des dahlias de mer.

Bref, une plongée sympa une fois de plus.

Plongée de nuit du dimanche 6 novembre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 46, Etale : 21h18, Pleine mer, temp 14°, visibilité 3 m, beaucoup d’herbes (et c’est peu dire !).

Bilan de la plongée

En arrivant à Hortense avec mon binôme Frédéric nous avons salué deux plongeurs qui s’équipaient pour faire comme nous une petite balade nocturne. Du coup nous n’avons pas pris la peine d’aller voir l’état de l’eau. Evidemment, nous aurions mieux fait car si la visibilité semblait acceptable, il n’en était pas pareil des quantités énormes de détritus d’herbes arrachées à je ne sais quels endroits du bassin.

labre-planque-6-novembre-2016-p2n doris-citron-6-novembre-2016-p2n

Si pour moi toutes ces herbes allaient me poser d’énormes problèmes pour faire de la photo, pour le labridé de la photo ci-dessus c’était une occasion rêvée de faire du camouflage efficace. Heureusement quelques endroits étaient moins encombrés et permettaient de faire quelques rencontres comme ce doris citron d’environ 25 mm.

jolie-coryphelle-6-novembre-2016-p2n coryphelle-et-autre-nudi-6-novembre-2016-p2n

Les coryphelles commencent à grandir, elles atteignent presque les 8-10 mm. D’autres nudibranches en sont encore à 2 ou 3 mm. regardez bien sur la photo ci-dessus de droite, juste à gauche de la tête de la coryphelle on devine à peine cet autre nudibranche, une petite flabeline probablement. En tous cas un coup de chance incroyable d’avoir ces deux là sur la même photo.

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Les marguerites de mer et d’autres anémones colorent les rochers dans la lumière des lampes.

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C’est quand on s’y attend le moins qu’on tombe sur le truc à pas rater comme ce minuscule nudibranche blanc et jaune. Un jeune polycera de quelques millimètres à peine baloté par le courant.

La plongée n’était pas terrible mais finalement on a vu tout de même quelques belles choses comme du homard par exemple, espérons que la prochaine immersion soit plus dégagée de toutes ces herbes encombrantes.

Plongée de nuit du dimanche 30 octobre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 85, Etale : 23h18, Basse mer, temp 15°, visibilité 3 m, beaucoup d’herbe.

Bilan de la plongée

Toujours un ciel d’encre en arrivant à Hortense. Le coin est désert. Un rapide coup d’oeil en bord de mer montre une eau assez claire mais d’énormes touffes d’herbes tourbillonnent avec le courant devant la jetée.

bras-detoile-de-mer-30-octobre-2016-p2n etoile-de-mer-30-octobre-2016-p2n

Descente dans la zone des 13 m, je rencontre des étoiles de mer en train de se régaler de quelques moules. On les oublie parfois un peu vite car elles permettent de faire de belles photos.

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Les crevettes bouquets sont nombreuses et peu farouches avec l’eau froide, il faut en profiter pour tirer quelques portraits avant qu’elles décampent.

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Dans les anémones bijoux dont les colonies sont bien fournies on peut trouver de jeunes macropodes, l’occasion de ramener de belles images très colorées.

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Les anémones bijoux ornent quantités de rochers, ça vaut le coup d’y chercher quelques bons angles de prise de vues.

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Les blennies restent bien à l’abri dans leur trou, pourtant elles n’hésitent pas à sortir largement la tête pour venir voir la lumière qui sort de l’obscurité environnante. Par ci par là les étrilles sont occupées au repas du soir.

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En cherchant bien on trouve assez facilement quelques coryphelles minuscules ou bien des doris beaucoup plus gros mais guère plus mobiles.

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En revenant avec le courant dans la zone des 8 m on croise beaucoup de très belles marguerites jaunes. Elles aiment se fixer sur les ferrailles recouvertes d’algues ou de moules. En ce moment elles se régalent d’une quantité incroyable de gros planctons.

Plongée de nuit du vendredi 28 octobre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 77, Etale : 23h04, Basse mer, temp 15°, visibilité 4 m.

Bilan de la plongée

Par ciel sans lune, la nuit semble bien opressante dans l’allée de terre devant Hortense. Mais bon, au moins, pas de soucis de surpopulation pour s’équiper tranquillement.

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Dès la mise à l’eau, j’étais acceuilli par quelques sars de belle taille et quelques rougets. L’herbe en suspension bien qu’en quantité assez grande ne semblait pas devoir me gêner outre mesure, tant mieux. Quant à l’eau, 3 bons mètres de visibilité, c’était plus que suffisant pour moi.

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Direction Cap au sud dans la zone des 12 m pour chercher les coryphelles. Elles sont encore toutes petites, de 3 à 4 ou 5 mm au maximum.

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Heureusement il n’y a pas que les nudibranches d’intéressants à Hortense. Beaucoup de petits crustacés méritent une petite photo, comme les araignées de anémones ou les crevettes bouquets.

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Les vers plats aussi sont de très beau modèles pour le photographe. Un peu plus rapides que les nudibranches on peut malgré tout prendre le temps de faire quelques poses sympas.

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En remontant dans la zone des 8 m, j’ai croisé quelques autres nudibranches dont cet eolis tricolore de quelques 15 mm de long. Dans la série des trucs tout petits, il y a aussi les serpules. Leur vivacité à réintégrer leur tube protecteur rend difficile une belle prise de vue.

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Si on veut encore plus coloré, il faut s’attarder sur quelques flancs de rochers recouverts d’anémones bijoux. En ce moment, avec l’eau peu turbide, elle offrent de spendides couleurs.

Plongée de nuit du vendredi 21 octobre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 69, Etale : 22h18, Pleine mer, temp 15/16°, visibilité 0,5 à 1 m.

Bilan de la plongée

J’ai longtemps hésité à prendre la route pour aller au Cap Ferret. La faute à une maudite carrie qui me taquine et que je n’ai pas eu le temps de faire traiter, la dévitalisation d’une mollaire ayant été plus impérative. Bref, je me retrouvais vendredi soir à Hortense avec la ferme intention de m’immerger à faible profondeur pour faire sans prendre de risques quelques photos sympas.

C’aurait pu être le cas si à la mise à l’eau une deception m’attendait. Il y avait un peu de clapeau, pas mal de courant, une eau turbide et beaucoup d’algues en suspension.

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Avec 50 cm de visibilité par endroit et à peine 1 m ailleurs, pas facile de trouver de belles choses sur lesquelles s’attarder. Heureusement, les araignées des anémones sont difficiles à louper. Leur jaune citron éclatant permet de les repérer même dans l’eau la plus turbide. C’est un peu plus difficile avec les vers marins qui font aux environs de 2 cm en ce moment.

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Je me suis limité à une profondeur de 8 m pour ne pas prendre de risque avec ma carrie lors de la remontée. A hortense malheureusement, dans cette zone peu profonde on est confronté à de très nombreuses ferrailles, pas facile donc de s’y stabiliser à cause du courant qui était assez puissant et surtout à cause d’une petite houle de surface qui me balotait sans arrêt.

Du coup j’ai pris le temps de regarder un peu plus ce qu’on délaisse parfois, c’est à dire les encroûtements et les marguerites de mers.

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Quelques seiches peu farouches peuplent les rochers d’Hortense, l’occasion de faire quelques photos en plan serré assez surprenantes.

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Les sars semblent avoir déserté le coin que quelques sparaillons et de nombreux tacauds occupent désormais. Pour les nudibranches, il aurait fallu descendre beaucoup plus bas dans la zone des 15 m. Pour l’instant il y en a très peu près de la surface, j’en verrai certement plus la prochaine fois.

Plongée de nuit du vendredi 14 octobre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 88, Etale : 22h58, basse mer, temp 15/16°, visibilité 3m.

Bilan de la plongée

Pas de problème de circulation cette fois pour rejoindre Frédéric, mon binôme, qui m’attendait patiemment à notre rendez-vous de Blagon. Une fois sur place à Hortense, un petit tour rapide sur le front de mer montrait que l’eau aurait au moins 2 m de visibilité, cool.

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Si les tourteaux sont d’une nature très prudente qui les pousse à rester tapis au fond des trous ou des crevasses, les dromies elles n’hésitent pas à s’exposer au regard amusé des visteurs. Impossible de les confondre avec leurs cousins, on les reconnait facilement à la couleur rose clair du bout de leurs pinces.

Mais c’est vers les habitants du lieu de bien plus petites tailles qu’il est intéressant de porter son attention. On peut alors déceler parmi les éponges des nudibranches colorés comme le doris aérolé de 20 millimètres environ ci-dessus. Regarder bien devant sa tête à gauche on devine un jeune macropode.

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Les araignées des anémones sont à peine un peu plus grosses. Il est facile de les repérer du fait de leur couleur jaune éclantante. Beaucoup plus délicat est de dénicher de très jeunes spécimens de cigales de mer. Celui-ci mesurait environ 10 à 12 mm. A ce stade de développement ils ont une robe blanche parfois presque transparente.

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Par endroit on peut rencontrer quelques pétoncles légèrement entrouvertes. La bordure de leur coquille est bardée de petits cils et de nombreuses petites boules noires qui sont en fait les yeux de la pétoncles. En ce moment il y a beaucoup d’espèces de crevettes. La plupart sont très petites, de l’ordre de 10 à 20 mm, mais d’autres sont plus faciles à observer, il s’agit des crevettes bouquets qui peuvent atteindre elles plusieurs centimètres.

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Un peu partout sur les rochers de la surface jusqu’à 20 mètres de fond on peut, si on en prend le temps, trouver de jeunes et magnifiques flabelines roses. Leur taille actuelle est de l’ordre de 2 à 4 millimètres. Il faut avoir l’oeil exercé pour les repérer. A ce niveau de petitesse il est très difficile de réussir une belle photo.

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Comme à chaque plongée de nuit, les anémones bijoux assurent le spectacle du feu de leurs milles couleurs. Beaucoup plus discrets sont les vers planaires. Sur le cliché ci-dessus on peut sur la partie gauche deviner un minuscule nudibranche blanc très difficile à identifier. Sa taille devait être d’environ 2 à 3 millimètres.
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En fin de plongée, dans la zone des 5 à 8 mètres on croise de temps en temps quelques anémones solitaires. Leur panache coloré est vraiment magnifique à observer. Dans les zones sableuses habitent d’autres types de vers marins. Celui ci-dessus est un lanice. Son panache gluant retient grains de sables et autres petits morceaux de rochers ou de coquilles. L’ensemble ressemblerait presque à du patchwork.

Bref une plongée encore une fois très sympa. Le seul hic était la température qui a chuté rapidement à 16° près de la surface et à 15° à 19 m. Dire que c’est juste le début, BBBRRRRRRR, j’aurais bien aimé que l’eau reste à 20° plus longtemps.

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Plongée de nuit du vendredi 7 octobre 2016.

Paramètres

Lieu: St Yves, Coef: 49, Etale : 21h56, Pleine mer, temp 19°, visibilité 2/3m.

Bilan de la plongée

Aller plonger c’est toujours un plaisir, mais franchement,se farcir 30 kms de bouchons, ça, ça l’est beaucoup moins. De quoi maudire Bordeaux et ses voies de circulation saturées. Avec un peu de chance heureusement j’ai pu arriver à Arcachon sans être trop en retard pour retrouver mon binôme Frédéric.

joli-congre-arcachon-octobre-2016-p2n raie-torpille-aracachon-octobre-2016-p2n

Comme pour les dernières plongées, je n’avais emporté que ma GoPro et les photos ci-dessus ainsi que les suivantes sont extraites de plusieurs petits clips. Cela explique une qualité toute relative.

En suivant le pérey on rencontre plusieurs abris de bétons ou quelques épaves près desquels congres et raies torpilles trouvent refuge.

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Les étrilles sont peu nombreuses devant Arcachon, elles préfèrent les enrochements du nord du bassin. Par contre les dromies y ont élu domicile sur les péreys. En ce moment ont y croise aussi quelques jeunes lièvres de mer. Le lièvre de mer, ou aplysie, est un animal vraiment étonnant à voir nager, un vrai régal pour les yeux.

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Plus rares sont les barbus. Leur coloration sable les masque à la vue et il faut vraiment avoir le coup d’oeil pour les dénicher à moitié recouverts de sable. Les soles par contre sont nombreuses devant Arcachon où elles fréquentent toute l’année les bancs de sable entre la surface et 15 m de fond. La plupart sont de jeunes spécimens mais on peut y croiser quelques adultes de belle taille.

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Toute la plongée des bancs de lieux jaunes vous accompagnent. La lumière des phares les attirent. Mais les jeunes lieux sont des poissons nerveux taillés pour la vitesse. Ils vous passent à côté à toutes vitesse avant de disparaître dans l’obscurité de la nuit. Les bars eux sont plus tranquilles. La nuit ils chassent près de la surface. Pourtant on peut en croiser quelques-uns qui se prélassent tranquilement posés sur le sable ou à l’abri du courant dans un trou entre les rochers.

petite-sepiole-arcachon-7-octobre-2016-p2n gros-grindin-arcachon-octobre-2016-p2n

Avec un peu de chance la lumière des phares attire une petite sépiole. Ce n’est pas un bébé seiche comme on pourrait le croire mais un petit mollusque qui mesure à peine 5 cm une fois adulte. C’est vraiment un vrai plaisir d’en voir une nager avec soi pendant quelques minutes.

Septembre et octobre permettent la rencontre de quantités de rougets sur les plateaux sableux mais également quelques plus rares cousins des rougets: les grondins perlons. Leur coloration rouge permet de les repérer facilement. Ils sont peu farouches et on peut ainsi très facilement les approcher. Un régal pour photographe.

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Plongée de nuit du jeudi 22 septembre 2016.

Paramètres

Lieu: La Vigne, Coef: 70, Etale : 22h35, Pleine mer, temp 20°, visibilité 2/3m.

Bilan de la plongée

Petite visite au ponton du Port de La Vigne en arrivant, histoire de voir la turbidité de l’eau et discuter 2 minutes avec les pêcheurs de calmars. Bon, 2 mètres c’était pas terrible mais bon, comme dit Frédéric, on a vu pire.

Pas mal de courant à la mise à l’eau mais rien de désagréable. Il faut dire que sur un coef de 70, se mettre à l’eau 1h30 avant l’étale c’est normal d’avoir un peu de courant.

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L’endroit est largement peuplé de jeunes rascasses qui se laissent assez facilement approcher.

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Les rougets aussi semblaient d’humeur tranquille, tant mieux, j’aime bien m’arrêter pour les regarder.

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Par ci par là on pouvait croiser dans le sable quelques petites seiches et des soles immobiles.

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Les sar aiment bien être en bande de plusieurs individus, mais on en croise aussi en solitaire.

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A un moment donné, j’ai vu débouler une masse informe emportée par le courant. C’était en fait un lièvre de mer de couleur verdâtre, une couleur assez curieuse.

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Un autre lèvre de mer, d’une couleur plus violassée plus classique, semblait décidé à passer la nuit au calme accroché à un pan de rocher. C’était pas le seul, une jeune vieille avait décidé d’en faire autant bien calée sur le flanc la tête en bas.

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Les anémones bijoux ont colonisé certains rochers ou certains ouvrages de béton. C’est vraiment agréable de les observer. Leurs couleurs très varièes font merveille sous la lumière des phares. Un peu plus loin sur le chemin de retour j’ai croisé une orange de mer. Curieux nom pour cette éponge de 6 à 8 cm de diamètre.

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Les coquilles d’huitres vides sont si nombreuses sur le plateau sableux qu’on pourrait croire que c’est un camion benne qui est venu là poser son chargement. Plusieurs murs immergés sont recouverts également d’huitres sauvages vivantes ou mortes en grande quantité. Les anémones vertes juvéniles sont elles très nombreuses dans les feuilles de zostères. Pour en voir de plus grosses, ils faut aller chercher avec un peu de chance dans le sable.

Bref, une sortie de l’eau après 1h30 de plongée, ça c’est top. Il restait 100 bars dans les blocs, on aurait finalement pu rester un peu plus longtemps, mais bon, quand on travaille le lendemain, faut penser à être raisonnable. Le bassin c’est loin de tout et il était temps de rentrer à la maison. Rendez-vous pris pour une prochaine fois à St Yves pour changer, on verra bien si l’endroit redevient visitable avec plus de visibilité, je l’espère.

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Plongée de nuit du mercredi 14 septembre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 72, Etale : 22h40, Basse mer, temp 20/21°, visibilité 3m.

Bilan de la plongée

Plonger à Hortense c’est presque toujours avoir des surprises. Mercredi soir je m’attendais à avoir une eau très chargée des restes de la petite tempête orageuse de la veille. Et bien pas du tout, l’eau sans être très claire, fallait quand même pas rêver, l’eau donc, nous laissait presque 3 mètres de visibilité. Là, déjà, ça rassure à la mise à l’eau. Deuxième surprise agréable, la température sur cet étale de basse mer était revenue à 20, 21° C, de quoi nous satisfaire moi et mes deux sympathiques Frédérics partenaires. Moi ça va, je ne suis pas particulièrement frileux, mais j’en connais un des deux qui prendrait bien une combie chauffante s’il pouvait !!

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Les rascasses sont toujours aussi peu remuantes, c’est facile de les approcher et de profiter de leurs postures immobiles pour prendre quelques photos ou quelques clips vidéos.

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Certains rochers sont colonisés par des anémones de la famille des marguerites jaunes du plus bel effet. Les Thaïs, des mollusques ressemblant énormément à des bulots, aiment bien ces rochers et n’hésitent pas à y déposer quantités de leur oeufs.

Le problème de plonger à Hortense à plusieurs quand on fait de la photo, c’est que si les autres ne se rendent pas compte que vous êtes arrêté, et bien vous les perdez de vue et avec l’eau trouble, ben pas facile ensuite de se retrouver. Vu que je n’avais pas envie de passer mon temps à chercher mes deux Frédérics tout le reste de la plongée, lorsque je les ai perdu de vue j’ai tout simplement décidé de ne les retrouver qu’au passage sur le chemin du retour. Le courant n’étant pas violent j’en profitais pour descendre dans le chenal après avoir rendu visite à la statue du dauphin.

Le chenal s’est légèrement creusé semble-t-il, à 26m il continuait de descendre lentement. Du coup, j’ai fait demi-tour tranquillement. Le fond est sensiblement plat. il est recouvert de moules sauvages, de détritus organiques dans lesquels ont trouve beaucoup de crabes poilus et quelques étoiles de mer venues chercher pitance dans les moules, tout comme de grosses araignées de mer avaient décidé de le faire également.

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En remontant doucement parmi les rochers je suis tombé presque nez à nez avec une raie torpille qui nageait face à moi. Malgré le courant encore assez fort, je me suis appliqué à la suivre tantôt au-dessus d’elle, tantôt en dessous, tout en la filmant avec ma GoPro.

Pas si facile que ça à faire, il faut en même temps surveiller la bête, cadrer l’image sur le minuscule écran de la caméra et surveiller devant soi qu’il n’y a pas d’obstacles dangereux.

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Un peu plus haut dans les rochers on rencontre quantités de dromies. Ces crustacés ressemblent à des tourteaux. On peut facilement les reconnaître à la couleur rose des doigts de leurs grosses pinces.

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Les sars et les oblades semblent avoir déserté les lieux depuis pas mal de temps. Par contre on croise encore de petits sparaillons solitaires. Bien qu’apparentés, ils ont le corps moins haut que le sar et leurs nageoires pectorales sont en général d’une couleur jaune assez marquée.

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Les jeunes congres sont moins frileux que leurs ainés, ils n’hésitent pas à chasser hors de leur trou dès la tombée de la nuit. Mais pour le moment, les habitants les plus nombreux du macif sont les tacauds qui déambulent en solitaire ou en petites troupes de 3, 4 individus ou plus.

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Avec les dromies, en faisant bien attention de ne pas les effrayer, on peut rencontrer quelques rares cigales de mer. Elles sont bien plus petites que leurs cousines de méditérannée. C’est une espèce protégée dont la population à Hortense varie fortement d’une année à l’autre.

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D’autres habitants du massif se fondent dans le paysage, c’est le cas des macropodes (essayez donc de le trouver sur la photo de gauche ci dessus). Ce sont de minuscules crustacés aux bras très longs et fins. Plus loin, de jeunes sèches attendaient bien patiemment, parfaitement camouflées et prêtes à bondir sur le malheureux petit poisson qui ferait l’erreur fatale de leur passer devant.

Etait-ce une conséquence de la tempête de la veille ? la marée a tourné presque 30 minutes en retard sur l’horaire prévu dans les annuaires des marées, très curieux.

Dernière surprise de la soirée, et non des moindres, en rentrant à faible profondeur dans la zone des 5 mètres, je suis tombé à nouveau sur l’épave du dauphin. Après un instant d’incrédulité à vérifier mes instruments, pas de doute, j’étais bien à 5 m et la statue du dauphin était bien celle que j’avais croisée à 19m en début de plongée. Bref, vu que la bestiole ne pouvait manifestement pas nager, j’en concluais que c’était forcément deux autres plongeurs croisés avant la mise à l’eau qui s’étaient amusés à venir déplacer la statue.

Une fois à terre ils me confirmaient de vive voix que c’était bien eux les acteurs de ce changement de profondeur. Leur objectif était de positionner à faible profondeur ce symbôle du bassin pour le rendre accessible aux néophites et aux baptemes de plongée. Finalement l’idée n’est pas saugrenue mais un peu indélicate tout de même quand on sait qu’en fait de statue il s’agit en réalité d’une stèle mortuaire. Bon, comme personne ne le sait, ça ne choquera pas non plus les poissons du coin. La seule chose qu’un des deux Frédéric à soulevé en plaisantant en sortant de l’eau était que finalement on avait la chance, on était du coup les derniers à avoir vu la statue au fond à 19 m et les premiers à l’avoir retrouvée près de la surface par moins 5 m.

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Plongée de nuit du jeudi 8 septembre 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 45, Etale : 22h17, Pleine mer, temp 18°, visibilité 0,5 à moins d’1 mètre.

Bilan de la plongée

Le bassin d’Arcachon, ce n’est vraiment plus comme avant. Je dirais même que depuis qu’il est devenu un parc marin, c’est une vraie catastrophe écologique sous-marine.

L’eau est devenue tellement turbide qu’elle en devient presque dangereuse. Hier soir par exemple, la visibilité dépassait à peine 50 cm. Le 29 aout la température de l’eau était de 22°, hier soir, alors même que le mois de septembre n’a jamais été aussi chaud, la température était seulement de 18°, du jamais vu pour moi. Moins quatre degrés, je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais c’est tout simplement allucinant en quelques jours à peine sous la canicule.

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De la surface jusqu’au fond à plus de 20 m, une épaisse couche de détritus végétal recouvre tout. L’eau elle même en est saturée. Impossible de faire une photo dans ces conditions, les particules sont incroyablement nombreuses et de tailles énormes. Dans la zone des 20 m les berthelles, ces nudibranches géants à la couleurs rouge orangée éclatante, ne semblent pas génés pour autant.

petite-anemone-p2n anemone-p2n

Quelques anémones dépassent encore à travers ce manteau végétal anormal.

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Bon, avec un peu de chance nous sommes tombés vers les 18, 19 m de fond sur un beau homard. Près de son trou il gardait les restes d’une méduse dont il semble à priori très friand.

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Toute la zone est en train de voir éclore une multitude de très jeunes et minuscules nudibranches de beaucoup d’espèces différentes, certains rochers ressemblent presque à des nurseries. Il faut avoir vraiment l’habitude pour les voir, ils mesurent moins de 2 à 3 millimètres. Heureusement, nous avons pu voir pour nous distraire 2 très jolis, très fins mais très petits syngnathes

La zone est également un vrai repère de raies torpilles de toutes tailles, avec si peu de visibilité, c’est très dur de les voir. Alors il faut vraiment faire attention où l’on met les mains.

Bref, une sortie qui ne sera pas à garder dans les annales, c’est sûr.

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Plongée de nuit du mardi 29 aout 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 68, Etale : 22h21, Basse mer, temp 22°, visibilité 3 à 3.5 m.

Bilan de la plongée

J’ai presque perdu l’habitude de faire des plongées au bassin en palanquée de 3. Hier soir c’était donc l’occasion d’en refaire une en agréable compagnie avec Frédéric et Gaëlle.

Les bijoux jaunes p2n Les anémones bijoux p2n

Pour moi c’était encore une sortie GoPro. Je voulais essayer une lentille macro. En fait de macro, il s’agissait plutôt au vu des résultats d’une petite bonnette d’approche permettant juste de faire une mise au point à 20 cm au lieu de 40 environ. Les rochers recouverts d’anémones bijoux font un sujet idéal. Au moins eux ils ne risquent pas de s’échapper.

Tacauds p2n tacaud 2 p2n

Les tacauds n’aiment pas beaucoup se laisser approcher, même la nuit. Mais si on est patient, il suffit de ne pas bouger et comme beaucoup d’autres poissons, la curiosité les pousse à venir plus près des lampes sans que je sache vraiment si c’est la lumière ou la chaleur qui les motive.

lieu jaune p2n petite anémone p2n

Les lieux jaunes sont des poissons hyperactifs et ultra rapides. Impossible de prendre son temps pour leur tirer le portrait. En général ils sont en bancs de plusieurs dizaines d’individus qui fendent l’eau à toute vitesse. Mais hier soir ils étaient bien moins nombreux et plutôt assez lents, en tous cas juste assez pour tenter une prise de vue. Les anémones minuscules qui ornent quelques rochers ne risquent pas de décamper, par contre elles sont sensibles à la lumière des phares et elles se ferment rapidement si on les éclaire de trop près.

Raie torpille 1 p2n Raie torpille p2n 3
D’autres poissons sont peu farouches et plutôt lents lorsqu’ils se déplacent, c’est les raies torpilles. Hier soir, les rochers d’Hortense en abritaient une grande quantité. Elles se protègent du courant dans des anfractuosités. Il faut faire juste attention à ne pas poser une main maladroite sur l’une d’elle, à moins d’avoir envie de voir ce que leurs organes électriques sont capables de produire.

Ponte de thaïsp2c cigale p2n

Il y a encore beaucoup de Thaïs en train de pondre leurs pacquets d’oeufs sur les flancs de quelques petits rochers. Encore plus rare hier soir, une très jolie cigale de mer. D’habitude ces petits crustacès sont très craintifs. Celle d’hier soir ne l’était pas du tout semble-t-il.

congre1 p2n congre 2 p2n

Avec un peu d’attention, on peut facilement apercevoir le bout du museau de quelques congres. La plupart se retirent assez vite au fond de leur trou. Mais avec un peu de chance si on ne bouge pas, ils sortent prudemment la tête pour venir voir les lumières qui hantent les rochers alentour. De nombreuses crevettes bouquet se baladent à l’entrée de leur tanière. Je me demande si elles ont conscience que les congres pourraient n’en faire qu’une bouchée.

Bref une plongée très sympa comme d’hab.

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Plongée de nuit du mercredi 24 aout 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 70, Etale : 22h58, Pleine mer, temp 19/20°, visibilité 1,5 à 2.5 m.

Bilan de la plongée

Heureusement que c’est pas tous les soir que cela m’arrive, j’avais oublié de charger la batterie de la cam. Donc pour ce petit bilan, pas de photo mais j’y rtetourne bientôt donc il ne faudra pas attendre longtemps.

2 m de visibilité c’est pas terrible pour bien profiter de la balade, mais bon, comme on dit, faut bien s’adapter. S’adapter, oui bien sûr , encore fallait-il qu’on ne palme pas trop fort pour ne pas soulever la quantité énorme de fragments d’algues qui jonchait le sol et une bonne partie des rochers. Ces algues ressemblent à des Cladostephus spongieux mais là je ne suis pas sûr du tout. Voici un exemple d’une photo prise il y a quelques temps déjà, avis aux spécialistes.

Doris à taches d'or p2n

Petite visite obligatoire au dauphin et à l’hippocampe. Quel plaisir de le trouver encore debout. On a quand même remis plusieurs grosses pierres sur le socle. Le week-end prochain on a de grosses marées, espérons que ça tienne.

Pas mal de choses à voir hier soir: du lieu jaune, des tacauds, des étrilles et des araignées bien sûr mais pas de chance, aucun calmar. Par contre 2 homards dont le plus gros devait bien atteindre 50 cm en taille réelle vu la taille apparente énorme qu’on voyait avec le masque.

Avec des verres correcteurs sur le masque, la plongée devient tout de suite différente si on se lance à la recherche des nudibranches. Et des nudibranches hier soir il y en avait beaucoup de plein d’espèces différentes. Beaucoup oui, mais tellement minuscules que pour les voir il fallait vraiment avoir l’habitude. Leur taille devait être de l’ordre du millimètre voire 2 mm à peine. C’est donc des jeunes de la dernière ponte. Il va falloir revenir avec une lentille grossissante très puissante pour réussir quelques photos.

On verra ça en plongée la semaine prochaine.

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Plongée de nuit du mercredi 17 aout 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 82, Etale : 23h50, Basse mer, temp 21°, visibilité 1.5 m au descendant comme au montant.

Bilan de la plongée

Ca y est, les vacances sont presque finies, je vais reprendre mes vieilles habitudes. Autant commencer par vous retrouver ici pour parler de ma dernière plongée au Bassin hier soir.

La première impression à la mise à l’eau était que la plongée allait être assez désagréable avec 1,5 à 2 mètres de visibilité au mieux. De toutes façon hier soir, j’étais simplement équipé d’une caméra et de deux lampes. Finalement c’était un très bon choix car il y avait beaucoup de grosses particules.

Les photos suivantes sont extraites de petits clips vidéos faits avec ma GoPro. La qualité est donc limitée en photo, mais pour autant je trouve que les clichés se laissent regarder avec plaisir.

Le dauphin p2n L'hippocampe p2n

Direction le sud en descendant progressivement sur le tombant jusqu’à 18 m, cela nous menait directement sur la statue du Dauphin. Le pauvre semble bien malheureux couché sur le flanc la dorsale penchée. Près de lui gisait également le fameux hippocampe du bassin, écroulé lui aussi sur le sable. Mon sang n’a fait qu’un tour et je me suis mis à tenter de le redresser. Frédéric mon binôme m’a aider ensuite à stabiliser le socle avec de grosses pierres. Je ne sais pas si la bête va rester debout longtemps mais bon, elle avait fière allure quand on l’a quitée.

seiche a l'arret p2n Congre aout 2016 p2n

Seiches et congres sont les habitants familiers de la digue mais c’est toujours un plaisir de les prendre en photos.

araignee dans les bijoux p2n Etrille aout 2016 p2n

Araignées et étrilles se laissent aussi tirer le portrait sans trop se soucier du photographe, tant mieux, je n’avais pas envie de leur courir derrière.

la vénus p2n le cul de la vénus p2n

Un peu plus loin, dans la zone des 16 mètres, Frédéric agitait sa lampe. L’attraction vallait le déplacement. Sortant de la brume des particules une forme fantomatique montrait maintenant ses galbes. Nous venions de tomber sur un de nos objectifs de la soirée: la Vénus. Pour une fois qu’il y avait quelque chose de presque érotique sous l’eau, j’en ai profité pour prendre un film sous tous les angles. Manifestement elle n’a pas pris ni une ride ni un kilo de plus. Et après y en a qui refuseront de croire que la plongée ça conserve…..si si, ça conserve.

cigale 2 p2n cigale 1 p2n

Moi je suis un peu sourd (j’en connais qui disent que je le suis beaucoup), du coup je n’entendais pas les petites cigales de l’atlantique jouer leur sérénade à la Vénus.

Frédéric et son copin calmar p2n petit calmar p2n

Peu importe, le clou du spectacle c’était pour la 100° plongée de Frédéric la rencontre magique avec un calmar ultra sympatique qui voyant deux rigolos faisant des bulles décidait de lacher le petit prêtre qu’il s’apprétait à dévorer pour venir s’amuser avec nous. Le tour de folie à duré plusieurs longues minutes pendant lesquelles ce spendide mollusque est venu se laisser carresser des mains et filmer autant qu’on le voulait. Un souvenir inoubliable. Un peu plus loin sur le retour, un autre petit calmar fouillait le plateau sableux à la recherche de proies à sa taille. Mais pour nous il était temps de rejoindre la voiture, l’heure tournait sans nous attendre. Vivement la prochaine plongée.

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Plongée de nuit du dimanche 10 juillet 2016.

Paramètres

Lieu: St Yves, Coef: 59, Etale : 22h36, Pleine mer, temp 21°, visibilité 1.5 m, 2 m au mieux.

Bilan de la plongée

Une plongée un soir de finale de foot, c’est le pied, pas grand monde sur la route et l’assurance de ne trouver personne sous l’eau. Bon faut reconnaitre que pour qu’il y ait foule sous l’eau à St Yves à Arcachon, ben c’est pas très souvent, surtout en horaire tardif.

Volant d'épave p2n jeune congre p2n

Il n’y a pas grand chose à voir sur le perrey de la ruelle St François juste à l’est de la jetée de la Chapelle. Le mieux est donc de balader tranquillement en recherchant l’épave d’une ancienne vedette coulée volontairement à cet endroit par 17 m de fond. Après avoir fait le tour de l’épave et de son célèbre volant (voir photo, ci-dessus), rien à signaler, ni congre, ni autre attraction. Par contre un peu plus loin on pouvait croiser la route de quelques jeunes spécimens en recherche de proies.

seiche juillet 2016 p2 seiche 2 p2n

Les seiches non plus ne sont pas nombreuses et celles que l’on rencontre sont de taille relativement modeste.

torpille p2n raie torpille 1 p2n

Par contre il y a un peu partout de belles raies torpilles, que ce soit au sein des blocs rocailleux ou sur les plateaux de sables fins. Attention, certaines sont enfouies sous le sable et seuls leurs yeux dépassent, Il est donc prudent de ne pas poser les mains n’importe où au risque de prendre une décharge électrique douloureuse si une raie prend peur et cherche à se défendre.

Le regard flamboyant du congre p2n tete de congre 2 p2n

Dans la zone au-dela de 15 m de jolis congres ont trouvé des abris d’où par curiosité ils sortent timidement la tête pour étudier la lumière des phares. Même avec de l’eau trouble il est possible de leur tirer un joli portrait.

crenilabre p2n anémone des sables p2n

La zone semble avoir été désertée par les bancs de sars et les rougets. On a tout de même croisé un labridé en train de dormir tête en bas bien calé entre deux rangées de tubes d’hermelles. Une autre rencontre intéressante car peu courante a été celle d’une anémone des sables de belle taille. La transparances de ses tentacules la rendait très difficile à discernée sur le fond sableux. Dommage qu’on n’ait pas vu de cérianthes, ils ne semblent pas avoir survécu aux longues semaines de dragages.

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Plongée de nuit du dimanche 3 juillet 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 90, Etale : 23h38, Basse mer, temp 21°, visibilité 1.5 m au descendant comme au montant.

Bilan de la plongée

S’il y a une chose de bien lorsqu’on plonge tard au bassin, c’est qu’il n’y a personne sur la route, et comme en plus il y avait dimanche soir la France qui jouait en quart de finale de l’euro, alors là, c’était carrément royal.

Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes si l’eau avait été claire, malheureusement ce n’était pas le cas, surtout sur le montant avec plein de particules et surtout des touffes d’herbes en grandes quantité de la surface jusque dans le chenal, pas très agréable.

crabe poilu 3 juillet 2016 p2n Crabe poilu p2n

Les crabes ont envahi l’endroit, on en trouve en proportion importante à tous les niveaux, par contre les araignées de mer semblent avoir subi une forte prédation car elles devraient être beaucoup plus nombreuses à cette époque.

Cigale centée 3 juillet 2016 p2n Gros plan 3 juillet 2016 p2n

Tous les crustacés ne sont pas forcément visibles, soit qu’il y en ait très peu comme cette cigale de mer, soit parce qu’ils sont tellement petits qu’ils en restent impossibles à observer sans une loupe puissante comme cette magnifique petite bestiole qui ressemble à une mante religieuse qui s’appelle une caprelle. Taille maxi 4 mm.

Dahlia de mer 1 juillet p2n serpule 3 juillet 2016 p2n

Il y a beaucoup de belles choses à observer si on prend la peine de s’en donner le temps sans avoir sans arrêt le nez sur le profondimètre ou le manomètre. C’est par exemple le cas des dahlias de mer que l’on trouve coincés au pied des rochers dans des zone où ils peuvent s’enfoncer dans du sable vaseux. Les serpules aussi sont magnifiques, 2 cm de diamètre à peine. Les serpules sont des vers marins au panache magnifique, dommage qu’il y en ait beaucoup moins en été qu’en hiver quand l’eau est froide.

Anémones bijoux vintages  p2n Jeux de lumières p2n

Les anémones bijoux restent l’attraction favorite du site d’hortense. elles sont abondantes et absolument sublimes à observer la nuit.

Jolie blennie 3 juillet 2016 p2n sépiole 1 3 juillet 2016 p2n

En cherchant bien dans les trous des rochers au milieu des colonies d’anémones ou de moules, on peut la nuit s’attarder à observer les blennies. Ces petits poissons sont attachants tant leur comportement est parfois plein d’humour. La lumière des phares attire certains poissons ou mollusques. C’est le cas des minuscules sépioles ou des calmars qui commencent à arriver au bassin et que l’on ne peux observer facilement que la nuit.

Bref, encore une plongée intéressante, vivement les prochaines.

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Plongée de nuit du jeudi 30 juin 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 66, Etale : 20h37, Basse mer, temp 20°, visibilité 2.5 m au descendant, presque 4 m au montant.

Bilan de la plongée

Plongée de bonne heure c’est sympa pour rentrer de bonne heure mais ça laisse aussi à beaucoup de monde l’envie de faire pareil, c’est normal. Bref en arrivant à Hortense, un grand nombre de plongeurs semblait avoir décidé de mouiller la combie en même temps que moi et Frédéric. Au final il devait bien y avoir plus de 20 plongeurs sous l’eau trente minutes plus tard.

Ponte de Pourpres P2n Homard 30 juin 2016 p2n

Les pourpres, que l’on appelle aussi bouches de sang ou bien thaïs, sont en pleine période de reproduction. On en voit à peu près partout de 5 m jusqu’au fond du chenal. Ils se regroupent par lots de 10 à 20 individus et déposent de grosses et abondantes grappes d’oeufs. En prenant le temps de bien chercher on peut aussi en ce moment observer quelques magnifiques homards qui, je l’espère, seront toujours en vie après la saison estivale.

Dahlia de mer p2n tacauds p2n

Par-ci par-la, quelques dahlias de mer très colorés ornent magnifiquement les pieds de rochers tandis que les tacauds se baladent en petits bancs entre les rochers, légèrement incommodés par la lumière des phares.

Phoronidiens p2n clavelines p2n

Quelques taches blanches presques transparentes ondulent dans le courant. Sur la photo de gauche on reconnait les fragiles phoronidiens qui vivent en colonies dans la zone des 5 à 10 mètres. A l’abri sous quelques plafonds rocailleux, les clavelines sont bien moins nombreuses. Est-ce à cause de la température de l’eau ou plutôt du fait d’une prédation importante par de nombreux mollusques ? Il serait intéressant d’étudier la question.

Anémone solitaire juin 2016 p2n Anémone bijoux blanches superbes p2n

Les nudibranches aussi se retrouvent moins nombreux, heureusement ils nous reste de belles photos à faire avec les anémones solitaire ou les magnifiques anémones bijoux.

Doris à taches d'or p2n

Même moins nombreuses qu’il y a encore 2 mois, les limaces de mer assurent toujours un superbe spectacle, comme par exemple ce très joli doris à tache d’or d’environ 15 à 20 mm. Attention, loupe obligatoire pour pouvoir en profiter.

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Plongée de nuit du vendredi 24 juin 2016.

Paramètres

Lieu: St Yves à Arcachon, Coef: 78, Etale : 21h10, pleine mer, temp 20°, visibilité 2m avec beaucoup de grosses particules, mer légèrement houleuse à cause d’un vent de nord assez puissant.

Bilan de la plongée

Le plus dur pour cette plongée aura finalement été de m’y rendre. 2h30 de route pour rejoindre le bassin ça fait pas aimer les bouchons autour de Bordeaux.

Quant à l’eau, pas terrible, beaucoup de grosses particules qui allaient rendre la prise de vue presque impossible.

Anémone P2N raie torpille P2N

L’objectif de la plongée n’était pas de faire du film ou de la photo mais plutôt une promenade découverte pour Frédéric, mon binôme de la soirée. Donc nous avons fait un petit circuit écourté malheureusement du fait du changement de marée et du courant fort qui en découle. Cependant on peut faire en balade à cet endroit de chouettes rencontres comme des anémones de sable plutôt rares. Attention tout de même aux plongeurs qui ont la tête ailleurs, dans le sable se cachent de jeunes raies torpilles qui pourraient se faire un grand plaisir de lâcher une décharge électrique douloureuse si on leur met la main dessus sans les avoir vues.

L’endroit est un petit cimetière d’épaves. L’une d’elles est particulièrement bien conservée, une attraction sympa à 18 m de fond sur le perrey perpendiculaire à la plage. Avec un peu de chance on voit à cet endroit congres et jeunes homards.

Ascidies P2N Lime P2N

Ils n’y a pas que les poissons et les crustacés qui peuvent attirer l’attention. La plupart des plongeurs n’y prête pas attention mais quelques petites colonies d’animaux marins sont surprenantes comme cet ensemble de didemnidaes accrochés sur les vieilles cathédrales de sable agloméré d’hermelles, un petit ver tubicole. La lime est un petit bivalves étonnant d’environ 3 à 4 cm. Sa couleur rouge orangée ne lui laisse que peu de chances de passer inaperçue en journée. Aussi il est plutôt rare de la croiser en fin de journée comme hier soir, c’est plutôt un animal nocturne qui préfère rester à l’abri de son nid ou cachée sous un rocher.

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Plongée de nuit du vendredi 18 juin 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 64, Etale : 22h34, basse mer, temp 19-20°, visibilité 2,5 m, fines particules. Mer calme.

Bilan de la plongée

Avec les reprise des draguages et une semaine à la météo agitée, on se demandait bien si l’eau du Cap Ferret allait nous réserver une agréable surprise. En fait de surprise, c’est le ciel qui nous en réservait une bonne avec des sceaux d’eau à notre arrivée.

Ponte de mollusques P2N Anémone solitaire juin 2016  P2N

Dans la zone des 15 mètres on croise en quantité des mollusques que pendant longtemps j’ai cru être des bulots. J’ai appris récemment qu’il s’agit en fait de pourpres, encore appelés « bouche de sang ». Ils se reunissent en groupes nombreux autour de leurs gros pacquet d’oeufs. Certaines anémones sont moins nombreuses comme cette anémone solitaire refermée sur elle-même.

Tete de congre P2N Homard  juin 2016 P2N

Dans le zone des 18 à 25 mètres les congres de belles tailles sont normalement nombreux mais nous n’en avons vu que quelques uns de tailles modestes. Par contre nous avons aussi croisé de gros et magnifiques homards. Avec eux c’est toujours une rencontre qui procure un réel plaisir.

Planaire 1 P2N planaire 2 P2N

En ce moment c’est aussi l’époque du retour des vers marins de type planaire. Ces petits animaux sont parfois assez faciles à trouver près des bouquets de clavelines qui n’ont pas encore été dévorées par quelques prédateurs.

Labre au repos  P2N Dromie juin 2016 P2N

Il y a finalement assez peu de poissons en ce moment dans les rochers du Cap Ferret. On en croise tout de même en train de dormir tranquillement comme ce jeune labridé. Ailleurs c’est avec les crustacés qu’on fait de nombreuses rencontres. Cette dromie par exemple semblait assez perplexe quant à l’attitude à adopter devant mes lampes: fuir ou attendre que les lumières disparaissent ? finalement elle n’a pas bougé d’un cil, tant mieux, c’était beaucoup plus facile pour faire une photo.

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Plongée de nuit du vendredi 10 juin 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 64, Etale : 22h09, Pleine mer, temp 18°, visibilité 5 m, fines particules. Mer calme mais fort courant.

Bilan de la plongée

Clavelines P2N Roches et ferrailles P2N

Plonger sur pleine mer au Cap Ferret, c’est toujours prendre le risque de trouver du courant. Et du courant on en a eu évidemment, mais bon pas de quoi se plaindre on l’avait cherché un petit peu en tentant une balade du côté du blockhaus. Heureusement, il y a plein de choses à voir comme les clavelines, surtout si la visibilité s’y prète. De plus, la mise à l’eau étant de bonne heure en fin de soirée, la lumière ambiante permettait de bien se rendre compte des enchevestrements de blocs rocheux et de ferrailles. Pas de doute, la zone doit être fréquentée avec prudence.

Seiche au repos P2N Seiche juin 2016 P2N

Les seiches fréquentent sans problème les rochers d’Hortense. Celles-ci attendaient tranquillement la venue de la nuit pour partir en chasse.

Blennie 2P2N Planaire P2N

En prenant le temps on croise dans la zone des 10 m de nombreuses blennies. De nombreux autres poissons sont revenus coloniser la digue, ça laisse présager des plongées agréables pour les débutants. Un habitant beaucoup plus rare se tenait immobile sur un flanc vertical de rocher. C’était un petit ver marin, un planaire. Lui aussi devait attendre la pleine nuit pour aller chercher sa nourriture.

homard bleu P2N homard P2N

Mais le clou du spectacle hier soir c’était de rencontrer 2 magnifiques homards bleus de l’atlantique. Le plus gros paraissait monstrueusement grand bien qu’il reste loin de nous au fond de son trou. En tous cas, un vrai plaisir pour les yeux et un très bon souvenir.

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Plongée de nuit du samedi 3 juin 2016.

Paramètres

Lieu: Hortense, Coef: 92, Etale : 23h01, Basse mer, temp 19°, visibilité 2,5 m, beaucoup de fines particules. Mer calme.

Bilan de la plongée

En sortant de la voiture, pas de bruit du ressac des vagues de l’océan se fracassant sur la dune de l’autre côté de la presqu’île. En général c’est plutôt bon signe pour avoir une eau claire. Mais en me mettant à l’eau j’étais moins confiant, l’eau était claire, certe, mais pas autant que j’aurais voulu.

En effet j’étais parti dans l’idée de descendre dans la zone des 20 m et de filmer l’ccumulation des énormes rochers à cet endroit. 2,5 m à tout casser avec beaucoup de particules fines c’était pas suffisant. Bon, autant faire autre chose, par exemple descendre sur le banc de sable du chenal voir un peu se qui s’y trouve.

Crabe poilu P2N Décapode P2N

En fait de sable, le fond est recouvert d’un tapis de toutes petites moules dans lesquelles se baladent des crabes poilus en quantité ainsi que d’autres petits décapodes tout aussi étonnants.

Anémone solitaire P2N Dahlia 2 Fb

Juste quelques mètres plus haut entre 23 et 18 mètres, c’est le domaine des anémones. Il y en a une grande variété de la plus petite, presque minuscule, au gros dahlia de mer. Toutes ont des couleurs à faire rêver un peintre. Il n’y a pas à dire, la nature a bon goût.

Bouquet bijoux mauves P2N Anémones bijoux et éponges P2N

Les gros rochers sont bien stabilisés à cette profondeur et les colonies d’anémones bijoux en profitent pour s’agrandir. C’est un spectacle haut en couleurs magnifique à découvrir.

Flabeline sur bulot P2N Berthelle P2N
Même à 21 m profondeur ont trouve beaucoup de nudibranches comme cette minuscule flabeline en train de se laisser transporter par un bulot ou cette énorme berthelle à la recherche d’autres partenaires.

Crenilabre tete tournée P2N lièvre de mer P2N

50 minutes au fond déjà !! Bon, pour tenir encore 40 minutes il fallait remonter dans la zone des 8 mètres. Après avoir fait un petit coucou à la statue de la Vénus que j’ai croisée toujours debout et bien droite à une profondeur de 16 m, j’ai profité du paysage sous-marin pour flâner tranquillement entre les rochers. On y trouve toujours quelques petits animaux colorés. Certains sont assez rares à cet endroit comme ce labre en train de dormir ou encore cet énorme lièvre de mer de deux mains de long qui s’était caché à l’abri du courant.

Bref, encore une plongée de rêve, 19 degrés dans l’eau et autant dehors, ça donne vraiment envie d’y revenir très vite.

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Plongée de nuit du samedi 28 mai 2016.

Paramètres

Lieu: La Vigne, Coef: 56, Etale : 22h53, Pleine mer, temp 17°, visibilité 4 m, beaucoup de grosses particules mais bonne visibilité générale. Mer calmes.

Bilan de la plongée

Plonger seul c’est pas très rigolo pour faire le trajet mais bon, quand on s’y prend au dernier moment on a pas le temps de planifier la sortie à plusieurs, surtout quand le binôme habituel se la coule douce dans les mers chaudes.

Anémone P2N Anémones bijoux  P2N

Le spot de plongée de La Vigne n’est pas très profond et pas très rocailleux non plus, dès 4 m on se trouve presque déjà sur le plateau sableux. Heureusement même dans le sable on trouve de belles choses à voir comme de grosses anémones. Si on veut rester dans les rochers près du bord, les anémones bijoux se partagent l’espace avec de très belles éponges et quelques herbiers très décoratifs.

Ascidie P2N ascidies oranges  P2N

D’autres animaux marins peuplent l’endroit, eux aussi sont du plus bel effet.

Blennie  P2N hippos  P2N

De nombreux gobies arpentent en rampant le fond sableux. Les blennies sont moins nombreuses dans les rochers mais leurs couleurs sont un vrai régal pour le photographe. Dans les zosthères ou les herbiers, les hippocampes sont solidement arrimés aux feuilles ou aux branches.

La mère et le petit  P2N Le gros et le petit  P2N

En prenant le temps d’observer dans le détail les structures qui se découvrent dans le faisceau des lampes on peut faire quelques trouvailles intéressantes comme ces deux petits nudibranches qui ont trouver refuge sur la coquille d’une pétoncle sur laquelle ils se régalent d’une petite algue.

limacia clavigera  P2N Polycera de dos  P2N

Pour voir une limacia clavigera il faut avoir vraiment l’oeil, de même pour un petit polycéra. Ces nudibranches très jolis mesure à peines quelques millimètres.

solitaire  P2N Solitaire  P2N 2

Beaucoup plus grosses les anémones solitaires semblent un peu perdues au milieu du décord sous-marin. Elles ont toujours de très belles couleurs, de quoi satisfaire pleinement la photo et le film.

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Plongée de nuit du jeudi 19 mai 2016.

Paramètres

Lieu: Cap Ferret, Coef: 70, Etale : 23h07, Basse mer, temp 17°, visibilité 5 à 6 m, beaucoup de plancton mais bonne visibilité générale. Mer calmes.

Bilan de la plongée

Il faut être un peu fou pour aller se mettre à l’eau à des heures pas possibles. Mais bon, quand on aime….

mini anémone dans les moules P2N anémone orange et blanc P2N

Objectif pour moi de la plongée: descendre vers 18 m pour observer des choses un peu différentes de ce qu’on peut croiser entre 5 et 8 m. L’objectif principal n’était donc pas de chercher trop de nudibranches mais plutôt diverses anémones parmi les colonies de moules.

Anémone ocre clair dans les moules P2N Anémone rose et jauneP2N

Et des anémones il y en a beaucoup. Certaines ont des colorations à rester coincés sur place pour profiter du spectacle.

Blennie ds son jardin P2N Gros plan bijoux P2N

Les anémones bijoux sont des acteurs magnifiques de ce spectacle en profondeur. En y regardant bien on peut même y découvrir de minuscules blennies qui viennent y chercher un abri.

Seiche a l'arret P2N trou de congre tres coloréP2N

Quelques rencontres avec des animaux beaucoup plus gros laissent d’autres souvenirs à fixer sur une photo comme avec cette jeune seiche ou bien un joli congre qui accepte de se laisser photographier sans fuir au fond de son trou.

Doris aérolé P2N Gros nudi sur moule fd noir P2N

Les nudibranches se croisent à toutes les profondeurs. Les flabelines roses se repèrent facilement sur les rochers, mais je cherchais plutôt d’autres nudibranches comme les doris des photos ci-dessus.

Petit cerianthe des sables P2N ver marin P2N

En revenant vers la mise à l’eau, le plateau de sable accueille quelques habitants bien plus rares à observer comme ce petit cérianthe à gauche ou ce ver de sable surprenant. Quand on les rencontre il faut prendre le temps de les observer, c’est pas à toutes les plongées qu’on a la chance de tomber dessus.

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Plongée de nuit du lundi 16 mai 2016.

Paramètres

Lieu: Cap Ferret, Coef: 48, Etale : 20h53, Basse mer, temp 16°, visibilité 5 à 6 m, beaucoup de particules a faible profondeur mais moins au fond. Mer calmes.

Bilan de la plongée

Avec mon binôme on a beau dire qu’on n’aime pas se mettre à l’eau lorsqu’il fait encore jour, à cette période il n’y a pas vraiment le choix.

mini doré P2N Lilipucien P2N

Les rochers du Cap Ferret sont actuellement presque entièrement recouverts de jeunes moules sauvages. En étant vraiment très attentif on peut y déceler la présence de minuscules nudibranches comme ces flabelines miniatures qui devaient mesurer à peines 5 ou 6 mm.

Coryphelle sur moules P2N Ballet de coryphelles P2N

Bien plus grosses, les coryphelles sont en pleine reproduction, il y en a des centaines. Elles arborent toujours une magnifique robe rosée du plus bel effet.

Polycera boule mai 2016 P2N Tribue de polycera P2N

D’autres nudibranches à peines plus gros sont eux aussi en pleine période de reproduction. Les Polycéras ci-dessus sont faciles à observer, leur couleur jaune flashe sur le fond rocheux et les moules. Attention, ils sont très fragiles.

Bijoux P2N Serpule 3d P2N

Pour voir de magnifiques couleurs rien de plus facile, les anémones bijoux nous fournissent toute une palette variée de tons merveilleusement chauds. Solitaires, les serpules semblent elles presque perdues au milieu de ce foisonnement de vie. Pour en profiter il faut une bonne loupe car elles sont très petites.

Clavelines mai 2016 P2N Gros plan clavelines P2N

Certains pans de rochers parfaitement verticaux sont recouverts de formidables bouquets de clavelines. Elles ondulent dans le courant d’une façon presque féérique.

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Plongée de nuit du samedi 12 mai 2016.

Paramètres

Lieu: Cap Ferret, Coef: 59, Etale : 22h39, Pleine mer, temp 15°, visibilité 4 à 5 m, beaucoup de particules et de planctons par moments.

Bilan de la plongée

A hortense les plongées se suivent et finissent par se ressembler beaucoup trop. Ca tombe bien, pour une fois il fallait se mettre à l’eau à une heure encore très éclairée par la lumière du jour. Et oui, se mettre à l’eau 2h00 avant l’étale haute de 22h39, ça implique qu’il fasse encore bien jour, du coup, avec de l’eau relativement claire le fond marin du Cap Ferret n’est plus le même.

Autant en profiter pour vous montrer autre chose que des nudibranches même si, à la nuit tombée, on pouvait en voir beaucoup.

Etrilles mai 2016 P2N étoile hortense mai 2016 P2N

Avec la lumière du jour, pas facile de voir les nudibranches, les petites bestioles préfèrent la nuit noire. Par contre, les étrilles et les étoiles de mer ne se cachent pas elles.

Clavelines mai 2016 P2N Concrétions hortense mai 2016 P2N

A faible profondeur, plusieurs flancs de rochers bien verticaux se couvrent par endroit de magnifiques bouquets de clavelines. Les parties les plus exposées au courant des marées sont colonisées par diverses concrétions ou bien par de nombreuses éponges jaunes ou oranges très belles.

Bouquet de bijoux mai 2016 P2N Carnaval de couleurs P2N

Mais les plus belles explosions de couleurs nous sont offertent par les anémones bijoux (au nom un peu barbare de Corynactis).

carré d'anémones P2N Anémones orangées P2N mai 2016

Ces petits animaux décorent de magnifiques couleurs des pans entiers de rochers. Chaque colonie possède les même caractéristiques de formes et de coloris. L’association de plusieurs d’entre elles produit parfois des motifs suréalistes du plus bel effet. Avec une loupe on peut alors avoir l’impression de visiter un fantastique jardin sous-marin aux multiples floraisons.

Belle anémone bijou rose P2N Anémones bijoux 2 hortense P2N

Avec de la patience et un peu de réflexion, le photographe sous-marin peut dénicher par-ci par-là quelques points de vue fabuleux qui lui permettront de prendre de belles photos souvenir.

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Plongée de nuit du samedi 7 mai 2016.

Paramètres

Lieu: Cap Ferret, Coef: 112, Etale : 0h10, Basse mer, temp 15°, visibilité 3m à 4 m par endroit, beaucoup de particules et de planctons.

Bilan de la plongée

Il y en aura certainement pour dire que plonger au Cap Ferret sur un coef de 112 c’est de la folie. Moi je dirai qui est le plus fou ?, celui qui plonge mais qui s’en régale ou celui qui croit que l’autre est fou et qui se prive tout seul de la sortie ? Bref laissons à chacun sa façon de voir les choses, moi, pour l’avoir fait de nombreuses fois, je trouve que 112 c’est très bien pour un plongeur expérimenté.

Par ailleurs je profite de l’occasion pour renouveller des conseils de prudence au plongeurs néophytes: ATTENTION !!, la zone est dangereuse pour ceux qui ne maitrisent pas bien ni les horaires de mise à l’eau, ni les courants et contre-courants, ni le parcours le plus sûr. En effet, près de la surface, de nombruex rochers sont hérissés de ferrailles pointues et rouillées. De plus, pas mal de rochers sont empilés de façon plus ou moins instable entre la surface et 5 m de profondeur, il est prudent de ne pas trop s’en approcher. Plus bas vers 8 à 10 m, les choses sont plus rassurantes. Il vaut mieux prévilégier cette zone pour le retour, quite à devoir faire un palier à 3 m sur le sable, au moins là il n’y a rien à craindre.

Nudibranche 11 P2N Nudibranche 6 P2N

Même en faisant exprès de ne pas les chercher, les nudibranches sont tellement nombreux en ce moment qu’il est impossible de ne pas les voir.

coryphelle 3 P2N