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Facelines Productions au CODEP33

Des nouvelles de Facelines Productions.

Ceux et celles qui me suivent depuis longtemps se rappellent sans doute que le film « En Quête des Nudibranches du bassin d’Arcachon » est sorti en DVD le 13 décembre 2017. Une coïncidence intéressante puisque c’était aussi le jour de la sortie de Star Wars sur les écrans bordelais.

Même si le DVD n’a pas eu autant de succès (et c’est bien normal), à Facelines Productions, Claude Clin (mon ami coréalisateur) et moi n’avons pas chaumé. Après une présentation au salon de la plongée de Paris en janvier 2018, nous avons participé au festival de l’image sous-marine de Hyères en avril.

Depuis, nous avons travaillé à faire connaitre notre travail à travers différentes présentations dans la presse écrite et radiophonique ainsi que dans quelques magasins de plongée. Je veux d’ailleurs chaleureusement remercier ici tous ceux qui de près ou de loin nous ont apporté un soutien dans la réussite de notre projet.

Mais ce n’est pas fini !!

Nous avons le plaisir d’être accueillis le 11 octobre prochain au CODEP33. Claude nous a concocter une affiche bien sympa pour l’occasion.

Le CODEP33 est Le Comité Départemental de la Gironde de la FFESSM (Fédération Française d’Études et de Sports Sous-Marins). Il accueille une section Biologie Environnement qui assure notamment les formations de plongeurs de niveaux Bio 1 et 2 et d’initiateurs Bio. Cette commission organise des journées découvertes et des présentations de vulgarisation sur la faune et la flore du monde sous-marin.

Dans cette optique, Facelines Productions a été invité à venir présenter le film « Les Nudibranches du Bassin d’Arcachon » lors de la réunion prévue le 11 octobre 2018. C’est avec plaisir que Claude et moi seront donc présents. A l’issue de la projection publique, nous expliquerons les étapes qui nous ont permis de conduire ce projet jusqu’au bout. Nous sommes heureux de pouvoir à nouveau faire connaitre ces formidables mollusques trop longtemps ignorés des plongeurs eux-mêmes.

Un grand merci au CODEP33 et en particulier à sa présidente Anne FAYOUX pour nous avoir réservé cette soirée qui promet d’être très riche en discussions. Un grand merci également pour le pot de clôture que le CODEP organisera à cette occasion.

Si vous le pouvez, venez assister à cette soirée qui commencera vers 20h, l’entrée sera ouverte au public gratuitement. Ce serait dommage de rater ça !! Le DVD sera également en vente avec une séance de dédicaces si les personnes sont intéressées.

Un prix au Challenge Vidéo d’Arcachon.

A mon retour de vacances en Corse, j’ai pu travailler sur un clip vidéo de 2 min 45 destiné à participer aux 3° rencontres d’Arcachon. Des animations plongée organisées par la Fédération Française d’Etude des Sports Sous-Marins (FFESSM) à Arcachon le weekend des 1 et 2 septembre dernier. Après le script et la sélection des séquences les plus adaptées, j’ai transmis mon film à mon complice Claude Clin qui a accepté de m’aider pour l’enregistrement de la bande son. Ce n’est pas que ma voix fasse peur mais bon, je reconnais que la sienne est plus passe partout.

Deux challenges en vérité, un sur la photographie sous-marine avec des immersions encadrées par les règles du concours à Hortense. Un deuxième sur la vidéo sous-marine. Un concours fermé aux professionnels de l’image, ça tombait bien, je ne suis qu’un amateur vidéaste, expérimenté certes, mais amateur quand même.

Quel plaisir d’apprendre dimanche en début d’après-midi que mon clip avait été élu premier prix vidéo , whouaa, trop heureux !!.

Je vous invite donc à visionner ces quelques images que j’ai dédiées à la découverte des anémones de mer du bassin d’Arcachon.

Avec la reprise des plongées au bassin, mon journal recommence à se remplir des compte-rendus de mes expéditions nocturnes. Ne loupez pas les infos que j’y mentionne et les photos qui servent d’exemple, elle n’y sont pas toutes, certaines ne sont publiées que sur ma page FaceBook en HD.

Les épaves facilement accessibles de St-Yves.

Un retour de vacances s’accompagne toujours d’une reprise de travail, je vous ai donc concocté un article sur les épaves à explorer près du bord devant la ville d’Arcachon.

Les épaves des perrés d’Arcachon et du trou St Yves.

Après avoir expliqué récemment ce qu’est le trou St-Yves je peux maintenant aborder le sujet des épaves visitables depuis le bord devant la ville d’Arcachon. Évidemment il existe de nombreuses épaves dans et en dehors du bassin plus difficiles d’accès, pour les visiter, il faut s’adresser aux clubs de plongée locaux ou disposer soi-même d’un bateau, mais ce n’est pas mon propos ici.

Rappel sur ce que sont les perrés d’Arcachon.


Un perré bien visible et la mise à l’eau d’où débuter les explorations.

J’ai déjà parlé des perrés et de leur origines à travers différents articles ces derniers mois. Je vous invite donc à découvrir ces textes et même pourquoi pas à les relire car il serait trop long de redévelopper leur contenu maintenant. Un petit résumé est tout de même nécessaire.

Les perrés sont des empierrements que les anciens avaient érigé pour protéger la cote intérieure du bassin d’Arcachon des assauts des vagues et donc de l’érosion. Certains sont pourtant perpendiculaires au trait de cote. On peut en voir quelques-uns sur la plage du Moulleau au sud de la ville.

Leur utilité était de freiner ou de casser l’élan des courants marins le long de la cote. En effet, avant l’installation des ports tout autour du bassin, de nombreux bateaux déchargeaient ou au contraire embarquaient leurs marchandises directement sur les plages de sable, ce qui les exposait aux marées dont la puissance déplace à l’extérieur mais aussi dans le bassin des quantités extraordinaires de sable. Petit à petit les empierrements se sont progressivement enfoncés au fur et à mesure de la disparition de leur support pour se retrouver maintenant entre 9 et 23 m sous les eaux.

Les épaves visitables depuis le bord.


Un plan approximatif des épaves évoquées dans cet article.

Il n’est guère facile de trouver des archives précises sur toutes les épaves du coin, mais la plus célèbre et sans doute la mieux documentée, est celle du chalutier en bois le Côtre Bleu. Bien que très abimée elle attire encore nombre de plongeurs.


Le chalutier le Côtre Bleu.

Pour y accéder, il faut suivre un Cap au 330 en partant de la mise à l’eau en face de la rue St François d’Assise. Le mieux est de la visiter sur basse mer et impérativement par bonne visibilité. En effet il n y a pas moins de 90 a 100 m de palmage par 14 à 15 m de fond pour l’atteindre.


Le volant de la vedette, une belle épave en bon état. Taille environ 2 m sur 7.

En partant de la même mise à l’eau, on peut aller chercher l’épave d’une vedette encore équipée de son moteur. Pour la trouver, il faut prendre un cap au nord en longeant dans cette direction le sommet du perré sans trop descendre tout de suite sur le flanc est. L’épave est en effet située à environ 80 m du bord par 17 m de fond à droite du perré. L’étrave est orientée au nord et c’est donc par le moteur ou l’entrée de la cabine qu’on tombera dessus. Petite info utile, deux gros poteaux en ciment se trouve environ 2m plus bas plus à l’est. Si vous les trouvez c’est donc que la vedette se trouve quelque part juste au-dessus plus à l’ouest. La ballade pour cette épave se fait de préférence sur pleine mer.

Toujours en partant de la même mise à l’eau, on peut trouver sur la droite à environ 50 ou 60 m en prenant un cap à l’est et en descendant dans la zone des 10 a 12 m l’épave d’une barge dont l’origine m’échappe. Quasiment ensevelie sous le sable il n y a plus grand chose à y voir si ce n’est des raies torpilles en train de se reposer (faire attention où on pose les mains). La seule partie intéressante se situe quelques mètres plus au nord par 15 m de fond. Orienté sud- nord, un mur d’environ 4 m de large sur presque autant de haut semble sortir soudain du sable. En y prêtant attention on peut y découvrir quantités de concrétions, d’éponges, d’ascidies et même parfois quelques nudibranches. La ballade pour cette explo se fait sur pleine mer sur un banc de sable sans aucun repère, maitrise de la boussole obligatoire. Petit indice, juste à coté on trouve une protubérance légèrement inclinée, de quelques 50 cm de diamètre et sortant du sable sur près d’ 1,5 m. Le mur se trouve moins de 2m plus au nord-ouest.

la sécurité avant tout.

Le spot de St-Yves est un endroit dangereux du fait des courants et contre-courants puissants, de la faible visibilité (parfois moins de 30 cm en hiver), du manque de repères sous-marins, des distances et des profondeurs importantes ou encore des nombreux bateaux à moteur qui croisent à proximité. J’ai failli oublier les bas de lignes des pécheurs, ouf !.

On ne s’aventure pas ici sans l’aide d’un habitué. Il serait dommage de prendre des risques inutilement. La consommation d’air doit être particulièrement surveillée, en cas de problème ou de doute, il vaut mieux savoir renoncer. S’il s’agit juste d’un problème d’orientation, prendre cap au sud jusqu’à trouver un fond de 3m ou moins, seul signe valable de la proximité du bord de plage.

Conclusion.

Au final, malgré la satisfaction de les trouver, les épaves visitables depuis le bord à St-Yves présentent peu d intérêts de mon point de vue. Autant profiter de la sortie pour être plus attentif aux richesses biologiques parfois surprenantes de ce site de plongée de moins en moins fréquenté au bénéfice des spots de plongée de la pointe du Cap Ferret plus au nord.

Et quoi d’autre ?

Et bien parmi les nouveautés à courte échéance il y a ma participation avec Claude Clin à un concours vidéos sur la vie marine à Arcachon. Vous vous en doutez, il y aura de belles images à la clé. Résultat attendu le 2 septembre ce sera vite là. Pour que tout le monde en profite je mettrai ici un lien pour voir la vidéo.

Dans la foulée, je vous prépare un article sur le matériel photo. Ces derniers temps on m’a posé plusieurs fois des questions sur le choix d’une lentille macro. Je reviendrai donc en détail sur le fonctionnement de ce matériel et la signification de ce qu’on appelle les dioptries.

L’article suivant devrait rester dans la domaine de la photo mais cette fois sur l’utilisation d’un outil d’aide à une bonne exposition qu’on appelle l’histogramme. J’avais proposé de revenir de ce sujet lors de mon dernier article sur la retouche des photos de plongée. Bon d’accord le temps passe vite et je bouscule parfois mon planning.

Il y aura aussi en page VOYAGES, deux articles photos sur la plongée en Martinique et en Corse du sud.

Pour ne rien louper.

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La Dromie

La Dromie, un crustacé original

La Dromie est un crustacé que l’on rencontre fréquemment la nuit au Bassin d’Arcachon, en général à faible profondeur, sur les sites d’Hortense ou de La Vigne.

Ce crabe rondelet a la particularité de se camoufler autant qu’il peut en se recouvrant le dos d’une grosse éponge et même parfois d’un morceau de plastique. Le camouflage est maintenu en place par les deux dernières pattes mais il faut être très attentif pour s’en apercevoir.

Caractéristiques.

Le corps de la Dromie est plutôt trapu, ovalisé, de couleur sable foncé à presque orangée. Corps et pattes Cliquez ici pour lire l’article en entier en page VIE MARINE.

St Yves, c’est quoi ?

St Yves, un des sites de plongée les plus connus du bassin d’Arcachon.

St Yves évoque pour beaucoup de plongeurs locaux un site ensablé moyennement profond sur lequel les clubs font découvrir aux néophytes l’épave déglinguée d’un vieux chalutier en bois, le Côtre Bleu.

Mais pour les plus aguerris c’est certainement le lieu de plongée le plus profond à l’intérieur de bassin. En effet, assez loin du bord, sur un plateau dans la zone des 15 à 17 m, une dépression sur le fond sableux s’enfonce assez brutalement jusqu’à plus de 30 m. C’est le Trou St Yves. Très bien, mais bon, St Yves c’est qui ? levons le voile sur cette question.

La villa St Yves.


St Yves c’est avant tout le nom d’une célèbre villa repérable sur le front de mer à sa petite tour. Quelques dizaines de mètres plus au nord se trouve le ponton de la Chapelle.

La villa St Yves à été construite au début de 19° siècle puis réaménagée depuis à plusieurs reprises selon les goûts des différents propriétaires successifs. Située entre la jetée Thiers et le ponton de la Chapelle, c’est une bâtisse très facilement reconnaissable à sa tour belvédère de plan carré qui domine la toiture. A quelques mètres plus au Nord une extension de la rue St François d’Assise permet aux plongeurs qui fréquentent ce site d’accéder à la mise à l’eau sans importuner les pêcheurs du ponton.

Le ponton fait face à la basilique Notre Dame. C’est maintenant le seul ponton autorisé pour la pêche à la ligne. A la période estivale mais également tout au long de l’année, le nombre impressionnant de bas de lignes à cet endroit rend les plongées délicates car le site est connu pour la mauvaise visibilité de l’eau.

Le trou St Yves.

Au nord, dans le prolongement du ponton de la Chapelle se trouve une zone sableuse qui sert depuis des décennies de cimetière à bateaux et autres aéroplanes. Cette zone s’appelle le trou St Yves. Certains disent qu’il s’agirait des restes d’une ancienne résurgence d’une veine d’eau douce. Plus certainement il s’agit d’un simple décaissement dans les dunes de sables sous-marines. Sa forme globalement circulaire lui a donné son surnom de trou. Le trou St Yves se situe sur la rive concave du chenal du Teychan, c’est une zone d’affaissement du sable qui s’enfonce d’un quinzaine de mètres par rapport au plateau environnant.

Dans cette zone assez vaste de plusieurs milliers de m² ont été déposées plusieurs épaves de bateaux dont le plus visité est sans doute le Côtre Bleu, le seul qui soit facilement accessible depuis le bord.

Malheureusement, cette épave de bois s’est effondrée et disloquée sous les coups violents des marées. A cet endroit la visibilité est rarement bonne mais on peut, avec un peu de chance, en partant de la mise à l’eau et en suivant un Cap au 330 pendant une centaine de mètres, trouver l’épave de ce chalutier coulé par 14 m de fond le 22 juin 1976.

Plus au nord, mais accessibles seulement en bateau, on trouve d’autres épaves dont « La Poupe » et « La Mado ». Puis plus loin et plus profonds d’autres navires dont « Le Sentez Anna » ou encore « La Petite Fleur de Lisieux ». Il y aurait même un avion de chasse de type Mystère IV, mais je ne me rappelle pas avoir jamais entendu un plongeur dire qu’il l’avait vu.

Les perrés de St Yves

Les perrés sont des empierrements dont j’ai décrit précédemment à travers plusieurs articles la raison et les caractéristiques. Je vous renvoie à ces 5 articles car il serait trop long ici de revenir dessus.


Facilement visible par -17m une petite épave d’une vedette dont le moteur est toujours en place, l’occasion de faire une photo sympa du volant.

Facilement accessibles depuis le bord toujours par la même mise à l’eau, Les perrés permettent de rencontrer ou découvrir une faune particulière dans le bassin mais aussi d’autres épaves dont une vedette par -17m à quelques 80 mètres du bord vers le nord. Plus à l’Est et moins profonde une épave de barge très ensablée accueille crabes et autres crustacés de jeunes sars et oblades et même parfois un joli congre.

Bref, un site à découvrir, même s’il est vrai que les richesses du Cap Ferret le surclassent de très loin. Attention c’est un site qui peut s’avérer très dangereux du fait des forts courants et du manque de repères. Un guide local et une bonne maîtrise du maniement d’une boussole sont nécessaire pour une sortie en sécurité.

Nouveauté en VIE MARINE, le Baliste

Cela fait un bon moment que je n’avais plus ajouté de nouveautés dans ma page VIE MARINE. En voici donc une: le Baliste. J’espère que ce petit article vous apportera quelques informations intéressantes qui vous reviendront sans doute en tête si vous avez la chance de croiser ce poisson aussi étonnant que rare.

Le Baliste.

Le Baliste est un poisson qui semble avoir disparu du bassin d’Arcachon, en tous cas de l’intérieur du bassin. Pourquoi donc en parler ici ? Sans doute parce que malgré tout il est encore possible d’en croiser quelques spécimens à la saison estivale et aussi parce lorsque je pense à lui cela éveille toujours en moi des souvenirs très forts.

Description

Le Baliste est un poisson…..Cliquez ici pour lire l’article en entier en page VIE MARINE.

Les perrés d’Arcachon, la faune locale

Cela fait maintenant plusieurs semaines que j’ai commencé à parler des perrés immergés devant la ville d’Arcachon. Pour ceux et celles qui n’ont pas encore lu ces articles, je vous invite à les découvrir en cliquant sur les liens suivants: les perrés partie 1, partie 2, partie 3, partie 4, partie 5.

Dans cet article je vais vous présenter la faune très particulière que l’on rencontre non pas sur les perrés, mais plutôt tout autour.

Autour des perrés, une faune particulière.

Autour des perrés ont rencontre de grandes étendues sableuses, parfois en plateaux, parfois sous forme de mini-dunes, parfois recouvertes de coquilles vides d’huitres et de moules sauvages, parfois encombrées de débris divers comme des tuiles et autres gravats de petites tailles et parfois malheureusement recouvertes de un à plusieurs centimètres d’une vase fine qui obscurcit la visibilité au moindre coup de palme.

La difficulté principale pour le plongeur y est certainement l’absence totale de repères visuels. Le propre du sable est de se déplacer assez vite au gré des courants ce qui peut entrainer des variations rapides et importantes dans le paysage sous-marin. Conclusion évidente, hors de question de s’y aventurer si on ne sait pas parfaitement manier sa boussole, et encore moins si on n’en a pas, ce qui serait presque suicidaire sur ce site de plongée.

Croire que sur ces étendues désertes il n’y a rien à voir est une erreur, au contraire, certes plus diffuse, la vie ici aussi est bien installée.

Les poissons.

Les poissons plats

Chercher les poissons plats sur les plateaux sableux n’est pas très évident. Pourtant si on est attentif aux traces discrètes laissées dans le sable, on peut en déduire la présence des soles par exemple. Les soles se cachent la journée sous une couche de sable fin dont elles se recouvrent adroitement en faisant osciller violemment leur corps, seuls leurs deux yeux émergent pour surveiller ce qui se passe ou pour localiser une proie qui passerait à proximité. La nuit on les trouve plus facilement découvertes alors qu’elles sont en chasse pour se nourrir.

Plusieurs autres espèces de poissons plats les imitent à merveille. Parmi eux ont compte les plies, les flex, les barbues, les limandes, les turbos. Bien que beaucoup moins nombreux que les soles, il n’est pas rare de croiser ces poissons sur le banc de sable à l’est du ponton de la Chapelle.

Tous ces poissons plats préfèrent les eaux peu profondes, du premier mètre jusqu’à 8 ou 10 mètres de fond, mais guère plus, sauf sans doute pour les spécimens âgés qu’on peut croiser rarement par plus de 15m.

Les poissons rampants

Toujours dans les zones peu profondes des 8 premiers mètres on rencontre rougets et grondins perlons. Ces derniers sont tout à fait étonnants. En effet, leurs nageoires pectorales bleutées sont absolument gigantesques et magnifiquement ornées de motifs sombres propres à chaque individu. Elles offrent un superbe spectacle. Ce poisson étrange ne cesse d’étonner, il répugne à nager mais préfère marcher ou courir sur le sable grâce aux 3 premiers rayons de ses nageoires pectorales qui sont indépendants et mobiles. Près de la surface on peut découvrir de temps en temps une vive recouverte de sable.

Les autres poissons.

En plongée dans le banc de sable, surtout la nuit, on peut à certaines époques se faire accompagner de bancs importants de jeunes lieus jaunes, parfois plusieurs centaines. Ces poissons d’une dizaine à une quinzaine de cm sont taillés pour la vitesse et sont impressionnants de vivacité. Leur curiosité les pousse à venir au plus près des plongeurs, parfois à moins d’un mètre mais jamais plus d’une à deux secondes. Moins rapides, on peut croiser quelques rares bars ou quelques mulets sur les contreforts des perrés. Les juvéniles peu nombreux en général de divers sars et d’oblades préfèrent souvent aux perrés les restes disloqués de quelques épaves de barges coulées près du bord de plage dans la zone des 10 m.

Les mollusques

La période de la reproduction attire dans le bassin certaines espèces habituellement plus communes de la pleine mer. Au printemps et au début d’été les seiches de mer viennent déposer leurs grappes d’œufs sur les tiges de zostères et sur les enrochements plus solides éparpillés dans le sable comme par exemple les corps-morts de bateaux. C’est un vrai régal de les rencontrer en plongée de nuit seules ou par petits groupes de 2 à 3 individus, en général un gros mâle et deux femelles.

Plus tard en été, c’est au tour des calmars de venir hanter la nuit les zones sableuses à la recherche de nourriture. Souvent il s’agit de très jeunes rarement seuls et qui sont particulièrement curieux de voir des plongeurs de près. Les adultes arborent une fière couleur rouge magnifique. Extrêmement rapides, ils n’hésitent pas à venir très près regarder les plongeurs, puis leur curiosité satisfaite ils disparaissent dans la nuit.

Le sable s’anime parfois de choses étranges qui rampent assez rapidement en pointant vers le haut une espèce de trompe d’éléphant. Ce sont des nasses. Ces minuscules mollusques dont la coquille rappelle celle d’un escargot, sont les nettoyeurs locaux. Ils arpentent parfois en très grand nombre les bancs de sable à la recherche du moindre cadavre de poisson à dévorer.

Les crustacés

Les zones sableuses près de la surface accueillent elles quantités de crabes verts et de crabes poilus. La plupart du temps ils restent ensevelis et donc invisibles, sauf lors de la période d’accouplement où les grands mâles viennent entraver les petites femelles en attendant leur mue, seule période où ils pourront les féconder. Dans les zones vaseuses ou sur les épaves des barges, les araignées se regroupent au printemps, parfois par centaines pour se reproduire. C’est toujours un spectacle surprenant.

Les anémones et cérianthes

Jusqu’à 10 12 m on peut avec de la chance tomber nez à nez avec une magnifique anémone des sables. Ses tentacules presque transparents les rend assez difficiles à identifier. Bien plus gros et donc plus facile à voir on trouve les cérianthes. Eux aussi solitaire dans les vastes étendues, ils impressionnent par leur grande taille et les magnifiques couleurs de leurs tentacules.

Les vers des sables

Certains comme les sabelles limicoles sont particulièrement rares, elles ressemblent à une espèce d’entonnoir de couleur pourpre ou mauve foncé. C’est en particulier dans le sol sablo-vaseux contre un corps mort de bateau qu’on aura le plus de chance de les trouver. Mais c’est la sabelle paon qui donnera une touche splendide de beauté et de délicatesse avec son panache plumeux qui ondule avec grâce dans le courant.

Les raies.

Sur le plateau sableux on rencontre deux principaux types de raies. La plus belle est sans conteste la raie brunette, la seconde la raie torpille. La raie brunette adulte mesure jusqu’à 1 m, il m’est arrivé d’en croiser dans la zone des 15 m. Elles sont fabuleusement belles et très faciles à photographier ou à filmer. Plus près de la surface c’est généralement des jeunes de l’année de 10 à 20 cm que l’on rencontre posés tranquillement sur le sable. Près des épaves où à l’abris des courant derrière un perré, les raies torpilles sont souvent quasi recouvertes de sable un peu comme les soles et autres poissons plats cités plus haut. Attention aux têtes en l’air, il n’est pas judicieux de poser une main maladroite sur le sable sans s’assurer qu’on n’est pas au-dessus d’une raie torpille. En effet, ces poissons sont capables de déclencher une décharge électrique douloureuse de plusieurs dizaines de volts.

Les nomades

Évidemment ce n’est pas une nouvelle espèce, je mets volontairement dans cette catégorie les poulpes et les congres qui arpentent assez souvent la nuit les bancs de sables à la recherche de crustacés pour se nourrir. Cependant ils ne constituent pas une faune spécifique des fonds sableux. c’est pourquoi je les ai gardé pour la fin.

Bilan

Vola, j’espère que ce petit bilan vous aura convaincu que même les étendues semi-désertiques des bancs de sables autour des perrés d’Arcachon méritent qu’on leur prête une attention particulière car ils abritent une faune très variée bien que peu nombreuse. En tous cas une faune parfois spécifique qu’on ne peut pas rencontrer dans les rochers du Cap Ferret.

Évidemment, ce petit inventaire est loin d’avoir fait le tour de la question car il y a bien d’autres espèces à découvrir sur le site de St Yves. J’espère que cet article vous convaincra que la mauvaise réputation de ce spot de plongée n’est pas du tout justifiée.

Les perrés d’Arcachon, partie 4.

Les habitants des perrés

Je reprends enfin la suite de mes précédents articles sur les perrés devant la ville d’Arcachon. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à les découvrir en cliquant sur les liens suivants : Partie 1, partie 2, partie 3.

Avant d’aller plus loin, je rappelle que je ne suis ni spécialiste de biologie, ni historien, ni adhérent à une quelconque école de pensée. Je suis seulement un plongeur comme tout le monde qui a simplement envie de partager une vision objective sur les milieux marins du bassin grâce à une expérience très souvent renouvelée de la plongée nocturne.

Les perrés, une oasis de vie spécialisée.

La ruelle St François permet de se glisser entre les immeubles pour accéder à la plage de la jetée de la Chapelle. La mise à l’eau y est relativement facile, bien que le sol puisse parfois se révéler assez glissant. En prenant un cap plein nord depuis cet endroit on descend progressivement vers un enrochement recouvert d’une multitude de tubes d’hermelles, un ver marin vivant dans un tube qu’il construit en agglomérant des grains de sable.

La face ouest du perré est très exposée au courant de la marée montante qui véhicule d’énormes quantités de sable à tel point qu’en ce moment une bonne partie de l’empierrement est ensevelie. Le côté Est est lui assez protégé. Le perré offre du coup tout un tas de cachettes occupées par de nombreux crustacés comme les crevettes, les crabes verts et d’autres espèces minuscules qui me sont encore inconnues. Assez peu de poissons à cet endroit mis à part quelques bars et de jeunes congres en chasse. Très rarement on peut y croiser une motelle. Les poulpes y trouvent souvent quelques refuges intéressants et un terrain de chasse très fourni en étrilles et autres crabes.

Un perré c’est grand.

On l’a vu précédemment, les perrés sont d’anciens enrochements qui préservaient les embarcations échouées volontairement sur la plage de sable des courants de la marée. Celui qui nous intéresse ici s’éloigne de la plage en s’enfonçant progressivement vers le nord. Le sommet demeure sur une bonne distance entre 9 et 13 m. On peut donc y faire une plongée assez tranquille sur petit coefficient, au-delà du coefficient de 70, il vaut mieux ne pas s’aventurer trop vers le nord car la zone peut être soumise à des courants très forts. Petit rappel au cas où, hors de question d’aller dans cette excursion sans savoir manipuler correctement une boussole, la visibilité peut changer très rapidement. Si tout se passe bien, aux environs de 70 à 80 mètres on arrive sur une bifurcation, une partie de l’enrochement s’éloigne plein Est vers la jetée Thiers et une autre vers le nord ouest. Une zone que je n’ai pas encore explorée, celle allant vers l’Est étant plus sécurisante à mon goût.

Cette balade peut conduire à s’éloigner sur une longue distance, mieux vaut rester prudent, il y a plus de vie dans la première partie, en tous cas bien assez pour en garder un excellent souvenir.

Et on voit quoi d’autre sur ce perré ?

En dehors des crustacés on peut trouver quelques espèces de nudibranches, le plus commun est sans réserve la Doris citron. Mais on peut trouver aussi des Doris rouges, des cantabriques et même des limaces à bigoudis. Dans un autre registre les hermelles se trouvent décorées à la saison d’une belle quantité de marguerites jaunes et d’anémones vertes.

Bien évidemment, en cherchant un peu on peut trouver plein d’autres animaux marins comme les galathées, les ophiures, les vers marins tels que les sabelles et autres, les ascidies et les éponges, tout un tas de mollusques dont la fameuse Lime. Bref, autant de bonnes raisons de se persuader qu’au bassin il n’y a pas qu’Hortense ou le port de La Vigne.

Et dans les prochains articles on parlera de quoi ?

Dans le prochain article je parlerai des poissons plats et des raies qui sont une des attraction de l’endroit. Dans le suivant, qui sera probablement le dernier de cette longue série, je parlerai des épaves qui y sont accessibles directement en plongeant depuis le bord.

Je vous souhaite donc de bonnes lectures dans le blog et d’excellentes plongées si vous pouvez mettre la tête sous l’eau prochainement.

Les crénilabres

Avant de continuer ma série d’articles sur les pérés d’Arcachon, je voulais ajouter à ma page VIE MARINE un article sur les crénilabres, un poisson de petite taille parfois assez méconnu.

Les crénilabres.

Comme le nom l’indique clairement, les crénilabres appartiennent à la famille des labridés. Il en existe au bassin d’Arcachon malgré que ce soit un poisson plus facile à observer en méditerranée. J’avais déjà parlé de ces poissons dans ma présentation d’un autre labridé beaucoup plus imposant, la Vieille. Pour autant je pense que faire un petit chapitre uniquement sur le crénilabre ne sera pas un surplus.

Description.

Le crénilabre est un poisson de petite taille……..

Cliquez ici pour poursuivre la lecture de cet article en entier.

Les perrés d’Arcachon, 4° partie

Le perré EST.

Comme je vous l’avais promis, je continue ma série sur les perrés par un petit texte sur l’empierrement dont j’ai à peine commencé à parler dans le 3° volet publié il y a 2 semaines environ.

Le perré EST c’est quoi ?


Pas facile d’imaginer ce à quoi pouvait ressembler un perré à l’origine. Sur la plage devant Arcachon on n’en voit aucune trace. Un perré sur la plage du Moulleau donne une petite idée.

Pour ceux et celles qui auraient loupé les 3 premiers épisodes, je rappelle rapidement que les perrés dont je parle dans cette série ne sont pas ceux qui protègent les berges actuelles mais ceux que les déplacements des bancs de sable ont contribué progressivement à engloutir.

Le perré Est est donc l’empierrement construit il y a plusieurs dizaines d’années tout au bout du perré partant de la plage de la ruelle St François vers le nord. A cette extrémité le perré se sépare en deux partie, une allant sensiblement vers le nord/nord-ouest, et une autre allant plein EST en direction de la jetée Thiers.

La partie haute se trouve aujourd’hui immergée dans la zone des 10 m. Les parties basses se situent beaucoup plus bas entre 17 et 24 m. Ces dernières profondeurs fluctuent assez souvent en fonction des déplacements du sable au fil des saisons et des tempêtes.

Je n’ai jamais mesuré de façon précise sur quelle longueur il faut garder le cap au nord, mais c’est approximativement entre 70 et 80 m, pas facile à dire sans faire une mesure exacte au décamètre. A ma connaissance, on ne trouve malheureusement aucune trace dans les archives des conditions dans lesquelles les perrés ont été édifiés. Si certains ont des informations sur la chose, je suis prêt à les inclure dans cette présentation en citant la source de l’information.

Quand y faire une escapade ?


La ruelle St François permet d’accéder au bord de plage pile en face du perré qui s’enfonce sous l’eau tout droit vers le nord. Attention à la glissade toujours à craindre.

La première chose très IMPORTANTE à dire est: ne JAMAIS faire cette excursion de cette zone sans un guide qui l’a déjà pratiquée. Plonger au bassin est suffisamment dangereux comme ça sans avoir à y prendre en plus des risques inutiles. Choisir de préférence un petit coefficient en dessous de 50 sur pleine mer et prévoir une plongée d’une heure maximum. Pas de plongée à cet endroit en bloc de 12 litres. Toujours par sécurité, prévoir d’être déjà sur le retour au moment de l’étale haute. En effet, certains passages sont des goulets pour le courant descendant. Ces endroits accélèrent fortement le flux descendant et produisent de grandes vitesses d’eaux qui peuvent désorienter, voire de faire paniquer un débutant. En respectant ces principes tout devrait bien se passer.

Il est comment ce perré ?

Bonne question. La réponse n’est pas facile à apporter car chaque saison apporte un peu de changements sous l’eau. Ce perré s’enfonce vers l’Est parallèlement à la plage. Son sommet est relativement étroit, dégagé, et les flancs d’empierrements nord et sud assez pentus. De temps en temps des zones sableuses recouvrent la partie haute sur quelques mètres à peine et offre un passage facile qui ressemble à de petits cols de montagne.

Des deux côtés on trouve le même type de faune que celle présente plus près du bord, avec tout de même moins de vie. Il faut dire qu’à cet endroit les courants montants et descendants sont particulièrement violents. On va donc trouver des trous de congres, de poulpes et de crustacés.

Côté Nord, la pente s’adoucit assez vite dans la zone des 15 m pour aboutir à un plateau sableux ondulé qui descend progressivement vers le chenal un peu plus loin. Le sol est jonché par ci par là de véritables cimetières de coquilles vides d’huitres et de moules. Peu de vie à ce que je me souvienne dans cette zone.

Côté Sud, la pente est assez abrupte et descend dans la zone des 20 m pour aboutir sur une étendue assez plate dans laquelle sont posés en vrac divers poteaux électriques, des blocs de bétons, de petits rochers, des blocs d’hermelles arrachés par les tempêtes. Peu de vie également à cet endroit. Pour rejoindre la plage plein Sud, il faut traverser cette zone profonde sur plusieurs dizaines de mètres. La maîtrise de la consommation d’air impose de ne pas tenter cette traversée. A mi chemin le sol semble remonter vers la surface mais d’un coup replonge vers les profondeurs, c’est assez peu rassurant.

Ceux qui imprudemment s’éloignent trop vers l’Est peuvent avoir envie de couper plein Sud pour rentrer. Grosse erreur. Le plateau qui sépare la plage du perré descend vers la zone des 22 à 24 m en présentant plusieurs promontoires sableux qui remontent vers les 10 m puis replongent vers les 20 m ou plus. Bref, hors de question de s’amuser à faire le yoyo au risque de se retrouver complètement paniqué et à court d’air. Et je ne parle même pas de la gestion des paliers qui vont évidemment s’imposer avant la sortie.

Que faire pour sécuriser la plongée ?

Pour sécuriser la plongée, il vaut mieux ne pas aller trop vers L’Est, disons qu’une trentaine de mètres est bien suffisant. On suit donc la face Nord sur main droite, 3 mètres en dessous du sommet, pendant une trentaine de mètres, on passe un petit col dès qu’on en trouve un et on redescend dans la zone des 12 m. On revient vers l’Ouest avec le perré toujours sur main droite jusqu’à atteindre la partie qui oblique vers le Sud. A ce moment là se placer au sommet s’il n’y a pas trop de courant ou légèrement en contrebas à l’abri du courant qui se lève forcément après l’étale.


Les courants peuvent être violents devant Arcachon, les perrés immergés les perturbent et peuvent créer des remous et des tourbillons dangereux, même en profondeur.

Attention, même sur petits coefficients les courants peuvent être puissants et la visibilité réduite. Certains vont s’ennuyer au cours de cette plongée. Ce qui est à voir est relativement petit. Il y a bien quelques épaves dans le coin mais ça c’est l’objet d’un prochain article. Il sera suivi par un autre plus orienté sur la faune locale. Celle-ci est parfois très différente de ce que la majorité des plongeurs connaissent au Cap Ferret qui n’est distant que de 3 km à vol d’oiseaux.

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