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Reprise de mes activités sur le blog

Le retour.

Depuis la fin février je me suis montré très discret sur le blog. Ce n’est pas que je n’ai rien à y montrer mais juste que deux éléments sont venus perturber un peu le quotidien.

Tout d’abord, comme je viens de le décrire dans mon dernier article sur le manque de visibilité au bassin d’Arcachon, la turbidité depuis presque 1 mois et demi et si mauvaise qu’il ne sert presque à rien de faire le déplacement.

Ensuite, j’ai eu la chance du 13 au 23 mars de passer quelques jours en martinique. Evidemment vous comprendrez facilement que je n’avais pas le coeur à me remettre à l’eau tout de suite après avoir profiter de la limpidité de l’eau et d’une température de la surface jusqu’au fond de 27°.

Mon voyage en Martinique.

Vous devez vous douter que j’ai fait le plein de belles photos. Je vais profiter du weekend pascal pour vous concocter un petit résumé dans la page « Voyages« . Je vous invite donc à être attentif à ce que je vais publier les prochains jours.

Comme vous pouvez le voir il y aura de très belles photos que je vous invite à découvrir pour certaines en haute résolution sur ma page facebook. Utiliser le lien qui vous propose de vous y amener et n’hésitez pas à laisser un petit commentaire, ça me fera vraiment beaucoup plaisir.

Reprise des plongées au bassin.

Les Antilles c’est bien mais bon, c’est pas encore demain la veille qu’on aura la même chose au bassin, surtout avec les dragages des ports qui génèrent une eau très fortement chargée en boues et en particules.

Bref, dès hier soir j’ai pu enfiler à nouveau une combi épaisse pour tenter une plongée de nuit sur les péreys d’Arcachon. N’hésitez pas à visiter ma page « Journal » pour découvrir quelques photos parfois surprenantes.

Plongée de nuit découverte à besoin de vous pour se faire connaître, vous avez toute ma gratitude de participer à sa diffusion en parlant du blog autour de vous. Merci d’avance pour votre aide.

Je vous souhaite bien évidemment de bonnes lectures dans mes pages et également un excellent weekend Pascal, à bientôt.

Le Bar

Ca faisait un bon moment que je n’avais plus ajouté d’articles sur ma page VIE MARINE, voila qui est corrigé avec le nouveau texte que je vous propose sur le Bar au Bassin d’Arcachon. Dans la continuité des précédentes descriptions de la faune du bassin, cet ajout est particulièrement destiné aux débutants. Mais trêve de commentaires, je vous laisse découvrir cette nouveauté en vous souhaitant une bonne lecture.

Le Bar, le Loup.

Le bar est un poisson très recherché au bassin d’Arcachon. Les pêcheurs adorent tout autant sa capacité à se « défendre » que la qualité de sa chair. D’ailleurs les restaurants locaux ne s’y trompent pas et proposent divers plats très gouteux de ce poisson. On le retrouve aussi sur les cartes sous le nom de « Loup », une appellation qui viendrait de sa voracité.

Ce surnom de « loup » est bien malencontreux car un autre poisson porte le même nom. Il s’agit d’une espèce très différente qui ressemble plus à un énorme gobie qu’à la silhouette élégante du bar.

bar-sable-2 bar-6

Le bar est un poisson carnivore à l’allure fusiforme. Le corps est relativement massif sur l’avant où une large tête possède une bouche puissante et de grande dimension. La robe du bar que l’on rencontre au bassin d’Arcachon est en général de couleur argentée et claire. Mais parfois le dos parait plus sombre. Le dessus de la tête lui aussi est relativement foncé tout comme une tâche assez large qui orne les opercules des branchies au dessus des nageoires pectorales. La nageoire caudale est…….

Cliquez sur ce lien pour voir la suite de cet article en page VIE MARINE.

STOPPP !!!! Ne quittez pas ces pages sans avoir visité mon journal de plongées en cliquant sur ce lien.

Foisonnement de vie au bassin d’Arcachon.

Reproduction et éclosion de vie au bassin d’Arcachon.

Le printemps est la période fabuleuse où le bassin d’Arcachon se découvre dans un foisonnement de vie fantastique.

Non seulement l’eau se réchauffe (elle est en moyenne à 16° en ce moment), mais elle devient de moins en moins turbide du fait de l’arrêt des activités de draguage. Il était temps, si celles-ci avaient continué, on aurait pu ranger les palmes et les masques.

Flabeline fond noir faceb Tribue de polycera P2N

Les nudibranches se comptent actuellement par centaines. Ils sont très petits, de 5 à 15 mm en moyenne. Mais ils sont aussi extrêmement fragiles. Mieux vaut prendre d’infinies précautions pour les approcher et les observer. Les néophytes devront donc faire attention aux coups de palmes malencontreux qui pourraient en tuer un grand nombre ou détruire les dépots d’oeufs laissés accrochés aux fragiles branches des hydraires.

Attention DANGER !!

Attention danger !! Les nombreux ajouts de matériaux de construction destinés à stabiliser la digue du Cap Ferret ont créé des a-pics particulièrement imposants et inquiétants. Certains blocs ou certaines ferrailles sont mal stabilisés et pourraient facilement glisser et blesser quelqu’un en dessous. Je recommande une grande prudence car avec de la visibilité de ces derniers jours il était facile de se rendre compte que le risque n’est pas à exclure d’un éventuel éboulement. Prudence donc !

Si vous ne plongez pas encore.

Si vous ne plongez pas encore, je sais, l’eau est froide… Bref si vous avez d’excellentes raisons bien sûr de ne pas aller sous l’eau, n’oubliez pas de faire un saut sur ma page « Journal de plongées » J’y mets en ce moment de très jolies photos, ne loupez pas ça !!

Si ces pages vous ont plues, pensez à en faire la promotion autour de vous, rien ne me fera plus plaisir que de savoir que mon travail vous est utile. Alors profitez-en par la même poccasion pour me laisser quelques mots d’encouragements. A bientôt.

Nouvel article en biologie marine: l’étrille



Un petit retour.

Il y a bien longtemps que je ne m’étais plus occupé de compléter ma page sur la biologie marine, hé oui, on ne fait pas ce qu’on veut tout le temps.

Bref il est temps que je me remette au travail pour vous présenter quelques articles sur la faune et la flore du Bassin. A défaut de pouvoir la rencontrer en ce moment à cause d’une eau particulièrement opaque, je vais donc vous inviter à en savoir un peu plus sur ce petit animal marin. Cela pourra certainement passionner au moins quelques débutants en plongée à Arcachon.

L’étrille , un crabe très présent au Bassin d’Arcachon.

couple étrilles Hortense 11 juillet 2015

Plusieurs appellations.

Bien que l’étrille soit plus connue localement sous ce nom, elle est aussi appelée sur les marchés etrille commune, crabe espagnol, crabe cerise ou bien padelle, et ce n’est pas tout, il existe encore d’autres appellations moins usitées

Description.

L’etrille est un crustacé très présent au bassin d’Arcachon. C’est une espèce de crabe qui fréquente de préférence les zones rocailleuses mais aussi les zones sableuses dans lesquelles se nichent quelques colonies de moules ou des herbiers sous lesquels elle se cache. On la trouve à toutes profondeurs. On ne peut guère la confondre avec d’autres espèces car l’etrille arbore des yeux d’un rouge vif assez spectaculaire et pour le moins étonnant……

Cliquez sur ce lien pour découvrir l’article en entier..

Cliquer sur ce lien pour découvrir la galerie photo des étrilles.

Les hippocampes du bassin d’ARCACHON




les hippocampes du bassin d’Arcachon.

les hippocampes du bassin d’Arcachon.

Pas de plongée prévue ce weekend, rien de bien grave, on ne peut pas avoir tout le temps les pieds dans l’eau.

Les pieds non, mais la tête, elle, même en pensée, c’est possible. Alors pour garder le contact virtuel avec cet élément liquide qui nous passionne, je vous propose cette fois de vous amener avec moi pendant 2 minutes au plus près de nos amis les hippocampes.

J’espère que ce petite voyage visuel et sonore vous aura autant fait plaisir que j’en ai eu à vous le préparer.

Vous pouvez bien sûr retrouver les hippocampes sur la page de biologie VIE MARINE ou en galerie photos.

N’hésitez pas à partager ces contenus, faire connaître ce blog est l’assurance qu’il vive longtemps. A bientôt.


Eaux troubles, turbidité, envasement, pourquoi la visibilité est si mauvaise au bassin d’Arcachon




Effet de la plongée sous-marine sur la santé.

Turbidité de l’eau, eau trouble et mauvaise visibilité en plongée au bassin d’Arcachon

Eau trouble et galères en tous genres

Quel plongeur n’a pas pesté un jour ou l’autre au bassin d’Arcachon devant le peu de visibilité à cause d’une eau trouble ou une eau chargée de nombreuses particules ? L’incompréhension peut être d’autant plus grande que le phénomène est presque totalement imprévisible et qu’il ne semble pas se produire en suivant des lois particulières tant les facteurs influents sont nombreux. La transparence de l’eau au bassin d’Arcachon peut malheureusement varier beaucoup et en très peu de temps. Puisque j’en suis la première victime, je me suis dit qu’en fouillant un peu j’arriverais peut-être à mieux m’expliquer ce qui se passe réellement sous l’eau. Le comprendre me permettrait sûrement de mieux l’accepter, ça c’est pour positiver un peu !, il n’y a pas vraiment le choix.

Avec l'eau trouble, pas moyen de prendre de belles photos, la mise au point se fait sur les particules en suspension.

Avec l’eau trouble, pas moyen de prendre de belles photos, la mise au point se fait sur les particules en suspension.

Qu’est ce que la turbidité de l’eau ?

La turbidité de l’eau désigne la teneur en particules présentes en suspension dans l’eau. Ces particules troublent l’eau, absorbent ou diffusent les longueurs d’onde de la lumière. La turbidité se mesure avec un turbidimètre en « Unités de Turbidité Naphalométriques » (nTN). Rien que ça déjà, ça fait peur ! En gros, l’appareil envoie un rayon de lumière dans un échantillon d’eau et mesure le rapport entre la quantité de lumière qui le traverse et celle qui est réfléchie. Plus l’eau est turbide, plus elle est opaque. l’échelle va de 0 pour l’eau transparente à plus de mille uTN, mais déjà à 5 uTN, l’eau est déjà considérée trouble, à plus de 25 elle est noirâtre.

Qu’est ce qui cause la turbidité ?

La turbidité est causée naturellement par la présence dans l’eau de particules organiques en décomposition ou bien par des organismes d’origine animale ou végétale comme les algues ou le plancton.

La turbidité est causée également par des particules inorganiques comme les boues, les limons ou bien encore par certains composés chimiques.

Au bassin d’Arcachon, l’eau trouble peut avoir plusieurs causes comme par exemple des conditions météorologiques défavorables, forts vents et fortes pluies entrainant des lessivages des sols en villes ou dans les campagnes environnantes, voire même l’érosion des berges.

L’eau trouble est-elle dangereuse pour la santé du plongeur ?

Il ne semble pas qu’il y ait de risques évidents. Les plongeurs ne sont pas les bénéficiaires les plus nombreux des efforts faits par les communes riveraines pour améliorer la qualité des eaux, Le principal danger pour elles serait donc une publicité désastreuse pour l’activité touristique en cas de pollutions liées à des particules trop abondantes. Il faut comprendre que les bactéries se fixent facilement sur les éléments en suspensions et se trouvent ainsi véhiculées au rythme des marées. Une trop forte concentration pourrait être évidemment problématique. Il en va de même de certains polluant chimiques directement issus de l’activité humaine sur le bassin. Leur nocivité va de pair avec les taux de concentration. Autre facteur aggravant, avec la turbidité, les rayons ultraviolets de la lumière solaire n’arrivent plus à pénétrer suffisamment profond. Leurs effets antibactériens s’en trouvent diminués et ne contribuent plus à la régulation des souches pathogènes que l’on peut finalement retrouver stockées chez certains petits animaux filtreurs

De l’eau trouble de plus en plus souvent et de plus en plus chargée.

Avec de nombreuses années de pratique de la plongée au bassin d’Arcachon j’ai pu mesurer l’évolution de la turbidité. Malheureusement pour nous plongeurs, l’eau est de plus en plus troublée et pendant des périodes de plus en plus longues. La faute à qui ? à la nature ou à l’homme ? Probablement aux deux avec une nette avance pour l’homme.

Coté entrée du bassin, de forts courants existent au niveau des passes du fait du volume important de l’eau entrant et sortant à chaque marée à travers des chenaux relativement étroits. Le long de la côté océane un mouvement perpétuel de l’eau vers le sud entraine la migration d’énormes quantités de sables. A ce niveau là les forts courants empêchent les sédiments de se déposer. Il en va tout autrement au fond du bassin. Le peu de débit de la Leyre entraine une dépose rapide des vases qui finissent par former de véritables bouchons au point de bloquer la circulation des bateaux et parfois même l’entrée des ports. Dans le même temps on constate que les prairies de zostères qui peuplaient le fond du bassin ont presque complètement disparues. Les polluants chimiques divers et variés n’y sont certainement pas étrangers, on peut penser aux pesticides, au nitrates liés à l’agriculture mais aussi aux divers produits utilisés dans le milieu du nautisme. Malgré les interdictions d’utilisation, comme par exemple pour certains produits d’entretien des coques de bateaux, l’accumulation d’éléments toxiques dans les dépôts marins continue d’avoir une action destructive sur le biotope. Les vases ne sont plus fixées naturellement et deviennent tres volatiles avec les effets des vagues. Enfin, dernier élément, le brassage de l’eau de mer avec les alluvions argileux apportés par les eaux douces de la Leyre et des autres petits ruisseaux crée par réaction chimique ce qu’on appelle la crème de vase. Celle ci engendre la création de petits flocons dont la densité peut être très importante.

L’envasement inquiétant du bassin provoque la diminution du volume d’eau et des déséquilibres chimiques qui perturbent le biotope animalier et végétal. En plongée on peut facilement s’en rendre compte. La vase devant Arcachon migre d’une façon aussi rapide que surprenante, libérant le sable ou bien le recouvrant d’une couche pouvant atteindre parfois une dizaine de centimètres. Les zostères ( le varech) n’est pas le seul à disparaître, il y a déjà pas mal de temps que l’on ne voit plus à St Yves les salades de mers emportées par le courant. Cette situation a forcément des conséquences immédiates sur les lieux de pontes et les zones nutritives de beaucoup d’espèces, en particulier les mollusques et les gastéropodes.

Les dragages

Pour faire face à l’envasement, les communes littorales du bassin d’Arcachon sont amenées depuis plusieurs années déjà à investir de lourds budgets pour préserver les chenaux et les entrées de ports. Depuis le mois de décembre 2014 le dragage du chenal des fontaines et du port à Lanton-Taussat a nécessité 400 000 €. Le port de La Vigne fait face lui aussi au même problème, il termine une grosse opération de dragage du port. De L’autre coté du bassin c’est au tour de la zone du Moulleau sur la commune d’Arcachon que les opérations de dragage vont commencer pour réensabler une partie de plage située plus au nord. Les travaux menés par la société SIBA, spécialisée dans ce domaine, dureront normalement jusqu’à la mi mai 2015.

Bref, tout cela conduit, vous l’avez compris, à saturer d’une façon ou d’une autre les eaux du bassin en particules plus ou moins grosses et pénalisantes pour la visibilité. Amis plongeurs, il va falloir faire avec. Les eaux les moins touchées sont celles des couches proches de la surface, disons dans les 3 premiers mètres, moins denses, elles sont moins chargées en particules.

En conclusion.

S’il est probable que par des jours de vents de terre, de faibles marées, de beau temps et en absence de dragages on puisse espérer une eau de qualité correcte, il y a fort à parier qu’en plongée il nous faille, amis plongeurs, nous satisfaire de peu de visibilité. C’est pourquoi dans un prochain article je parlerai de la prise de vue en photos ou en films dans des conditions médiocres. En attendant, bonnes plongées à tous et toutes.