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Chose promise, chose due !

Chose promise, chose faite.

A mon retour de congés, j’avais promis de faire un petit bilan de ce dernier séjour en Corse. Volià, c’est chose faite avec un petit texte agrémenté des belles photos je pense.

Vous pouvez retrouver cet article sur ma page « VOYAGES« , profites-en, ça fait rêver gratuitement.

Mise à jours.

Si vous avez envie de découvrir de belles photos de poissons, de crustacés ou de nudibranches observés en plongées de nuit, ne manquez pas mon « journal de plongée« . Je viens d’y faire une mise à jour avec un petit article agrémenté de nombreux documents photos très sympas.

Pour ne rien louper.

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Si mes contenus vous plaisent, laissez-moi un petit commentaire sympa, ça me fera évidemment un grand plaisir. Bonne plonge à tout le monde.

Voir et observer.

Plonger, voir et observer.

J’ai parfois eu la remarque suivante venant de quelques plongeurs, et pas que de simples débutants: « T’as de la chance d’avoir vu ce truc, je l’ai jamais vu moi au bassin ».

Dans cet article je vais, une fois n’est pas coutume, vous soumettre une petite réflexion personnelle. Bien sûr elle ne vaut que ce qu’elle vaut, mais bon, elle est quand même sûrement intéressante. D’ailleurs vos avis seront les bienvenus.

Il faut reconnaître que la turbidité de l’eau du bassin d’Arcachon une bonne partie de l’année ne favorise pas l’observation sous-marine. On est obligés de faire avec malheureusement. Cependant, on peut quand même revenir un peu sur le vocabulaire car pour moi en tout cas il y a une grosse différence entre « voir » et « observer« .

Que dit le dictionnaire.

Si on se réfère au dictionnaire LAROUSSE le verbe observer peut avoir plusieurs significations, j’en retiendrais 2 particulières.

* Premièrement on trouve: « Remarquer, constater quelques chose… ». Par exemple on pourrait dire: « j’ai remarqué que les hydraires tubulaires se font plus rares dès que l’eau du bassin de réchauffe ».

* Deuxièmement on trouve aussi: « Examiner attentivement quelque chose ou quelqu’un afin de l’analyser, de l’étudier ou de le comprendre ». Par exemple « j’observe l’évolution de la ponte des nudibranches pendant l’été ».

Pour le verbe voir le dictionnaire LAROUSSE fait quelques différenciations de la façon suivante:

* Premièrement: « Percevoir quelque chose grâce aux yeux ». Bon ça on s’en doutait un peu !!

* Deuxièmement: « Regarder, examiner quelque chose ». Finalement, c’est assez proche de la définition du verbe « observer ». En plongée, c’est l’attitude du plongeur qui va faire la différence, voyons comment.

Voir ou observer le jour ou la nuit ?

Y a-t-il une différence dans l’observation que l’on peut faire le jour ou bien la nuit ? On pourrait être tentés de répondre que non, et pourtant il y a vraiment beaucoup de différences.

En plongée de jour.

En plongée de jour, si l’on peut facilement « voir » la biodiversité marine, beaucoup d’espèces qui la constituent peuvent nous voir aussi. Inconvénient principal de la chose, c’est que la plupart nous considèrent comme des prédateurs potentiels et cherchent à se tenir éloigner de nous.

Certaines espèces sont diurnes, d’autres nocturnes. Ces dernières cherchent la plupart du temps un abri loin des regards et ce n’est que lorsque la lumière a presque disparu qu’elles sortent vaquer à leurs occupations. Il n’est donc possible ni de les voir, ni de les observer la journée.

La puissance lumineuse du soleil peut créer elle même des difficultés, en particulier si l’eau est turbide. Elle prend alors une couleur dominante, souvent jaunâtre mais aussi grisâtre, verdâtre ou bleuâtre en fonction de l’heure et de la couche nuageuse. Les reliefs ont tendance à s’estomper, parfois très fortement, et même la lumière des phares n’est pas suffisante pour redonner des couleurs ou éliminer les particules. Pas facile dans ces conditions de voir grand chose.

En plongée de nuit.

En plongée de nuit les choses sont assez différentes. D’une part, seul ce qui est dans le faisceau des phares apparaît au regard, d’autre part le noir environnant laisse éclater un univers de couleurs impossibles à apprécier de jour.

Les espèces animales les plus craintives comme quelques poissons ou certains crustacés identifient moins le plongeur de nuit à un danger plutôt qu’à une curiosité bisare. Assez souvent d’ailleurs certains de ces petits animaux s’approcheront prudemment pour venir voir de quoi il retourne. Quelques malins en profiteront même pour chasser dans la lumière des phares. Qui l’eut crû ! hé ben oui, sans jeu de mot, c’est à voir.

Non seulement on peut voir la nuit les espèces de jour en train de dormir mais aussi les espèces nocturnes qui étaient restées cachées durant la journée.

La différence se fait en photo.

En explo de plongée on va donc voir des choses, c’est déjà une certitude, ce n’est pas pour autant qu’on sait les observer. Faire de la photo peut nous y aider.

Voir et observer, la différence.

Voir implique la notion d’instantané. Observer implique au contraire une notion du temps plus étendue. On pourrait dire que voir c’est avoir de la chance, observer c’est autre chose, c’est de la science et de la patience.

Voir.

L’exploration sans but précis permet de faire des rencontres innattendues, bien sûr, mais elles restent fugaces. Une plongée normale, en tous cas telle que pratiquée dans les clubs, prend entre 30 et 50 minutes environ. Ce temps n’est pas suffisant pour faire de la recherche car la zone couverte est bien trop grande. De plus, le fait d’être dans une palanquée impose au plongeur un impératif de cohésion du groupe, pas question de s’attarder à observer un point de détail alors que le reste du groupe est déjà loin.

Observer.

Pour observer réellement, il faut prendre son temps, parfois plonger en solitaire. Le photographe amateur le sait bien. c’est même parfois à la dernière minute qu’il lui arrive de tomber par hasard et après de vaines recherches sur « LE TRUC » hyper rare à prendre en photo.

La plongée peut être alors poussée à ses dernières limites, presque jusqu’à fleurter avec celles de la sécurité. C’est là que toute l’expérience du plongeur est importante, car lui sait jusqu’où ne pas aller.

Ce faisant, il prends son temps, règle ses lumières, choisit son cadrage, shoote et recommence jusqu’à être certain d’avoir dans la boîte la photo qui va faire rêver. Hé oui, c’est toute une science, et celle-ci prend du temps pour la maîtriser. Il faut voir, mais aussi chercher à voir. Les trous, les flancs de rochers, les touffes d’algues et même les déserts sableux offrent à celui qui s’attarde des choses extraordinaires, même si ce n’est que pour le plaisir des yeux si on a pas d’appareil photo.

Conclusion.

Les fonds marins sont riches de surprises. Ce qu’il faut retenir, c’est que pour les observer et en garder le meilleur souvenir, il faut savoir aiguiser son regard et suivre parfois son intuition, être curieux. Cela prend beaucoup de temps, il faut donc apprendre à le gérer. Ce faisant, c’est la porte ouverte à des plaisir des yeux inespérés. Alors n’hésitez pas, prenez votre temps…. en sécurité bien sûr.

Pour finir.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le commenter ou à en parler autour de vous ou à conseiller la visite du blog. ce sera la meilleure façon de voir ce dernier durer longtemps.

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