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Foisonnement de vie au bassin d’Arcachon.

Reproduction et éclosion de vie au bassin d’Arcachon.

Le printemps est la période fabuleuse où le bassin d’Arcachon se découvre dans un foisonnement de vie fantastique.

Non seulement l’eau se réchauffe (elle est en moyenne à 16° en ce moment), mais elle devient de moins en moins turbide du fait de l’arrêt des activités de draguage. Il était temps, si celles-ci avaient continué, on aurait pu ranger les palmes et les masques.

Flabeline fond noir faceb Tribue de polycera P2N

Les nudibranches se comptent actuellement par centaines. Ils sont très petits, de 5 à 15 mm en moyenne. Mais ils sont aussi extrêmement fragiles. Mieux vaut prendre d’infinies précautions pour les approcher et les observer. Les néophytes devront donc faire attention aux coups de palmes malencontreux qui pourraient en tuer un grand nombre ou détruire les dépots d’oeufs laissés accrochés aux fragiles branches des hydraires.

Attention DANGER !!

Attention danger !! Les nombreux ajouts de matériaux de construction destinés à stabiliser la digue du Cap Ferret ont créé des a-pics particulièrement imposants et inquiétants. Certains blocs ou certaines ferrailles sont mal stabilisés et pourraient facilement glisser et blesser quelqu’un en dessous. Je recommande une grande prudence car avec de la visibilité de ces derniers jours il était facile de se rendre compte que le risque n’est pas à exclure d’un éventuel éboulement. Prudence donc !

Si vous ne plongez pas encore.

Si vous ne plongez pas encore, je sais, l’eau est froide… Bref si vous avez d’excellentes raisons bien sûr de ne pas aller sous l’eau, n’oubliez pas de faire un saut sur ma page « Journal de plongées » J’y mets en ce moment de très jolies photos, ne loupez pas ça !!

Si ces pages vous ont plues, pensez à en faire la promotion autour de vous, rien ne me fera plus plaisir que de savoir que mon travail vous est utile. Alors profitez-en par la même poccasion pour me laisser quelques mots d’encouragements. A bientôt.

Le Poulpe.

Je profite d’avoir un peu de temps ce soir pour venir compléter ma page de biologie marine avec un nouvel article sur le Poulpe du bassin d’Arcachon. J’espère que vous y trouverez quelques informations à faire partager.

Le poulpe.

poulpe hortense le 8 11 2015

Le poulpe, que l’on appelle aussi la pieuvre, est certainement l’animal marin le plus intelligent que l’on puisse rencontrer au bassin d’Arcachon. Il appartient à la famille des céphalopodes (traduire rapidement par les pieds sur la tête). En fait de pieds, le poulpe possède 8 bras dont le dessous est muni de 2 rangées de ventouses très puissantes…….

Cliquez sur ce lien pour découvrir l’article en entier..

Bonne lecture.

Cliquez sur ce lien pour aller à la page des galeries photo des mollusques.

La retouche des photos de plongées




La retouche photo.

Peut-on améliorer une photo de plongée ?

Lorsqu’on prend le temps de regarder ses photos de plongée, on se rend compte que certaines que l’on pensait sans intérêt, parce qu’un peu floues ou pas assez colorées, pourraient très bien être améliorées en utilisant un logiciel de retouche photo capable de leur redonner de la netteté ou du contraste. Améliorer une photo c’est toujours le gage du plaisir de la partager plus tard.

Ne pas croire aux miracles.

C’est une évidence, avec une 2 chevaux on ne pourra jamais faire une formule 1. En photo c’est un peu pareil, si votre photo est floue il y a peu de chance que même le plus sophistiqué des programmes informatiques puisse inventer des détails que votre appareil n’aura pas réussi à enregistrer sur le cliché.

Cela veut-il dire pour autant que tout est perdu ? Heureusement pour nous la réponse est non. On peut ne pas croire aux miracles et trouver pourtant par la technique le moyen d’améliorer une prise de vue qui y ressemblent beaucoup.

Supprimer la couleur dominante.

J’en ai déjà parlé dans un article précédent, en plongée on est souvent amené à utiliser pour la photo ou le film des sources de lumières artificielles. Celles-ci sont caractérisées par la longueur d’onde propre à leur technologie. C’est ce qu’on appelle leur température de couleur. L’appareil photo enregistre sans discernement la réalité d’une situation. Si votre source autonome éclaire avec une dominante jaune, vous retrouverez cette dominante sur la photo.

Pour supprimer une couleur dominante il existe plusieurs moyens. Les logiciels de retraitement d’images regorgent de réglages précalculés qui fonctionnent plutôt pas mal. Ils portent souvent des noms du style « couleur automatique » ou bien « Ton automatique » ou encore « contraste auto ». Bien qu’assez efficaces, ces réglages, qui ne sont pas spécialement destinés à la photo sous-marine, donnent des résultats sensiblement trop marqués.

Il vaudra mieux utiliser dautres réglages plus sophistiqués dans lesquel vous aurez la possibilité d’ajuster certains paramètres comme par exemple le nombre de pixels touchés par la modification. Photoshop dispose par exemple d’une commande très intéressante du menu Réglage appelée « Variante ». Cette commande permet de choisir certaines corrections dans les tons clairs, moyens ou sombres. Une autre possibilité toujours dans les menus « réglage » est d’utiliser un filtre d’exposition puis de réajuster la luminosité ou la saturation.

Le résultat après plusieurs tatonnements peut être assez bluffant. Au début ce travail semble difficile et peu efficace, mais lorsqu’on a acquis la maîtrise des réglages avec de l’expérience, on mesure toute la puissance des logiciels et on arrive finalement à faire des choses surprenantes.

Améliorer la netteté.

Améliorer la netteté d’une image est un des réglages les plus délicats à utiliser. Les logiciels de traitement de photos proposent toute une série de filtres très pratiques pour obtenir des effets graphiques surprenants. Parmis ces effets on en trouve un appelé « renforcement ». En choisissant cette option on accède à des réglages permettant d’améliorer la netteté des contours ce qui contribue à rendre une image bien plus belle. Le résultat n’est cependant pas toujours au rendez-vous car il dépend des paramètres choisis. 3 paramètres sont à définir dans photoshop par exemple: Le gain à régler entre 100 et 200% ou plus au besoin, Le rayon concernant le nombre de pixels modifiés à choisir entre 0,5 et 4, le seuil à positionner sur zéro pour les cas difficiles.

Certains logiciels comme Photoshop proposent aussi une alternative intéressante en travaillant sur des fusions de calques. Après avoir dupliquer le calque d’origine on applique dans le menu « filtres/divers » un filtre passe-haut dans lequel on sélectionne la quantité de pixels à traiter, un choix de 2 va très bien en général. Dans le menu « calque » on applique un style de calque de fusion en lumière vive dans lequel on pourra tester différentes opacités. Après fusion de tous les calques on récupère une image vraiment améliorée au niveau de la netteté.

Attention, la gourmandise est un vilain défaut (il paraît). Vouloir pousser les réglages un peu trop loin c’est prendre le risque d’introduire dans l’image tout un tas de perturbations qui risquent fort de la dénaturer complètement. Il est donc prudent de toujours travailler sur une copie de la photo originale. En cas de problème, on pourra effacer cette copie et recommencer le travail en repartant de la photo initiale.

Apprendre à travailler avec des logiciels.

Plutôt que de se disperser à travailler avec plusieurs logiciels de traitement d’images, je pense qu’il est plus efficace d’en choisir un et de l’exploiter à fond. Bien que ce ne soit pas très difficile, cela demande tout de même un temps assez conséquent. Il vaudra donc mieux être un spécialiste d’un logiciel plutôt que nul dans plusieurs.

La retouche photo peut devenir un outil de création graphique particulièrement riche car les limites des logiciels sont sans cesse reculées. A vrai dire, ils deviennent tellement puissants qu’on finit par ne plus savoir quoi faire tellement les choix sont vastes.

Avec les logiciels on peut vraiment se faire énormément plaisir et obtenir des productions d’une qualité à couper le souffle. Ce serait dommage de ne pas en profiter, surtout que certains sont gratuits et qu’ils n’ont pas grand chose à envier aux softs professionnels vendus en général une petite fortune.

Conclusion.

Travailler ses photos c’est réellement une source de plaisirs très agréables. Il y a là tout un monde à découvrir qui vous permettra de profiter à fond des images que vous aurez ramenées de vos nombreuses plongées. Alors n’hésitez plus, osez la retouche d’image comme les pros.


Comment l’homme et les poissons voient les couleurs




Comment l’homme et les poissons voient les couleurs

La vision des couleurs chez l’homme et chez les poissons, similitudes et différences. Première partie.

La vision des couleurs chez l’homme et chez les poissons serait-elle identiques? Après la rédaction de deux articles importants sur la disparition des couleurs dans l’eau en fonction de la profondeur et sur la turbidité des eaux du bassin, je me suis fait la réflexion suivante: Pourquoi donc la nature a-t-elle prévu que les choses immergées aient potentiellement des couleurs puisqu’il est presque impossible de les observer sans l’apport d’une source de lumière autonome ?

Pour répondre à cette question, je me suis tourné vers le net à la recherche d’informations ou d’études sur le sujet et je vous livre ici, sans prétention, le fruit de cette quête.

Le texte nécessaire serait trop long pour un seul article. Aussi je vous propose de le partager en deux parties. La première partie ci-dessous parlera de la vision chez l’homme. La deuxième viendra assez vite derrière pour faire le point sur le cas des poissons.

Généralités sur la vision humaine.

Un mécanisme physiologique complexe.

S’il est au sommet de la chaîne de l’évolution, l’homme est loin d’avoir une vision au top. D’autres espèces animales ont en effet développé des capacités bien plus performantes dans des domaines comme la vision de loin ou encore la vision nocturne. Pourtant presque aucune ne voit les couleurs comme nous. Les chats par exemple, comme les vaches, ne distinguent que très peu le rouge et voient plutôt leur environnement dans le bleu et le vert

L'œil humain est une petite merveille de l'optique animale Hx20v 2

Notre œil est évidemment l’outil de base de notre vision. Pour faire simple, il est équivalent à l’optique et au capteur électronique d’une caméra moderne. Dans la caméra c’est le processeur vidéo et les programmes de traitement des images qui nous permettent d’en avoir le rendu en couleurs. Pour l’homme cette fonction est assurée par le cerveau. Il transforme les informations sensorielles transmises par l’œil à travers le nerf optique et grâce à quelques processus cérébraux, il nous rend capables d’observer les formes, les textures, les couleurs ou encore d’estimer les distances, les reliefs ou les caractéristiques d’un mouvement.

Coupe d'un oeil humain

Notre cristallin est déformable. Cette caractéristique permet à l’œil de focaliser correctement les images sur la rétine. Malgré la sophistication de l’œil, on peut souffrir de quelques handicaps comme la myopie ou l’hypermétropie. Le myope voit bien de près mais mal de loin, l’hypermétrope c’est l’inverse.

Super, mais la vision des couleurs concrètement, ça marche comment ?

Pour comprendre la vision des couleurs, il faut allez dans l’œil voir se qui se passe. Les rayons de lumière pénètrent l’œil par la cornée, traversent le cristallin et se retrouvent focalisés au fond de l’œil sur la rétine.

Hors, le fond de l’œil est tapissé de très nombreux capteurs photosensibles appelés cônes et bâtonnets. On compte environ 6 à 7 millions de cônes pour chaque œil. Ils sont concentrés sur le centre de la rétine. En fait, il existe 3 types de cônes dont chacun est spécialisé dans la « vision » d’une couleur particulière, ou plus exactement d’une longueur d’onde spécifique. Un premier type de cônes permet de « voir le rouge, un second le vert et le dernier le bleu. Quelques rares personnes possèdent un quatrième type de cônes mais c’est trop particulier pour en parler dans cet article.

Absorbance des cônes

Chaque type de cônes dispose d’un pigment spécifique pour une des trois longueurs d’onde correspondant au rouge, au vert ou bleu. Lorsque ce pigment est touché par un rayon de lumière assez puissant, le pigment est détruit, ce qui libère une impulsion électrochimique véhiculée jusqu’au cortex cérébral. Heureusement, le pigment est très rapidement régénéré pour permettre une nouvelle impulsion.

A moins de souffrir de quelques déficiences, les gens ont donc une vision trichromique pour peu que l’éclairement soit suffisant, ce qui est le cas la journée. La nuit la lumière est trop faible pour que les mécanismes photoniques des cônes fonctionnent.

Et la nuit alors ?

Justement, la nuit, l’éclairement est bien trop faible, les cônes ne peuvent assurer correctement leur fonction car les pigments ne fournissent plus d’influx nerveux, ou en tous cas, pas assez. C’est donc les bâtonnets, beaucoup plus nombreux ( plus de 100 millions), qui vont assurer le fonctionnement de l’œil. Malheureusement, les bâtonnets sont principalement sensibles aux niveaux de gris, même si leur caractéristique d’absorption est proche de la lumière verte. Ils ne permettent pas de voir en couleurs. Ils occupent une position plus excentrée que celle des cônes sur la rétine. Ils sont même quasiment absents de la section la plus sensible au centre de la rétine.

Pour pouvoir observer un objet dans la pénombre il ne faut donc pas le regarder de face mais légèrement de travers de telle sorte que les bâtonnets puissent recevoir le flux lumineux. On appelle ça avoir une vision périphérique.

Vision en relief, accoutumance, éblouissement et acuité visuelle.

Le fait d’avoir nos deux yeux positionnés sur le devant du visage conditionne une vision binoculaire. Nous pouvons grâce à cela voir en relief. Cet avantage à aussi un inconvénient majeur, notre champ visuel est réduit à environ 180°. Cela nous empêche de voir correctement sur les côtés et nous prive d’apercevoir ce qui se passe dans notre dos.

Les bâtonnets ont besoin d’un temps d’adaptation à la faible luminosité pour être totalement efficaces. C’est l’accoutumance. Il faut compter un bon quart d’heure pour cela. Malheureusement, l’éclat brusque d’une lumière, même peu puissante anéantit instantanément le bénéfice de l’accoutumance à la faible luminosité.

Les bâtonnets sont des éléments fragiles. Une trop forte lumière appliquée trop longtemps les détériore. Une longue exposition peut même les détruire irrémédiablement. L’œil humain dispose de deux dispositifs de protection contre l’éblouissement. La paupière en se fermant presque instantanément empêche la lumière de nous aveugler. L’iris quant à lui se comporte un peu comme le diaphragme d’un appareil photo, il se ferme pour adapter la quantité de lumière pénétrant dans l’œil. Cependant, cette fermeture est relativement lente. Hors la nuit l’iris est ouvert à fond, la pupille ( le trou au milieu de l’iris) est alors largement dilatée et il lui faut un temps assez long pour pouvoir se fermer.

L’acuité visuelle n’a pas grand chose à voir avec la vision des couleurs. C’est juste la capacité à distinguer un objet de très petite dimension placé loin de l’œil. Tout le monde se rappellera le test d’acuité visuelle pratiqué chez les ophtalmologues avec la planche à lettres de différentes grosseurs.

Voila pour l’essentiel qu’il faut retenir sur la vision humaine des couleurs. Je vous retrouve très bientôt pour la deuxième partie de cet important article avec cette fois la vision chez les poissons. Promis, je fais aussi vite que je peux pour cette prochaine publication.

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Lumières, corps noirs, température de couleurs en plongée




La lumière en plongée, corps noirs et température de couleurs en photo et vidéo.

Source de lumières, corps noirs, température de couleurs en photo ou en vidéo sous-marine

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Le rendu des couleurs en photo sous-marine

En photographie et en vidéo sous-marines le rendu des couleurs des poissons ou des paysages marins pose de nombreux problèmes au photographe, qu’il soit amateur ou professionnel.

Dans un article précédent sur la couleur de la mer, nous avons vu que les différentes longueurs d’onde de la lumière solaire visible sont assez rapidement absorbées par l’eau.

Spectre de la  lumière visible et pénétration dans l'eau pour P2N

Bien que dans certaines conditions en journée on puisse utiliser des filtres de couleurs pour équilibrer une photo ou une vidéo, la plupart du temps, il faudra disposer d’une source de lumière artificielle plus ou moins puissante pour assurer une bonne prise de vue. C’est là que les ennuis commencent. En effet, chaque source de lumière se caractérise par ce qu’on appelle sa température de couleur. La maîtrise de la lumière artificielle est une chose délicate mais vraiment indispensable.

Température de couleurs et corps noirs

La température de couleur caractérise la lumière émise par une source d’éclairage, par comparaison à celle d’un matériau idéal, appelé corps noir, émettant de la lumière uniquement lorsqu’on le chauffe. Bon, nous voilà bien, mais c’est quoi exactement un corps noir ?

Un corps noir est en théorie un objet qui absorbe toute l’énergie électromagnétique qu’il reçoit, sans en réfléchir ni en transmettre. Hors, la lumière est un rayonnement électromagnétique. Du coup, un corps noir nous apparait noir car il absorbe toutes les couleurs du spectre visible. Cependant, il peut émettre de la lumière s’il est chauffé à une température suffisamment élevée, disons entre 2000 et 12000 ° K. Cette émission de lumière aura une couleur particulière directement liée à la température du corps noir. Celle-ci, tout comme la température de couleur d’une source de lumière se mesure en degrés kelvin. Le Kelvin est une unité du système international facilement convertissable en degré Celsius, on a 0°K = -273 °C (Celcius) ou si vous préférez: 0 °C = 273 °K

Prenons un exemple pour mieux comprendre. Si on possède une lampe dont la température de couleur est de 3500 °K, elle émettra une lumière comportant une dominante de couleur jaune, la même que celle du corps noir porté à la même température de 3500° K, c’est à dire 3227 °C. Bon, d’accord, mais c’est curieux, quand on éclaire avec une lampe qui a une belle couleur blanche en plongée de nuit, on n’a pas l’impression que la lumière est jaune, et pourtant, si on prend des photos elles sont toutes sujettes plus ou moins à cette dominante de couleur désagréable. Que se passe-t-il donc?

Voici un exemple de différentes tonalités en photo. A gauche sans correction, à droite avec correction de la dominante jaune.

Etoile de mer sans correction Etoile de mer avec correction

En fait notre cerveau est capable de bien des merveilles. Ainsi, lorsque la lumière diminue, il corrige la lumière perçue par nos yeux de façon à la rendre la plus lumineuse possible et la plus proche possible de la lumière du jour. Certains appareils photos sont programmés pour tenter de faire le même travail en jouant automatiquement sur la balance des blancs, nous y reviendront plus tard dans un très prochain article. Mais pour l’instant beaucoup n’ont pas cette fonctionnalité, l’appareil enregistre alors sans état d’âme les couleurs telles qu’elles sont vraiment. Rien de bien grave, les logiciels de traitement d’images savent très bien rééquilibrer les couleurs. Malheureusement pour les puristes, les traitements d’images peuvent avoir un effet partiellement destructeur sur la qualité de la photo d’origine. Il y aura donc intérêt à s’équiper avec des lampes ou des phares dont la température de couleur est la plus proche possible de la lumière du jour.

Sources de lumière

Le choix de la source de lumière, LED ou autres.

Beaucoup de choix s’offrent au candidat photographe. Personnellement, puisque je plonge très souvent de nuit, j’ai opté pour un éclairage à base de LED « lumière du jour ». Elles produisent une lumière bien blanche malheureusement très vite absorbée par les particules si on ne travaille pas en macro. Le gros avantage est qu’elles me servent aussi bien pour m’éclairer pendant la balade qu’à me fournir un éclairage très facilement directif en mode photo ou vidéo. Les LED produisant une lumière froide produisent une légère coloration bleue que personnellement je n’aime pas du tout. Celles produisant une lumière chaude tirent trop vers le jaune, et parfois curieusement vers des teintes vertes ou rosées.

Je ne peux pas discuter ici de l’intérêt des flashs ou des lampes HID car je n’en utilise jamais. Je laisse la possibilité à ceux qui voudraient évoquer ce sujet de le faire grâce au forum ou bien de me proposer un texte pour l’intégrer dans un futur article.

Je le répète, quel que soit le mode d’éclairage artificiel, il faudra toujours tenir compte de la turbidité de l’eau. Plus elle sera chargée et plus la couleur enregistrée par l’appareil photo s’éloignera du ressenti à travers le masque. Les flashs ont un très bon rendu de couleur et sont puissants, mais en eaux troubles cela devient plus un handicap qu’un avantage car les particules risquent d’être surexposées et de voiler la photo. D’un autre coté, le flash n’est pas très adapté à la photo en macro à cause des problèmes de surexposition de certaines zones claires. Tout au moins si on travaille en automatique. Le mieux est alors de monter les flashs avec des diffuseurs et de s’obliger à gérer les paramètres en mode semi-auto ou même en tout manuel. Cela implique nécessairement que de nombreux déchés seront occasionnés parmi les clichés le temps de trouver les bons paramètres. Évidemment, pour la vidéo, les flashs ne servent à rien. Je ne sais pas vous, mais moi la vidéo, j’adore. J’en parlerai aussi dans un prochain article.

En attendant, bonnes plongées à tous et toutes, profitez-en, l’eau se réchauffe.