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Les lentilles macros — première partie.

Dans ma publication précédente sur les épaves de St Yves je vous avais annoncé un prochain article sur les lentilles humides macro. En effet on m’a posé assez souvent des questions sur le choix de ces optiques dont le fonctionnement reste bien mal connu, même parmi les passionnés de photos ou de vidéos. Pas de pub pour des constructeurs ou des revendeurs ici. Je ne présente sur mes pages que le matériel que j’utilise. Il est possible et même certain que ce ne soit pas le meilleur. Personnellement je cherche avant tout à me faire plaisir avec un budget raisonnable plutôt que de courir les dernières nouveautés et les concours.

Quelques notions d’optique.

La lumière.

La lumière présente la caractéristique surprenante d’être à la fois ondes et particules. Pour ce qui nous concerne en plongée, on va plutôt parler de fréquences ou de températures de couleur.

La lumière se propage dans un milieu à une vitesse différente selon l’élément traversé. Dans le vide cette vitesse vaut environ 300 000 km/s, dans l’air c’est presque pareil, mais elle n’est plus que de 231 000 km/s dans l’eau et 200 000 dans le verre par exemple. Il se passe un phénomène intéressant lorsque la lumière passe d’un milieu à un autre, au point de passage elle subit une déviation plus ou moins importante. J’avais d’ailleurs fait un petit article pour expliquer l’illusion d’optique qui nous fait voir avec un masque un poisson plus gros et plus près, un phénomène lié à l’indice de réfraction de l’eau.

La lumière que nous percevons du soleil (lumière blanche) est en fait composée de plusieurs couleurs différentes que l’on retrouve dans l’arc en ciel. Il se trouve que chacune de ses couleurs à une vitesse légèrement différente des autres, ce qui produit une déviation elle aussi légèrement différente. Les irisations que cela induit sur les photos ou des films peuvent être très gênantes. Pour les diminuer on dispose de quelques techniques simple que je vais expliquer plus loin.

Les lentilles c’est quoi ?

Les lentilles macro sont un dispositif optique qui se visse sur un objectif ou sur un caisson étanche à la manière d’un filtre. D’ailleurs on les désigne parfois par filtres close-up ou bien bonnettes.

Selon l’encyclopédie en ligne Wikipédia, une lentille optique, est un dispositif en verre ou en matière synthétique transparente, qui concentre ou disperse les rayons lumineux comme le montrent les dessins suivants extraits de Wikipédia.

Une lentille macro joue le rôle d’une loupe, elle permet en déviant la lumière de faire une mise au point sur un objet positionné très près de l’appareil photo. C’est un outil assez bon marché mais qui présente le défaut lorsqu’elle n’est constituée que d’une seule lentille convergente de créer des défauts d’irisation qu’on appelle des aberrations chromatiques. Pour combattre ce phénomène on associe en général une deuxième lentille divergente, parfois même une troisième lentille. Il est possible également de fabriquer des optiques avec un traitement spécialisé qui évite les irisations.


Les aberrations chromatiques se voient surtout sur les forts contrastes comme ici en haut à droite les traces bleutées dans la zone sombre. Une lentille additionnelle corrige assez bien ce défaut optique.

Quelle lentille utiliser ?

Il existe dans les catalogues constructeurs 3 types de lentilles macro.

La plus simple et la plus économique ne possède qu’une seule lentille convergente. , Légère et peu encombrante, elle est Idéale pour débuter à peu de frais. Elle a le gros inconvénient de produire les aberrations dont nous venons de parler. Les photos sont assez difficiles à retoucher en post production. Au final ce n’est pas vraiment un bon investissement.

La lentille la plus courante est une optique achromatique. Constituée de 2 lentilles associées, elle produit des images de bonne qualité propres à satisfaire le photographe un peu plus exigent que le débutant. Principal inconvénient, le prix est bien plus élevé qu’une lentille simple, mais finalement très bon marché si on compare aux objectifs classiques des appareils photo réflex par exemple.

Une version plus performante pour satisfaire les experts est la lentille apochromatique. C’est une lentille constituée de 3 éléments associés qui permettent d’assurer une focalisation parfaite d’au moins 3 longueurs d’onde de la lumière. Cette association réduit aussi les aberrations sphériques d’une façon bien plus efficace que la version achromatique. C’est donc l’outil parfait qui possède évidemment , vous vous en doutez, le gros inconvénient d’être onéreux.

Quelle version choisir ? Tout dépend de votre budget. Cependant il faut garder à l’esprit que plus ce système optique très pratique sera performant et plus vos productions photographiques seront belles. Évidemment ce système n’améliorera aucunement les qualités de votre appareil photo, on ne fait pas une Ferrari avec une Clio dont on a changé les pneus.

La suite bientôt.

Très bientôt je vous proposerai la deuxième partie de cet article dans lequel je parlerai de grossissement, d’agrandissement, de puissance optique et de quelques autres détails intéressants à connaitre.

Restez donc attentifs aux mises à jour du blog si vous souhaitez en savoir davantage sur les lentilles macro. La meilleure façon pour ne rien louper est de vous abonner. A chaque nouvel article vous recevrez alors un mail d’annonce de la parution. Encore une fois, pas de pub ici qui encombrerait votre messagerie, seul l’essentiel vous sera proposé. Pour vous abonner une simple adresse mail valide suffit, alors n’hésitez pas à franchir le pas, c’est gratuit, et comme le dit la pub, ce serait dommage de louper ça !!

Si le blog vous plait, n’hésitez pas à en parler autour de vous, et pourquoi pas le partager sur les réseaux sociaux que vous aimez. Plus vous serez nombreux et nombreuses à visiter le blog et mieux il sera pris en compte par les moteurs de recherche du Web, je vous en remercie d’avance et vous souhaite bonne lecture, à très bientôt.

Pourquoi entend-on mal sous l’eau ?

Comme beaucoup de plongeurs certainement, un jour j’ai eu à me poser la question « Pourquoi est-ce qu’on entend mal sous l’eau ? ». Comme beaucoup j’avais remis l’explication à plus tard. Mon travail de formateur en techniques industrielles m’a fait revenir en mémoire il y a peu mes anciens questionnements. J’ai finalement trouvé intéressant de faire une proposition d’explication à travers ce nouvel article que je vais essayer de rendre aussi clair que possible.

Le son c’est quoi ?

Un son est une vibration qui se propage de proche en proche dans un milieu « élastique », solide ou non. Les sons peuvent donc se propager aussi bien dans l’air, dans l’eau ou dans un corps plus solide comme l’acier par exemple. Cette onde a besoin d’un support pour se propager, ce qui explique qu’il n’y a aucun son dans l’espace puisque le vide ne peut pas le transmettre par « manque de matière support ».

Comment définit-on un son ?

On caractérise un son à partir de 3 critères techniques qui sont, sa fréquence, son intensité, son timbre.

La Fréquence.


La fréquence de l’onde sonore se définit par le nombre de cycles alternatifs par seconde.

Le son étant une onde, il possède donc une fréquence. Plus cette fréquence est rapide, plus le son est aïgu, vous aurez compris que plus la fréquence est faible, plus le son est grave. Nos oreilles ne sont pas capables d’entendre tous les sons. En général on admet que nous sommes capables d’entendre seulement des sons de fréquences comprises entre 15 et 20000 Hertz (20 kilohertz).

Certains animaux ont une oreille plus fine que la notre, ils peuvent entendre des sons beaucoup plus aïgus jusqu’à environ 40000 Hertz (les chats ou les chiens par exemple).

L’intensité d’un son, notion de bruits.

On peut facilement quantifier un son par son intensité. Cette mesure s’effectue en décibel (dB). Elle nous permet de donner une échelle de tolérance à la douleur. En effet, un son de plus de 80 dB devient un bruit fort, il est dangereux pour l’acuité auditive de nos oreilles, à 130 dB le son devient tellement fort qu’il en est très douloureux voire insupportable. Une exposition prolongée nous rendra probablement sujet à un traumatisme de l’oreille jusqu’à éventuellement devenir sourds.

Le timbre d’un son.

Dans le milieu musical on préfère quand on parle d’un son, évoquer plutôt son timbre.

En fait, les sons qui nous parviennent sont des assemblages de multiples fréquences. Les musiciens parlent d’harmoniques. Le timbre est une association d’harmoniques que le musicien tente de rendre parfaite en combinant différentes notes.

Le son sous l’eau.

Une vitesse de propagation différente que dans l’air.

Dans l’air un son circule avec une vitesse de propagation voisine de 340 m/s. Cette vitesse peut très légèrement varier en fonction de la densité de l’air et de sa température. Dans l’eau la vitesse de propagation est beaucoup plus rapide. Elle est proche de 1500 m/s. Dans d’autres milieux tels que les métaux, le son peut se propager à des vitesses bien supérieures jusqu’à plus de 5000 m/s.

Comment le cerveau localise-t-il un son dans l’air ?

Prenons un son provenant de la droite. Il est comme une vague qui passe devant un bateau. L’onde sonore va venir frapper le tympan de l’oreille droite. puis une fraction de seconde plus tard c’est le tympan de l’oreille gauche qui sera bousculé par l’onde. En fonction du temps entre les deux contacts le cerveau est capable de dire avec une précision de l’ordre de 10° d’où provenait le son. Mais les oreilles ne sont pas les seuls capteurs dont dispose le cerveau, l’ensemble du corps et les os en particulier lui servent à la géolocalisation.

Quelle différence avec le milieu aquatique ?

Dans l’eau, le son se propage donc 4 fois plus vite. Le cerveau se trouve perturbé par cette anomalie. Mais ce n’est pas le problème majeur qu’il rencontre. En effet dans l’eau l’oreille voit son impédance modifiée. Aie aie aie, dire que j’avais dit que j’allais faire simple !!!

L’impédance traduit le rapport entre la pression qui s’exerce et la vitesse de propagation du son dans le milieu donné. Nos tympans et les osselets de notre oreille jouent le rôle d’adaptateur et de transmetteurs avec le moins de pertes possibles jusqu’à la cochlée (le milieu aqueux dans lequel se trouvent les capteurs audios de nos oreilles.


L’oreille est un outils de transmission des ondes assez complexe.

Lorsque notre oreille est sous l’eau le son arrive donc dans un milieu aquatique. Pour atteindre les capteurs de l’audition, après le tympan, le son va devoir traverser une phase gazeuse (en lien avec les sinus) puis à nouveau une phase liquide dans la région de la cochlée. Cela se traduit par un affaiblissement notoire du son.

Cependant, notre corps étant essentiellement composé d’eau et se trouvant immergé il va transmettre très bien les ondes sonores qui vont trouver une raisonnance particulière dans les os du crane. Au final, on ressent assez bien le son plutôt qu’on l’entend. Cependant, on a la désagréable impression qu’il arrive de partout à la fois. On va donc « entendre » les sons et les bruits mais sans réelle possibilité de les localiser, c’est flagrant avec le bruit des bulles, sauf évidemment si la source se trouve à proximité immédiate.

Conclusion.

Cet article est sans doute un peu trop long mais la chose n’était pas si facile que ça a expliquer à moins de faire tellement vague qu’il n’aurait servi à rien. J’espère qu’il vous aura apporté quelques éléments de réflexion. Il y aurait tellement plus à dire: par exemple comment les lobes des oreilles amène le son jusqu’au tympans, ou encore comment on peut écouter de la musique sous l’eau. Mais tout cela serait bien trop compliqué.

N’oubliez pas de vous abonner, c’est gratuit et sans publicité.

Bonnes bulles estivales à tout le monde.

Photo et vidéo, retouche ou pas retouche ?

Retoucher ou pas une vidéo ou une photo ?

J’avais gardé ça assez discrètement mais j’ai passé une dizaine de jours de vacances en Martinique. L’occasion vous vous en doutez de faire quelques plongées avec une partie de mon bardas photo. C’est un peu encombrant tout ce matos mais ça vaut vraiment le coup de se fatiguer un peu. On a discuté photo et technique, bien évidemment, avec quelques autres plongeurs et je me suis rendu compte que pas plus la retouche photo que la retouche vidéo ne sont réellement connues. Je me suis donc dit que ce serait probablement une bonne idée que de faire ici un petit point sur la question avant de reprendre mes articles sur le bassin d’Arcachon.

Quelles différences entre photo et vidéo ?

On pourrait effectivement se poser la question de savoir quelles différences il y a entre une photo sous-marine et un clip tourné dans les mêmes conditions. La réponse est pourtant presque logique, il n’y en a pas, un clip vidéo n’est simplement que la juxtaposition, dans l’ordre, d’une série d’images (et donc de photos) placées les unes à côté des autres et dont le défilement rapide donne l’illusion d’une continuité du fait de la rémanence de la lumière sur notre fond de l’œil. Pour la retouche des deux types d’images on va juste utiliser de préférence des logiciels dédiés, il en existe pas mal de disponibles sur internet.

Pourquoi retoucher une photo ou une vidéo ?

Notre œil est un outil formidable, il est très sensible à la lumière du jour et il est assez fiable, tout au moins pendant nos jeunes années. Mais alors pourquoi les couleurs que l’on observe avec un masque ne sont pas les mêmes que celle d’une photo ?

En fait notre œil n’y est pour rien, les coupables s’il doit y en avoir sont l’appareil utilisé et notre cerveau. En effet, notre œil n’est simplement que l’association d’une lentille optique et d’un capteur sensible à la lumière. Les informations transmisent au cerveau sont donc des données brutes qui nécessitent un développement, un traitement du signal si vous préférez. Notre cerveau se comporte alors comme un ordinateur disposant de divers programmes de retouche qui lui permettent de reconstituer une image qui doit être la plus fidèle possible, non pas à la réalité, mais à ce que le cerveau estime qu’elle doit être en fonction de ce qu’il a en mémoire de ses expériences passées.

Sous l’eau nous l’avons déjà décrit, les couleurs ne pénètrent pas en profondeur sur les mêmes distances, le rouge disparaissant très vite dès les premiers mètres contrairement au bleu qui est visible jusqu’à très grande profondeur.

Bon c’est bien beau tout ça, mais ça n’explique toujours pas la différence d’appréciation avec le rendu d’une photo ou d’un film sous-marin et ce que dit notre « vision ». Et bien c’est assez facile à comprendre. L’appareil numérique enregistre des données brutes en grandes quantités sur la luminosité, la couleur, la netteté, les contrastes etc… Pour les appareils photos disposant de la ressource, ceux-ci enregistrent tous ces détails dans une mémoire appelée fichier Raw, pour ceux ne disposant pas de cette option, le format d’affichage est dit compressé, le plus souvent en jpeg, après avoir subit un traitement informatique. Chaque constructeur est de ce point de vue différent des autres pour des questions de propriété intellectuelle sur les logiciels, quand bien même ils utiliseraient le même capteur optique, ce qui est d’ailleurs souvent le cas.

Cela signifie que pour une même photo prise avec des appareils différents, le résultat seront différents sur chaque appareil, à quelque chose prêt bien sûr. Il n’y a donc pas UNE réalité, mais autant qu’on peut en créer avec le matériel, notre cerveau y compris.

Retouche ou pas alors ?


La retouche photo embellit les couleurs et permet d’éliminer les brumes bleues.

Retouche bien évidemment !!, votre objectif étant je présume de ramener de beaux souvenirs, il n’est pas forcément besoin qu’ils soient exactement fidèles à ce que vous avez vu, ce dont entre parenthèse vous êtes bien incapables de vous rappeler quelques jours plus tard sinon à travers une vague sensation de…, et comme je le disais, rien n’est moins sûr.

Bref, que faire ? Hé bien, pas grand chose si vos photos ou vos films sont malheureusement mal exposés, flous et sans aucune couleur hormis du bleu partout. Aie, là ça fait mal.

C’est bien joli, mais on fait comment pour que ce ne soit pas le cas ?

Votre handicap sous l’eau c’est le manque de couleurs, si vous voulez en avoir, pas d’autre solution que de les y apporter grâce à des flashs ou à des lampes. Malheureusement l’eau absorbe très vite les couleurs et même avec de l’eau claire comme aux Antilles, pas question d’obtenir de belles couleurs à plus d’un mètre avec des phares et deux ou trois mètres avec des flashes. Aie, ça fait mal aussi ça !!, bon on fait quoi alors ?

Que retoucher et avec quoi ?

J’aurais du dire en premier: avec quoi !! Avec un logiciel d’ordinateur bien sûr. Je n’ai pas pour objectif de faire de la pub pour une marque ou une autre, votre choix possible est vaste, que ce soit entre les gratuits et les payants, mais aussi entre les chers et les pas chers, voire même entre les efficaces et les inefficaces.

Bref, fouillez les forums pour vous faire une idée selon vos moyens et vos goûts.

J’avais proposé il y a quelques temps un article sur l’utilisation des filtres, en particulier d’un filtre rouge dont la fonction est de bloquer une partie du bleu. Ce n’est pas à l’usage une solution pratique. Elle dépend trop dans ses résultats de la position du soleil, de la clarté de l’eau, de la profondeur, bref de plein de paramètres qui sont susceptibles de varier pendant la plongée et donc ce n’est pas un filtre mais plusieurs filtres qu’il faudrait utiliser, imaginez la galère.

Ok, vous allez regardez ça, très bien. Reste donc à savoir quoi toucher en retouche.

En premier lieu, faites toujours votre travail sur une copie, on ne sait jamais, surtout lorsqu’on débute dans ce travail. Il manque la plupart du temps deux couleurs essentielles, le rouge et le jaune. L’idée de base est donc d’en ajouter par petites doses pour ne pas trop s’éloigner d’un effet objectif de la modif. Il faut bien évidemment enlever du bleu, mais attention, n’y allez pas trop fort, sinon l’eau ne sera plus bleue, mais presque grise ce qui n’est évidemment pas la réalité.

La plupart des appareils offrent un réglage appelé « Balance des blancs » que les caissons étanches gardent accessible. Mais sous l’eau l’utiliser est loin d’être évident. Ce réglage permet de recaler la lecture d’une couleur blanche, je devrais dire plutôt un gris moyen, le plus proche possible comparativement à un gris étalon qu’il est possible d’acheter, mais qui de mon point de vue n’est pas nécessaire. L’idée si vous voulez est de régler l’appareil pour qu’un objet blanc ressorte blanc sur la photo. Pratique dans le principe, beaucoup moins dans la pratique, sans parler des pertes de temps à faire les réglages.

Bref, autant passer du temps devant un ordinateur, c’est presque plus efficace. Avant même de tenter d’équilibrer les couleurs vous devriez ajuster le même petit réglage de la balance des blancs mais cette fois ci avec un logiciel de retouche, on procède par tâtonnements successifs jusqu’à obtenir un résultat acceptable, au début c’est un peu fastidieux mais une fois qu’on commence à maîtriser le logiciel, ça devient intuitif et c’est même un vrai plaisir dont vous aurez très vite du mal à vous passer.

Retoucher c’est pas tricher un peu ??

N’écoutez pas les donneurs de leçons, si corriger une photo c’était tricher, il y en aurait plein les poubelles, que ce soit celles en noir & blanc ou autres et pas un seul magazine de photo ne se vendrait. Votre travail est simplement d’embellir, c’est presque de l’art finalement. Vous ne mettriez pas un Picasso ou un Dali à la poubelle parce qu’ils ont déformer leur modèle féminin. Bon, on est d’accord, donc faites vous plaisir avant tout et si la photo ou le film de vos plongées est au final plus beau que ce que vous avez vu, et bien tant mieux, non ?

S’il y a de la demande je peux faire quelques petits tutos, mais si vous cherchez un peu, il en existe déjà beaucoup sur YouTube par exemple. Vous serez d’autant plus fiers des résultats si c’est vous qui avez fait l’essentiel du travail de recherches et d’essais, alors n’hésitez plus, osez la retouche de vos photos et de vos films.

Dragage, un malheureux cadeau de Noël

Dragage, non ce n’est pas un cadeau de Noël.

Noël est normalement synonyme de bonnes nouvelles et de cadeaux, malheureusement, il y a certaines choses dont on se serait bien passé en cette fin d’année.

En effet, il y avait trop longtemps que la visibilité au bassin d’Arcachon était redevenue acceptable pour que ça dure. Cette fin d’année est donc marquée par la reprise des chantiers de dragages.

Dragage du chenal d’accès au port de Gujan-Mestras.

La commune de Gujan-Mestras a sollicité le SIBA (syndicat Intercommunal du Bassin Arcachon) pour désenvaser le chenal de La Hume. Les travaux qui ont déjà commencé devraient durer selon mes informations jusqu’au 28 février 2018.

Ces travaux utilisent la drague stationnaire « DRAGON », le remorqueur « SIBA II » ainsi qu’un système hydraulique assez complexe pour transférer les boues jusqu’à une zone de stockage en vue d’un traitement postérieur pour valoriser l’imposant volume de vases.

La photo ci-dessus qui fait partie du document de déclaration de travaux montre le système installé en vue d’accomplir la mission.

Le travail consiste donc à dégager le chenal de La Hume sur environ 700 m.

On ne peut guère reprocher aux communes du littoral de vouloir se débarrasser de l’immense dépôt vaseux qui bloquent leur port. Pour autant la situation se montre catastrophique pour la limpidité de l’eau du bassin.

Dragages et turbidité.

On peut se demander pourquoi les dragages débutent en cette fin d’hiver. La réponse est assez logique selon moi, en effet le dragage des ports génère le soulèvement de très considérables quantités de vases qui vont se transporter au grès des courants partout à l’intérieur du Bassin d’Arcachon, entrainant une turbidité impressionnante et désagréable.

Il est évident que cette turbidité aurait contrarié la collecte des huitres destinées aux fêtes de fin d’année. Il est probable que les sédiments ne soient pas seuls à se répendre en dilutions mais que certains effluents toxiques le fassent aussi par la même occasion.

Le SIBA a beau annoncer que des mesures de la turbidité seront faites en permanence tout au long des travaux, on ne voit pas ce en quoi cela préservera le milieu sous-marin du choc inévitable provoqué par l’afflux massif de particules boueuses.

Et pour la plongée alors ?

Et pour la plongée ? En voilà une question qu’elle est bonne !! j’y ajouterais avec tristesse: Et pour la faune et la flore ?

J’ai bien peur que tout le milieu sous-marin paie un lourd tribut encore une fois à cette nouvelle pollution qui se traduit depuis déjà une semaine par une turbidité si importante que la visibilité se trouve réduite à moins de 50 cm sous l’eau. Le fait que cela se passe en plein au moment de la reproduction de certaines espèces déjà fragilisées de nudibranches est en soit largement inquiétant.

Mais comment être surpris de la prédominance des enjeux économiques sur la survie du patrimoine sous-marin. Les plongeurs sont en quelque sorte les sentinelles de la mer, il faudra être attentifs et capables de tirer la sirène d’alarme auprès des autorités du parc marin. J’espère qu’elles auront une oreille attentive, mais j’en doute un peu.

Prudence sous la mer.

Une nouvelle fois j’attire l’attention des jeunes plongeurs qui voudraient parfaire leur formation en plongée au Cap Ferret. Beaucoup de rochers possèdent du ferraillage potentiellement dangereux par faible visibilité. Il est possible de s’y accrocher le gilet, les détendeurs ou bien le masque. La turbidité peut même empêcher une lecture correcte des instruments comme la boussole le profondimètre ou bien le manomètre. La turbidité peut même rendre les fils de pêche complètement invisibles, leur solidité représente en soit un danger potentiel si l’on a pas un couteau sous la main pour s’en dégager.

Donc pour finir, prudence avant tout, il vaut mieux renoncer que prendre trop de risques, surtout si c’est pour ne rien voir en immersion.

Qu’y a-t-il d’autre de prévu ?

Malheureusement, il y a bien d’autres choses de prévues, mais ça on le savait déjà, en effet, depuis près de quatre ans, le port d’Arcachon a entamé un large plan de dragage sur dix années. Après les campagnes de janvier 2014, celle de 2016, c’est au tour de la prochaine session de démarrer ce mois-ci. Elle devrait durer jusqu’au 31 mars 2018 si aucun retard n’est pris en raison des perturbations climatiques. « La zone à draguer se situe si j’ai bien compris à droite de l’entrée du port, entre le ponton 4 et le ponton 10. L’extraction devrait s’effectuer à l’aide d’une pelle mécanique.

Retour de vacances

Retour de vacances en Corse

S’il est au moins une chose qui ne dure pas assez longtemps, c’est bien les vacances, surtout s’il fait beau, que le paysage est magnifique comme en Corse et que l’eau est non seulement transparente mais aussi très chaude (comparée au bassin d’Arcachon).

Bref encore une fois le séjour en Corse a été un vrai régal, quoique je me serais satisfait de températures ambiantes plus fraiches. Fleurter avec les 40°C c’est trop pour moi, mais bon, c’est une bonne occasion de chercher le frais d’une bonne sieste, lol.

Ceux qui me connaisse auront deviné que je me suis appliqué à ramener dans les valises pas mal de belles photos. Je vais vous en présenter quelques-unes ce soir évidemment, puis beaucoup d’autres tres belles d’ici quelques jours à travers un petit récap dans ma page « Voyage« .

Dans le bleu on peut chercher quelques gros spécimens comme ici un banc de dentis. Mais en regardant dans les failles ou les trous les poissons plus petits sont encore plus intéressants comme cette magnifique perche de mer.

Toujours dans les tailles réduites, les girelles sont nombreuses et à force de chercher du mérou partout on ne les voit presque pas. Pourtant ça vaut le coup de passer un peu de temps à regarder dans les failles. Pas mal de castagnoles, serrans et autres s’y mettent à l’abri.

D’ailleurs dans les failles on trouve aussi de magnifiques plafonds recouverts d’éponges très colorées ou de colonies d’anémones encroûtantes jaunes. En remontant vers la surface on trouve des zones dégagées où les herbiers de posidonies sont abondants.

Bref je vais vous parler de tout ça plus en détail très bientôt sur ma page « Voyages » comme promis.

Et la reprise des sorties au bassin ?

J’aurais aimé bien sûr remettre la tête sous l’eau comme d’habitude au Cap Ferret mais plein de contre-temps et une méchante tendinite à une épaule m’imposent de rester encore quelques jours au calme. Ce n’est que pour mieux me préparer à retourner dans l’eau froide et opaque pour y chercher d’autres espèces de nudibranches.

Du coup je vais en profiter pour préparer aussi quelques articles qui devraient vous intéresser j’en suis certain.

Restez donc attentifs, tout ça c’est pour très bientôt.

Petit bilan.

Avant la reprise, c’est toujours le moment d’un petit bilan. Cet été vous avez été de plus en plus nombreux à visiter le blog et je vous en remercie. Savoir que le travail fourni plait ou qu’il apporte quelque chose qui sort de l’ordinaire à mes visiteurs est une excellete motivation pour continuer à faire vivre ce site.

La fréquence des visites progresse avec une tendance positive tout comme le nombre de pages vues (de l’ordre de la centaine par jour). C’est très peu sans doute, mais aussi beaucoup compte tenu du fait que mon blog reste confidentiel et qu’il n’a aucune vocation commerciale. Je voulais un blog visuel et culturel, je crois que j’arrive tant bien que mal à cet objectif. En tous cas je suis ouvert aux suggestions tant qu’elles restent amiables.

J’essaie d’apporter de la variété tant sur les thèmes des articles que sur les contenus photos. Encore une fois, vos commentaires ou vos likes seront les bienvenus.

Pour mémoire.

Pour mémoire justement, peut-être faut-il rappeler ici que je ne suis, ni docteur en biologie marine, ni moniteur photo à la féfé, ni même spécialistes des sciences de la mer en général. Le travail que je présente ici est simplement le fruit de mes propres recherches sur des questionnements qui me viennent de temps en temps, comme à tout un chacun. Je voudrais simplement partager avec vous et vous donnez l’envie d’aller jeter un oeil sous la surface à l’occasion. J’ai vu que quelques-une de mes illustrations sont reprises ailleurs, bon, ben c’est bon signe je trouve, ça veut probablement dire qu’elles sont de qualité.

Si mes articles vous plaisent.

Si mes articles vous plaisent, pensez à en faire de temps en temps la publicité, ça sera ma meilleure récompense.

En vous souhaitant bonnes lectures, je vous souhaite de bonnes plonges, il est encore temps d’en profiter.

Comment éviter la buée dans le masque.

Bien comprendre la buée.

Tout plongeur a été confronté un jour ou l’autre à un phénomène de dépôt de buée à l’intérieur de son masque. Si certaines méthodes que nous verrons plus loin très rapidement permettent de s’en protéger, peu de gens savent ou comprennent pourquoi ce phénomène se produit. Je vais donc faire ici un petit rappel presque scientifique pour me démarquer des présentations habituelles.

Les états de l’eau.

L’air que nous respirons est formé de différents gaz mais aussi de vapeur d’eau. L’eau est un élément naturel présent sur notre planète sous 3 formes spécifiques qui sont: l’eau liquide, l’eau en phase solide (glace) et l’eau en phase gazeuse (la vapeur). Notre atmosphère est le principal agent transporteur de l’eau en phase vapeur. Quand l’atmosphère contient beaucoup de vapeur d’eau on dit qu’elle est saturée.

Pourquoi y a-t-il de la buée ?

Au contact d’une surface plus froide que le gaz atmosphérique une partie de la vapeur d’eau qu’il contient va se transformer en micro-gouttelettes. Plus il y a de gouttelettes, plus un voile opaque et grisâtre se forme. C’est ce que l’on constate sur la vitre d’un masque ou sur le miroir d’une salle de bain.

Saturation et point de rosée.

Trois paramètres influencent la création de la buée. Premièrement, sa formation est liée aux propriétés du support sur lequel elle se dépose, deuxièmement, elle est liée au niveau de saturation de l’humidité dans l’atmosphère et enfin à la température du support ainsi que celle du gaz.

Le point de rosée est la température du support qui permet la condensation, il dépend évidemment de la saturation en vapeur d’eau mais pas seulement. Par exemple si on a 100% d’humidité dans l’air, le point de rosée sera égal à la température ambiante. Si par contre l’air est moins chargé en humidité, le point de rosée sera plus bas, et ce d’autant plus que l’humidité sera faible. On en déduit donc que plus l’humidité de l’air sera grande et plus il y a des risques d’apparition de la buée.

Tout corps chaud transmet sa chaleur à celui qui est plus froid. Donc en ce qui nous concerne, la vitre du masque au contact de l’eau se réchauffe grâce à l’air contenu dans le masque qui se refroidit, il y a donc échange d’énergie. C’est cet échange d’énergie qui permet la création de gouttelettes d’eau microscopiques.

Le phénomène dépend également de l’état du verre du masque: micro-rayures, rugosité, encrassement, présence d’éléments chimiques divers. Toutes ces imperfections facilitent ce qu’on appelle le mouillage. Le phénomène de début de condensation porte quant à lui un nom assez barbare, la nucléation hétérogène.

La diffusion des gouttelettes.

Les micro-gouttelettes vont avoir tendance à s’agglomérer rapidement pour former des gouttelettes de plus en plus grosses. Le dépot d’humidité sur le masque devient alors opaque car il absorbe une partie de la lumière.

Comment éviter la formation de buée dans le masque ?

Pour éviter la formation de buée dans le masque, une des méthodes les plus employées est de cracher sur la vitre interne avant de mouiller le masque. Quelle drôle de pratique !! Mais puisqu’elle marche très bien, regardons pourquoi.

La salive est un agent tensioactif. Whouaaa !!, là déjà ça fait peur !! Bon alors rassurons nous, on peut imaginer qu’un tensioactif est un « assemblage » de 2 parties. La première partie qu’on appellera A aime la proximité de l’eau, la deuxième partie B au contraire déteste l’eau, elle souhaite s’en éloigner. Cette dernière partie B va donc chercher une surface de contact qui ne lui déplait pas, par exemple le verre. On pourrait dire que l’eau agit de même en s’écartant de la vitre par antipathie avec cet élément B. En simplifiant beaucoup On peut dire que les particules d’eau s’écartent donc du verre par rejet des parties B qui s’y trouvent.

Pour rester tout de même plus scientifique, disons que l’eau distribue ses molécules d’oxygènes et d’hydrogènes de façon homogène, c’est ce qu’on appelle la tension superficielle de l’eau. La salive, en tant que tensioactif va venir perturber ce bel arrangement, on dit qu’elle diminue la tension superficielle de l’eau.

L’effet de la salive est que l’eau se trouve éloignée d’une certaine façon du verre de la vitre et donc de ses aspérités, rayures et autre produits gras ou chimiques. Du coup cela empêche la formation en grande quantité de micro-gouttelettes et donc de la buée.

Quel produits utiliser contre la buée ?

Si vous avez compris ce qui précède vous déduirez facilement que l’on peut utiliser pour lutter contre la buée d’autres tensioactifs que le crachat (m’enfin lui au moins il est gratuit). Alors quels produits ? hein ?

Et bien par exemple on peut savonner la vitre, certains utilisent aussi des pommes de terre ou encore un brossage de la vitre interne au dentifrice. Si vous êtes un peu plus riche, vous trouverez en magasin des sprays semblent-ils assez efficaces, ne me demandez pas lesquels, j’en suis resté au crachat, hé oui je sais…..!!

D’autres solutions existent comme la flamme d’un briquet pour dégraisser la vitre du masque, ou encore les produits pour lave-vaisselle utilisés entre 50 et 60 degrés. Vous l’aurez compris, c’est à vous d’essayer et de garder finalement la solution qui vous plait le plus.

Et si malgré tout ça on a encore de la buée dans le masque ?

Si vous avez malgré tout de la buée dans le masque après avoir essayé toute ces techniques, il ne vous reste plus qu’à jeter ce satané masque pour en prendre un qui vous ennuiera moins, hé hé !!

Si vous avez de la buée en cours de plongée, pas d’autre solution que de faire rentrer de l’eau dans le masque, un petit mouvement de tête pour mouiller la vitre et hop, plus de buée, malheureusement ça ne dure que quelques instants, mais bon, quand on est coincé, au moins ça, ça marche.

J’espère que cet article vous aura intéressé malgré ses quelques longueurs. Alors je vous souhaite bonne plonge et sans buée !! A bientôt pour d’autres articles, abonnez-vous, c’est gratuit et vous ne louperez rien des nouveautés.

Plonger sans cagoule.

Plonger avec ou sans cagoule ?

Plonger sans cagoule, la question paraitra sans doute saugrenue mais pourtant de nombreux plongeurs se la posent de temps en temps sans vraiment oser. Plonger avec ou sans cagoule ne doit pas être un effet de mode mais un choix délibéré permettant d’atteindre un état de satisfaction que j’expliquerai un peu plus loin. Mais avant cela, il ne me semble important de bien comprendre comment fonctionne le corps humain en immersion.

Un peu de biologie humaine.

La biologie humaine ce n’est pas très compliqué. Pour fonctionner correctement, le corps humain a besoin d’une température stabilisée entre 37 et 37,5° centigrades. Cette température interne est produite en grande partie par des processus chimiques complexes au cours de la transformation des aliments, mais pas seulement. Une autre partie de la chaleur corporelle est produite par l’activité physique des muscles, une activité souvent très consommatrice en oxygène et en ressources énergétiques.

Le problème des variations de températures.

Le problème est que le corps humain tolère très mal de fortes variations de cette température interne. Une forte hypothermie par exemple (au dessous de 32 ou 33° C) peut conduire rapidement à une issue fatale (comme on le voit régulièrement dans les accidents de montagne). Mais une hyperthermie (plus de 42° C) peut se trouver tout aussi dangereuse. La machine humaine bien qu’extrêmement sophistiquée reste cependant très fragile. Mais au fait, elle vient d’où cette chaleur interne ?

Génération et stabilisation en température.

La température interne provient essentiellement de l’activité de nos organes et plus précisément de l’activité de nos cellules. Celles-ci transforment sucres et graisses et « brûlent » de l’oxygène. Les muscles soumis à des efforts contribuent aussi à la température interne.

Cool, pas très difficile à comprendre, sauf qu’on peut se poser la question, cette température, comment est-elle donc stabilisée ? Un peu à l’image de notre maison, le corps possède son régulateur spécialisé, son thermostat si vous préférez, il s’agit d’une glande du cerveau, l’hypothalamus. Cette glande « mesure » la température du sang. S’il se refroidit, elle enclenche une suractivité des organes qui se mettent à chauffer, s’il se réchauffe trop elle enclenche un phénomène de sudation de la peau qui par évaporation refroidit le corps. Il ne faut pas oublier non plus que la peau au contact de l’eau transmet beaucoup mieux la chaleur comparativement avec un contact atmosphérique. Cela favorise énormément le refroidissement local du corps.

Les zones de déperdition.

Cette notion d’échange thermique entre la peau et son environnement est essentielle à comprendre pour la suite. Toutes les zones du corps ne rayonnent pas ou ne diffusent pas la chaleur du corps avec la même intensité. La tête, le cou surtout et le torse diffusent environ 40% de notre chaleur, ce sont là les principales zones de déperdition. Les autres zones sont les aisselles et l’aine. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les mains et les pieds échangent assez peu la chaleur du corps mais par contre ces zones se refroidissent très vite. On comprend mieux pourquoi certaines personnes sensibles au froid aiment porter écharpe et bonnet.

Tête nue ou pas ?

Plonger tête nue sans cagoule est un choix assez délicat à faire avant la plongée. Pour ma part, c’est une pratique que j’apprécie avec une eau au-delà de 20° mais c’est vrai que je ne suis pas très frileux. En dessous de 20°, l’eau devient trop froide, 18° est vraiment un minimum à ne pas franchir pour ne pas congestionner les sinus par exemple. On l’a vu dans un article précédent sur les crampes en plongée, pour ne pas en avoir il faut garder les muscles des jambes bien chauds. C’est effectivement un problème pour le photographe sous-marinier qui en général palme assez peu et refroidit donc assez vite ses membres inférieurs. S’il ne porte pas de cagoule, il va vite se refroidir. Il est donc important d’avoir une bonne combinaison qui assurera une chaleur confortable au reste du corps. Ok, mais quel intérêt alors d’avoir la tête nue?

Intérêt de la plongée tête nue.

En principal intérêt à la plongée tête nue, je dirais que plonger sans cagoule c’est s’offrir un espace de liberté supplémentaire. La tête nue sous l’eau devient un bon capteur de la pression, de la température et des courants marins. Bon, moi j’ai les cheveux courts, mais j’imagine très bien qu’avec les cheveux longs ce doit être encore plus flagrant. La cagoule, si elle protège très bien la tête, a un gros inconvénient: elle diminue sensiblement l’acuité auditive et la possibilité d’utiliser nos 2 oreilles pour géo-localiser une source sonore. En effet, la cagoule en se plaquant contre les oreilles vient obturer le conduit auditif et par là même empêcher les vibrations sonores d’atteindre le tympan. Du coup, ces vibrations entrent en résonnance d’une façon diffuse avec les os de la tête, ce qui interdit une bonne localisation des sources sonores comme les hélices de bateaux par exemple. On voit bien l’intérêt de la plongée sans cagoule. Personnellement je ressents toujours une impression de liberté encore plus forte quand je plonge sans ma cagoule. Dès la mise de la tête sous l’eau, une sensation de froid peut bien sûr se faire brûtalement ressentir au niveau de la nuque. Cependant cette sensation s’estompe très vite et la plongée devient agréable. Ok !!, mais n’y aurait-il pas des risques à plonger tête nue ?

Quels risques à plonger sans cagoule.

Il n’y a pas vraiment de risquesà plonger nue tête, mais évidemment, tout dépend des circonstances. La cagoule assure non seulement une protection thermique, mais aussi une protection mécanique. Au bassin d’Arcachon par exemple, beaucoup de ferraillages de béton présentent des risques de blessures si on n’y prend pas garde. Et puis on peut toujours se cogner maladroitement sur une pierre ou sur une aspérité d’une épave. La prudence étant mère de toutes les vertus, le port de la cagoule doit rester un élément de sécurité. On ne doit donc l’enlever en plongée que si on est en bonne santé. L’été est souvent synonyme d’eaux chaudes, malheureusement, avec les eaux chaudes on peut faire des rencontres désagréables. Je pense bien sûr aux méduses et à leurs filaments urticants quasiment invisibles. La cagoule peut assurer une excellente protection du visage en cas de rencontre avec ces bestioles aussi jolies que désagréables, seules les lèvres restant exposées à des piqûres.

Le choix des vêtements de plongée.

Il n’y a pas de choix particulier concernant les vêtements de plongée. En théorie, si l’on veut plonger sans cagoule, il ne sert à rien d’avoir justement une combinaison qui en a une. Pas si sûr. En effet, en cas de refroidissement trop important de l’eau, en particulier lorsqu’on descend en profondeur, il peut être intéressant d’avoir la cagoule présente pour pouvoir s’en équiper sous l’eau, ce qui ne demande pas plus de quelques secondes. Lors de l’achat d’une nouvelle combinaison, on peut faire le choix d’un ensemble combinaison plus surveste. Dans ce cas il est judicieux de prendre un modèle sur lequel la cagoule est intégrée à la combinaison et pas à la surveste. Pour ceux qui préfèrent les combinaison semi-étanches, la cagoule est généralement séparée. On peut donc facilement la transporter dans une poche du gilet stabilisateur et la mettre uniquement si le besoin s’en fait sentir.

Conclusion.

Plongée sans cagoule peut être l’occasion de se sentir encore plus immergé dans l’élément liquide. Il faut oser essayer au moins une fois pour savoir si c’est agréable. Les goûts et les couleurs étant largement dissemblables, c’est à chacun de voir si c’est une expérience qui lui convient. Alors je ne peux que vous conseiller d’essayer vous aussi, d’ailleurs, c’est le moment idéal au Bassin d’Arcachon avec une température de l’eaux à 21°C. Bonnes plongées à tous et toutes.

Info qualité de l’eau.

Point sur la visibilité dans l’eau au bassin.

Bouquet bijoux P2N Anémone P2N

Depuis la mi-décembre 2015, période à laquelle ont débuté les travaux de dragage sur les plages d’Arcachon, la visibilité dans l’eau est restée plus que limitée, souvent avec moins de 50 cm.

Mais les choses semblent changer, dimanche dernier au Cap Ferret sur basse mer on avait 3 m et hier soir à Arcachon presque 2m sur pleine mer.

C’est le moment de profiter de mon journal de plongées pour y découvrir quelques belles photos et des infos de première main fiables sur les conditions d’immersion au Cap Ferret ou bien encore devant la ville d’Arcachon.

Alors n’hésitez pas à venir sur ma page du journal, je viens juste de finir la rédaction du dernier compte-rendu.

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Bonne lecture…