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Facelines Productions

Facelines Productions, vers une autre vision du bassin d’Arcachon.

Plongee-de-nuit-decouverte.com est heureux de vous présenter enfin l’association que je préside, Facelines Productions.

Facelines Productions, c’est quoi ?

Facelines Productions est une association loi 1901 qui est parue au Journal Officiel le 29 avril 2017.

Ceux qui connaissent le blog savent que je m’étais fixé depuis presque 2 ans l’objectif de produire un petit film sur la plongée de nuit au bassin d’Aracachon. Le manque de temps et de moyens avaient repoussé à chaque fois un peu plus l’échéance de ce projet qui pourtant me tenait toujours et avec force particulièrement à coeur.

Après avoir mûrement réfléchi et discuté avec quelques amis j’ai finalement créé avec l’aide de Claude Clin l’association Facelines Productions. Grâce à Claude, Frédéric, Guillaume et d’autres encores mon projet de film a pris un nouvel élan avec cette fois des ambitions beaucoup plus développées. Je vais y revenir.

Quels objectifs pour Facelines Productions ?

* La production et la réalisation de projets audiovisuels, cinématographiques et photographiques mettant en valeur la biodiversité sous-marine du bassin d’Arcachon en premier lieu mais aussi tout patrimoine subaquatique. C’est-à-dire la création de films, documentaires, photos, livres, expositions …

* La diffusion de ces supports au travers de Festivals, de Salons, d’Expositions.

* La transmission, l’échange de connaissances et la formation auprès de ses membres et de publics extérieurs (individus, associations, établissements publics…) lors de conférences.

* La sensibilisation auprès des jeunes publics notamment dans une démarche d’Education populaire.

* La mutualisation de compétences et de ressources ainsi que l’entraide pour mener à terme tous ces projets.

Bref vous le voyez, il y a du pain sur la planche. Et mon projet initial alors ?

Un film plus spécialisé et plus didactique.

Le petit film que je désirais produire s’est transformé au fil de mes échanges avec Claude Clin en une véritable production semi professionnelle. En fait j’ai accumulé depuis bientôt 4 ans une véritable collection de vidéos haute définition sur la flore et la faune rencontrées au bassin en plongée de nuit. Les nudibranches se taillent la part du lion dans cette véritable banque d’images.

Grâce aux idées nouvelles de Claude, j’ai revu complètement la structure du film et de son scénario. Il a fallu pour celà se lancer dans le tournage de plusieurs scénes qui sont venues compléter et affiner l’histoire principale. Je remercie Guillaume pour la précision de ses clips et les magnifiques images en extérieur qu’il a produit.

Le tournage est maintenant terminé et le montage est en bonne voie. Claude Clin apporte toute la richesse de son talent de musicien pour arranger la musique du film. Le résultat promet d’être de très haut niveau.

Quand le film sortira-t-il ?

La première parution de la version moyen métrage de 30 minutes devrait sortir en DVD courant septembre. Une version enrichie plus ambicieuse devrait si tout se passe bien sortir en DVD début décembre. Bien évidemment je vous tiendrai informés régulièrement de l’avancée de tous ces travaux. Le challenge et difficile mais vraiment motivant. De l’aveu même des chanceux qui ont eu l’occasion de voir les premières séquences, le film sera une véritable petite révolution dans le monde de la macro sous-marine au bassin d’Arcachon.

Et ensuite ??

Une tournée animée.

La sortie en DVD devrait s’accompagner d’une tournée de présentation dans la région avec éventuellement plusieurs projections en salle si tout se passe bien. La promotion du film devrait aussi se faire en fonction de nos disponibilités par quelques conférences et expositions de photos hautes définitions toutes aussi magnifiques les unes que les autres.

D’autres projets sont désormais à l’étude pour Facelines Productions, mais ça c’est une autre histoire et il faut avant tout finir d’écrire la première….

Soirée Conférence


Soirée Conférence au CODEP 33

ffessm

Stéphanie Floirat m’a fait l’honneur de m’inviter au CODEP 33 le 9 février prochain à Artigues pour y présenter le fruit de ma passion pour la plongée de nuit au bassin d’Arcachon.

Le CODEP 33 c’est le Comité Départemental de la Gironde, un organisme déconcentré de La Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins. Il représente la F.F.E.S.S.M dans le département de la Gironde.

J’aurai à cette occasion le plaisir d’évoquer plus de 20 ans de plongées de nuit au Bassin d’Arcachon.

Doris à taches d'or p2n doris-aerole-et-macropodes-p2n

J’aurai également l’occasion de partager mon expérience de la photo macro et du film sous-marin dans des conditions parfois extrêmes de visibilité ou de température.

Je présenterai aussi en avant-première quelques extraits d’un film documentaire qui devrait sortir en DVD au printemps. J’ai l’espoir que ce gros travail, en collaboration avec Claude Clin, un ami musicien plein de talents, pourra être présenté au prochain festival du film sous-marin en fin d’année.

Bref, une soirée qui sera certainement très vivante et très agréable.

Un break dans les plongées.

Vous avez certainement constaté un break dans mon journal de plongées. En effet, depuis 2 semaines déjà je suis victime d’une vilaine bronchite très persistante qui me tient éloigné du bord de mer.

doris-bleu-arcachon-4-decembre-2016-p2n Polycera de dos  P2N

J’espère pouvoir me débarrasser très vite de ce tracas bien embarrassant et revenir le plus tôt possible avec de nouvelles images de mes minuscules et très sympathiques petits copains les nudibranches.

Les hippocampes du bassin d’ARCACHON




les hippocampes du bassin d’Arcachon.

les hippocampes du bassin d’Arcachon.

Pas de plongée prévue ce weekend, rien de bien grave, on ne peut pas avoir tout le temps les pieds dans l’eau.

Les pieds non, mais la tête, elle, même en pensée, c’est possible. Alors pour garder le contact virtuel avec cet élément liquide qui nous passionne, je vous propose cette fois de vous amener avec moi pendant 2 minutes au plus près de nos amis les hippocampes.

J’espère que ce petite voyage visuel et sonore vous aura autant fait plaisir que j’en ai eu à vous le préparer.

Vous pouvez bien sûr retrouver les hippocampes sur la page de biologie VIE MARINE ou en galerie photos.

N’hésitez pas à partager ces contenus, faire connaître ce blog est l’assurance qu’il vive longtemps. A bientôt.


Lumières, corps noirs, température de couleurs en plongée




La lumière en plongée, corps noirs et température de couleurs en photo et vidéo.

Source de lumières, corps noirs, température de couleurs en photo ou en vidéo sous-marine

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Le rendu des couleurs en photo sous-marine

En photographie et en vidéo sous-marines le rendu des couleurs des poissons ou des paysages marins pose de nombreux problèmes au photographe, qu’il soit amateur ou professionnel.

Dans un article précédent sur la couleur de la mer, nous avons vu que les différentes longueurs d’onde de la lumière solaire visible sont assez rapidement absorbées par l’eau.

Spectre de la  lumière visible et pénétration dans l'eau pour P2N

Bien que dans certaines conditions en journée on puisse utiliser des filtres de couleurs pour équilibrer une photo ou une vidéo, la plupart du temps, il faudra disposer d’une source de lumière artificielle plus ou moins puissante pour assurer une bonne prise de vue. C’est là que les ennuis commencent. En effet, chaque source de lumière se caractérise par ce qu’on appelle sa température de couleur. La maîtrise de la lumière artificielle est une chose délicate mais vraiment indispensable.

Température de couleurs et corps noirs

La température de couleur caractérise la lumière émise par une source d’éclairage, par comparaison à celle d’un matériau idéal, appelé corps noir, émettant de la lumière uniquement lorsqu’on le chauffe. Bon, nous voilà bien, mais c’est quoi exactement un corps noir ?

Un corps noir est en théorie un objet qui absorbe toute l’énergie électromagnétique qu’il reçoit, sans en réfléchir ni en transmettre. Hors, la lumière est un rayonnement électromagnétique. Du coup, un corps noir nous apparait noir car il absorbe toutes les couleurs du spectre visible. Cependant, il peut émettre de la lumière s’il est chauffé à une température suffisamment élevée, disons entre 2000 et 12000 ° K. Cette émission de lumière aura une couleur particulière directement liée à la température du corps noir. Celle-ci, tout comme la température de couleur d’une source de lumière se mesure en degrés kelvin. Le Kelvin est une unité du système international facilement convertissable en degré Celsius, on a 0°K = -273 °C (Celcius) ou si vous préférez: 0 °C = 273 °K

Prenons un exemple pour mieux comprendre. Si on possède une lampe dont la température de couleur est de 3500 °K, elle émettra une lumière comportant une dominante de couleur jaune, la même que celle du corps noir porté à la même température de 3500° K, c’est à dire 3227 °C. Bon, d’accord, mais c’est curieux, quand on éclaire avec une lampe qui a une belle couleur blanche en plongée de nuit, on n’a pas l’impression que la lumière est jaune, et pourtant, si on prend des photos elles sont toutes sujettes plus ou moins à cette dominante de couleur désagréable. Que se passe-t-il donc?

Voici un exemple de différentes tonalités en photo. A gauche sans correction, à droite avec correction de la dominante jaune.

Etoile de mer sans correction Etoile de mer avec correction

En fait notre cerveau est capable de bien des merveilles. Ainsi, lorsque la lumière diminue, il corrige la lumière perçue par nos yeux de façon à la rendre la plus lumineuse possible et la plus proche possible de la lumière du jour. Certains appareils photos sont programmés pour tenter de faire le même travail en jouant automatiquement sur la balance des blancs, nous y reviendront plus tard dans un très prochain article. Mais pour l’instant beaucoup n’ont pas cette fonctionnalité, l’appareil enregistre alors sans état d’âme les couleurs telles qu’elles sont vraiment. Rien de bien grave, les logiciels de traitement d’images savent très bien rééquilibrer les couleurs. Malheureusement pour les puristes, les traitements d’images peuvent avoir un effet partiellement destructeur sur la qualité de la photo d’origine. Il y aura donc intérêt à s’équiper avec des lampes ou des phares dont la température de couleur est la plus proche possible de la lumière du jour.

Sources de lumière

Le choix de la source de lumière, LED ou autres.

Beaucoup de choix s’offrent au candidat photographe. Personnellement, puisque je plonge très souvent de nuit, j’ai opté pour un éclairage à base de LED « lumière du jour ». Elles produisent une lumière bien blanche malheureusement très vite absorbée par les particules si on ne travaille pas en macro. Le gros avantage est qu’elles me servent aussi bien pour m’éclairer pendant la balade qu’à me fournir un éclairage très facilement directif en mode photo ou vidéo. Les LED produisant une lumière froide produisent une légère coloration bleue que personnellement je n’aime pas du tout. Celles produisant une lumière chaude tirent trop vers le jaune, et parfois curieusement vers des teintes vertes ou rosées.

Je ne peux pas discuter ici de l’intérêt des flashs ou des lampes HID car je n’en utilise jamais. Je laisse la possibilité à ceux qui voudraient évoquer ce sujet de le faire grâce au forum ou bien de me proposer un texte pour l’intégrer dans un futur article.

Je le répète, quel que soit le mode d’éclairage artificiel, il faudra toujours tenir compte de la turbidité de l’eau. Plus elle sera chargée et plus la couleur enregistrée par l’appareil photo s’éloignera du ressenti à travers le masque. Les flashs ont un très bon rendu de couleur et sont puissants, mais en eaux troubles cela devient plus un handicap qu’un avantage car les particules risquent d’être surexposées et de voiler la photo. D’un autre coté, le flash n’est pas très adapté à la photo en macro à cause des problèmes de surexposition de certaines zones claires. Tout au moins si on travaille en automatique. Le mieux est alors de monter les flashs avec des diffuseurs et de s’obliger à gérer les paramètres en mode semi-auto ou même en tout manuel. Cela implique nécessairement que de nombreux déchés seront occasionnés parmi les clichés le temps de trouver les bons paramètres. Évidemment, pour la vidéo, les flashs ne servent à rien. Je ne sais pas vous, mais moi la vidéo, j’adore. J’en parlerai aussi dans un prochain article.

En attendant, bonnes plongées à tous et toutes, profitez-en, l’eau se réchauffe.


Pourquoi l’eau est bleue et pourquoi les couleurs disparaissent sous l’eau




Pourquoi l’eau est bleue et pourquoi les couleurs disparaissent sous l’eau.

Qu’est ce que la lumière et pourquoi les choses ont-elles des couleurs ?

Quelques notions de physique simples sur la lumière.

La lumière que nous percevons grâce à l’outil extraordinaire que constitue notre oeil nous vient essentiellement de notre étoile le soleil. Hors notre oeil n’est capable de percevoir qu’une partie très limitée du spectre total de la lumière solaire. Ce que nous appelons la lumière visible ne correspond en fait qu’à la courte fenètre des longueurs d’ondes comprises entre les ultraviolets et les infrarouges. Dans cette frange étroite nous retrouvons les couleurs de base que vous pouvez observer dans un arc-en-ciel

Les objets que nous regardons, de part leurs natures différentes, absorbent ou renvoient certaines longueurs d’ondes. Ainsi un objet que nous percevons jaune ne l’est que parce qu’il n’a pas absorbé la longueur d’onde qui correspond au jaune. C’est pourquoi un objet est noir s’il ne nous renvoie quasiment aucune couleur, en fait, il les absorbe toutes. Il faut donc retenir que les couleurs des objets que nous voyons ne sont donc en fait que celles qu’ils n’ont pas absorbées.

Spectre de la  lumière visible et pénétration dans l'eau pour P2N

Les perturbations subies par la lumière.

La lumière peut subir différentes perturbations: elle peut être réfléchie, réfractée, absorbée ou diffusée. La neige réfléchie toute les couleurs, elle nous parait donc très blanche. L’eau claire par contre absorbe très vite toutes les couleurs et ne diffuse en grande quantité que le bleu. Ce bleu sera d’autant plus dense que l’eau est profonde.

Mais l’eau est rarement pure car elle contient de très nombreuses et différentes particules de tailles et de quantités plus ou moins importantes. Les eaux des mers chaudes près de l’équateur sont en général très claires, la vie planctonique qui n’aime pas la chaleur y est rare et donc, le bleu domine. Par contre, plus les eaux sont froides en remontant vers les pôles de la planète et plus la vie planctonique est intense. Dans le plancton certains éléments comme les algues produisent une activité chlorophyllienne, elles absorbent le bleu et diffusent le vert, voilà pourquoi les eaux froides paraissent plus vertes.

Les couleurs disparaissent en profondeurs.

Plus la lumière pénètre dans les profondeurs et plus elle perd en intensité. Le rouge est ainsi absorbé dès les 3 à 5 premiers mètres, puis le orange et ensuite le jaunes, qui lui disparait vers une vingtaine de mètres de profondeur. Plus profond, l’eau absorbe de violet et le vert pour finalement ne laisser que le bleu filtrer jusqu’à 60 à 80 mètres. Au delà la lumière disparait progressivement et fait place à la nuit perpétuelle en dessous de 400 à 1000 mètres.

Le bleu prédomine en profondeur

Nécessité de disposer d’une source autonome de lumière.

Si vous descendez à plus de 15 mètres de profondeur, la lumière diminue, tout paraitra très vite sombre et d’une couleur uniforme d’un gris bleuâtre assez désagréable. Pour faire de la photo ou du film à faible profondeur et garantir de belles couleurs il faudra compenser l’absorption des longueurs d’ondes par des filtres colorés qui redonneront un peu de punch au couleurs. La solution est relativement peu efficace et assez fastidieuse à mettre en œuvre car il faut plusieurs filtres de différentes tonalités selon la profondeur atteinte. Une autre solution consiste à amener votre propre source de lumière, que ce soit avec des lampes, des phares ou des flashs.

La lumière des phares est indispensable

La puissance de ces instruments reste relativement modeste, en tout cas dans la limite d’un certain budget. C’est pourquoi ils ne seront performants que dans une zone très limitée et ce d’autant plus que l’eau sera chargée de particules.

Nous aborderons ce sujet délicat dans de prochains articles dans lesquels nous reparlerons de photo et de plongée de nuit.

Première preview du film en cours de réalisation

 

Preview du film sur la plongée de nuit au bassin d’arcachon

Je viens d’ajouter à la page PROJET un petit extrait de 2,5 minutes pour vous donner une petite idée du travail sur lequel je me suis lancé.

Bon visionnage et bonne lecture.