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L’hippocampe n’est plus

Mauvaise surprise à la statue de l’hippocampe.

La plongée à Hortense avait un incontournable surprenant: la statue en acier d’un hippocampe géant.

C’est avec un petit choc que j’ai découvert jeudi soir que la mer a eu raison de l’oeuvre d’art. La statue de près de 2 mètres est maintenant coupée en deux au niveau de la nageoire dorsale.

Sur les deux photos ci-dessus on devine la queue de la statue sur laquelle s’enroulent des algues et la zone de la rupture du métal à l’emplacement de la mi-hauteur de l’hippocampe .

La statue de l’hippocampe c’était quoi ?

La statue métallique de l’hyppocampe faisait partie des attractions préférées des plongeurs en visite au Cap Ferret avec les deux autres statues du dauphin et de la vénus.

Cette statue géante avait été immergée je pense par un club de plongée local mais je ne retrouve pas d’infos sur cette époque. Si d’ailleurs des personnes souhaitent apporter leurs connaissances sur cette origine, je les ajouterai volontier ici.

Taillée dans une pièce métallique la statue a subi au fil des ans l’inexorable oxydation de l’eau de mer. Posée sur le fond près des rochers de la digue dans la zone des 18 m elle subissait régulièrement les assauts des grandes marées et il n’était pas rare qu’on soit amenés à la redresser et à tenter de stabiliser son socle avec de grosses pierres.

Où trouver les restes de la statue ?

Pour trouver les restes de la statue de l’hippocampe il faut glisser le long des rochers après la mise à l’eau pour rejoindre en longeant le chenal une profondeur d’environ 18 m ( cela varie quelque peu avec le coefficient de marée). En restant à cette profondeur et en suivant les rocher ves le sud sur main droite on trouve d’abord la statue du dauphin. Celle ci est posée à plat sur le fond, la tête tournée vers l’ouest.

Pour trouver la statue de l’hippocampe il suffit depuis là de continuer vers le sud sur une vingtaine de mètres environ et toujours à la même profondeur.

Avec beaucoup moins de voilure, le socle maintiendra certainement la queue bien verticale, mais sa hauteur limitée devrait en rendre la trouvaille beaucoup plus difficile.

On ne pourra plus c’est dommage ramener de photos souvenirs comme on les aimait. Bon, il reste encore la statue du dauphin heureusement.

A voir aussi.

Avant de quitter le blog, prenez le temps d’aller jeter un oeil (pas trop fort tout de même) sur ma page JOURNAL DE PLONGEE, vous y trouverez quantités de photos récentes et quelques commentaires de première main.

Et si tout cela vous a plu, merci d’en parler autour de vous, la meilleure publicité pour le blog c’est celle que vous voudrez bien lui faire. Bonne plonge à tous et toutes.

Marées du Bassin d’Arcachon




Marées du Bassin d’Arcachon

Marées du Bassin d’Arcachon

Je vous l’avais promis lors d’un précédent article sur l’origine des marées océannes, voici un complément qui va vous parler plus précisément des marées aux bassin d’Arcachon. Dans cet article je partage mon expérience, je n’évoquerai donc pas les plongées que je ne pratique pas, c’est à dire les plongées en bateaux, les dérivantes, les épaves ou les blockhaus.

Généralités sur les marées au bassin d’Arcachon.

le cas spécial du bassin.

plan arcachon

Le bassin d’Arcachon est vraiment un cas un peu spécial en France en ce qui conscerne les mouvements de la mer. Cette ancienne lagune de forme grossièrement triangulaire est alimentée principalement en eaux douces par le débit de la Leyre au sud-est et au sud-ouest par le flux et le reflux de la mer. Coté océan atlantique, un goulet relativement étroit d’environ 3 kilomètres laisse entrer ou sortir aux fortes marées environ 400 millions de m3 d’eau salée. Un tiers du bassin reste cependant toujours immergé, même sur marées basses.

De forts courants dans les passes et les principaux chenaux.

L’ouverture du bassin sur l’océan est encombrée de bancs de sables très mobiles qui sur un cycle d’environ 80 ans bouchent ou libèrent les zones de passage des bateaux. Ces passages très redoutés des marins sont appelés « les passes« . De très forts courants marins et de fortes houles en font un passage obligé parfois mortel.

Même si le courant le long des enrochements du Cap Ferret ou devant la ville d’Arcachon sont moins importants, ils atteignent néanmoins très facilement une vitesse de 1,5 à 2 m/s, soit 5,4 à 7,2 km/h. C’est plus que largement suffisant pour être dangereux pour les plongeurs. Les débutants qui ne maîtrisent pas bien les horaires de mise à l’eau et le sens des courants peuvent facilement se trouver piégés. Sous le coup d’un effort violent de palmage ils peuvent risquer de faire un essoufflement. La prudence doit donc toujours être de mise.

L’essentiel du flux marin se situe à la passe nord et le long des rives du Cap Ferret, le débit sera un peu moins important devant les plages du Moulleau et d’Arcachon. Pour autant ces zones restent aussi dangereuses qu’ailleurs.

Les marées du bassin.

La marée au bassin d’Arcachon est de type semi diurne, c’est à dire qu’à quelque chose près on observe 2 marées hautes et 2 marées basses par jour. On l’a vu dans mon article précédent, en fait, le cycle n’est pas réellement de 24h00, mais de 24h et 50 minutes du fait du déplacement de la lune sur son orbite autour de la terre.

Les marins utilisent des termes parfois méconnus pour parler des marées. Ainsi on a pour la marée montante au bassin (appelée flot ou flux) une durée moyenne de 6h20 mais seulement 6h00 pour la marée descendante (appelée jusant ou reflux). Par conséquent on peut en déduire tout de suite que le courant montant est un peu moins rapide que celui descendant ou en tous cas moins rapide à s’établir. Pour les marées de mortes eaux, l’écart entre flux et reflux est encore plus conséquent et peut presque atteindre 1h30.

Au bassin d’Arcachon, le marnage, c’est à dire l’écart de niveau entre pleines mers et basses mers successives, varie d’un peu plus d’1m à presque 5 m selon qu’on se trouve sur un coefficient proche de 20 ou sur un coefficient de 120.

Les plongeurs devront donc tenir compte de toutes ces variations. Prenons un exemple, sur un coefficient de 76 au Cap Ferret sur basse mer, 2h00 après l’étale basse, le niveau de l’eau monte de près de 1m.

Courants et contre-courants.

Un phénomène bien connu sur les bords de rivière, mais aussi sur les rives du bassin d’arcachon (en particulier au Cap Ferret), le débit de l’eau ne suit pas forcément le sens du débit principal mais au contraire emprunte un sens inverse. On pourra donc constater des contre-courants parfois assez violents près des rives rocheuses ou sableuses du Cap Ferret ou d’Arcachon. Ces courants prennent naissance du fait des perturbations rencontrées par le flux principal (anses, obstacles, perreys, trous, fortes dénivellations …).

Le bassin est un endroit dangereux, il est bon pour les débutants ou même pour les plongeurs aguerris mais qui ne plongent pas souvent, de tenir compte des avis ou de l’expérience des plongeurs qui pratiquent la zone d’une façon soutenue.

Comment gérer les marées en plongée au bassin.

Les pratiques club.

Les pratiques de plongées se trouvent être complètement différentes selon qu’on plonge en club ou en binômes indépendants, selon qu’on fait de l’exploration ou plutôt de la photo.

Par mesure de sécurité, et pour répondre à des exigences engageant la responsabilité des présidents ou des cadres des clubs, ceux-ci enseignent certaines règles assez restrictives concernant les plongées sur forts coefficients ou les plongées de nuit. Ainsi il est courant de fixer une interdiction de plonger sur des coefficients de plus de 80 et parfois même de plonger de nuit.

D’autre part, j’ai souvent constaté que les clubs limitent, volontairement ou non, la durée des plongées à moins de 45 minutes. C’est en effet assez prudent, la plupart des plongeurs utilisent des blocs de 12 litres et doivent toujours conserver au moins 50 bars de pression de sécurité dans la bouteille ( pour soi-même ou pour porter secour avec un deuxième détendeur au besoin). Personne ne consommant la même quantité d’air ( voir mon article sur comment réduire sa consommation), c’est en effet plus prudent.

Certaines habitudes sont assez surprenantes. Une idée reçue veut qu’il faille se mettre à l’eau 20 minutes avant l’étale et être sorti 20 minutes après. Mes longues années de pratique m’ont montré que ce n’est pas le meilleurs choix pour des plongées sereines.

Profiter de l’expérience.

Tenir compte du coefficient selon le lieu.

Sur très faible coefficient (inférieur à 40), le marnage est assez restreint. Par conséquent le débit du flux ou du reflux est assez limité. Il est donc possible de s’autoriser une marge confortable autour de l’étale pour une mise à l’eau. Ainsi, sur un coefficient de 32 il est possible de décaler la plongée de presque 1 heure sans trop de gêne avant ou après l’étale.

Sur coefficients supérieurs à 45 et inférieurs à 80, il faut tenir compte du lieu.

Arcachon.

A Arcachon, on plonge en général sur pleine mer. Une mise à l’eau 30 minutes à 1h00 avant l’étale haute convient tout à fait. Une plongée de moins d’une heure permettra de sortir de l’eau sans avoir à subir un reflux trop important à moins d’avoir envie de jouer au drapeau en plein vent.

Sur coefficient de plus de 80 la plongée est un peu plus sportive, la mise à l’eau se fait 1h00 avant l’étale haute. Dès que l’étale est dépassée un fort courant ramène le plongeur vers le sud ouest. Les piliers du ponton de la chapelle doivent servir de limite absolue à ne pas dépasser ( à moins d’aimer marcher longtemps avec le bloc sur le dos).

Les plongées sur mer basse à Arcachon sont pratiquées en général par les clubs qui font un aller retour sur l’ancien chalutier « le cote bleu ». Je n’aime pas beaucoup ce parcours, il amenne trop près des bas de lignes des pêcheurs qui squatent le ponton de la Chapelle. En cas de mauvaise visibilité, il est très facile de se faire accrocher dans les fils de pêche et les ameçons.

Hortense.

A Hortense, on plonge de préférence sur basse mer. La mise à l’eau est confortable si on s’immerge à l’heure de l’étale ou bien 10 à 15 minutes maximum avant. S’immerger plus tôt c’est risquer de subir des courants violents qui marquent la fin du descendant. Ils peuvent être puissants localement et tirent le plongeur vers le fond en direction du chenal. Après l’étale basse à Hortense, le flux montant est assez long à prendre de la puissance, la plongée peut donc durer un peu plus longtemps. Attention toutefois aux contre-courants qui obligent parfois à palmer assez violemment pour remonter vers la zone de sortie de la plongée. Chose assez surprenante, ces contre-courants peuvent parfois être plus violents sur un coefficient de 55 que sur un de 80.

Les clubs pratiquent aussi la plongée à Hortense sur pleine mer. J’ai moins d’expérience sur ce cas là mais j’ai changé mes habitudes et maintenant je me mets à l’eau 1h00 avant l’étale haute pour ne pas être trop bousculé sur le descendant. La sortie de l’eau doit se faire au niveau de la mise à l’eau des bateaux, ça nécessite un palmage assez long. Attention à bien rester cap à l’ouest au retour car sinon, il est très facile de s’éloigner du bord avec seulement 2 mètres de profondeur. Dans ce cas il faudra palmer fort et longtemps pour rejoindre la rive. En cas de bouteille presque vite il faudra revenir en surface, chose toujours très dangereuse à cause de la présence de nombreux bateaux.

Pour des plongées sur coefficients de plus de 80 à Hortense, toujours plonger sur basse mer en se mettant à l’eau pile au moment de l’étale basse. Il est alors possible de faire une plongée très tranquille jusqu’à des coefficients de plus de 100 avec finalement très peu de courant tant qu’on reste dans la zone de sécurité à moins de 10 m.

La Vigne

Je pratique rarement la plongée sur ce site. Ma seule expérience s’y résume à des plongées sur pleine mer sur des coefficients inférieurs à 80. La profondeur du site est très limitée, pas de risque de surconsommer, même en palmant fort.

En ce qui me concerne je plonge à cet endroit 1h00 avant l’étale haute. La plongée se fait en longeant la rive sur main droite vers le sud, pas moyen donc de se tromper. Le site est assez pourvu en vases, du coup il est très facile d’en soulever de grosses quantités si on ne palme pas avec prudence. Il peut donc être intéressant de faire le début de la plongée sur le fond sableux en s’éloignant un peu du bord et de rentrer vers le port avec le courant de face au moment du reflux. Cela permet de garder une qualité d’eau très correcte, c’est même indispensable si on veut faire de la photo.

Conclusion.

Voila, cet article est surement un peu trop long mais il est important. J’espère que vous y aurez trouvé des renseignements utiles pour organiser vos propres plongées. Si c’est le cas, n’hésitez pas à glisser un petit commentaire, un simple « merci » pourquoi pas, ça fait toujours plaisir. Bonnes plongées tout le monde….

Vidéo sous-marine de nuit.




Vidéo sous-marine de nuit.

La vidéo sous-marine, où comment garder un souvenir vivant d’une plongée.

Pas de miracle sans puissance.

Les vidéos sous-marines ont quelque chose de plus que les photos d’une sortie en mer n’auront jamais, elles sont « vivantes ».

Pour la vidéo de nuit au bassin d’Arcachon, la technique est finalement assez simple à mettre en oeuvre. Malheureusement l’amateur cinéaste est souvent confronté à deux difficultés incontournables, la turbidité de l’eau et la puissance électrique à emporter.

Pour filmer en macro, il faut évidemment avoir une caméra qui admette ce type de prise de vue. Même si les appareils sont essentiellement destinés à de la prise de vue en journée, ils supportent assez bien les faibles luminosités, ce qui est le cas la nuit. Sous l’eau la puissance des lampes est très vite absorbée, il faut donc anticiper ce besoin en énergie en investissant dans de l’éclairage de bonne qualité et de puissance suffisante, j’y reviendrai dans un prochain article.

Quel matériel ?

Je dirais que le mieux est de chercher un matériel peu encombrant qui permettra se s’approcher à quelques centimètres seulement. C’est ce qui a guidé mon choix vers un compact RX100 monté en caisson étanche Ikelite. Pas moyen de filmer au flash, il faut absolument des lampes. J’embarque pour mes films près de 9000 à 10000 lumens grâce à 3 à 6 lampes de types différents de façon à pouvoir jouer sur les mixages des longueurs d’ondes. Cela permet d’obtenir au final les couleurs les plus fidèles en calibrant au plus juste la puissance nécessaire en fonction du besoin.

Quelques exemples de vidéos de nuit.

Je vous invite donc à découvrir trois clips que j’ai tournés ces derniers jours à Hortense..

Pour cette vidéo en macro, j’ai utilisé des lentilles grossissantes de 8 et 19 dioptries et 3 lampes LED, 1 de chaque côté à environ 70° et une de plus faible puissance au-dessus des nudibranches. Soit environ 4000 lumens. La distance de mise au point était d’environ 7 cm et les lampes assez rapprochées

Pour cette séquence les poulpes étaient en moyenne à 40, 50 cm de l’objectif. Pas de lentilles pour cette prise de vue mais un besoin de plus de puissance, à peu près 2000 lumens de plus mais avec les lampes très écartées à environ 45° de façon à limiter au maximum les particules.

Pour cette vidéo il a fallu faire vite, la petite raie a surgi à l’improviste, j’étais en train de travailler au zoom et il me fallait tout en suivant la pastenague réduire le zoom, écarter les lampes, et cadrer au mieux, tout en palmant assez fort pour la suivre contre le courant. Pas le temps dans ce cas là de chercher la meilleure orientation des lampes pour masquer les particules, il faut faire avec.

Bref la vidéo ce n’est pas toujours de tout repos. Attention, la plongée de nuit est toujours une activité à risque, il faut rester raisonnable et savoir renoncer à un clip si les conditions de sécurité ne sont pas remplies, par exemple perdre son binôme de vue en s’éloignant trop ou encore descendre trop profond en suivant une raie ou une seiche en fuite.

Voila pour ce petit moment de détente. Bonne chasse vidéo à tous et toutes…


Ajout d’une galerie photos, le tacaud du bassin d’Arcachon.




Ajout d’une petite galerie photos du tacaud et d’un texte de biologie en page Vie Marine


Le tacaud, un petit poisson un peu farouche.

Tacaud Hortense 22 juillet 2010

Il y avait pas mal de temps que je n’avais plus écrit d’articles de biologie sur ce blog en page Vie Marine. Me voici prêt à reprendre ma plume.

Pour cette reprise, je vous propose de lire un petit texte sur le tacaud. Ce petit poisson est un habitué du bassin d’Arcachon tout au long de l’année.

Les Tacauds, vous en avez sûrement déjà croisés à Hortense. Sur ce site c’est plutôt des poissons solitaires et peureux, pas faciles à approcher. J’espère que la galerie que je vous propose vous rappellera quelques bons souvenirs. Il s’agit ici de photos extraites de quelques vidéos tournées au Sony HX20V et au Sony RX100.

Bon visionnage, bonne lecture, et à très bientôt pour d’autres articles.