Tag Archives: lampe

Puissance des lampes et des phares de plongée 2

Puissance des lampes et des phares de plongée: Partie 2.

Je vous avais promis le 20 septembre dernier une suite à la première partie de mon article sur la puissance des lampes et des phares de plongée. Voila qui permet de tenir mon engagement. J’espère que vous y trouverez des renseignements utiles pour vos prochains achats d’équipements de plongée. Bonne lecture.

Choix des accumulateurs.

Pour les LEDs en particulier, le flux lumineux dépend énormément du courant consommé. Il ne suffit donc pas d’avoir une lampe ou un phare de qualité, si les accumulateurs de courant ne le sont pas, la puissance lumineuse disponible sera bien moins importante. Il est donc indispensable de s’équiper avec des accumulateurs de qualité professionnelle, plus chers c’est certain, mais plus efficaces. Ces accumulateurs ont un rendement important et garantissent un débit important tout au long de l’utilisation. D’autre part il permettent d’obtenir une autonomie plus grande qu’avec des accus de moins bonne qualité.

Comment savoir si on a affaire à un accumulateur de qualité ? A encombrement égal pour un format standard, un accumulateur de qualité pèsera un peu plus lourd, c’est d’autant plus vrai si on le compare à une contrefaçon.

Température et lumière.

La production de lumière dépend pour une bonne part de la température d’utilisation mais aussi de la qualité de la source lumineuse. Les ampoules halogènes destinées aux phares de plongée sont des ampoules spéciales, elles montent plus en température et produisent une lumière plus blanche que celle des ampoules que l’on trouve communément dans le commerce. Celles-ci ont une dominante de couleur jaune assez désagréable si on fait de la photo. Attention donc lors du remplacement d’une ampoule grillée, il faut s’assurer que la neuve est bien une ampoule spéciale photo. Attention également à ne pas toucher les capsules en verre de ces ampoules, vous y déposeriez avec vos doigts un dépot gras qui empêcherait l’ampoule de dissiper sa forte chaleur. Cela pourrait provoquer une détérioration avancée du filament et donc griller l’ampoule.

Pour les LEDs, l’effet est curieusement inverse, plus la jonction émétrice sera froide et plus l’efficacité de la LED sera grande. Les lampes ou les phares à LED conviennent donc parfaitement pour les eaux froides et même très froides puisqu’elles sont capables de fonctionner parfaitement jusqu’à des températures voisines de – 40°C.

Quel usage pour la lumière?

Les technologies.

Différentes technologies offrent avantages et inconvénients selon l’usage que l’on veut faire de la lampe ou du phare. Par principe, les torches et les lampes conviennent parfaitement pour les faisceaux étroits qui ne nécessitent pas une grande puissance. Pour les fortes puissances en éclairage diurne ou nocturne, les phares sont plus adaptés car ils embarquent des accumulateurs plus puissants et offrent souvent des faisceaux larges particulièrement utiles pour la photo et la vidéo. En termes d’efficacité lumineuse et d’autonomie, les technologies lumineuses à LEDs sont très performantes. Bien qu’encore relativement chères pour les fortes puissances, elles envahissent le marché et sont en passe de devenir l’incontournable. Leur durée de vie est tout simplement énorme et il y a tout lieu de croire que vous tuerez votre lampe en la noyant avant qu’elle n’ait eu le temps de tomber en panne.

Les équipements à base de technologie HID sont presque aussi efficaces d’un point de vue luminosité, mais le prix prohibitif d’une lampe de rechange aux environs de 200 € en refroidira plus d’un après un passage au tiroir-caisse. De plus ces instruments nécessitent de gros accumulateurs d’où un poids et un encombrement conséquents.

On trouve encore sur le marché des lampes et des phares à lampe halogène. Sans compter que la lumière produite possède une forte dominante jaune (ce qui peut présenter parfois un certain avantage pour réhausser les couleurs), ces lampes consomment beaucoup d’énergie électrique. Par contre ce type de projecteur produit une lumière douce qui semble plaire à la faune aquatique contrairement à la production des LED qui semble indisposer plus d’un poisson. Aucune étude ne montre d’ailleurs si c’est la lumière elle même qui est gênante pour les poissons ou plutôt la fréquence de hachage du courant que notre oeil est incapable de percevoir. A moins qu’il ne s’agisse d’une composante ultraviolette que les poissons serait éventuellement capables de voir contrairement à nous.

Les usages.

Pour la balade de jour, il vaut mieux avoir un phare puissant. Les lampes de petites dimensions ne produisent pas suffisamment de flux lumineux pour être efficaces. Les phares LED et HID sont tout à fait recommandés pour cet usage. Un faisceau moyen aux environs de 50° conviendra mieux qu’un faisceau large à 90° ou plus. Un faisceau étroit pour servir de pointeur ou pour fouiller les trous permettra de disposer de moins de puissance. Une torche à LED fera alors merveille d’autant que certaines permettent de focaliser le faisceau lumineux par ajustement d’une lentille mobile.

Pour la balade de nuit, il est nécessaire d’avoir beaucoup de puissance car l’eau chargée de planctons et de particules absorbe très vite la lumière. Un faisceau large de 60 à 120° est idéal. Les phares à LED sont très performants dans ce domaine d’autant plus que certains sont spécialement conçus pour la prise de photo ou pour la vidéo. Tabler sur 3000 à 5000 lumens au moins. Le top est d’avoir au moins deux de ces appareils pour faire des photos équilibrées ou de petits clips vidéos sympas.

Les petites torches de 800 à 1600 lumens munies d’un faisceau de 20 à 40° seront parfaites pour un usage ponctuel ou pour servir de secours en plongée de nuit. Leur prix est particulièrement intéressant au regard de leur solidité et de leur durée de vie.

Conclusions.

Ce topo était sans doute un peu long mais il y avait beaucoup à dire. Le choix d’une lampe ou d’un phare doit non seulement se faire en fonction de son ergonomie, mais surtout de l’usage que l’on veut en faire. Attention aux puissances annoncées par les constructeurs, il n’y a pas de normes bien établies pour faire de vrais comparatifs. Le mieux est donc de s’en tenir à quelques éléments factuels comme l’ouverture angulaire, le flux en lumens et l’autonomie annoncée à pleine puissance. Avant de faire un choix définitif il n’est pas sans intérêt d’aller faire un saut sur quelques forums pour avoir différents retours d’expériences de plusieurs plongeurs sur la qualité du matériel ou le sérieux des services après-vente.

Voila voila, je vous souhaite évidemment de trouver l’outil idéal pour vous en espérant que ce petit topo aura pu vous éclairer, tiens !! ça va très bien ça pour finir cette page !!

Si cet article vous a plû, n’hésitez pas à en parler autour de vous entre amis ou entres plongeurs en clubs. Je remercie d’ailleurs ici ceux qui ont déjà eu l’idée sympathique de partager un lien de mon blog sur leur réseau social. Vos encouragements seront aussi les bienvenus, ça ne parait pas comme ça, mais faire vivre ce blog c’est un travail qui demande pas mal de disponibilité et de persévérence.

Puissance lumineuse des lampes et phares pour la plongée.

Puissance des lampes et des phares de plongée. Partie 1

Lorsqu’un plongeur débutant cherche à s’équiper d’une lampe ou d’un phare de plongée, il doit souvent faire un choix cornélien du fait de l’éventail extrêmement large qui lui est offert en magasin ou sur les divers sites internet de vente par correspondance.

Sans expérience il est vraiment difficile de savoir quelle puissance, quel type de lampe ou de phare conviendra le mieux à son besoin. Et coté choix, il ne faut pas trop se tromper car le matériel d’éclairage étanche représente un investissement non négligeable qui s’étend très vite à plusieurs centaines d’euros, et parfois même au-delà du millier.

Les grandeurs lumineuses.

Dans mon précédent article sur les différentes grandeurs lumineuses, nous avons vu ce qu’est un flux lumineux, un éclairement ou une luminance. Je vous invite à relire ce texte pour bien vous imprégnez de ces notions très importantes.

Pour autant, je n’avais pas abordé la notion de puissance, je devrais même dire les notions de puissance car effectivement il règne sur les descriptions du matériel de plongée un vrai flou artistisque qui rend incompréhensible au néophyte les repères qui devraient pourtant l’aider à faire un choix judicieux.

La puissance électrique.

La puissance électrique est une grandeur exprimée en watt (W). Elle représente le produit de la tension disponible (U) aux bornes d’une pile ou d’un accumulateur par l’intensité (I) du courant qu’il débitera à travers un récepteur. Pour calculer cette puissance on fait donc l’opération très simple: P= U x I.

Prenons l’exemple d’une ampoule halogène alimentée sous une tension de 12 volts et consommant un courant de 4 ampères. On aurait donc P = 12 x 4 = 48 watts. Cette expression très intéressante n’a pourtant que peut d’intérêt pour le plongeur car ce n’est pas la puissance consommée qui est importante mais plutôt la capacité de l’appareil à maintenir cette consommation pendant une longue durée.

La capacité électrique et autonomie.

Lorsque vous achetez une pile ou un accumulateur, vous pouvez remarquer que ces sources de courant sont identifiées par une inscription du type 1500 mAh. Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?

Avoir une capacité électrique de 1500 mAh signifie que le courant que votre source d’énergie est capable de produire sera de 1,5 ampères au maximum pendant 1 heure. Au-delà de cette durée, la source ne pourra plus débiter de courant et si vous utiliser une lampe, elle va s’éteindre faute d’énergie. Evidemment si vous avez une consommation de seulement 0,5 A (soit le tiers de 1,5 A) la pile ou l’accumulateur pourra vous fournir ce faible courant pendant 3 heures. Par contre la quantité de lumière que vous aurez sera bien moins importante.

Cette caractéristique est intéressante puisqu’elle est évoquée dans les notices des vendeurs par le terme autonomie. Pour notre exemple de 1500 mAh vous aurez donc une autonomie d’1 heure si votre lampe consomme un courant de 1500 mA. Il ne faut donc pas se laisser abuser par des autonomies annoncées fantaisistes de plusieurs heures car cela veut simplement dire que vous ne disposerez d’aucune puissance lumineuse.

On peut donc retenir que l’autonomie d’une lampe ou d’un phare ne doit être un élément de choix que s’il est représentatif d’une utilisation à 100% de la puissance annoncée.

Puissance et efficacité lumineuse.

La puissance lumineuse est un élément crucial dans le choix d’une lampe ou d’un phare de plongée. La percée fulgurante des technologies d’éclairage à base de composants à LED (diodes électroluminescentes) a introduit une nouvelle notion de puissance qui ne s’exprime plus en watt mais en lumens (lm).

Nous l’avons déjà vu dans mon article précédent sur les grandeurs photométriques, le lumen exprime un flux lumineux, c’est à dire une intensité lumineuse à travers un cône d’ouverture défini. En pratique on peut traduire qu’une lampe de 1000 lumens par exemple dont le faisceau sera de 10° d’ouverture sera plus puissante que la même lampe avec un faisceau cette fois de 90°.

Plutôt que de puissance lumineuse on parlera plus pratiquement d’efficacité lumineuse. L’efficacité lumineuse s’exprime en lumens par watt (lm/w).

A titre de comparaison on peut prendre l’exemple d’une lampe qui fournirait un flux de 1600 lm. elle consommerait environ 100 w en version ampoule à incandescence, 80 w en ampoule halogène, 28 w en tube fluocompact et seulement 20 w en technologie LED.

On comprend mieux pourquoi les lampes et phares à LED jouissent d’une grande autonomie. Malheureusement, notre oeil n’a pas une sensibilité à la lumière identique à toutes les longueurs d’ondes de la lumière. Le maximum de sensibilité se trouve autour de 555 nanomètres (nm, voir mon article sur la température de couleur). Une lampe sera donc d’autant moins efficace pour notre vision que la longueur d’onde de sa lumière émise s’éloignera de la valeur 555 nm. Le meilleur choix en terme d’efficacité pour un éclairage à LED sera un blanc neutre, il ne produira ni dominante jaune, ni dominante bleu.

Les LED de grande puissance lumineuse on une efficacité de l’ordre de 130 lm/w, c’est presque 10 fois plus que celle d’une lampe à filemment de tungstène et presque 4 fois plus qu’une lampe halogène. C’est donc un choix technologique très intéressant, d’autant plus que les accumulateurs Li-On on fortement réduit l’encombrement nécessaire à puissance électrique égale.

Seul inconvénient, les lampes à LED surpuissantes produisent une grande quantité de chaleur et nécessitent donc l’usage d’un système de refroidissement très efficace. Utilisées hors de l’eau ces lampes vont rapidement surchauffer et sans coupure rapide, elle vont subir très vite des domages irréparables. Il sera donc judicieux de veiller à ne jamais les utiliser hors de l’eau.

_______________________________________________________________________________

Voilà ce que je voulais vous dire pour cette première partie d’un article qui aurait été sinon beaucoup trop long. Ne vous inquiétez pas, vous n’aurez pas trop de temps à attendre pour lire la deuxième partie d’ici à quelques jours.

Les grandeurs photométriques de base.

Terminologies en photo.

Beaucoup de plongeurs qui débutent en photo sous-marine peuvent se sentir perdus dans une espèce de jungle des terminologies, un peu spécifiques il est vrai, des documents propres aux appareils photo ou aux instruments d’éclairage artificiels comme les lampes ou les flashs.

J’ai déjà évoqué dans plusieurs articles comment la lumière est absorbée par l’eau et les particules sous-marines, en décrivant les principes de la température de couleur ou bien encore en expliquant comment l’homme et les poissons voient les couleurs. Je vous recommande de découvrir ces articles si ce n’est déjà fait. Aujourd’hui, je ne vais pas revenir sur ces explications mais nous allons parler un peu plus technique.

Je vous propose donc de faire un point des différents termes que l’on rencontre assez souvent finalement sans vraiment les comprendre. Voyons donc de quoi il s’agit.

Le flux lumineux.

La sensation de lumière est quelque chose de très subjectif. Notre système de perception limite la lumière visible dans une frange très courte du spectre lumineux fourni par notre étoile le soleil.

En effet nous ne pouvons percevoir que des longueurs d’ondes comprises entre 350 et 750 nanomètres (nm). La sensibilité de notre vision se situant la nuit aux environs de 500 nm et 580 nm le jour.

Le flux lumineux, le lumen.

Le flux lumineux (symbole Φ, Phi ) décrit la quantité de lumière émise par une source lumineuse. Pour quantifier ce flux on utilise le lumen (symbole lm).

Si on prend la définition de Wikipedia, 1 lumen correspond au flux lumineux émis dans un angle solide de 1 stéradian par une source lumineuse isotrope (ponctuelle uniforme) située au sommet de l’angle solide et dont l’intensité lumineuse vaut 1 candela. Aie aie aie !! Ne partez pas tout de suite !! on va essayer de faire plus simple.

A une approximation près, le stéradian est l’angle d’ouverture d’un cône de longueur 1 mètre qui définit à cette extrémité un cercle de surface 1 mètre carré. Ouff on y voit plus clair. On conçoit tout de suite que plus on dispose de lumens et plus le flux lumineux sera intense et donc la cible plus éclairée. Par conséquent, à flux lumineux constant, plus l’angle d’un faisceau lumineux sera grand, et moins on disposera de puissance lumineuse utile.

Il est parfois plus intéressant de parler d’efficacité lumineuse car on fait alors apparaitre le rapport entre le flux lumineux et la puissance électrique exprimée en watt qu’il faudra fournir pour le créer.

Côté pratique il faut donc retenir que le flux annoncé en lumens par les fabriquants de lampes par exemple doit être rapporté à l’angle d’éclairement pour se donner une idée de la puissance réelle du matériel.

L’intensité lumineuse, la candela.

L’intensité lumineuse (symbole cd)décrit la quantité de lumière émise dans une direction donnée. Elle est dépendante en grande partie des éléments de guidage du flux lumineux comme les réflecteurs par exemple ou la qualité de transparence d’une vitre.

L’intensité lumineuse se définit en Candela (cd). La candela est par définition le flux lumineux d’1 lumen qui passe à travers un angle de 1 stéradian. Pas très intéressant tout ça, voyons plutôt ce qu’est l’éclairement.

L’éclairement, le lux.

L’éclairement décrit la densité du flux lumineux sur une surface donnée. Il sera intéressant de se rappeler qu’il diminue avec le carré de la distance qui sépare la source lumineuse de la zone éclairée.

L’éclairement (symbole E) se mesure en lux (symbole lx). 1 lux est donc le flux lumineux de 1 lumen qui éclaire une surface S de 1 m². par conséquent on aura donc E = Φ/S. Tout ça nous rappelle simplement qu’à flux lumineux constant, plus une surface à éclairer est importante et moins on aura un éclairement efficace.

Sous l’eau, même en eau limpide, on comprendra aisémant qu’il faudra disposer d’une source de lumière puissante, donc avec beaucoup de lumens, pour éclairer des surfaces comme des pans de murs ou le plafond d’une grotte. Si en plongée de nuit des lampes moyennement puissantes feront l’affaire, en plein jour elle ne serviront quasiment à rien sauf si leur faisceau est très étroit.

La luminance.

La Luminance (symbole L) est en fait une grandeur photométrique subjectiveperçue par l’oeil humain. Elle définit la sensation de luminosité sur une surface. La luminance dépend donc fortement de l’indice de réflexion de l’objet éclairé (l’état de sa surface ainsi que sa couleur).

Par définition la luminance est le rapport entre l’intensité lumineuse et la surface éclairée, on aura donc L = cd/S. Une unité de mesure finalement peu utile pour nous plongeurs.

Critères de choix de l’éclairage en plongée.

Torches et lampes.

A une époque où l’efficacité des batteries n’était pas vraiment très importante, on parlait plus souvent de la puissance d’une lampe ou d’une torche en se référant à une puissance électrique consommée, par exemple un phare de 50 w. Aujourd’hui, la technologie des accumulateurs électrique a bien évolué et on parlera plus de lumens que de watts.

Si le lumen est une unité de mesure de mieux en mieux comprise, il faudra regarder d’autres critères techniques pour faire un bon choix technologique. Un évantail en fait assez réduit s’offre au plongeur. Les fabriquants proposent des sources lumineuses à base de source Halogène, HID ou LED. Pour choisir il faut regarder les caractéristique de chaque technologie. A mon avis, la plus fiable est la technologie des LED (diode électroluminescente).

Les LED présentent une température de couleur élevée, un rendement important, sont moins sensibles aux chocs mécaniques et présentent un encombrement réduit ainsi qu’une grande durée de vie. Quant au budget, là on voit de tout. Il vaudra mieux consulter différents forums pour se faire une opinion avant de faire un choix spécifique.

Les flashs.

Je connais assez peu la technologie des flashs car je n’en utilise pas du fait que je destine mon matériel plus à la vidéo qu’à la photo. L’élément essentiel qui me semble intéressant de savoir est que le flash produit une intensité lumineuse beaucoup plus importante que celles des lampes et des phares. Pour tenir compte de ce fait il vaudra mieux les associer par deux plutôt que de chercher à tout faire avec simplement un diffuseur pour casser les ombres crues.

Conclusion.

J’espère que ce petit topo vous aura éclairé un peu sur des terminologies un peu barbares parfois.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à en faire la promotion ainsi que celle de mon blog de plongée.

A très bientôt pour d’autres articles et bonnes plongées si vous avez la chance de mettre prochainement la tête sous l’eau.

Vidéo sous-marine de nuit.




Vidéo sous-marine de nuit.

La vidéo sous-marine, où comment garder un souvenir vivant d’une plongée.

Pas de miracle sans puissance.

Les vidéos sous-marines ont quelque chose de plus que les photos d’une sortie en mer n’auront jamais, elles sont « vivantes ».

Pour la vidéo de nuit au bassin d’Arcachon, la technique est finalement assez simple à mettre en oeuvre. Malheureusement l’amateur cinéaste est souvent confronté à deux difficultés incontournables, la turbidité de l’eau et la puissance électrique à emporter.

Pour filmer en macro, il faut évidemment avoir une caméra qui admette ce type de prise de vue. Même si les appareils sont essentiellement destinés à de la prise de vue en journée, ils supportent assez bien les faibles luminosités, ce qui est le cas la nuit. Sous l’eau la puissance des lampes est très vite absorbée, il faut donc anticiper ce besoin en énergie en investissant dans de l’éclairage de bonne qualité et de puissance suffisante, j’y reviendrai dans un prochain article.

Quel matériel ?

Je dirais que le mieux est de chercher un matériel peu encombrant qui permettra se s’approcher à quelques centimètres seulement. C’est ce qui a guidé mon choix vers un compact RX100 monté en caisson étanche Ikelite. Pas moyen de filmer au flash, il faut absolument des lampes. J’embarque pour mes films près de 9000 à 10000 lumens grâce à 3 à 6 lampes de types différents de façon à pouvoir jouer sur les mixages des longueurs d’ondes. Cela permet d’obtenir au final les couleurs les plus fidèles en calibrant au plus juste la puissance nécessaire en fonction du besoin.

Quelques exemples de vidéos de nuit.

Je vous invite donc à découvrir trois clips que j’ai tournés ces derniers jours à Hortense..

Pour cette vidéo en macro, j’ai utilisé des lentilles grossissantes de 8 et 19 dioptries et 3 lampes LED, 1 de chaque côté à environ 70° et une de plus faible puissance au-dessus des nudibranches. Soit environ 4000 lumens. La distance de mise au point était d’environ 7 cm et les lampes assez rapprochées

Pour cette séquence les poulpes étaient en moyenne à 40, 50 cm de l’objectif. Pas de lentilles pour cette prise de vue mais un besoin de plus de puissance, à peu près 2000 lumens de plus mais avec les lampes très écartées à environ 45° de façon à limiter au maximum les particules.

Pour cette vidéo il a fallu faire vite, la petite raie a surgi à l’improviste, j’étais en train de travailler au zoom et il me fallait tout en suivant la pastenague réduire le zoom, écarter les lampes, et cadrer au mieux, tout en palmant assez fort pour la suivre contre le courant. Pas le temps dans ce cas là de chercher la meilleure orientation des lampes pour masquer les particules, il faut faire avec.

Bref la vidéo ce n’est pas toujours de tout repos. Attention, la plongée de nuit est toujours une activité à risque, il faut rester raisonnable et savoir renoncer à un clip si les conditions de sécurité ne sont pas remplies, par exemple perdre son binôme de vue en s’éloignant trop ou encore descendre trop profond en suivant une raie ou une seiche en fuite.

Voila pour ce petit moment de détente. Bonne chasse vidéo à tous et toutes…


Lumières, corps noirs, température de couleurs en plongée




La lumière en plongée, corps noirs et température de couleurs en photo et vidéo.

Source de lumières, corps noirs, température de couleurs en photo ou en vidéo sous-marine

CLIC THIS TEXT TO SEE THIS ARTICLE IN ENGLISH.

Le rendu des couleurs en photo sous-marine

En photographie et en vidéo sous-marines le rendu des couleurs des poissons ou des paysages marins pose de nombreux problèmes au photographe, qu’il soit amateur ou professionnel.

Dans un article précédent sur la couleur de la mer, nous avons vu que les différentes longueurs d’onde de la lumière solaire visible sont assez rapidement absorbées par l’eau.

Spectre de la  lumière visible et pénétration dans l'eau pour P2N

Bien que dans certaines conditions en journée on puisse utiliser des filtres de couleurs pour équilibrer une photo ou une vidéo, la plupart du temps, il faudra disposer d’une source de lumière artificielle plus ou moins puissante pour assurer une bonne prise de vue. C’est là que les ennuis commencent. En effet, chaque source de lumière se caractérise par ce qu’on appelle sa température de couleur. La maîtrise de la lumière artificielle est une chose délicate mais vraiment indispensable.

Température de couleurs et corps noirs

La température de couleur caractérise la lumière émise par une source d’éclairage, par comparaison à celle d’un matériau idéal, appelé corps noir, émettant de la lumière uniquement lorsqu’on le chauffe. Bon, nous voilà bien, mais c’est quoi exactement un corps noir ?

Un corps noir est en théorie un objet qui absorbe toute l’énergie électromagnétique qu’il reçoit, sans en réfléchir ni en transmettre. Hors, la lumière est un rayonnement électromagnétique. Du coup, un corps noir nous apparait noir car il absorbe toutes les couleurs du spectre visible. Cependant, il peut émettre de la lumière s’il est chauffé à une température suffisamment élevée, disons entre 2000 et 12000 ° K. Cette émission de lumière aura une couleur particulière directement liée à la température du corps noir. Celle-ci, tout comme la température de couleur d’une source de lumière se mesure en degrés kelvin. Le Kelvin est une unité du système international facilement convertissable en degré Celsius, on a 0°K = -273 °C (Celcius) ou si vous préférez: 0 °C = 273 °K

Prenons un exemple pour mieux comprendre. Si on possède une lampe dont la température de couleur est de 3500 °K, elle émettra une lumière comportant une dominante de couleur jaune, la même que celle du corps noir porté à la même température de 3500° K, c’est à dire 3227 °C. Bon, d’accord, mais c’est curieux, quand on éclaire avec une lampe qui a une belle couleur blanche en plongée de nuit, on n’a pas l’impression que la lumière est jaune, et pourtant, si on prend des photos elles sont toutes sujettes plus ou moins à cette dominante de couleur désagréable. Que se passe-t-il donc?

Voici un exemple de différentes tonalités en photo. A gauche sans correction, à droite avec correction de la dominante jaune.

Etoile de mer sans correction Etoile de mer avec correction

En fait notre cerveau est capable de bien des merveilles. Ainsi, lorsque la lumière diminue, il corrige la lumière perçue par nos yeux de façon à la rendre la plus lumineuse possible et la plus proche possible de la lumière du jour. Certains appareils photos sont programmés pour tenter de faire le même travail en jouant automatiquement sur la balance des blancs, nous y reviendront plus tard dans un très prochain article. Mais pour l’instant beaucoup n’ont pas cette fonctionnalité, l’appareil enregistre alors sans état d’âme les couleurs telles qu’elles sont vraiment. Rien de bien grave, les logiciels de traitement d’images savent très bien rééquilibrer les couleurs. Malheureusement pour les puristes, les traitements d’images peuvent avoir un effet partiellement destructeur sur la qualité de la photo d’origine. Il y aura donc intérêt à s’équiper avec des lampes ou des phares dont la température de couleur est la plus proche possible de la lumière du jour.

Sources de lumière

Le choix de la source de lumière, LED ou autres.

Beaucoup de choix s’offrent au candidat photographe. Personnellement, puisque je plonge très souvent de nuit, j’ai opté pour un éclairage à base de LED « lumière du jour ». Elles produisent une lumière bien blanche malheureusement très vite absorbée par les particules si on ne travaille pas en macro. Le gros avantage est qu’elles me servent aussi bien pour m’éclairer pendant la balade qu’à me fournir un éclairage très facilement directif en mode photo ou vidéo. Les LED produisant une lumière froide produisent une légère coloration bleue que personnellement je n’aime pas du tout. Celles produisant une lumière chaude tirent trop vers le jaune, et parfois curieusement vers des teintes vertes ou rosées.

Je ne peux pas discuter ici de l’intérêt des flashs ou des lampes HID car je n’en utilise jamais. Je laisse la possibilité à ceux qui voudraient évoquer ce sujet de le faire grâce au forum ou bien de me proposer un texte pour l’intégrer dans un futur article.

Je le répète, quel que soit le mode d’éclairage artificiel, il faudra toujours tenir compte de la turbidité de l’eau. Plus elle sera chargée et plus la couleur enregistrée par l’appareil photo s’éloignera du ressenti à travers le masque. Les flashs ont un très bon rendu de couleur et sont puissants, mais en eaux troubles cela devient plus un handicap qu’un avantage car les particules risquent d’être surexposées et de voiler la photo. D’un autre coté, le flash n’est pas très adapté à la photo en macro à cause des problèmes de surexposition de certaines zones claires. Tout au moins si on travaille en automatique. Le mieux est alors de monter les flashs avec des diffuseurs et de s’obliger à gérer les paramètres en mode semi-auto ou même en tout manuel. Cela implique nécessairement que de nombreux déchés seront occasionnés parmi les clichés le temps de trouver les bons paramètres. Évidemment, pour la vidéo, les flashs ne servent à rien. Je ne sais pas vous, mais moi la vidéo, j’adore. J’en parlerai aussi dans un prochain article.

En attendant, bonnes plongées à tous et toutes, profitez-en, l’eau se réchauffe.


Pourquoi l’eau est bleue et pourquoi les couleurs disparaissent sous l’eau




Pourquoi l’eau est bleue et pourquoi les couleurs disparaissent sous l’eau.

Qu’est ce que la lumière et pourquoi les choses ont-elles des couleurs ?

Quelques notions de physique simples sur la lumière.

La lumière que nous percevons grâce à l’outil extraordinaire que constitue notre oeil nous vient essentiellement de notre étoile le soleil. Hors notre oeil n’est capable de percevoir qu’une partie très limitée du spectre total de la lumière solaire. Ce que nous appelons la lumière visible ne correspond en fait qu’à la courte fenètre des longueurs d’ondes comprises entre les ultraviolets et les infrarouges. Dans cette frange étroite nous retrouvons les couleurs de base que vous pouvez observer dans un arc-en-ciel

Les objets que nous regardons, de part leurs natures différentes, absorbent ou renvoient certaines longueurs d’ondes. Ainsi un objet que nous percevons jaune ne l’est que parce qu’il n’a pas absorbé la longueur d’onde qui correspond au jaune. C’est pourquoi un objet est noir s’il ne nous renvoie quasiment aucune couleur, en fait, il les absorbe toutes. Il faut donc retenir que les couleurs des objets que nous voyons ne sont donc en fait que celles qu’ils n’ont pas absorbées.

Spectre de la  lumière visible et pénétration dans l'eau pour P2N

Les perturbations subies par la lumière.

La lumière peut subir différentes perturbations: elle peut être réfléchie, réfractée, absorbée ou diffusée. La neige réfléchie toute les couleurs, elle nous parait donc très blanche. L’eau claire par contre absorbe très vite toutes les couleurs et ne diffuse en grande quantité que le bleu. Ce bleu sera d’autant plus dense que l’eau est profonde.

Mais l’eau est rarement pure car elle contient de très nombreuses et différentes particules de tailles et de quantités plus ou moins importantes. Les eaux des mers chaudes près de l’équateur sont en général très claires, la vie planctonique qui n’aime pas la chaleur y est rare et donc, le bleu domine. Par contre, plus les eaux sont froides en remontant vers les pôles de la planète et plus la vie planctonique est intense. Dans le plancton certains éléments comme les algues produisent une activité chlorophyllienne, elles absorbent le bleu et diffusent le vert, voilà pourquoi les eaux froides paraissent plus vertes.

Les couleurs disparaissent en profondeurs.

Plus la lumière pénètre dans les profondeurs et plus elle perd en intensité. Le rouge est ainsi absorbé dès les 3 à 5 premiers mètres, puis le orange et ensuite le jaunes, qui lui disparait vers une vingtaine de mètres de profondeur. Plus profond, l’eau absorbe de violet et le vert pour finalement ne laisser que le bleu filtrer jusqu’à 60 à 80 mètres. Au delà la lumière disparait progressivement et fait place à la nuit perpétuelle en dessous de 400 à 1000 mètres.

Le bleu prédomine en profondeur

Nécessité de disposer d’une source autonome de lumière.

Si vous descendez à plus de 15 mètres de profondeur, la lumière diminue, tout paraitra très vite sombre et d’une couleur uniforme d’un gris bleuâtre assez désagréable. Pour faire de la photo ou du film à faible profondeur et garantir de belles couleurs il faudra compenser l’absorption des longueurs d’ondes par des filtres colorés qui redonneront un peu de punch au couleurs. La solution est relativement peu efficace et assez fastidieuse à mettre en œuvre car il faut plusieurs filtres de différentes tonalités selon la profondeur atteinte. Une autre solution consiste à amener votre propre source de lumière, que ce soit avec des lampes, des phares ou des flashs.

La lumière des phares est indispensable

La puissance de ces instruments reste relativement modeste, en tout cas dans la limite d’un certain budget. C’est pourquoi ils ne seront performants que dans une zone très limitée et ce d’autant plus que l’eau sera chargée de particules.

Nous aborderons ce sujet délicat dans de prochains articles dans lesquels nous reparlerons de photo et de plongée de nuit.