Tag Archives: nudibranches

Les perrés d’Arcachon, partie 4.

Les habitants des perrés

Je reprends enfin la suite de mes précédents articles sur les perrés devant la ville d’Arcachon. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à les découvrir en cliquant sur les liens suivants : Partie 1, partie 2, partie 3.

Avant d’aller plus loin, je rappelle que je ne suis ni spécialiste de biologie, ni historien, ni adhérent à une quelconque école de pensée. Je suis seulement un plongeur comme tout le monde qui a simplement envie de partager une vision objective sur les milieux marins du bassin grâce à une expérience très souvent renouvelée de la plongée nocturne.

Les perrés, une oasis de vie spécialisée.

La ruelle St François permet de se glisser entre les immeubles pour accéder à la plage de la jetée de la Chapelle. La mise à l’eau y est relativement facile, bien que le sol puisse parfois se révéler assez glissant. En prenant un cap plein nord depuis cet endroit on descend progressivement vers un enrochement recouvert d’une multitude de tubes d’hermelles, un ver marin vivant dans un tube qu’il construit en agglomérant des grains de sable.

La face ouest du perré est très exposée au courant de la marée montante qui véhicule d’énormes quantités de sable à tel point qu’en ce moment une bonne partie de l’empierrement est ensevelie. Le côté Est est lui assez protégé. Le perré offre du coup tout un tas de cachettes occupées par de nombreux crustacés comme les crevettes, les crabes verts et d’autres espèces minuscules qui me sont encore inconnues. Assez peu de poissons à cet endroit mis à part quelques bars et de jeunes congres en chasse. Très rarement on peut y croiser une motelle. Les poulpes y trouvent souvent quelques refuges intéressants et un terrain de chasse très fourni en étrilles et autres crabes.

Un perré c’est grand.

On l’a vu précédemment, les perrés sont d’anciens enrochements qui préservaient les embarcations échouées volontairement sur la plage de sable des courants de la marée. Celui qui nous intéresse ici s’éloigne de la plage en s’enfonçant progressivement vers le nord. Le sommet demeure sur une bonne distance entre 9 et 13 m. On peut donc y faire une plongée assez tranquille sur petit coefficient, au-delà du coefficient de 70, il vaut mieux ne pas s’aventurer trop vers le nord car la zone peut être soumise à des courants très forts. Petit rappel au cas où, hors de question d’aller dans cette excursion sans savoir manipuler correctement une boussole, la visibilité peut changer très rapidement. Si tout se passe bien, aux environs de 70 à 80 mètres on arrive sur une bifurcation, une partie de l’enrochement s’éloigne plein Est vers la jetée Thiers et une autre vers le nord ouest. Une zone que je n’ai pas encore explorée, celle allant vers l’Est étant plus sécurisante à mon goût.

Cette balade peut conduire à s’éloigner sur une longue distance, mieux vaut rester prudent, il y a plus de vie dans la première partie, en tous cas bien assez pour en garder un excellent souvenir.

Et on voit quoi d’autre sur ce perré ?

En dehors des crustacés on peut trouver quelques espèces de nudibranches, le plus commun est sans réserve la Doris citron. Mais on peut trouver aussi des Doris rouges, des cantabriques et même des limaces à bigoudis. Dans un autre registre les hermelles se trouvent décorées à la saison d’une belle quantité de marguerites jaunes et d’anémones vertes.

Bien évidemment, en cherchant un peu on peut trouver plein d’autres animaux marins comme les galathées, les ophiures, les vers marins tels que les sabelles et autres, les ascidies et les éponges, tout un tas de mollusques dont la fameuse Lime. Bref, autant de bonnes raisons de se persuader qu’au bassin il n’y a pas qu’Hortense ou le port de La Vigne.

Et dans les prochains articles on parlera de quoi ?

Dans le prochain article je parlerai des poissons plats et des raies qui sont une des attraction de l’endroit. Dans le suivant, qui sera probablement le dernier de cette longue série, je parlerai des épaves qui y sont accessibles directement en plongeant depuis le bord.

Je vous souhaite donc de bonnes lectures dans le blog et d’excellentes plongées si vous pouvez mettre la tête sous l’eau prochainement.

Le film: les news

Le film « En Quête des Nudibranches ».

En Quête des Nudibranches est sorti le 13 décembre dernier, le même jour que STAR WARS mais on s’en doutait un peu, il n’a pas encore connu la même notoriété. Bon, il faut bien commencer petit pour pouvoir grandir.

Le film se présente sous la forme d’un bel objet digipack de facture pro. Les ventes qui ont commencé dès la sortie du DVD se poursuivent tranquillement et nous permettent d’envisager très bientôt le financement de nos futurs projets.

Tous les avis qui nous reviennent sur la page « livre d’or » de notre site internet Facelines Productions, sont unanimes pour souligner la beauté des images, de la musique, la qualité et l’intérêt du travail accompli.

J’en profite pour suggérer à ceux qui ont acheté le DVD de prendre quelques instants pour laisser eux aussi leur sensations sur le film en cliquant ici « livre d’or ». D’ailleurs, tout le monde peut y aller pour voir les commentaires qui y sont déjà déposés.

Facelines Productions.

Facelines Productions, l’association qui nous a permis, Claude et moi, de produire « En Quête des Nudibranches » est, il faut le rappeler, sans buts lucratifs.

Notre seule ambition est de promouvoir la sauvegarde du milieu sous-marin du bassin d’Arcachon et par ce biais, la protection de la faune et de la flore qui nous émerveillent tant à chaque plongée.

Le salon de la plongée à Paris du 12 au 15 janvier dernier.

La joyeuse équipe bordelaise de Facelines Productions était présente au salon de la plongée de la mi-janvier. Le stand de 2.0CTOPUS nous y avait réservé un espace convivial pour y accueillir notre matériel vidéo et quelques DVD d’En Quête des Nudibranches à présenter au public. Un énorme merci à toute l’équipe de 2.0ctopus pour sa chaleureuse complicité. Ça fait chaud au cœur d’être si vite et si bien intégré.

On parle de Facelines et du film.

Les nudibranches commencent à faire parler d’eux à travers différentes publications. Le blog n’a pas vocation à faire ici une collection des reproductions des différentes publications qui ont parlé de Facelines Productions et de son film. Pour autant je vais tout de même montrer quelques photos parmi toutes celles que vous pourrez trouver sur la page Facebook de Facelines Productions.

Je ne vais pas faire la liste complète des articles ou des parutions dans lesquelles on parle du film, mais je pense évidemment à La Dépêche du Bassin, le Mag de Sud-Ouest, France Bleu Gironde, 2.0ctopus envers qui nous sommes particulièrement redevables, et d’autres magazines comme Plongez et bien d’autres encore.

Un petit coucou à Claude qui fait des pieds et des mains pour communiquer sur Facelines.

Nous remercions évidemment toutes les personnes qui dans les différentes éditions radios ou écrites ont contribué à faire connaitre notre travail. C’est vraiment utile et nécessaire pour qu’on parle enfin de se qui se passe sous l’eau. Le bassin d’Arcachon est comme beaucoup d’endroits sur la planète en réel danger. J’y ai vu depuis 23 ans une lente dégradation du milieu et la raréfaction (sinon la disparition) des poissons, des crustacés et même des nudibranches.

Restons vigilents pour être prêts à tirer la sonnette d’alarme si nécessaire. Et je pense que ça l’est notamment avec l’incroyable turbidité actuelle liée aux intempéries bien sûr mais aussi aux activités de dragages côté Arcachon et à la dune du Pyla.

Salon de la plongée à Paris

Facelines Productions est au salon de la plongée le 13 et le 14 janvier.

Pas moyen d’aller plonger en ce moment au bassin entre petite toux et visibilité réduite à presque néant.

Du coup c’est sans regret que je monte au salon de la plongée à Paris pour le weekend rejoindre Claude CLIN pour présenter le travail de l’équipe Facelines Productions, son DVD et les prochains projets qui vont très vite se faire jour.

Bien évidemment il y aura tout au long des 2 journées des séances de dédicaces pour ceux et celles qui le souhaiteraient et un prix spécial salon pour le DVD. Mais ce sera surtout l’occasion de rencontres sympas et d’échanges tout aussi intéressants à propos des nudibranches bien sûr mais aussi sur l’équipe et ses projets.

Semaine prochaine je ne manquerai pas de faire un petit compte-rendu de mes rencontres et de mes découvertes.

La suite arrive vite.

Dans la foulée, et bien il va bientôt y avoir la suite comme promis de mon dernier article sur les perrés de St Yves à Arcachon. Devrait suivre un petit retour sur la partie VIE MARINE avec un article sur la motelle pour compléter le dossier des poissons du bassin. Il sera temps après ça de compléter mon catalogue inventaire de photos de nudibranches.

Si vous recevez le Mag du journal Sud-Ouest le samedi matin, vous pourrez y trouver sur le numéro du 20 janvier une page de présentation de Facelines Productions et de notre premier DVD En Quête des Nudibranches.

Le livre d’or ouvert sur le site internet www.facelinesproductions.com commence à se remplir et c’est vraiment génial d’y lire autant de compliments sur la qualité du DVD. Ca fait vraiment chaud au cœur, une belle récompense pour l’investissement qu’on a mis Claude et moi dans le projet. Un grand merci à leurs auteurs.

Je vous dis donc à très bientôt…

Bonne Année 2018

Lorsque la dernière s’achève, une autre commence et avec elle tous les espoirs qu’il nous reste encore.

Meilleurs vœux pour 2018.

Avec Plongée-de-nuit-découverte, je vous présente mes meilleurs vœux et vous souhaite une année 2018 pleine de bonheurs et de réussites.

Le blog a attaqué début novembre sa 3° année d’existence et c’est une grande joie pour moi que de partager grâce à lui une passion presque dévorante pour l’immersion nocturne.

J’avoue que je me suis posé un temps la question de cesser cette activité assez chronophage. Mais avec 41 000 pages vues la preuve est là que le blog apporte quelque chose de spécial même si ça reste confidentiel.

La plupart des pages les plus visitées sont celles qui ont un contenu pédagogique comme par exemple « Poussée d’Archimède et plongée » ou encore « Pourquoi l’eau est bleue…. » etc… Il y a ainsi une dizaine d’autres pages dans ce style qui font le top du hit parade de la consultation.

A ma grande satisfaction le blog affiche de plus en plus de lecteurs de diverses parties du monde francophone, mais pas seulement puisque des pages sont consultées depuis les États-Unis , La Russie ou encore l’Australie. Je salus d’ailleurs ici les lecteurs et les lectrices qui me font l’honneur de lire mes pages, d’où qu’ils soient.

Des prévisions pour 2018 ?

En général, le début d’année est l’occasion de consulter les horoscopes. Évidemment je n’ai rien d’un devin, aussi je m’en tiendrai à ce que crois pour sûr.

Plongée de nuit découverte est intimement lié à Facelines Productions, la structure créée avec Claude CLIN au printemps 2017. Nous venons en effet de produire notre premier moyen métrage dédié aux nudibranches du Bassin d’Arcachon. Au passage nous remercions Claude et Moi, toutes les personnes qui nous ont fait l’honneur d’acheter notre DVD. Nous serons d’ailleurs au salon de la plongée début janvier à Paris pour le présenter de vive voix sur les stands D’OCTOPUS et de PLONGEZ. Une occasion aussi pour ceux qui ont apprécié l’ouvrage de le faire dédicacer, de discuter avec nous sur le sujet et bien entendu sur la suite à venir.

J’ai en tête d’autres articles tant de biologie marine expérimentale (je rappelle au passage que je ne suis ni biologiste, ni représentant en matériel photo ou vidéo), que d’articles plus techniques sur la prise de vue sous-marine nocturne.

La page « Journal de plongée » devrait disparaître au profit d’une nouvelle publication qu’il faut que je travaille encore. A mon plus grand étonnement c’est l’une des pages les moins visitées et pourtant, celle qui me prend le plus de temps. Je vous invite d’ailleurs à donner votre avis sur telle ou telle chose à travers la possibilité qui vous est offerte de laisser des messages, une opportunité assez peu utilisée en fait.

Le blog a besoin de vous.

Hé oui, ça parait surprenant mais c’est pourtant vrai, le blog a besoin de vous. Mais pourquoi donc ?

En fait, plus vous serez nombreux à visiter mes pages et plus le blog aura une chance d’être correctement référencé auprès des services de GOOGLE. En effet, les robots de GOOGLE qui analysent en permanence le web mettent en avant les sites qui attirent le plus de pages vues. Être affiché dans les 2 premières pages des résultats de recherche sur la toile permet de ne pas sombrer dans les dizaines de milliers de résultats qui suivent et que personne ne va jamais lire.

Donc n’hésitez pas à parler de moi ou du blog autour de vous, c’est la meilleure assurance que celui-ci dure encore quelques années et que dans un an au moins j’ai encore la chance de vous souhaitez une belle et excellente nouvelle année. alors à très bientôt pour de prochains partages.

Des nouvelles de Facelines Productions

Un début plein de promesses.

Le timing est un peu court mais pour l’instant tout baigne.

La bande annonce du film.

Depuis qu’elle a été publiée le 13 octobre, la bande annonce du film « En Quête des Nudibranches du Bassin d’Arcachon » connait un franc succès. Facebook s’est montré un vecteur de communication très performant. Le teaser a été partagé près de 150 fois et nous espérons à Facelines Productions que cela va continuer. Nous avons travaillé énormément, et même encore maintenant, pour que la sortie du film fin 2017 soit un succès à garder dans les annales de la plongée.

Nous avons tout misé sur un objectif difficile, celui de produire un support médiatique de qualité professionnelle alors même que nos moyens restent très limités autant en ressources financières qu’en disponibilités.

A notre grand plaisir, notre bande annonce à été vue près de 5500 fois sur facebook. On est bien sûr encore loin de certaines vidéos de Youtube mais bon, la plongée reste un milieu assez confidentiel et une bande annonce ça ne fait pas forcément rêver. Ce qui nous récompense déjà de nos efforts, c’est les commentaires très flatteurs que nous avons reçus depuis quelques jours, y compris par des personnes évoluant dans la sphére professionnelle de l’image et du son. C’est vraiment génial.

Facelines Production c’est qui et c’est quoi ?

Facelines Productions c’est avant tout l’association de 2 plongeurs assez fous pour se lancer dans cette aventure.

Avec Claude, nous avons remis 100 fois sur la table le script du film pour qu’il colle exactement à nos attentes sans rien lâcher de nos exigences initiales.

Claude CLIN est lui-même un artiste musicien, c’est d’ailleurs lui qui a créé la musique du teaser et qui travaille à la réalisation finale de celle du film.

Certain le savent déjà, je suis pour ma part formateur dans un centre technique privé en mécanique théorique et en gestion de la maintenance. Je me suis chargé de faire le montage des séquences et des bandes sons.

L’envie de faire un film à deux nous est venue presque naturellement, moi j’avais sous le coude depuis 4 ans un grand nombre de séquences vidéos sur les nudibranches du bassin. Claude qui s’intéresse particulièrement à la biologie marine au sein de la fédération française d’études et des sports sous-marins, a su me convaincre d’associer mes images à ses sensibilités musicales pour transformer tout ça en une oeuvre presque magistrale accessible à tous publics, plongeurs ou pas.

Grâce à Claude, Facelines Productions dispose maintenant de sa page Facebook et vient d’ouvrir également son site internet. Le site est en construction, soyez indulgents, le temps nous manque un peu pour être sur tous les fronts à la fois mais on avance, on avance.

Facelines Productions pour quoi faire ?

La première mission est évidemment de mener à son terme et dans les temps promis le film qui nous tient tant à coeur. Le deuxième opus qui sortira au printemps reprendra le thème du premier mais en rentrant plus en profondeur dans les considérations scientifiques. Le résultat devrait donc être assez différent dans la présentation.

Nous avons déjà un second grand projet qui sera beaucoup plus ouvert aux autres formes de vies sous-marines. Peut être même avec un support papier.

Enfin notre ambition est de faire partager notre amour du bassin en participant à des conférences, des expositions et pourquoi pas si nous en avons le temps en visitant quelques écoles.

Nos partenaires.

Nous sommes en train de promouvoir notre travail auprès des nombreux acteurs de médias locaux et auprès des organisations du milieu de la protection de l’environnement ou bien encore en sollicitant les organismes et les associations de plongeurs. L’accueil que nous commençons juste à recevoir est très motivant. Ca aussi c’est génial.

La suite ?

Et bien pour la suite, nous allons simplement essayé de tenir le rythme soutenu qu’on s’impose. Nous vous tiendrons bien sûr informés ici ou sur les pages de Facelines Productions des diverses avancées tant dans la réalisation finale que dans la communication autour du projet.

Un film, puis deux…

Ca y est, découvrez enfin la bande annonce tant attendue.

Facelines Productions.

Le 29 avril dernier paraissait au Journal Officiel la publication de l’association FACELINES PRODUCTIONS.

FACELINES PRODUCTIONS c’est quoi ? Hé bien c’est une association que j’ai créée avec Claude CLIN un ami plongeur dans le but de pouvoir diffuser le film issu du projet que j’avais décrit ici depuis pas mal de temps déjà.

Un projet, un film.

Il en aura fallu du temps et des efforts innombrables pour mener à bout ce projet un peu fou de produire un film documentaire de qualité professionnelle sur les nudibranches du bassin d’Arcachon.

Un film ? mais non, Deux ! devrais-je dire pour être exact !

Le premier film sortira juste avant Noël. C’est un moyen métrage de 30 minutes destiné à faire découvrir au plus grand nombre, adultes comme enfants, les merveilles fabuleuses des formes et des couleurs des nudibranches du Bassin d’Arcachon. L’occasion de faire connaître à travers un argumentaire de vulgarisation scientifique très abordable et très instructif un monde longtemps oublié des plongeurs parce que trop minuscule pour être facilement observé et étudié.

La bande annonce.

J’espère de tout cœur que cette bande annonce vous donnera l’envie de voir cette œuvre faite avec passion avec une bande musicale superbe crée par Claude CLIN, lui-même artiste professionnel.

Le deuxième film.

Le deuxième film qui devrait sortir au printemps 2018 sera une extension du premier opus de 52 mn mais avec une connotation beaucoup plus scientifique. Un ouvrage destiné au grand public bien sûr du fait des superbes images tournées en totalité en milieu naturel et sans aucune manipulation humaine. Ce deuxième DVD sera aussi l’occasion pour beaucoup d’amateurs de biologie marine de découvrir un monde fascinant à travers des séquences vidéos totalement inédites et en haute résolution. L’assurance d’un spectacle digne des meilleurs reportages dans le genre.

Remerciements

Je dois remercier ici toutes les personnes qui m’ont soutenu et aidé pendant les 4 années de tournage, pour l’essentiel en plongée de nuit, et sans qui ce projet ambitieux n’aurait jamais vu le jour.

Je ne vais pas en faire tout de suite la liste, elle est déjà longue, mais ça viendra, c’est promis.

Alors, encore un peu de patience, vous ne le regretterez pas.

Soirée Conférence


Soirée Conférence au CODEP 33

ffessm

Stéphanie Floirat m’a fait l’honneur de m’inviter au CODEP 33 le 9 février prochain à Artigues pour y présenter le fruit de ma passion pour la plongée de nuit au bassin d’Arcachon.

Le CODEP 33 c’est le Comité Départemental de la Gironde, un organisme déconcentré de La Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins. Il représente la F.F.E.S.S.M dans le département de la Gironde.

J’aurai à cette occasion le plaisir d’évoquer plus de 20 ans de plongées de nuit au Bassin d’Arcachon.

Doris à taches d'or p2n doris-aerole-et-macropodes-p2n

J’aurai également l’occasion de partager mon expérience de la photo macro et du film sous-marin dans des conditions parfois extrêmes de visibilité ou de température.

Je présenterai aussi en avant-première quelques extraits d’un film documentaire qui devrait sortir en DVD au printemps. J’ai l’espoir que ce gros travail, en collaboration avec Claude Clin, un ami musicien plein de talents, pourra être présenté au prochain festival du film sous-marin en fin d’année.

Bref, une soirée qui sera certainement très vivante et très agréable.

Un break dans les plongées.

Vous avez certainement constaté un break dans mon journal de plongées. En effet, depuis 2 semaines déjà je suis victime d’une vilaine bronchite très persistante qui me tient éloigné du bord de mer.

doris-bleu-arcachon-4-decembre-2016-p2n Polycera de dos  P2N

J’espère pouvoir me débarrasser très vite de ce tracas bien embarrassant et revenir le plus tôt possible avec de nouvelles images de mes minuscules et très sympathiques petits copains les nudibranches.

Voir des nudibranches à Arcachon

_______________________________________________________________________________________________________________

Chercher les nudibranches.

Polycera de dos  P2N Flabeline arveloi

Un peu d’alchimie cérébrale.

Tiens tiens avant de parler des nudibranches, pour une fois si on parlait plongée avec un petit jeu de mots d’alchimie ? Voyons voir ça, humm humm, vous rentrez de la plongée on vous dit: alors ? comment t’as trouvé l’eau ? C’est donc en toute logique que la personne croit que vous la cherchiez. Mais chercher, vous serez d’accord, c’est jeter un oeil , et si on ne voit rien c’est que la chose est bien cachée. Il suffit de regarder, c’est à dire poser le regard au bon endroit pour…. trouver….donc pourquoi pas l’eau effectivement !! Oulà, je dois plus aller bien moi, revenons plutôt à la plongée où le regard cette fois-ci a toute son importance.

Généralités.

Parmi les généralités et les réflexions de quelques plongeurs que j’ai pu entendre par le passé, quelques-unes étaient du style: « Boff, le bassin, c’est toujours pareil, on y voit rien, y a pas grand chose ». Et en effet, à première vue les sites les plus fréquentés par les plongeurs locaux ne présentent pas une richesse fantastique, mais à première vue seulement. Tout le monde a déjà vu évidemment des anémones bijoux, des éponges, des algues grisâtres qui recouvrent les rochers, des ferrailles un peu partout, parfois dangereuses d’ailleurs….Bref pas de quoi s’éclater, hé bien pas du tout, il suffit de mieux regarder pour pouvoir s’émerveiller des toutes petites choses.

Dans un article précédent, je faisais un petit comparatif sans prétention entre « voir » et « observer » car il y a beaucoup à dire sur ces deux actions et ce que chacune peut nous apporter. « Qui veut voir doit d’abord regarder« , ça paraît bête comme chou mais pourtant ce n’est pas dénué de bon sens.

Bon, allez-vous dire, et alors ? Et ben alors voilà: regarder, c’est poser son regard, mais ça sous-entend que l’environnement le permette, ce qui se traduit au bassin par avoir une eau claire, chose rare. Il faut reconnaître qu’avec 50 cm en hiver par exemple, on se demande quelle mouche nous pique d’aller plonger. Ensuite, est-ce une plongée de jour ou une plongée de nuit ? Il y a une grande différence: le jour la lumière du soleil pénètre plus ou moins profondément selon l’état du ciel, l’heure ou l’époque de l’année. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, on voit beaucoup moins bien la journée qu’en pleine nuit si l’on dispose de l’éclairage qui va bien. La nuit, seules les lumières artificielles peuvent révéler la richesse sous-marine. On aura besoin en général de beaucoup de lumière artificielle et comme je l’ai déjà expliqué, la turbidité de l’eau absorbe très vite une grande quantité de lumière. Il faudra donc veiller à ne pas négliger le choix d’une lampe, d’une torche ou d’un phare. Je reviendrai sans doute bientôt sur ce sujet car on entend dire un peu tout et n’importe quoi à propos de la puissance lumineuse.

D’autre part, on le sait peu, 80% des espèces animales sont nocturnes, que ce soit sur terre ou sous l’eau. Plonger la nuit c’est par conséquent se garantir du plaisir de certaines découvertes. Bon, à une condition tout de même, c’est de savoir prendre le temps de vraiment regarder. Beaucoup de ce qui est caché est par nature tout petit et il faut se rendre à l’évidence, en plongée, chercher ce qui est petit, ce n’est pas facile. En tous cas, cela exclut de passer en coup de vent à 3 mètres au-dessus des rochers en se prenant pour un avion à réaction.

limacia clavigera  P2N Flabeline fond noir faceb

Parmi tout ce merveilleux petit monde à découvrir, il y a les limaces de mer dont les nudibranches font partie.

Comment voir des nudibranches au bassin d’Arcachon ?

Pour voir des nudibranches au bassin d’Arcachon il faut déjà comprendre ce qu’ils sont et quel est leur mode de vie. Ces petits animaux sont des limaces, en fait de petits mollusques sans coquille. Petits n’est pas un qualificatif exagéré, en effet certains ne mesurent pas plus que 3 à 4 mm. Nudibranches signifie textuellement « les branchies à nu ». Cela se traduit physiquement d’une façon assez surprenante par l’existance à l’arrière du dos de l’animal d’un panache coloré et rétractile, c’est en fait l’appareil respiratoire extériorisé du mollusque.

chromodoris Hortense le 27 12 2015 nudibranche croustillant hortense 6 decembre 2015

Le corps des nudibranches peut être lisse ou recouvert de nombreux tentacules plus ou moins gros selon l’espèce, il possède en général des couleurs tout simplement magnifiques. Un mimétisme parfait avec l’environnement rend souvent la détection des plus petits particulièrement délicate. La tête ressemble un peu à celle de nos escargots. Sur le devant de tête se trouve une paire de 2 tentacules assez grands et très mobiles qui servent à tatonner. Un peu plus loin, une deuxième paire rétractable appelée les rhinophores pointe vers le ciel. A ce niveau on peut distinguer, parfois avec difficulté, l’ébauche plus ou moins évidente de deux minuscules yeux sombres.

coryphelle 3 P2N Faceline P2N

Les nudibranches ont parfois des régimes alimentaires très sélectifs qui imposent à l’animal de vivre directement au contact de sa subsistance. Avec l’habitude on finit par reconnaitre ses aliments ce qui permet de cibler les recherches sur une zone peu étendue. Il peut s’agir d’éponges, de tuniciers, de bryozoaires ou encore d’hydraires, voire parfois des pontes de poissons. Certaines limaces consomment même des anémones, en stockant leur venin elles se rendent très peu goûteuses pour les prédateurs. Certaines nourritures sont saisonnières comme les hydraires tubulaires par exemple qui disparaissent totalement des rochers dès que la température de l’eau dépasse 14 à 15°. Les très nombreuses flabelines qui s’en régalent et y pondent leurs oeufs au début du printemps disparaissent en même temps, c’est bien dommage. On le voit, pour trouver des nudibranches ils faut avant tout savoir décrypter l’environnement et prendre son temps.

D’autres considérations sont également très importantes. Les nudibranches sont très fragiles et très légers. par conséquent les courants violents des marées du bassin peuvent facilement les emporter. C’est pour cela qu’il vaudra mieux les chercher soit sur les flancs de rochers à l’abris du courant ou bien à l’entrée de quelques cavités dont les limaces de mer aiment coloniser les plafonds. On va donc trouver certaines espèces à des endroits très particuliers que seuls le temps et la pratique permettent de reconnaître du premier coup d’oeil. Heureusement, ces petits animaux sont des fous de la reproduction et batifollent en grand nombre laissant sur les rochers ou accrochés aux tiges des hydraires des paquets d’oeufs eux aussi particulièrement intéressants.

Reconnaître les nudibranches est une affaire de spécialistes, il n’y a pas de honte à se tromper de temps en temps. Il en existe une quantité d’espèces assez phénoménale dont au moins une bonne vingtaine, ou même plus, peuplent le bassin d’Arcachon.

Où les voir ?

Je ne prétends pas être un grand spécialiste en biologie marine ni même pratiquer la plongée partout au bassin. N’étant pas en club, je me limite aux plongées accessibles depuis le bord. J’ai donc décrit ces lieux dans un précédent article.

Le site principal reste, et de loin, le plus populeux et le plus beau. Il s’agit du spot de plongée d’Hortense presque au bout de la presqu’ile du Cap Ferret. Là les nudibranches colonisent de nombreux enrochements mais il faut malgré tout avoir un oeil averti pour les y discerner tant ils sont minuscules. Un autre spot reconnu plus pour ses hippocampes que pour ses nudibranches, c’est le site au sud du Port de La Vigne. Ici c’est dans les structures riches en éponges qu’il faudra chercher. On y trouve assez facilement de magnifiques cantabriques. De l’autre côté du bassin d’Arcachon, c’est presque impossible d’en trouver tant les fonds sableux sont omniprésents.

Les nudis les plus fréquents.

Parmi les espèces facilement observables on trouvera pas mal de flabelines, de coryphelles, de berthelles, de doris de krohn, de doris aérolés, de doris oranges, de doris citrons, de doris tricolores, de polycéras, de cantabriques et bien d’autres encores. Je vous conseille de visiter la page web http://fran.cornu.free.fr/liste/liste.php?sous_groupe=7, pour voir tout ce petit monde en photo.

nudibranches Hortense le 22 12 2015 Nudibranche 3  P2N

Pour vous faire plaisir essayez donc d’en découvrir quelques-uns vous-même, c’est vraiment génial.

Prudence.

Prudence lorsque vous vous arrêterez pour exercer vos talents de limiers, les nudibranches sont extrêment fragiles, surveillez votre palmage pour ne pas les blesser ou ravager leur lieu de pontes. Alors je n’ai plus qu’à vous souhaiter de belles découvertes.

Nouveau nudibranche observé au Bassin d’Arcachon

Nouveauté: un couple de nudibranches inconnu au Bassin d’Arcachon.

Les découvertes se succèdent au Bassin d’Arcachon. Hier soir j’ai eu la chance en fin de plongée de tomber sur une petite boule de couleur inhabituelle.

Flabeline arveloi Minuscule crabe

Il y a quelques jours à peine j’avais eu la chance de filmer un nudibranche tout bleu très rare à priori et jamais vu au bassin d’Arcachon à ma connaissance. La photo ci dessus est floue car elle est tirée du film et la bestiole était beaucoup chahutée par le courrant. A priori il s’agissait d’une flabeline Arveloi (merci Frédéric pour l’info). Je rajoute une photo de ce minuscule petit crabe d’environ 1 cm à peine que je ne connais pas plus.

Mais revenons à ma dernière trouvaille. Au premier abord je n’avais pas vu trop de différences avec tous les nudibranches que je venais d’observer au cours de la plongée. Et des nudibranches en ce moment il y en a à foison sur tous les rochers.

Petit nouveau 1 P2N Petit nouveau 2 P2N

En approchant et en faisant une mise au point sur les minuscules nudibranches je me suis aperçu tout de suite qu’ils avaient quelques chose de différent. D’abord, une coloration inhabituelle et puis des papilles très développées et très surprenantes.

Pour l’instant je cherche à mettre un nom sur ces petits animaux très jolis. Je donnerai bien sûr la solution ici dès que je l’aurais.

Voilà qui est fait, il s’agirait d’un nudibranche connu sous le nom scientifique de Eubranchus farrani

Je n’ai pas encore eu le temps de rédiger un petit compte-rendu de la plongée mais ça devrait pouvoir se faire pour demain soir. Rendez-vous donc demain soir en page JOURNAL DE PLONGEE pour en savoir plus.

Nouvelle espèce observée au bassin d’Arcachon.

Un nouveau nudibranche au bassin d’Arcachon ?

Pour une fois je ne vous invite pas à découvrir un nouvel article mais je vous convie juste à découvrir dans les photos du journal de plongée deux photos d’un minuscule nudibranche qui à ma connaissance n’avait jamais été observé au Bassin d’Arcachon.

Il s’agit d’un petit nudibranche de 3 à 4 millimètres très ressemblant à un doris de Krohn mais dont la robe est parsemée de tâches jaune-citron.

Il aura fallu quelques jours depuis la parution de cet article pour dénicher d’autres infos sur ce petit animal. J’apporte donc un petit correctif pour redonner la paternité de la première observation à Michel Barabes qui l’a pris en photo en 2004.

Je suis donc heureux de vous le présenter ici. Il s’agirait d’un Felimida Luteorosea (doris tacheté rose).

Un autre animal inconnu.

Alors que je cherchais tranquillement des nudibranches, le courant a déposé juste devant moi une feuille d’herbier sur laquelle s’agrippait une sorte d’insecte de couleur blanche assez curieux. J’ai eu à peine le temps de fixer une photo presque au reflexe de ce petit animal d’environ 1,5 cm. Je n’ai pas eu le temps de peaufiner d’autres clichés, le courant en avait décidé autrement en me reprenant ce sujet si intéressant.

Journal.

Voilà, n’hésitez pas à visiter pas à venir visiter régulièrement mon journal de plongée, j’y inscris au moins une fois par semaine le fruit de mes observations.

A bientôt pour d’autres articles..

 

1 2