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Eviter les particules en photos sous-marines de nuit

Gérer son éclairage en plongée de nuit.

Préambule: ne pratiquant quasiment que le film de nuit en éclairage LEDs, je ne parlerai ici que de ce mode d’éclairage et pas du tout de l’usage des flashs, un domaine qui est déjà traité ailleurs de très bonne façon.

Beaucoup des photos que je publie ici sur le blog ou encore sur ma page Facebook peuvent surprendre les habitués de la plongée au bassin d’Arcachon. En effet, la plupart donnent l’impression de conditions idéales pour de la photo avec semble-t-il une eau très limpide. Pourtant tout au long de l’année la visibilité oscille de 30 cm seulement à 7 ou 8 mètres maximum, avec une moyenne d’1,5 mètres. Alors comment puis-je arriver à produire des clichés aussi peu encombrés de particules ?

Les particules

Il est évident que je n’ai pas de baguette magique pour faire disparaître les particules véhiculées par le courant des marées ( d’ailleurs, si j’en avais une, je l’utiliserais pour bien autres choses…). Au fait, elles sortent d’où toutes ces particules ?

L’origine des particules marines.

Plusieurs origines sont possibles pour expliquer la présence des particules marines.

Tout d’abord il y a la présence naturelle du plancton. Celui-ci est particulièrement important lors de la période hivernale au cours de laquelle la température oscille entre 7 et 11°C.

La période hivernale est traditionnellement celle où certaines villes côtières du bassin louent les services du Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon (le SIBA) pour dévaser les ports et leurs chenaux d’accès ou bien pour réensabler certaines plages. Ces opérations soulèvent évidemment d’énormes quantités de vases ou de boues sédimentaires qui se diffusent très rapidement dans les eaux et qui sont véhiculées aux grès des marées un peu partout dans le bassin.

A certaines périodes de l’année les conditions météos peuvent favoriser également l’apparition de flocons de boues. Ce phénomène biologique apparait lors de conditions particulières ou le mélange des eaux douces et salines donne naissance à certains développements bactériens produisant des assemblages cellulaires vivants ou morts d’environ 250 microns de diamètre mais qui s’agglomèrent pour former d’innombrables flocons opaques de l’ordre du millimètre. La grande quantité de ces flocons donnent l’impression d’un nuage de neige virevoltant dans tous les sens.

Les fortes marées enfin, parfois associées aux tempêtes, brassent considérablement les rivages et soulèvent quantités de particules qui viennent opacifier les eaux.

Gérer sa lumière pour éviter les flux de particules.

Dans certaines circonstances, même avec la meilleure volonté, il est impossible d’empêcher l’apparition des particules sur une photo. La visibilité est si réduite que les images en sont inexploitables.

Mais alors, comment faire ?

Tout d’abord, il faut bien se rendre à l’évidence, il sera impossible avec une eau chargée de faire des photos d’ambiance. La seule façon pour espérer faire de belles photos sera de se lancer dans la macrophotographie.

En effet, pour faire de la macro il est nécéssaire d’approcher l’objectif du caisson étanche au plus près de la cible. La faible distance réduit considérablement le nombre de particules. Pour autant ce n’est pas suffisant.

En photo de nuit, une lapalissade implacable serait de dire que pour ne pas voir les particules sur une photo prise en eau chargée, le mieux serait de ne pas les éclairer. Et bien c’est exactement ce qu’on va essayer de faire justement.

Plus on est près de la cible et plus il est difficile de l’éclairer frontalement, ça tombe bien, c’est justement ce qu’il ne faut pas faire. La seule solution est alors de positionner l’éclairage latéralement avec un angle presque perpendiculaire à l’axe de la prise de vue et de chaque côté de la cible.

Autre avantage de cette technique, elle fait ressortir très bien le relief de l’image. Cet effet est encore plus accentué si on positionne l’appareil photo au même niveau que la cible, voire même légèrement en dessous si c’est possible.

Ok pour les particules, mais que fait-on pour éliminer les zones d’ombres ?

L’astuce consiste à utiliser une lampe d’appoint de plus faible puissance ou de puissance équivalente et de la positionner à la perpendiculaire au dessus de la cible, presque à contre-jour. Cette lumière va effacer les zones nombres créées par les lampes latérales. On peut même disposer si on est riche deux lampes positionnées à environ 75°C de par et d’autre de la cible, toujours sur un plan vertical perpendiculaire à l’axe optique de l’appareil photo. La lumière est alors homogène et cela donne de la puissance à l’image.

Et ça suffit ?

Et bien non malheureusement, si l’eau est chargée, que voulez-vous elle est chargée un point c’est tout !! Donc vous n’éviterez pas les particules sur la photo. Par contre, bonne nouvelle, elles seront en très petites quantités normalement.

Du coup, il suffira de faire un petit traitement d’image sur ordinateur pour effacer les points ou les traits de lumières disgracieux. Assombrir un tout petit peu l’image permet normalement de vaincre les zones résistantes.

Le problème de la technique macro.

En technique macro, La profondeur de champ est malheureusement réduite. C’est pourtant plutôt intéressant car les particules seront floutées, et donc moins gênantes. Par contre, du fait de la fermeture du diaphragme, peu de lumière pénètrera dans l’appareil photo et les clichés vont avoir tendance à être sous-exposés, à moins de travailler en tout automatique, mais nous avons vu dans un article précédent que ce n’est pas une bonne solution.

Pour redonner de la vivacité à la photo, il suffira de jouer avec la sensibilité ISO de l’appareil. En augmentant la sensibilité on obtient des vitesses d’obturation plus rapides. Plus la vitesse d’obturation est grande, et moins les particules véhiculées par le courant donneront des traits de lumières désagréables qui viennent gâcher la photo.

Evidemment, la maîtrise de tous ces paramètres n’est pas facile, c’est l’expérience seule qui vous montrera les bons choix. Alors n’hésitez pas à faire plusieurs photos d’un même sujet en variant la position ou le nombre des lampes, en réglant les ISO ou le diaphragme, c’est le meilleur gage d’avoir dans le tas, au moins un cliché qui vaudra la peine d’être gardé.

Le Flet, un poisson plat.

Le Flet.

Le flet est un poisson plat de la famille des Pleuronectidae comme d’autres poissons plats tels que la sole, la limande ou encore la plie (appelée également carrelet). Il fréquente surtout le bassin d’Arcachon de début mars à la fin septembre, tout au moins à ce que j’en ai observé. Comme tous les poissons plats, le flet possède les deux yeux du même côté de la tête c’est à dire sur son flanc droit. Pour autant ce n’est pas forcément obligatoire car certains individus ont les yeux sur le flanc gauche. Le flanc opposé au yeux fait office de ventre, il est de couleur claire. Signe certain de reconnaissance, Le flet est le seul poisson plat à présenter une rangée de tubercules épineux dirigés vers l’arrière à la base de la nageoire dorsale

Le flet fréquente les étendues sableuses ou les zones vaseuses…….

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Facelines Productions

Facelines Productions, vers une autre vision du bassin d’Arcachon.

Plongee-de-nuit-decouverte.com est heureux de vous présenter enfin l’association que je préside, Facelines Productions.

Facelines Productions, c’est quoi ?

Facelines Productions est une association loi 1901 qui est parue au Journal Officiel le 29 avril 2017.

Ceux qui connaissent le blog savent que je m’étais fixé depuis presque 2 ans l’objectif de produire un petit film sur la plongée de nuit au bassin d’Aracachon. Le manque de temps et de moyens avaient repoussé à chaque fois un peu plus l’échéance de ce projet qui pourtant me tenait toujours et avec force particulièrement à coeur.

Après avoir mûrement réfléchi et discuté avec quelques amis j’ai finalement créé avec l’aide de Claude Clin l’association Facelines Productions. Grâce à Claude, Frédéric, Guillaume et d’autres encores mon projet de film a pris un nouvel élan avec cette fois des ambitions beaucoup plus développées. Je vais y revenir.

Quels objectifs pour Facelines Productions ?

* La production et la réalisation de projets audiovisuels, cinématographiques et photographiques mettant en valeur la biodiversité sous-marine du bassin d’Arcachon en premier lieu mais aussi tout patrimoine subaquatique. C’est-à-dire la création de films, documentaires, photos, livres, expositions …

* La diffusion de ces supports au travers de Festivals, de Salons, d’Expositions.

* La transmission, l’échange de connaissances et la formation auprès de ses membres et de publics extérieurs (individus, associations, établissements publics…) lors de conférences.

* La sensibilisation auprès des jeunes publics notamment dans une démarche d’Education populaire.

* La mutualisation de compétences et de ressources ainsi que l’entraide pour mener à terme tous ces projets.

Bref vous le voyez, il y a du pain sur la planche. Et mon projet initial alors ?

Un film plus spécialisé et plus didactique.

Le petit film que je désirais produire s’est transformé au fil de mes échanges avec Claude Clin en une véritable production semi professionnelle. En fait j’ai accumulé depuis bientôt 4 ans une véritable collection de vidéos haute définition sur la flore et la faune rencontrées au bassin en plongée de nuit. Les nudibranches se taillent la part du lion dans cette véritable banque d’images.

Grâce aux idées nouvelles de Claude, j’ai revu complètement la structure du film et de son scénario. Il a fallu pour celà se lancer dans le tournage de plusieurs scénes qui sont venues compléter et affiner l’histoire principale. Je remercie Guillaume pour la précision de ses clips et les magnifiques images en extérieur qu’il a produit.

Le tournage est maintenant terminé et le montage est en bonne voie. Claude Clin apporte toute la richesse de son talent de musicien pour arranger la musique du film. Le résultat promet d’être de très haut niveau.

Quand le film sortira-t-il ?

La première parution de la version moyen métrage de 30 minutes devrait sortir en DVD courant septembre. Une version enrichie plus ambicieuse devrait si tout se passe bien sortir en DVD début décembre. Bien évidemment je vous tiendrai informés régulièrement de l’avancée de tous ces travaux. Le challenge et difficile mais vraiment motivant. De l’aveu même des chanceux qui ont eu l’occasion de voir les premières séquences, le film sera une véritable petite révolution dans le monde de la macro sous-marine au bassin d’Arcachon.

Et ensuite ??

Une tournée animée.

La sortie en DVD devrait s’accompagner d’une tournée de présentation dans la région avec éventuellement plusieurs projections en salle si tout se passe bien. La promotion du film devrait aussi se faire en fonction de nos disponibilités par quelques conférences et expositions de photos hautes définitions toutes aussi magnifiques les unes que les autres.

D’autres projets sont désormais à l’étude pour Facelines Productions, mais ça c’est une autre histoire et il faut avant tout finir d’écrire la première….

Journal de plongées

Un journal actif.

Le blog a un an et demi. Je suis heureux de constater que sa fréquentation devient de plus en plus importante. C’est certainement que beaucoup y trouvent de l’information intéressante que ce soit en technique, en présentation du matériel ou encore en biologie appliquée.

Cependant, il reste une page qui demeure peu fréquentée à ma plus grande surprise: il s’agit de ma page JOURNAL. Il s’agit d’une page que je mets à jour très fréquemment au rythme de mes plongées. Vous pouvez y trouver des renseignements sur la qualité ou la température de l’eau, mais aussi de très nombreuses photos macros.

Je vous invite donc à visiter cette page régulièrement, vos commentaires seront d’ailleurs les bienvenus. Comme je le disais, ma page JOURNAL est mise à jour très fréquemment, j’y mets d’ailleurs parfois quelques petits films de ma chaine youtube pour la rendre encore plus vivante.

Beaucoup de photos de mon journal sont publiées en HD sur ma page Facebook, certaines sont vraiment superbes en haute définition, n’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil si vous avez 2 minutes devant vous.>/p>

Je vous souhaite de belles découvertes au fil de mes pages.

Nouvel ajout en VIE MARINE

Cela fait quelques temps déjà que je ne me suis pas préoccupé de compléter ma page VIE MARINE. Je comble aujourd’hui ce retard avec un petit sujet sur Le Prêtre, dans la catégorie poissons.

Je viens également de compléter les albums photos des poissons avec une nouvelle galerie photo de ce petit animal.

J’espère que ce petit texte très pragmatique vous donnera envie d’aller découvrir ce petit poisson étonnant et très intéressant si on veut bien lui accorder un peu de temps.

Le Prêtre.

Le Prêtre est un petit poisson d’une dizaine de cm qui vit en groupe plus ou moins dense près de la côte rocheuse du Cap Ferret. Il affectionne les zones peu profondes de la surface à quelques mètres.

Généralités

La journée on le trouve près de la surface mais la nuit il se met à l’abri plus profond entre les rochers ou au dessus du sable. C’est un poisson assez craintif mais la nuit il se laisse attirer par la lumière des phares des plongeurs.

Les jeunes spécimens vivent en bancs de plusieurs dizaines voire centaines d’individus. En plongée de nuit leur présence peut même ……..

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Mes dernières plongées.

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Turbidité en amélioration.

Turbidité en amélioration

Dimanche soir j’avais l’occasion d’aller sur le bassin en souhaitant une amélioration de la turbidité. Et les élections alors ?? Ben a vrai dire j’avais plus envie d’aller voir les poissons que de me taper 3 heures de débats stériles pour savoir qui pense quoi de qui et quand et pourquoi et gnagnagna…. J’ai déjà mon choix et ça me suffit grandement car je ne fais aucune confiance à l’appareil journalistique.

Bref bonne pioche puisque l’eau montrait bien plus de clarté que de turbidité. Franchement, Hortense avec 3 mètres de visibilité ça vaut vraiment le coup !

Vous avez plusieurs photos de la soirée dans ma page JOURNAL, je vous invite donc à les découvrir après avoir visionné le petit clip que je vous propose juste plus bas.

Il s’agit d’un petit clip de montage de quelques prises de vue sur des anémones et des dahlias de mer dans la zone des 18 m au Cap Ferret au bassin d’Arcachon.

J’espère que vous aurez trouvé le clip intéressant. J’avais juste envie de vous montrer que tout mérite qu’on passe quelques secondes immobile à observer ce qui d’habitude n’est que survolé.

Bon weekend à tout le monde et bonne plonge si vous mettez la tête sous l’eau malgré les gros coefs.

Puissance lumineuse des lampes et phares pour la plongée.

Puissance des lampes et des phares de plongée. Partie 1

Lorsqu’un plongeur débutant cherche à s’équiper d’une lampe ou d’un phare de plongée, il doit souvent faire un choix cornélien du fait de l’éventail extrêmement large qui lui est offert en magasin ou sur les divers sites internet de vente par correspondance.

Sans expérience il est vraiment difficile de savoir quelle puissance, quel type de lampe ou de phare conviendra le mieux à son besoin. Et coté choix, il ne faut pas trop se tromper car le matériel d’éclairage étanche représente un investissement non négligeable qui s’étend très vite à plusieurs centaines d’euros, et parfois même au-delà du millier.

Les grandeurs lumineuses.

Dans mon précédent article sur les différentes grandeurs lumineuses, nous avons vu ce qu’est un flux lumineux, un éclairement ou une luminance. Je vous invite à relire ce texte pour bien vous imprégnez de ces notions très importantes.

Pour autant, je n’avais pas abordé la notion de puissance, je devrais même dire les notions de puissance car effectivement il règne sur les descriptions du matériel de plongée un vrai flou artistisque qui rend incompréhensible au néophyte les repères qui devraient pourtant l’aider à faire un choix judicieux.

La puissance électrique.

La puissance électrique est une grandeur exprimée en watt (W). Elle représente le produit de la tension disponible (U) aux bornes d’une pile ou d’un accumulateur par l’intensité (I) du courant qu’il débitera à travers un récepteur. Pour calculer cette puissance on fait donc l’opération très simple: P= U x I.

Prenons l’exemple d’une ampoule halogène alimentée sous une tension de 12 volts et consommant un courant de 4 ampères. On aurait donc P = 12 x 4 = 48 watts. Cette expression très intéressante n’a pourtant que peut d’intérêt pour le plongeur car ce n’est pas la puissance consommée qui est importante mais plutôt la capacité de l’appareil à maintenir cette consommation pendant une longue durée.

La capacité électrique et autonomie.

Lorsque vous achetez une pile ou un accumulateur, vous pouvez remarquer que ces sources de courant sont identifiées par une inscription du type 1500 mAh. Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?

Avoir une capacité électrique de 1500 mAh signifie que le courant que votre source d’énergie est capable de produire sera de 1,5 ampères au maximum pendant 1 heure. Au-delà de cette durée, la source ne pourra plus débiter de courant et si vous utiliser une lampe, elle va s’éteindre faute d’énergie. Evidemment si vous avez une consommation de seulement 0,5 A (soit le tiers de 1,5 A) la pile ou l’accumulateur pourra vous fournir ce faible courant pendant 3 heures. Par contre la quantité de lumière que vous aurez sera bien moins importante.

Cette caractéristique est intéressante puisqu’elle est évoquée dans les notices des vendeurs par le terme autonomie. Pour notre exemple de 1500 mAh vous aurez donc une autonomie d’1 heure si votre lampe consomme un courant de 1500 mA. Il ne faut donc pas se laisser abuser par des autonomies annoncées fantaisistes de plusieurs heures car cela veut simplement dire que vous ne disposerez d’aucune puissance lumineuse.

On peut donc retenir que l’autonomie d’une lampe ou d’un phare ne doit être un élément de choix que s’il est représentatif d’une utilisation à 100% de la puissance annoncée.

Puissance et efficacité lumineuse.

La puissance lumineuse est un élément crucial dans le choix d’une lampe ou d’un phare de plongée. La percée fulgurante des technologies d’éclairage à base de composants à LED (diodes électroluminescentes) a introduit une nouvelle notion de puissance qui ne s’exprime plus en watt mais en lumens (lm).

Nous l’avons déjà vu dans mon article précédent sur les grandeurs photométriques, le lumen exprime un flux lumineux, c’est à dire une intensité lumineuse à travers un cône d’ouverture défini. En pratique on peut traduire qu’une lampe de 1000 lumens par exemple dont le faisceau sera de 10° d’ouverture sera plus puissante que la même lampe avec un faisceau cette fois de 90°.

Plutôt que de puissance lumineuse on parlera plus pratiquement d’efficacité lumineuse. L’efficacité lumineuse s’exprime en lumens par watt (lm/w).

A titre de comparaison on peut prendre l’exemple d’une lampe qui fournirait un flux de 1600 lm. elle consommerait environ 100 w en version ampoule à incandescence, 80 w en ampoule halogène, 28 w en tube fluocompact et seulement 20 w en technologie LED.

On comprend mieux pourquoi les lampes et phares à LED jouissent d’une grande autonomie. Malheureusement, notre oeil n’a pas une sensibilité à la lumière identique à toutes les longueurs d’ondes de la lumière. Le maximum de sensibilité se trouve autour de 555 nanomètres (nm, voir mon article sur la température de couleur). Une lampe sera donc d’autant moins efficace pour notre vision que la longueur d’onde de sa lumière émise s’éloignera de la valeur 555 nm. Le meilleur choix en terme d’efficacité pour un éclairage à LED sera un blanc neutre, il ne produira ni dominante jaune, ni dominante bleu.

Les LED de grande puissance lumineuse on une efficacité de l’ordre de 130 lm/w, c’est presque 10 fois plus que celle d’une lampe à filemment de tungstène et presque 4 fois plus qu’une lampe halogène. C’est donc un choix technologique très intéressant, d’autant plus que les accumulateurs Li-On on fortement réduit l’encombrement nécessaire à puissance électrique égale.

Seul inconvénient, les lampes à LED surpuissantes produisent une grande quantité de chaleur et nécessitent donc l’usage d’un système de refroidissement très efficace. Utilisées hors de l’eau ces lampes vont rapidement surchauffer et sans coupure rapide, elle vont subir très vite des domages irréparables. Il sera donc judicieux de veiller à ne jamais les utiliser hors de l’eau.

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Voilà ce que je voulais vous dire pour cette première partie d’un article qui aurait été sinon beaucoup trop long. Ne vous inquiétez pas, vous n’aurez pas trop de temps à attendre pour lire la deuxième partie d’ici à quelques jours.

Le Bar

Ca faisait un bon moment que je n’avais plus ajouté d’articles sur ma page VIE MARINE, voila qui est corrigé avec le nouveau texte que je vous propose sur le Bar au Bassin d’Arcachon. Dans la continuité des précédentes descriptions de la faune du bassin, cet ajout est particulièrement destiné aux débutants. Mais trêve de commentaires, je vous laisse découvrir cette nouveauté en vous souhaitant une bonne lecture.

Le Bar, le Loup.

Le bar est un poisson très recherché au bassin d’Arcachon. Les pêcheurs adorent tout autant sa capacité à se « défendre » que la qualité de sa chair. D’ailleurs les restaurants locaux ne s’y trompent pas et proposent divers plats très gouteux de ce poisson. On le retrouve aussi sur les cartes sous le nom de « Loup », une appellation qui viendrait de sa voracité.

Ce surnom de « loup » est bien malencontreux car un autre poisson porte le même nom. Il s’agit d’une espèce très différente qui ressemble plus à un énorme gobie qu’à la silhouette élégante du bar.

bar-sable-2 bar-6

Le bar est un poisson carnivore à l’allure fusiforme. Le corps est relativement massif sur l’avant où une large tête possède une bouche puissante et de grande dimension. La robe du bar que l’on rencontre au bassin d’Arcachon est en général de couleur argentée et claire. Mais parfois le dos parait plus sombre. Le dessus de la tête lui aussi est relativement foncé tout comme une tâche assez large qui orne les opercules des branchies au dessus des nageoires pectorales. La nageoire caudale est…….

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STOPPP !!!! Ne quittez pas ces pages sans avoir visité mon journal de plongées en cliquant sur ce lien.

Voir des nudibranches à Arcachon

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Chercher les nudibranches.

Polycera de dos  P2N Flabeline arveloi

Un peu d’alchimie cérébrale.

Tiens tiens avant de parler des nudibranches, pour une fois si on parlait plongée avec un petit jeu de mots d’alchimie ? Voyons voir ça, humm humm, vous rentrez de la plongée on vous dit: alors ? comment t’as trouvé l’eau ? C’est donc en toute logique que la personne croit que vous la cherchiez. Mais chercher, vous serez d’accord, c’est jeter un oeil , et si on ne voit rien c’est que la chose est bien cachée. Il suffit de regarder, c’est à dire poser le regard au bon endroit pour…. trouver….donc pourquoi pas l’eau effectivement !! Oulà, je dois plus aller bien moi, revenons plutôt à la plongée où le regard cette fois-ci a toute son importance.

Généralités.

Parmi les généralités et les réflexions de quelques plongeurs que j’ai pu entendre par le passé, quelques-unes étaient du style: « Boff, le bassin, c’est toujours pareil, on y voit rien, y a pas grand chose ». Et en effet, à première vue les sites les plus fréquentés par les plongeurs locaux ne présentent pas une richesse fantastique, mais à première vue seulement. Tout le monde a déjà vu évidemment des anémones bijoux, des éponges, des algues grisâtres qui recouvrent les rochers, des ferrailles un peu partout, parfois dangereuses d’ailleurs….Bref pas de quoi s’éclater, hé bien pas du tout, il suffit de mieux regarder pour pouvoir s’émerveiller des toutes petites choses.

Dans un article précédent, je faisais un petit comparatif sans prétention entre « voir » et « observer » car il y a beaucoup à dire sur ces deux actions et ce que chacune peut nous apporter. « Qui veut voir doit d’abord regarder« , ça paraît bête comme chou mais pourtant ce n’est pas dénué de bon sens.

Bon, allez-vous dire, et alors ? Et ben alors voilà: regarder, c’est poser son regard, mais ça sous-entend que l’environnement le permette, ce qui se traduit au bassin par avoir une eau claire, chose rare. Il faut reconnaître qu’avec 50 cm en hiver par exemple, on se demande quelle mouche nous pique d’aller plonger. Ensuite, est-ce une plongée de jour ou une plongée de nuit ? Il y a une grande différence: le jour la lumière du soleil pénètre plus ou moins profondément selon l’état du ciel, l’heure ou l’époque de l’année. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, on voit beaucoup moins bien la journée qu’en pleine nuit si l’on dispose de l’éclairage qui va bien. La nuit, seules les lumières artificielles peuvent révéler la richesse sous-marine. On aura besoin en général de beaucoup de lumière artificielle et comme je l’ai déjà expliqué, la turbidité de l’eau absorbe très vite une grande quantité de lumière. Il faudra donc veiller à ne pas négliger le choix d’une lampe, d’une torche ou d’un phare. Je reviendrai sans doute bientôt sur ce sujet car on entend dire un peu tout et n’importe quoi à propos de la puissance lumineuse.

D’autre part, on le sait peu, 80% des espèces animales sont nocturnes, que ce soit sur terre ou sous l’eau. Plonger la nuit c’est par conséquent se garantir du plaisir de certaines découvertes. Bon, à une condition tout de même, c’est de savoir prendre le temps de vraiment regarder. Beaucoup de ce qui est caché est par nature tout petit et il faut se rendre à l’évidence, en plongée, chercher ce qui est petit, ce n’est pas facile. En tous cas, cela exclut de passer en coup de vent à 3 mètres au-dessus des rochers en se prenant pour un avion à réaction.

limacia clavigera  P2N Flabeline fond noir faceb

Parmi tout ce merveilleux petit monde à découvrir, il y a les limaces de mer dont les nudibranches font partie.

Comment voir des nudibranches au bassin d’Arcachon ?

Pour voir des nudibranches au bassin d’Arcachon il faut déjà comprendre ce qu’ils sont et quel est leur mode de vie. Ces petits animaux sont des limaces, en fait de petits mollusques sans coquille. Petits n’est pas un qualificatif exagéré, en effet certains ne mesurent pas plus que 3 à 4 mm. Nudibranches signifie textuellement « les branchies à nu ». Cela se traduit physiquement d’une façon assez surprenante par l’existance à l’arrière du dos de l’animal d’un panache coloré et rétractile, c’est en fait l’appareil respiratoire extériorisé du mollusque.

chromodoris Hortense le 27 12 2015 nudibranche croustillant hortense 6 decembre 2015

Le corps des nudibranches peut être lisse ou recouvert de nombreux tentacules plus ou moins gros selon l’espèce, il possède en général des couleurs tout simplement magnifiques. Un mimétisme parfait avec l’environnement rend souvent la détection des plus petits particulièrement délicate. La tête ressemble un peu à celle de nos escargots. Sur le devant de tête se trouve une paire de 2 tentacules assez grands et très mobiles qui servent à tatonner. Un peu plus loin, une deuxième paire rétractable appelée les rhinophores pointe vers le ciel. A ce niveau on peut distinguer, parfois avec difficulté, l’ébauche plus ou moins évidente de deux minuscules yeux sombres.

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Les nudibranches ont parfois des régimes alimentaires très sélectifs qui imposent à l’animal de vivre directement au contact de sa subsistance. Avec l’habitude on finit par reconnaitre ses aliments ce qui permet de cibler les recherches sur une zone peu étendue. Il peut s’agir d’éponges, de tuniciers, de bryozoaires ou encore d’hydraires, voire parfois des pontes de poissons. Certaines limaces consomment même des anémones, en stockant leur venin elles se rendent très peu goûteuses pour les prédateurs. Certaines nourritures sont saisonnières comme les hydraires tubulaires par exemple qui disparaissent totalement des rochers dès que la température de l’eau dépasse 14 à 15°. Les très nombreuses flabelines qui s’en régalent et y pondent leurs oeufs au début du printemps disparaissent en même temps, c’est bien dommage. On le voit, pour trouver des nudibranches ils faut avant tout savoir décrypter l’environnement et prendre son temps.

D’autres considérations sont également très importantes. Les nudibranches sont très fragiles et très légers. par conséquent les courants violents des marées du bassin peuvent facilement les emporter. C’est pour cela qu’il vaudra mieux les chercher soit sur les flancs de rochers à l’abris du courant ou bien à l’entrée de quelques cavités dont les limaces de mer aiment coloniser les plafonds. On va donc trouver certaines espèces à des endroits très particuliers que seuls le temps et la pratique permettent de reconnaître du premier coup d’oeil. Heureusement, ces petits animaux sont des fous de la reproduction et batifollent en grand nombre laissant sur les rochers ou accrochés aux tiges des hydraires des paquets d’oeufs eux aussi particulièrement intéressants.

Reconnaître les nudibranches est une affaire de spécialistes, il n’y a pas de honte à se tromper de temps en temps. Il en existe une quantité d’espèces assez phénoménale dont au moins une bonne vingtaine, ou même plus, peuplent le bassin d’Arcachon.

Où les voir ?

Je ne prétends pas être un grand spécialiste en biologie marine ni même pratiquer la plongée partout au bassin. N’étant pas en club, je me limite aux plongées accessibles depuis le bord. J’ai donc décrit ces lieux dans un précédent article.

Le site principal reste, et de loin, le plus populeux et le plus beau. Il s’agit du spot de plongée d’Hortense presque au bout de la presqu’ile du Cap Ferret. Là les nudibranches colonisent de nombreux enrochements mais il faut malgré tout avoir un oeil averti pour les y discerner tant ils sont minuscules. Un autre spot reconnu plus pour ses hippocampes que pour ses nudibranches, c’est le site au sud du Port de La Vigne. Ici c’est dans les structures riches en éponges qu’il faudra chercher. On y trouve assez facilement de magnifiques cantabriques. De l’autre côté du bassin d’Arcachon, c’est presque impossible d’en trouver tant les fonds sableux sont omniprésents.

Les nudis les plus fréquents.

Parmi les espèces facilement observables on trouvera pas mal de flabelines, de coryphelles, de berthelles, de doris de krohn, de doris aérolés, de doris oranges, de doris citrons, de doris tricolores, de polycéras, de cantabriques et bien d’autres encores. Je vous conseille de visiter la page web http://fran.cornu.free.fr/liste/liste.php?sous_groupe=7, pour voir tout ce petit monde en photo.

nudibranches Hortense le 22 12 2015 Nudibranche 3  P2N

Pour vous faire plaisir essayez donc d’en découvrir quelques-uns vous-même, c’est vraiment génial.

Prudence.

Prudence lorsque vous vous arrêterez pour exercer vos talents de limiers, les nudibranches sont extrêment fragiles, surveillez votre palmage pour ne pas les blesser ou ravager leur lieu de pontes. Alors je n’ai plus qu’à vous souhaiter de belles découvertes.

La sépiole

La sépiole.

La sépiole est un petit mollusque, un céphalopode plus exactement qui ressemble à une minuscule seiche bien qu’en fait elle ne fasse pas partie de cette catégorie.

Petite sépiole 3 juillet 2016 p2n sépiole 1 3 juillet 2016 p2n

Le corps de la sépiole mesure à peine 5 cm, il est sensiblement cylindrique. La tête supporte 8 bras équipés de ventouses. Ah ben mince !, 8 ça fait pas 10 et déca c’est bien 10, aurais-je loupé quelques choses ? Loupé non, mais pas vu oui. Effectivement les deux derniers bras sont enroulés sous les premiers lorsque le sépiole nage, ces deux là sont préhensibles, ils servent à la chasse pour attraper les …….

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