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Nouveauté dans l’onglet INVENTAIRE

Nouveauté en page « Les Opistobranches ».

Cela fait quelques temps déjà que je n’ai pas ajouté un nouveau nudibranche dans la pages des Opistobranches sous l’onglet INVENTAIRE à droite du menu du blog.

C’est maintenant chose faite avec un minuscule éolidien d’environ 5 à 6 mm rencontré en plongée de nuit au Cap Ferret le 16 septembre dernier. Son nom peu enthousiasmant est Fovorinus à bulbes, je suis d’accord, pas terrible.

Heureusement la bestiole est assez jolie, bien que photographiée de loin car les rochers gênait mon approche.

La page des Opistobranches.

En page les Opistobranches vous pourrez découvrir si ce n’est pas déjà fait un catalogue photo de toutes les limaces de mer que j’ai pu filmer ou photographier au bassin d’Arcachon et dans 95% des cas environ, chez Hortense au Cap Ferret.

Chaque espèce est représentée par 2 photos assez explicites. La quantité est assez époustouflante vu la zone très limitée accessible aux plongeurs. La preuve s’il en est que ça vaut le coup d’être attentif au monde lilliputien.

Lentille macro, grossissement etc… 2° partie.

Je vous ai proposé il y a quelques temps un article sur les lentilles macro. Après y avoir expliqué les principes optiques et les choix à adopter pour s’équiper en fonction de ses ambitions photographiques, voici un nouvel article qui complètera le précédent sur des notions essentielles à comprendre, sinon à maîtriser.

Agrandissement et grossissement en photo.

Le grandissement c’est quoi ?

Dans mes précédents articles sur la technique photographique je vous ai déjà parlé des capteurs de nos appareils photographiques numériques (APN). Lorsque l’image de l’objet que l’on désire prendre en photo vient se positionner sur le capteur, elle occupe une certaine dimension que l’on pourrait mesurer en mm. Le grandissement est simplement le rapport qui existe entre cette dimension et la dimension réelle de l’objet. Si l’objet fait 10 mm en taille réelle et qu’il fait aussi 10 mm sur le capteur, le rapport est de 10/10= 1. C’est le rapport minimum de la macrophotographie. En macro on cherchera à avoir des rapports d’agrandissement plus grands. Vous l’aurez compris pour un rapport macro de 2, l’image de l’objet sur le capteur de l’APN sera deux fois plus grande que la taille réelle.

Et le grossissement alors ?

Le grossissement est une notion qui est appliquée par erreur au domaine photographique. En effet, en optique, le grossissement est le rapport entre la focale de l’objectif et celle de l’oculaire d’un instrument d’observation, par exemple: microscope, lunette astronomique ou jumelles. Cette définition très succincte explique déjà pourquoi on ne doit pas l’utiliser en photographie.

Puissance d’une lentille macro.

La puissance d’une lentille macro représente la capacité d’une lentille à faire converger les rayons de lumière, on appelle ça la vergence. En pratique cela se traduit par la capacité d’une lentille à permettre la mise au point sur un objet très proche de l’objectif de l’appareil photo. Plus la lentille sera puissante et plus vous pourrez vous approcher de l’objet à photographier. Plus vous pourrez vous approcher et plus l’image sera grande sur le capteur de l’APN. Attention, j’en avais déjà parlé dans mon article sur la profondeur de champ, plus on grossit et plus la profondeur de champ se réduit.

Les dioptries.

Lorsqu’on veut acheter une lentille macro, il nous est proposé une caractéristique parfois mal comprise: la dioptrie. Sous ce nom barbare se cache simplement la puissance de la lentille. La puissance d’une lentille est sa capacité à permettre un fort grandissement c’est à dire une distance de mise au point très faible.

Une bonnette d’une dioptrie (1D) permet de photographier une cible située à 1 m avec l’objectif de l’APN réglé sur l’infini, à 25 cm avec une lentille de 4 dioptries (4 D ou 4 dp). Dans mon expérience, la lentille humide de 10D est un excellent compromis pour un compact en caisson étanche permettant de faire de belles photos bien nettes avec une profondeur de champ suffisante.

Bien sûr il existe des lentilles macro plus puissantes, 18D, 20D, 25D. Les lentilles d’une puissance proche de 20 dioptries permettent des grandissements importants pour des cibles mesurant entre 1 et 10 mm. Cependant la profondeur de champ est tellement réduite que la zone nette sur la photo est extrêmement faible, de l’ordre de 2 à 3 mm, à peine plus. On n’utilisera ce type de lentille que pour des besoins très spéciaux comme par exemple le grandissement d’un œil de poisson, de la tête d’un minuscule nudibranche ou encore d’une minuscule serpule bien ouverte à plat.

Les lentilles humides et la puissance réelle.

On trouve sur le net des formules de calcul permettant de connaitre plus ou moins précisément la puissance totale d’un montage associant lentille macro et objectif d’une focale donnée. En fait ces formules sont faites pour les utilisations dans l’air ambiant, pas sous l’eau. Du fait de l’indice de réfraction de l’eau, les calculs proposés, parfois assez indigestes d’ailleurs, ne fonctionnent pas correctement. Il est donc difficile de calculer à l’avance quel va être l’effet de telle ou telle lentille macro associée à tel ou tel APN muni ou non d’un objectif particulier.

Et si on veut associer deux lentilles macro ?

Si on veut associer deux lentilles macro cela reste possible. En théorie, les dioptries s’additionnent. Avec 2 lentilles de 10D on pourrait obtenir une lentille équivalente de 20D. Oui, en théorie ça marche, en pratique, je suis désolé de vous décevoir, vous n’obtiendrez que des images de très faibles qualités. Comment faire alors ? Malheureusement il vaut mieux être équipé de plusieurs lentilles et monter sur le caisson celle qui répond au mieux au besoin de la photo. Facile à dire, peu pratique à faire sous l’eau. Il existe des montages de supports de lentilles basculants, intéressants mais peu adaptés car ils ne disposent que d’un seul support alors qu’il n’est pas rare d’avoir besoin au cours d’une plongée macro de deux types de lentilles. Les rois du bricolage peuvent inventer quelques supports ingénieux, mais ce n’est pas donné à tout le monde de savoir faire cela.

Conclusion.

J’espère à travers les deux articles sur les lentilles macro en plongée avoir répondu aux différentes questions que se posent les plongeurs amateurs photographes débutants.

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Un prix au Challenge Vidéo d’Arcachon.

A mon retour de vacances en Corse, j’ai pu travailler sur un clip vidéo de 2 min 45 destiné à participer aux 3° rencontres d’Arcachon. Des animations plongée organisées par la Fédération Française d’Etude des Sports Sous-Marins (FFESSM) à Arcachon le weekend des 1 et 2 septembre dernier. Après le script et la sélection des séquences les plus adaptées, j’ai transmis mon film à mon complice Claude Clin qui a accepté de m’aider pour l’enregistrement de la bande son. Ce n’est pas que ma voix fasse peur mais bon, je reconnais que la sienne est plus passe partout.

Deux challenges en vérité, un sur la photographie sous-marine avec des immersions encadrées par les règles du concours à Hortense. Un deuxième sur la vidéo sous-marine. Un concours fermé aux professionnels de l’image, ça tombait bien, je ne suis qu’un amateur vidéaste, expérimenté certes, mais amateur quand même.

Quel plaisir d’apprendre dimanche en début d’après-midi que mon clip avait été élu premier prix vidéo , whouaa, trop heureux !!.

Je vous invite donc à visionner ces quelques images que j’ai dédiées à la découverte des anémones de mer du bassin d’Arcachon.

Avec la reprise des plongées au bassin, mon journal recommence à se remplir des compte-rendus de mes expéditions nocturnes. Ne loupez pas les infos que j’y mentionne et les photos qui servent d’exemple, elle n’y sont pas toutes, certaines ne sont publiées que sur ma page FaceBook en HD.

Les lentilles macros — première partie.

Dans ma publication précédente sur les épaves de St Yves je vous avais annoncé un prochain article sur les lentilles humides macro. En effet on m’a posé assez souvent des questions sur le choix de ces optiques dont le fonctionnement reste bien mal connu, même parmi les passionnés de photos ou de vidéos. Pas de pub pour des constructeurs ou des revendeurs ici. Je ne présente sur mes pages que le matériel que j’utilise. Il est possible et même certain que ce ne soit pas le meilleur. Personnellement je cherche avant tout à me faire plaisir avec un budget raisonnable plutôt que de courir les dernières nouveautés et les concours.

Quelques notions d’optique.

La lumière.

La lumière présente la caractéristique surprenante d’être à la fois ondes et particules. Pour ce qui nous concerne en plongée, on va plutôt parler de fréquences ou de températures de couleur.

La lumière se propage dans un milieu à une vitesse différente selon l’élément traversé. Dans le vide cette vitesse vaut environ 300 000 km/s, dans l’air c’est presque pareil, mais elle n’est plus que de 231 000 km/s dans l’eau et 200 000 dans le verre par exemple. Il se passe un phénomène intéressant lorsque la lumière passe d’un milieu à un autre, au point de passage elle subit une déviation plus ou moins importante. J’avais d’ailleurs fait un petit article pour expliquer l’illusion d’optique qui nous fait voir avec un masque un poisson plus gros et plus près, un phénomène lié à l’indice de réfraction de l’eau.

La lumière que nous percevons du soleil (lumière blanche) est en fait composée de plusieurs couleurs différentes que l’on retrouve dans l’arc en ciel. Il se trouve que chacune de ses couleurs à une vitesse légèrement différente des autres, ce qui produit une déviation elle aussi légèrement différente. Les irisations que cela induit sur les photos ou des films peuvent être très gênantes. Pour les diminuer on dispose de quelques techniques simple que je vais expliquer plus loin.

Les lentilles c’est quoi ?

Les lentilles macro sont un dispositif optique qui se visse sur un objectif ou sur un caisson étanche à la manière d’un filtre. D’ailleurs on les désigne parfois par filtres close-up ou bien bonnettes.

Selon l’encyclopédie en ligne Wikipédia, une lentille optique, est un dispositif en verre ou en matière synthétique transparente, qui concentre ou disperse les rayons lumineux comme le montrent les dessins suivants extraits de Wikipédia.

Une lentille macro joue le rôle d’une loupe, elle permet en déviant la lumière de faire une mise au point sur un objet positionné très près de l’appareil photo. C’est un outil assez bon marché mais qui présente le défaut lorsqu’elle n’est constituée que d’une seule lentille convergente de créer des défauts d’irisation qu’on appelle des aberrations chromatiques. Pour combattre ce phénomène on associe en général une deuxième lentille divergente, parfois même une troisième lentille. Il est possible également de fabriquer des optiques avec un traitement spécialisé qui évite les irisations.


Les aberrations chromatiques se voient surtout sur les forts contrastes comme ici en haut à droite les traces bleutées dans la zone sombre. Une lentille additionnelle corrige assez bien ce défaut optique.

Quelle lentille utiliser ?

Il existe dans les catalogues constructeurs 3 types de lentilles macro.

La plus simple et la plus économique ne possède qu’une seule lentille convergente. , Légère et peu encombrante, elle est Idéale pour débuter à peu de frais. Elle a le gros inconvénient de produire les aberrations dont nous venons de parler. Les photos sont assez difficiles à retoucher en post production. Au final ce n’est pas vraiment un bon investissement.

La lentille la plus courante est une optique achromatique. Constituée de 2 lentilles associées, elle produit des images de bonne qualité propres à satisfaire le photographe un peu plus exigent que le débutant. Principal inconvénient, le prix est bien plus élevé qu’une lentille simple, mais finalement très bon marché si on compare aux objectifs classiques des appareils photo réflex par exemple.

Une version plus performante pour satisfaire les experts est la lentille apochromatique. C’est une lentille constituée de 3 éléments associés qui permettent d’assurer une focalisation parfaite d’au moins 3 longueurs d’onde de la lumière. Cette association réduit aussi les aberrations sphériques d’une façon bien plus efficace que la version achromatique. C’est donc l’outil parfait qui possède évidemment , vous vous en doutez, le gros inconvénient d’être onéreux.

Quelle version choisir ? Tout dépend de votre budget. Cependant il faut garder à l’esprit que plus ce système optique très pratique sera performant et plus vos productions photographiques seront belles. Évidemment ce système n’améliorera aucunement les qualités de votre appareil photo, on ne fait pas une Ferrari avec une Clio dont on a changé les pneus.

La suite bientôt.

Très bientôt je vous proposerai la deuxième partie de cet article dans lequel je parlerai de grossissement, d’agrandissement, de puissance optique et de quelques autres détails intéressants à connaitre.

Restez donc attentifs aux mises à jour du blog si vous souhaitez en savoir davantage sur les lentilles macro. La meilleure façon pour ne rien louper est de vous abonner. A chaque nouvel article vous recevrez alors un mail d’annonce de la parution. Encore une fois, pas de pub ici qui encombrerait votre messagerie, seul l’essentiel vous sera proposé. Pour vous abonner une simple adresse mail valide suffit, alors n’hésitez pas à franchir le pas, c’est gratuit, et comme le dit la pub, ce serait dommage de louper ça !!

Si le blog vous plait, n’hésitez pas à en parler autour de vous, et pourquoi pas le partager sur les réseaux sociaux que vous aimez. Plus vous serez nombreux et nombreuses à visiter le blog et mieux il sera pris en compte par les moteurs de recherche du Web, je vous en remercie d’avance et vous souhaite bonne lecture, à très bientôt.

Améliorer le contraste d’une photo

La retouche photo.

Pourquoi faut-il oser la retouche d’une photo ?

J’ai déjà expliqué dans un article précédent pourquoi il faut oser la retouche de nos photos de plongées. Je ne vais pas redétailler ici tout mon argumentaire. Pour ceux et celles qui voudraient en savoir plus ils peuvent cliquer ici pour retrouver cet article.

En fait, la vision humaine ne fonctionne bien que si ce que l’on observe est contrasté, c’est à dire s’il y a dans notre champ visuel des zones sombres et des zones claires mêlées et en grand nombres.


Une photo sous-marine peut paraître complètement loupée, pourtant avec quelques retouches très simples elle retrouvera comme nous allons le voir plus loin de la couleur et un certain intérêt.

Trop de zones claires et nous sommes aveuglés, trop de zones sombres et nous ne percevons plus les détails. En photo nous sommes confrontés à la même problématique. La plupart des photos que l’on prend sous l’eau semblent fades, sans couleurs et souvent mal éclairées. C’est normal. Le spectre lumineux est très vite absorbé sous l’eau soit du fait de la profondeur, soit à cause de la présence de particules d’une eau turbide.

Une solution, le contraste

Le contraste c’est quoi ?

Le contraste est une notion assez compliquée, il est le résultat d’un calcul dans lequel on fait le rapport de fortes et de faibles luminances. Bref peu d’intérêts pour nous. Plus pratiquement, on va chercher à obtenir une image dans laquelle on va avoir beaucoup d’ombres et de lumières.


Sur l’image ci-dessus, on voit bien qu’en réglant le contraste on a fait ressortir les détails et donner un certain charme à la photo.

Régler un contraste grâce à l’outil « histogramme ».

On trouve sur le marché de l’imagerie de nombreux logiciels permettant de retoucher une photo. Certains sont payants, parfois même très chers, d’autres gratuits et pourtant très efficaces dans leurs fonctions de base. En cherchant un peu sur Google vous en trouverez en téléchargement. Parmi tous les logiciels les adeptes de la retouche opèrent souvent avec Photoshop, ou Lightroom, deux logiciel de la société Adobe. Très biens, mais très chers. Si votre budget reste limité pourquoi ne pas commencer par GIMP, un logiciel gratuit vraiment très performant, une excellente alternative.


Sur les deux photos ci-dessus on a dans le coin en bas à droite de chacune un graphique, l’histogramme. Grâce à ce graphique on va pouvoir vérifier la présence de pixels sur l’étendue complète du graphique.

L’histogramme représente le mode de répartition des pixels dans une image. L’histogramme permet d’indiquer le niveau de détails dans les tons foncés (partie gauche de l’histogramme), dans les tons moyens (partie centrale) et dans les tons clairs (partie droite). Un histogramme permet de s’assurer que le niveau de détail d’une image est suffisamment élevé.

Si on regarde l’histogramme de la photo de droite, on se rend compte que le graphique occupe toute la largeur du diagramme, l’image est contrastée. A contrario, sur celle de gauche on voit que l’histogramme montre un graphique dans lequel il manque des détails à gauche et à droite. En fait plus l’histogramme va être étroit et moins on pourra récupérer en post production une photo mal équilibrée dès le départ.

Les histogrammes des deux photos montrent des courbes colorées, je reviendrai sur ce point particulier dans un article uniquement consacré à l’histogramme, car il y a beaucoup de choses à dire.

Conclusion.

J’espère que cette petite présentation vous aura convaincus que bien souvent, une photo que l’on mettrait facilement dans la corbeille aura la possibilité de retrouver une seconde vie après quelques manipulations assez simples dans un logiciel spécialisé. Alors n’hésitez pas, d’abord vous allez vous surprendre, mais de plus, vous tirerez un énorme plaisir à jouer avec les fonctions et les réglages des logiciels.

Un petit conseil toutefois, une fois votre logiciel choisi, apprenez à le connaître en profondeur pour en tirer le maximum. Vous trouverez sur internet de nombreux tutos qui expliquent tout très bien. Cependant rien ne sert de vouloir un logiciel pour ci, un logiciel pour ça et plein d’autres pour le reste. Non, soyez efficace avec celui que vous choisirez plutôt qu’un mauvais amateur dans les autres.

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Je vous souhaite de très belles photos bien contrastées.

Et si on parlait mégapixels ?

Je me rends compte en refaisant un petit tour sur mes précédents posts qu’il y a longtemps que je n’ai plus parlé technique photo.

Encore une fois, loin de moi l’idée de vous faire croire que j’en suis un grand spécialiste, pas du tout, mais vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre sur Facebook et beaucoup me posent des questions assez pertinentes tant sur la photo que sur la vidéo. Avant de revenir bientôt et une dernière fois sur les perrés d’Arcachon, je vais essayer de lever un voile sur un des éléments parfois mal compris en matière de numériques.


Le SONY RX100, un excellent compromis entre capteur et résolution en faible lumière.

C’est quoi un mégapixels ?

Mégapixels vous avez dit ? hummm, voyons d’abord ce qu’est un pixel. Le pixel est l’unité de base permettant de mesurer la définition d’une image numérique matricielle. C’est en fait une contraction du vocable anglais signifiant « élément d’image ». Méga est le coefficient multiplicateur et signifie million. 10 mégapixels veut donc dire 10 millions de pixels. Les pixels permettent de quantifier la définition de l’image.

Définition d’une image.

Pour se représenter facilement ce qu’est la définition d’une image on va imaginer une image en forme de rectangle. on trace sur ce rectangle une grande quantité des colonnes et de lignes. Chaque case obtenue va représenter un pixel. Si on multiplie le nombre de colonnes par le nombre de lignes on obtiendra le nombre de pixels total de l’image, c’est sa définition.

Cool, facile, mais petite question: c’est quoi alors la différence entre définition et résolution ? Bien vu !!, voilà qui demande plus de précision.

Résolution d’une image.

Avant tout, il faut se rappeler que beaucoup de termes de technologie s’expriment dans la langue de Shakespeare. La résolution se définit donc en DPI (dot per inch), c’est à dire en nombre de colonnes et de lignes contenues dans une image de surface d’un pouce carré, un pouce mesurant 2,54 mm. Par exemple 360 DPI, signifie qu’on a une image qui contient 360 colonnes et 360 lignes par pouce carré. En pratique cela signifie que plus on voudra avoir une image grande et de qualité, plus il faudra avoir de pixels pour remplir l’espace de chaque case.

Bien bien, donc si tout le monde a suivi jusque là, on pourrait penser que plus un appareil photo à de pixels, mieux c’est. Et bien pas vraiment, voyons pourquoi.

La pièce maîtresse, le capteur.

Plus que le nombre de pixels, c’est avant tout la dimension du capteur qui fait la différence. Ok, mais c’est quoi le capteur ?

Le capteur est l’élément de base de l’appareil photo ou de la caméra numérique, c’est l’équivalent de l’antique pellicule. Plus il est grand et plus il est capable de traiter correctement les rayonnements lumineux qui viennent le frapper lors de la prise de vue.

La technologie évolue très vite dans ce domaine de l’électronique. Beaucoup d’appareils actuels utilisent des capteurs de types CMOS mais d’autres technologies sont aussi présentes sur le marché. Ces capteurs sont constitués de photodiodes ultrarapides et de faible coût de fabrication. Rentrer plus en détail ici nécessiterait un article complet rien que pour les capteurs, je ne m’étendrai pas sur ce sujet.

Plus le capteur est grand, plus on se situe dans du matériel haut de gamme, comme avec la catégorie des reflex à base de haute technologie APS-H développée par CANON par exemple. Dans un domaine toujours de précision mais à l’usage d’un public non professionnel, c’est le capteur 1″ (lire 1 pouce) qui fait parler de lui. S’il est quasiment deux fois plus petit que le capteur APS-H, ce capteur équipe maintenant pas mal de compacts et d’hybrides dit experts, comme mon RX100 par exemple.


Sous l’eau, et c’est encore plus vrai la nuit, c’est votre source de lumière qui fera la réussite de votre film ou de vos photos.

Capteurs et mégapixels.

J’espère que vous l’aurez compris, plus le nombre de pixels est grand sur la surface d’un capteur, meilleure est sa définition. Pour autant cela ne veut pas dire que l’appareil sera très performant, en effet sur un capteur de petite dimension mais avec beaucoup de mégapixels, chaque photosite (élément sensible des photodiodes) reçoit peu de lumière du fait de sa petite taille. Cela génère ce qu’on appelle du bruit qui fait baisser la qualité de l’image, surtout dans le cas de faibles luminosités. On dit que le capteur a alors une faible dynamique, ce que l’électronique devra essayer de compenser avec plus ou moins de bonheur. Par contre on pourra tirer un grand tirage papier sans trop de soucis.

Pour avoir une belle image, surtout en faible luminosité il vaudra mieux avoir des photosites bien éclairés. Ce qui sous-entend un nombre de mégapixels raisonnable par rapport à la dimension du capteur.

Mégapixels et plongée de nuit.

Le plongeur photographe et le plongeur cinéaste doivent se poser la question du choix de l’appareil numérique.

En gros pour simplifier, vous savez maintenant je pense que l’eau absorbe énormément la lumière. Cette contrainte entraine une choix particulièrement délicat. En effet, pour faire du film il faut beaucoup de lumière, il faudra donc avoir un capteur le plus grand possible, même sans énormément de mégapixels, à partir de 8 c’est déjà pas mal. Malheureusement, pour faire de la photo, le capteur manquera de lumière, l’image sera donc de moins bonne qualité, moins précise et moins dynamique que ce que le photographe ferait dans les mêmes conditions.

Le photographe dispose d’un énorme avantage, il sait (en tout cas il devrait savoir) gérer la lumière très puissante de ses flashs. Pas de problème d’exposition, et donc pas de bruit sur la photo. Le capteur peut donc envoyer un signal analogique de grande qualité. Un nombre élevé de mégapixels est alors plus que souhaitable.

Bref, voilà pourquoi mon RX100 mark 4 utilisé avec des lampes ne donnera jamais la qualité photographique que ce qu’il pourrait donner avec des flashs. Ce n’est pas tant une histoire de capteur et de pixels, mais beaucoup plus celle de la qualité et de la quantité de la lumière au moment de la prise de vue.

Voila voila, j’espère que cet article vous aura permis d’y voir un peu plus clair.

Si cet article vous a plu.

Si cet article vous a plu, il y en a sûrement d’autres qui vous plairont aussi, alors n’hésitez pas à revenir souvent sur le blog pour y fouiller à la recherche des perles rares de la technique ou de la bio en plongée.

N’hésitez pas aussi à faire connaitre le blog autour de vous, parlez en et conseillez le à vos amis, ce sera ma plus belle récompense pour le travail que j’accorde à faire vivre ses pages. Et croyez moi, du travail il y en a. A très vite pour parler encore longtemps de nos passions sous l’eau, je compte sur vous, et si vous ne l’avez déjà fait, profitez-en pour vous abonner, c’est gratuit.

Photo et vidéo, retouche ou pas retouche ?

Retoucher ou pas une vidéo ou une photo ?

J’avais gardé ça assez discrètement mais j’ai passé une dizaine de jours de vacances en Martinique. L’occasion vous vous en doutez de faire quelques plongées avec une partie de mon bardas photo. C’est un peu encombrant tout ce matos mais ça vaut vraiment le coup de se fatiguer un peu. On a discuté photo et technique, bien évidemment, avec quelques autres plongeurs et je me suis rendu compte que pas plus la retouche photo que la retouche vidéo ne sont réellement connues. Je me suis donc dit que ce serait probablement une bonne idée que de faire ici un petit point sur la question avant de reprendre mes articles sur le bassin d’Arcachon.

Quelles différences entre photo et vidéo ?

On pourrait effectivement se poser la question de savoir quelles différences il y a entre une photo sous-marine et un clip tourné dans les mêmes conditions. La réponse est pourtant presque logique, il n’y en a pas, un clip vidéo n’est simplement que la juxtaposition, dans l’ordre, d’une série d’images (et donc de photos) placées les unes à côté des autres et dont le défilement rapide donne l’illusion d’une continuité du fait de la rémanence de la lumière sur notre fond de l’œil. Pour la retouche des deux types d’images on va juste utiliser de préférence des logiciels dédiés, il en existe pas mal de disponibles sur internet.

Pourquoi retoucher une photo ou une vidéo ?

Notre œil est un outil formidable, il est très sensible à la lumière du jour et il est assez fiable, tout au moins pendant nos jeunes années. Mais alors pourquoi les couleurs que l’on observe avec un masque ne sont pas les mêmes que celle d’une photo ?

En fait notre œil n’y est pour rien, les coupables s’il doit y en avoir sont l’appareil utilisé et notre cerveau. En effet, notre œil n’est simplement que l’association d’une lentille optique et d’un capteur sensible à la lumière. Les informations transmisent au cerveau sont donc des données brutes qui nécessitent un développement, un traitement du signal si vous préférez. Notre cerveau se comporte alors comme un ordinateur disposant de divers programmes de retouche qui lui permettent de reconstituer une image qui doit être la plus fidèle possible, non pas à la réalité, mais à ce que le cerveau estime qu’elle doit être en fonction de ce qu’il a en mémoire de ses expériences passées.

Sous l’eau nous l’avons déjà décrit, les couleurs ne pénètrent pas en profondeur sur les mêmes distances, le rouge disparaissant très vite dès les premiers mètres contrairement au bleu qui est visible jusqu’à très grande profondeur.

Bon c’est bien beau tout ça, mais ça n’explique toujours pas la différence d’appréciation avec le rendu d’une photo ou d’un film sous-marin et ce que dit notre « vision ». Et bien c’est assez facile à comprendre. L’appareil numérique enregistre des données brutes en grandes quantités sur la luminosité, la couleur, la netteté, les contrastes etc… Pour les appareils photos disposant de la ressource, ceux-ci enregistrent tous ces détails dans une mémoire appelée fichier Raw, pour ceux ne disposant pas de cette option, le format d’affichage est dit compressé, le plus souvent en jpeg, après avoir subit un traitement informatique. Chaque constructeur est de ce point de vue différent des autres pour des questions de propriété intellectuelle sur les logiciels, quand bien même ils utiliseraient le même capteur optique, ce qui est d’ailleurs souvent le cas.

Cela signifie que pour une même photo prise avec des appareils différents, le résultat seront différents sur chaque appareil, à quelque chose prêt bien sûr. Il n’y a donc pas UNE réalité, mais autant qu’on peut en créer avec le matériel, notre cerveau y compris.

Retouche ou pas alors ?


La retouche photo embellit les couleurs et permet d’éliminer les brumes bleues.

Retouche bien évidemment !!, votre objectif étant je présume de ramener de beaux souvenirs, il n’est pas forcément besoin qu’ils soient exactement fidèles à ce que vous avez vu, ce dont entre parenthèse vous êtes bien incapables de vous rappeler quelques jours plus tard sinon à travers une vague sensation de…, et comme je le disais, rien n’est moins sûr.

Bref, que faire ? Hé bien, pas grand chose si vos photos ou vos films sont malheureusement mal exposés, flous et sans aucune couleur hormis du bleu partout. Aie, là ça fait mal.

C’est bien joli, mais on fait comment pour que ce ne soit pas le cas ?

Votre handicap sous l’eau c’est le manque de couleurs, si vous voulez en avoir, pas d’autre solution que de les y apporter grâce à des flashs ou à des lampes. Malheureusement l’eau absorbe très vite les couleurs et même avec de l’eau claire comme aux Antilles, pas question d’obtenir de belles couleurs à plus d’un mètre avec des phares et deux ou trois mètres avec des flashes. Aie, ça fait mal aussi ça !!, bon on fait quoi alors ?

Que retoucher et avec quoi ?

J’aurais du dire en premier: avec quoi !! Avec un logiciel d’ordinateur bien sûr. Je n’ai pas pour objectif de faire de la pub pour une marque ou une autre, votre choix possible est vaste, que ce soit entre les gratuits et les payants, mais aussi entre les chers et les pas chers, voire même entre les efficaces et les inefficaces.

Bref, fouillez les forums pour vous faire une idée selon vos moyens et vos goûts.

J’avais proposé il y a quelques temps un article sur l’utilisation des filtres, en particulier d’un filtre rouge dont la fonction est de bloquer une partie du bleu. Ce n’est pas à l’usage une solution pratique. Elle dépend trop dans ses résultats de la position du soleil, de la clarté de l’eau, de la profondeur, bref de plein de paramètres qui sont susceptibles de varier pendant la plongée et donc ce n’est pas un filtre mais plusieurs filtres qu’il faudrait utiliser, imaginez la galère.

Ok, vous allez regardez ça, très bien. Reste donc à savoir quoi toucher en retouche.

En premier lieu, faites toujours votre travail sur une copie, on ne sait jamais, surtout lorsqu’on débute dans ce travail. Il manque la plupart du temps deux couleurs essentielles, le rouge et le jaune. L’idée de base est donc d’en ajouter par petites doses pour ne pas trop s’éloigner d’un effet objectif de la modif. Il faut bien évidemment enlever du bleu, mais attention, n’y allez pas trop fort, sinon l’eau ne sera plus bleue, mais presque grise ce qui n’est évidemment pas la réalité.

La plupart des appareils offrent un réglage appelé « Balance des blancs » que les caissons étanches gardent accessible. Mais sous l’eau l’utiliser est loin d’être évident. Ce réglage permet de recaler la lecture d’une couleur blanche, je devrais dire plutôt un gris moyen, le plus proche possible comparativement à un gris étalon qu’il est possible d’acheter, mais qui de mon point de vue n’est pas nécessaire. L’idée si vous voulez est de régler l’appareil pour qu’un objet blanc ressorte blanc sur la photo. Pratique dans le principe, beaucoup moins dans la pratique, sans parler des pertes de temps à faire les réglages.

Bref, autant passer du temps devant un ordinateur, c’est presque plus efficace. Avant même de tenter d’équilibrer les couleurs vous devriez ajuster le même petit réglage de la balance des blancs mais cette fois ci avec un logiciel de retouche, on procède par tâtonnements successifs jusqu’à obtenir un résultat acceptable, au début c’est un peu fastidieux mais une fois qu’on commence à maîtriser le logiciel, ça devient intuitif et c’est même un vrai plaisir dont vous aurez très vite du mal à vous passer.

Retoucher c’est pas tricher un peu ??

N’écoutez pas les donneurs de leçons, si corriger une photo c’était tricher, il y en aurait plein les poubelles, que ce soit celles en noir & blanc ou autres et pas un seul magazine de photo ne se vendrait. Votre travail est simplement d’embellir, c’est presque de l’art finalement. Vous ne mettriez pas un Picasso ou un Dali à la poubelle parce qu’ils ont déformer leur modèle féminin. Bon, on est d’accord, donc faites vous plaisir avant tout et si la photo ou le film de vos plongées est au final plus beau que ce que vous avez vu, et bien tant mieux, non ?

S’il y a de la demande je peux faire quelques petits tutos, mais si vous cherchez un peu, il en existe déjà beaucoup sur YouTube par exemple. Vous serez d’autant plus fiers des résultats si c’est vous qui avez fait l’essentiel du travail de recherches et d’essais, alors n’hésitez plus, osez la retouche de vos photos et de vos films.

Le SONY RX100 Mark IV

Le Sony RX100 mark IV en plongée.

Avec sa série des 3 premiers RX100, Sony avait déjà fait couler beaucoup d’encre et causé pas mal de soucis à sa concurrence. Avec la mouture mark IV qui date de 2015 et qui est déjà suivie de la mark V, la marque ajoute à son boitier quelques fonctionnalités bien intéressantes.
RX100 3 f av

Quoi de neuf coté look.

Aucun changement dans l’aspect extérieur.

Au premier regard, aucun changement ne distingue le RX mark IV de son prédécesseur le mark III si ce n’est une petite gravure blanche en haut à gauche au-dessus de l’écran arrière. L’aspect extérieur reste toujours……..

Cliquez ici pour poursuivre la lecture de cet article en entier.


Dans un tout autre domaine, FACELINES PRODUCTIONS vient de sortir le 13 décembre son premier DVD documentaire « En Quête des Nudibranches ». Il est disponible sur le site www.facelinesproductions.com. Nous venons d’y inclure un bouton d’achat par PAYPAL, une option sécurisée et très pratique.

N’hésitez pas à vous renseigner et à commander le DVD, nous avons travaillé d’arrache-pieds pour vous donner un maximum de belles images et des commentaires concis et précis, le tout sur une musique vraiment géniale de Claude.

Pour les heureux amateurs de la Gironde, les DVD sont disponibles également chez Sub-Ouest à Gradignan et chez Bigata Scub’Atoll à Mérignac. N’hésitez pas à aller visiter ces magasins pour y trouver plein de cadeaux de Noël.

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Osez la vidéo sous-marine.

La vidéo sous-marine nocturne.

Pourquoi un article sur la vidéo nocturne ?

La vidéo sous-marine nocturne est devenue pour moi un espace de détente et d’émerveillement. Cela fait 22 ans déjà que j’arpente la nuit les rochers du Cap Ferret et les sables d’Arcachon. Comme tout le monde, j’ai passé mes premières années subaquatiques à balader tranquillement avec pour seul objectif de passer un moment agréable sous l’eau en observant la faune sous-marine.

En 2003 j’ai fait l’acquisition d’un appareil photo Canon G3 que je montais dans un caisson étanche Ikélite. J’ai très vite pris un goût prononcé pour la photo sous-marine malgré le peu de performances de l’appareil. Mais bon, certaines images étaient vraiment sympas et j’en étais finalement assez fier. Avec 3 Mpx on ne pouvait tout de même pas demander le summum de la qualité.

Côté éclairage j’avais bricolé une platine qui accueillait le caisson étanche et deux phares halogènes de 50 watts. Une démarche sportive puisque l’ensemble avoisinait les 8 kilos.

Quelques années plus tard, j’ai enfin délaissé mon G3 pour un compact Sony HX20V toujours en caisson Ikélite. J’avais enfin la possibilité de faire du film de très bonne qualité. Depuis lors, je n’ai eu de cesse de filmer poissons, crustacés et mollusques.

Pourquoi cet article sur la vidéo nocturne ? Disons que je suppose que quelques photographes sous-marins aimeraient bien se mettre à la vidéo, alors autant leur adresser conseils techniques et pratiques pour qu’ils se laissent tenter.

La vidéo sous-marine nocturne c’est tout simplement magique. Bien la maîtriser, c’est l’assurance de ramener en famille de superbes images très colorées et très originales. La nuit dans la lumière des phares, tout s’éclaire de couleurs somptueuses. De plus, beaucoup d’espèces animales sont nocturnes et donc par principe impossible à observer la journée. D’où l’intérêt des plongées de nuit.

La lumière, une nécessité.

Avoir une bonne lumière et donc un bon éclairage en plongée de nuit c’est vraiment essentiel, plus encore si on fait de la vidéo. Avoir une lumière homogène est vraiment une nécessité incontournable. De fait il faut tout de suite réaliser qu’un phare pour la vidéo doit posséder des caractéristiques bien précises.

Premièrement, la lumière doit être puissante, j’ai parlé de cela dans un article précédent sur les lampes et les phares de plongée. Attention, plutôt que de parler de puissance en watts, comme on le fait pour une ampoule à la maison, il vaut mieux parler de flux lumineux, (Voir mon article sur les grandeurs physiques en photographie). Beaucoup de fabricants ont délaissé les watts pour les lumens. Attention toutefois, cette information en lumens est parfois à discuter car plus ou moins fiable.

L’eau absorbe très vite la lumière et il sera nécessaire de disposer de beaucoup de lumens en plongée de nuit, un minimum de 5000 lumens est tout juste acceptable, c’est pour dire !!

Deuxièmement: La source de lumière ne doit pas provoquer d’ombres disgracieuses. Il faudra donc disposer d’au moins 2 lampes ou phares placés de part et d’autre du caisson étanche. Une petite lumière d’appoint placée au-dessus de la cible permettra avec bonheur de mieux équilibrer l’éclairage.

Troisièment: Il ne doit pas y avoir de point chaud au centre du faisceau. Sinon il provoquera des zones surexposées qui vont dénaturer l’image.

Quatrièmement, La zone éclairée doit être la plus grande possible. Les lampes ou les phares devront donc avoir un angle de faisceau d’au moins 90 à 110 degrés, au-delà, on pert très vite en efficacité lumineuse.

Cinquièmement: Chaque source de lumière autonome possède une dominante de couleur. Les fabricants annoncent dans leurs descriptifs la température de couleur du matériel en faisant référence à des Kelvins. Cette information permet d’évaluer la couleur dominante produite par la lampe ou le phare. Je vous laisse découvrir ça dans mon article sur les températures de couleurs.

Incidence de la turbidité de l’eau la nuit.

La turbidité de l’eau est le pire ennemi en plongée de nuit. En effet, le capteur numérique de la caméra enregistre sans accommodation, contrairement à l’oeil humain, qui adapte notre ressenti à ce que l’expérience nous a déjà appris. Le capteur donnera donc une image plus près de la réalité que ce que nos yeux et notre cerveau ont cru voir. Le résultat est souvent moins agréable que ce qu’on pensait avoir vu.

Ainsi lorsque l’eau est turbide, chargée de particules ou de planctons, même avec des lampes à la lumière bien blanche, l’image produite sera très colorée d’une dominante jaune assez désagréable. De plus, l’eau turbide absorbe si vite la lumière qu’au delà d’un mètre de distance il est quasi impossible d’éclairer suffisamment un poisson ou une zone rocheuse.

Le manque d’éclairement est compensé par l’appareil numérique en ouvrant le diaphragme à fond. L’image en devient très floutée car la profondeur de champ se trouve très réduite. Et cela d’autant plus si on veut utiliser une lentille grossissante.

Comment faire son choix ?

Pour faire le choix du bon matériel il faut avoir en tête quelques notions simples.

Pour le matériel, tout d’abord, parlons puissance: Pour faire du film il faut beaucoup de puissance et donc beaucoup de lumens. Personnellement, j’associe plusieurs lampes différentes qui m’autorisent un bon rendement lumineux aux environs de 10000 lumens. Le nombre parait énorme mais pas du tout, c’est presque un minimum.

Ok, et si on a que l’information en watts ? Dans ce cas on peut faire un calcul approximatif très simple en multipliant la puissance annoncée par 10 pour obtenir une équivalence en lumens ( mais cela reste vraiment très approximatif).

Le fait d’utiliser plusieurs lampes ou phares permet de moduler l’éclairage pour l’adapter au besoin. Il est évident que si l’on filme une surface claire, balancer toute la puissance va cramer la netteté et les couleurs. Par contre, toute la puissance disponible sera la bienvenue si l’on veut faire un champ large pour suivre par exemple un congre en pleine eau ou faire un panorama sur un abrupt de rochers.

Evidemment, plus l’eau sera claire et plus il sera facile d’éclairer loin avec un éclairage « standard ». Dans de l’eau même légèrement turbide, pas moyen de faire un film sympa à plus d’1 mètre, allez, 1,5 m tout au plus.

Côté pratique.

En pratique, c’est les particules dans l’eau qui gênent le plus le photographe et le cinéaste sous-marins. J’ai expliqué il y a peu dans un précédent article comment éviter au maximum l’impact des particules. Pour simplifier sans refaire ici la démonstration, disons que si vous ne voulez pas avoir de particules en photo ou film de nuit, le mieux et de ne pas les éclairer.

Voila une lapalissade pas si évidente que ça à mettre en pratique. Disons que sur un plan large, les lampes devront être largement écartées de l’axe optique de la caméra. Pour les plans serrés en macro, là ce n’est pas facile à mettre en oeuvre, l’idéal serait presque d’avoir des lampes positionnées à la perpendiculaire (90°) de l’axe optique de la caméra. Pas de secret, c’est votre expérience et vos échecs qui vous permettront de faire les bons choix à l’usage.

Et en ce qui concerne le choix d’une caméra ?

Comme j’aime à le rappeler parfois dans mes articles, je ne suis ni revendeur, ni spécialiste de test en appareillage. Ce que je vous livre ici sont des informations tirées de mon expérience.

J’utilise depuis quelques années maintenant un compact Sony RX100 dont j’ai fait une présentation sur ma page « Matériel ». Ne comptez donc pas sur moi pour vanter du matériel que je ne connais pas. Fouillez les forums de plongée pour vous faire une idée en observant les commentaires des uns et des autres tout en restant attentifs à ne pas vous laisser séduire par les enjolivures qu’on peut parfois y trouver. Comparez les avis sur plusieurs sites et faites vous votre propre opinion.

Journal de plongées

Un journal actif.

Le blog a un an et demi. Je suis heureux de constater que sa fréquentation devient de plus en plus importante. C’est certainement que beaucoup y trouvent de l’information intéressante que ce soit en technique, en présentation du matériel ou encore en biologie appliquée.

Cependant, il reste une page qui demeure peu fréquentée à ma plus grande surprise: il s’agit de ma page JOURNAL. Il s’agit d’une page que je mets à jour très fréquemment au rythme de mes plongées. Vous pouvez y trouver des renseignements sur la qualité ou la température de l’eau, mais aussi de très nombreuses photos macros.

Je vous invite donc à visiter cette page régulièrement, vos commentaires seront d’ailleurs les bienvenus. Comme je le disais, ma page JOURNAL est mise à jour très fréquemment, j’y mets d’ailleurs parfois quelques petits films de ma chaine youtube pour la rendre encore plus vivante.

Beaucoup de photos de mon journal sont publiées en HD sur ma page Facebook, certaines sont vraiment superbes en haute définition, n’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil si vous avez 2 minutes devant vous.>/p>

Je vous souhaite de belles découvertes au fil de mes pages.

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