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Et si on parlait mégapixels ?

Je me rends compte en refaisant un petit tour sur mes précédents posts qu’il y a longtemps que je n’ai plus parlé technique photo.

Encore une fois, loin de moi l’idée de vous faire croire que j’en suis un grand spécialiste, pas du tout, mais vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre sur Facebook et beaucoup me posent des questions assez pertinentes tant sur la photo que sur la vidéo. Avant de revenir bientôt et une dernière fois sur les perrés d’Arcachon, je vais essayer de lever un voile sur un des éléments parfois mal compris en matière de numériques.


Le SONY RX100, un excellent compromis entre capteur et résolution en faible lumière.

C’est quoi un mégapixels ?

Mégapixels vous avez dit ? hummm, voyons d’abord ce qu’est un pixel. Le pixel est l’unité de base permettant de mesurer la définition d’une image numérique matricielle. C’est en fait une contraction du vocable anglais signifiant « élément d’image ». Méga est le coefficient multiplicateur et signifie million. 10 mégapixels veut donc dire 10 millions de pixels. Les pixels permettent de quantifier la définition de l’image.

Définition d’une image.

Pour se représenter facilement ce qu’est la définition d’une image on va imaginer une image en forme de rectangle. on trace sur ce rectangle une grande quantité des colonnes et de lignes. Chaque case obtenue va représenter un pixel. Si on multiplie le nombre de colonnes par le nombre de lignes on obtiendra le nombre de pixels total de l’image, c’est sa définition.

Cool, facile, mais petite question: c’est quoi alors la différence entre définition et résolution ? Bien vu !!, voilà qui demande plus de précision.

Résolution d’une image.

Avant tout, il faut se rappeler que beaucoup de termes de technologie s’expriment dans la langue de Shakespeare. La résolution se définit donc en DPI (dot per inch), c’est à dire en nombre de colonnes et de lignes contenues dans une image de surface d’un pouce carré, un pouce mesurant 2,54 mm. Par exemple 360 DPI, signifie qu’on a une image qui contient 360 colonnes et 360 lignes par pouce carré. En pratique cela signifie que plus on voudra avoir une image grande et de qualité, plus il faudra avoir de pixels pour remplir l’espace de chaque case.

Bien bien, donc si tout le monde a suivi jusque là, on pourrait penser que plus un appareil photo à de pixels, mieux c’est. Et bien pas vraiment, voyons pourquoi.

La pièce maîtresse, le capteur.

Plus que le nombre de pixels, c’est avant tout la dimension du capteur qui fait la différence. Ok, mais c’est quoi le capteur ?

Le capteur est l’élément de base de l’appareil photo ou de la caméra numérique, c’est l’équivalent de l’antique pellicule. Plus il est grand et plus il est capable de traiter correctement les rayonnements lumineux qui viennent le frapper lors de la prise de vue.

La technologie évolue très vite dans ce domaine de l’électronique. Beaucoup d’appareils actuels utilisent des capteurs de types CMOS mais d’autres technologies sont aussi présentes sur le marché. Ces capteurs sont constitués de photodiodes ultrarapides et de faible coût de fabrication. Rentrer plus en détail ici nécessiterait un article complet rien que pour les capteurs, je ne m’étendrai pas sur ce sujet.

Plus le capteur est grand, plus on se situe dans du matériel haut de gamme, comme avec la catégorie des reflex à base de haute technologie APS-H développée par CANON par exemple. Dans un domaine toujours de précision mais à l’usage d’un public non professionnel, c’est le capteur 1″ (lire 1 pouce) qui fait parler de lui. S’il est quasiment deux fois plus petit que le capteur APS-H, ce capteur équipe maintenant pas mal de compacts et d’hybrides dit experts, comme mon RX100 par exemple.


Sous l’eau, et c’est encore plus vrai la nuit, c’est votre source de lumière qui fera la réussite de votre film ou de vos photos.

Capteurs et mégapixels.

J’espère que vous l’aurez compris, plus le nombre de pixels est grand sur la surface d’un capteur, meilleure est sa définition. Pour autant cela ne veut pas dire que l’appareil sera très performant, en effet sur un capteur de petite dimension mais avec beaucoup de mégapixels, chaque photosite (élément sensible des photodiodes) reçoit peu de lumière du fait de sa petite taille. Cela génère ce qu’on appelle du bruit qui fait baisser la qualité de l’image, surtout dans le cas de faibles luminosités. On dit que le capteur a alors une faible dynamique, ce que l’électronique devra essayer de compenser avec plus ou moins de bonheur. Par contre on pourra tirer un grand tirage papier sans trop de soucis.

Pour avoir une belle image, surtout en faible luminosité il vaudra mieux avoir des photosites bien éclairés. Ce qui sous-entend un nombre de mégapixels raisonnable par rapport à la dimension du capteur.

Mégapixels et plongée de nuit.

Le plongeur photographe et le plongeur cinéaste doivent se poser la question du choix de l’appareil numérique.

En gros pour simplifier, vous savez maintenant je pense que l’eau absorbe énormément la lumière. Cette contrainte entraine une choix particulièrement délicat. En effet, pour faire du film il faut beaucoup de lumière, il faudra donc avoir un capteur le plus grand possible, même sans énormément de mégapixels, à partir de 8 c’est déjà pas mal. Malheureusement, pour faire de la photo, le capteur manquera de lumière, l’image sera donc de moins bonne qualité, moins précise et moins dynamique que ce que le photographe ferait dans les mêmes conditions.

Le photographe dispose d’un énorme avantage, il sait (en tout cas il devrait savoir) gérer la lumière très puissante de ses flashs. Pas de problème d’exposition, et donc pas de bruit sur la photo. Le capteur peut donc envoyer un signal analogique de grande qualité. Un nombre élevé de mégapixels est alors plus que souhaitable.

Bref, voilà pourquoi mon RX100 mark 4 utilisé avec des lampes ne donnera jamais la qualité photographique que ce qu’il pourrait donner avec des flashs. Ce n’est pas tant une histoire de capteur et de pixels, mais beaucoup plus celle de la qualité et de la quantité de la lumière au moment de la prise de vue.

Voila voila, j’espère que cet article vous aura permis d’y voir un peu plus clair.

Si cet article vous a plu.

Si cet article vous a plu, il y en a sûrement d’autres qui vous plairont aussi, alors n’hésitez pas à revenir souvent sur le blog pour y fouiller à la recherche des perles rares de la technique ou de la bio en plongée.

N’hésitez pas aussi à faire connaitre le blog autour de vous, parlez en et conseillez le à vos amis, ce sera ma plus belle récompense pour le travail que j’accorde à faire vivre ses pages. Et croyez moi, du travail il y en a. A très vite pour parler encore longtemps de nos passions sous l’eau, je compte sur vous, et si vous ne l’avez déjà fait, profitez-en pour vous abonner, c’est gratuit.

Photo et vidéo, retouche ou pas retouche ?

Retoucher ou pas une vidéo ou une photo ?

J’avais gardé ça assez discrètement mais j’ai passé une dizaine de jours de vacances en Martinique. L’occasion vous vous en doutez de faire quelques plongées avec une partie de mon bardas photo. C’est un peu encombrant tout ce matos mais ça vaut vraiment le coup de se fatiguer un peu. On a discuté photo et technique, bien évidemment, avec quelques autres plongeurs et je me suis rendu compte que pas plus la retouche photo que la retouche vidéo ne sont réellement connues. Je me suis donc dit que ce serait probablement une bonne idée que de faire ici un petit point sur la question avant de reprendre mes articles sur le bassin d’Arcachon.

Quelles différences entre photo et vidéo ?

On pourrait effectivement se poser la question de savoir quelles différences il y a entre une photo sous-marine et un clip tourné dans les mêmes conditions. La réponse est pourtant presque logique, il n’y en a pas, un clip vidéo n’est simplement que la juxtaposition, dans l’ordre, d’une série d’images (et donc de photos) placées les unes à côté des autres et dont le défilement rapide donne l’illusion d’une continuité du fait de la rémanence de la lumière sur notre fond de l’œil. Pour la retouche des deux types d’images on va juste utiliser de préférence des logiciels dédiés, il en existe pas mal de disponibles sur internet.

Pourquoi retoucher une photo ou une vidéo ?

Notre œil est un outil formidable, il est très sensible à la lumière du jour et il est assez fiable, tout au moins pendant nos jeunes années. Mais alors pourquoi les couleurs que l’on observe avec un masque ne sont pas les mêmes que celle d’une photo ?

En fait notre œil n’y est pour rien, les coupables s’il doit y en avoir sont l’appareil utilisé et notre cerveau. En effet, notre œil n’est simplement que l’association d’une lentille optique et d’un capteur sensible à la lumière. Les informations transmisent au cerveau sont donc des données brutes qui nécessitent un développement, un traitement du signal si vous préférez. Notre cerveau se comporte alors comme un ordinateur disposant de divers programmes de retouche qui lui permettent de reconstituer une image qui doit être la plus fidèle possible, non pas à la réalité, mais à ce que le cerveau estime qu’elle doit être en fonction de ce qu’il a en mémoire de ses expériences passées.

Sous l’eau nous l’avons déjà décrit, les couleurs ne pénètrent pas en profondeur sur les mêmes distances, le rouge disparaissant très vite dès les premiers mètres contrairement au bleu qui est visible jusqu’à très grande profondeur.

Bon c’est bien beau tout ça, mais ça n’explique toujours pas la différence d’appréciation avec le rendu d’une photo ou d’un film sous-marin et ce que dit notre « vision ». Et bien c’est assez facile à comprendre. L’appareil numérique enregistre des données brutes en grandes quantités sur la luminosité, la couleur, la netteté, les contrastes etc… Pour les appareils photos disposant de la ressource, ceux-ci enregistrent tous ces détails dans une mémoire appelée fichier Raw, pour ceux ne disposant pas de cette option, le format d’affichage est dit compressé, le plus souvent en jpeg, après avoir subit un traitement informatique. Chaque constructeur est de ce point de vue différent des autres pour des questions de propriété intellectuelle sur les logiciels, quand bien même ils utiliseraient le même capteur optique, ce qui est d’ailleurs souvent le cas.

Cela signifie que pour une même photo prise avec des appareils différents, le résultat seront différents sur chaque appareil, à quelque chose prêt bien sûr. Il n’y a donc pas UNE réalité, mais autant qu’on peut en créer avec le matériel, notre cerveau y compris.

Retouche ou pas alors ?


La retouche photo embellit les couleurs et permet d’éliminer les brumes bleues.

Retouche bien évidemment !!, votre objectif étant je présume de ramener de beaux souvenirs, il n’est pas forcément besoin qu’ils soient exactement fidèles à ce que vous avez vu, ce dont entre parenthèse vous êtes bien incapables de vous rappeler quelques jours plus tard sinon à travers une vague sensation de…, et comme je le disais, rien n’est moins sûr.

Bref, que faire ? Hé bien, pas grand chose si vos photos ou vos films sont malheureusement mal exposés, flous et sans aucune couleur hormis du bleu partout. Aie, là ça fait mal.

C’est bien joli, mais on fait comment pour que ce ne soit pas le cas ?

Votre handicap sous l’eau c’est le manque de couleurs, si vous voulez en avoir, pas d’autre solution que de les y apporter grâce à des flashs ou à des lampes. Malheureusement l’eau absorbe très vite les couleurs et même avec de l’eau claire comme aux Antilles, pas question d’obtenir de belles couleurs à plus d’un mètre avec des phares et deux ou trois mètres avec des flashes. Aie, ça fait mal aussi ça !!, bon on fait quoi alors ?

Que retoucher et avec quoi ?

J’aurais du dire en premier: avec quoi !! Avec un logiciel d’ordinateur bien sûr. Je n’ai pas pour objectif de faire de la pub pour une marque ou une autre, votre choix possible est vaste, que ce soit entre les gratuits et les payants, mais aussi entre les chers et les pas chers, voire même entre les efficaces et les inefficaces.

Bref, fouillez les forums pour vous faire une idée selon vos moyens et vos goûts.

J’avais proposé il y a quelques temps un article sur l’utilisation des filtres, en particulier d’un filtre rouge dont la fonction est de bloquer une partie du bleu. Ce n’est pas à l’usage une solution pratique. Elle dépend trop dans ses résultats de la position du soleil, de la clarté de l’eau, de la profondeur, bref de plein de paramètres qui sont susceptibles de varier pendant la plongée et donc ce n’est pas un filtre mais plusieurs filtres qu’il faudrait utiliser, imaginez la galère.

Ok, vous allez regardez ça, très bien. Reste donc à savoir quoi toucher en retouche.

En premier lieu, faites toujours votre travail sur une copie, on ne sait jamais, surtout lorsqu’on débute dans ce travail. Il manque la plupart du temps deux couleurs essentielles, le rouge et le jaune. L’idée de base est donc d’en ajouter par petites doses pour ne pas trop s’éloigner d’un effet objectif de la modif. Il faut bien évidemment enlever du bleu, mais attention, n’y allez pas trop fort, sinon l’eau ne sera plus bleue, mais presque grise ce qui n’est évidemment pas la réalité.

La plupart des appareils offrent un réglage appelé « Balance des blancs » que les caissons étanches gardent accessible. Mais sous l’eau l’utiliser est loin d’être évident. Ce réglage permet de recaler la lecture d’une couleur blanche, je devrais dire plutôt un gris moyen, le plus proche possible comparativement à un gris étalon qu’il est possible d’acheter, mais qui de mon point de vue n’est pas nécessaire. L’idée si vous voulez est de régler l’appareil pour qu’un objet blanc ressorte blanc sur la photo. Pratique dans le principe, beaucoup moins dans la pratique, sans parler des pertes de temps à faire les réglages.

Bref, autant passer du temps devant un ordinateur, c’est presque plus efficace. Avant même de tenter d’équilibrer les couleurs vous devriez ajuster le même petit réglage de la balance des blancs mais cette fois ci avec un logiciel de retouche, on procède par tâtonnements successifs jusqu’à obtenir un résultat acceptable, au début c’est un peu fastidieux mais une fois qu’on commence à maîtriser le logiciel, ça devient intuitif et c’est même un vrai plaisir dont vous aurez très vite du mal à vous passer.

Retoucher c’est pas tricher un peu ??

N’écoutez pas les donneurs de leçons, si corriger une photo c’était tricher, il y en aurait plein les poubelles, que ce soit celles en noir & blanc ou autres et pas un seul magazine de photo ne se vendrait. Votre travail est simplement d’embellir, c’est presque de l’art finalement. Vous ne mettriez pas un Picasso ou un Dali à la poubelle parce qu’ils ont déformer leur modèle féminin. Bon, on est d’accord, donc faites vous plaisir avant tout et si la photo ou le film de vos plongées est au final plus beau que ce que vous avez vu, et bien tant mieux, non ?

S’il y a de la demande je peux faire quelques petits tutos, mais si vous cherchez un peu, il en existe déjà beaucoup sur YouTube par exemple. Vous serez d’autant plus fiers des résultats si c’est vous qui avez fait l’essentiel du travail de recherches et d’essais, alors n’hésitez plus, osez la retouche de vos photos et de vos films.

Le SONY RX100 Mark IV

Le Sony RX100 mark IV en plongée.

Avec sa série des 3 premiers RX100, Sony avait déjà fait couler beaucoup d’encre et causé pas mal de soucis à sa concurrence. Avec la mouture mark IV qui date de 2015 et qui est déjà suivie de la mark V, la marque ajoute à son boitier quelques fonctionnalités bien intéressantes.
RX100 3 f av

Quoi de neuf coté look.

Aucun changement dans l’aspect extérieur.

Au premier regard, aucun changement ne distingue le RX mark IV de son prédécesseur le mark III si ce n’est une petite gravure blanche en haut à gauche au-dessus de l’écran arrière. L’aspect extérieur reste toujours……..

Cliquez ici pour poursuivre la lecture de cet article en entier.


Dans un tout autre domaine, FACELINES PRODUCTIONS vient de sortir le 13 décembre son premier DVD documentaire « En Quête des Nudibranches ». Il est disponible sur le site www.facelinesproductions.com. Nous venons d’y inclure un bouton d’achat par PAYPAL, une option sécurisée et très pratique.

N’hésitez pas à vous renseigner et à commander le DVD, nous avons travaillé d’arrache-pieds pour vous donner un maximum de belles images et des commentaires concis et précis, le tout sur une musique vraiment géniale de Claude.

Pour les heureux amateurs de la Gironde, les DVD sont disponibles également chez Sub-Ouest à Gradignan et chez Bigata Scub’Atoll à Mérignac. N’hésitez pas à aller visiter ces magasins pour y trouver plein de cadeaux de Noël.

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Osez la vidéo sous-marine.

La vidéo sous-marine nocturne.

Pourquoi un article sur la vidéo nocturne ?

La vidéo sous-marine nocturne est devenue pour moi un espace de détente et d’émerveillement. Cela fait 22 ans déjà que j’arpente la nuit les rochers du Cap Ferret et les sables d’Arcachon. Comme tout le monde, j’ai passé mes premières années subaquatiques à balader tranquillement avec pour seul objectif de passer un moment agréable sous l’eau en observant la faune sous-marine.

En 2003 j’ai fait l’acquisition d’un appareil photo Canon G3 que je montais dans un caisson étanche Ikélite. J’ai très vite pris un goût prononcé pour la photo sous-marine malgré le peu de performances de l’appareil. Mais bon, certaines images étaient vraiment sympas et j’en étais finalement assez fier. Avec 3 Mpx on ne pouvait tout de même pas demander le summum de la qualité.

Côté éclairage j’avais bricolé une platine qui accueillait le caisson étanche et deux phares halogènes de 50 watts. Une démarche sportive puisque l’ensemble avoisinait les 8 kilos.

Quelques années plus tard, j’ai enfin délaissé mon G3 pour un compact Sony HX20V toujours en caisson Ikélite. J’avais enfin la possibilité de faire du film de très bonne qualité. Depuis lors, je n’ai eu de cesse de filmer poissons, crustacés et mollusques.

Pourquoi cet article sur la vidéo nocturne ? Disons que je suppose que quelques photographes sous-marins aimeraient bien se mettre à la vidéo, alors autant leur adresser conseils techniques et pratiques pour qu’ils se laissent tenter.

La vidéo sous-marine nocturne c’est tout simplement magique. Bien la maîtriser, c’est l’assurance de ramener en famille de superbes images très colorées et très originales. La nuit dans la lumière des phares, tout s’éclaire de couleurs somptueuses. De plus, beaucoup d’espèces animales sont nocturnes et donc par principe impossible à observer la journée. D’où l’intérêt des plongées de nuit.

La lumière, une nécessité.

Avoir une bonne lumière et donc un bon éclairage en plongée de nuit c’est vraiment essentiel, plus encore si on fait de la vidéo. Avoir une lumière homogène est vraiment une nécessité incontournable. De fait il faut tout de suite réaliser qu’un phare pour la vidéo doit posséder des caractéristiques bien précises.

Premièrement, la lumière doit être puissante, j’ai parlé de cela dans un article précédent sur les lampes et les phares de plongée. Attention, plutôt que de parler de puissance en watts, comme on le fait pour une ampoule à la maison, il vaut mieux parler de flux lumineux, (Voir mon article sur les grandeurs physiques en photographie). Beaucoup de fabricants ont délaissé les watts pour les lumens. Attention toutefois, cette information en lumens est parfois à discuter car plus ou moins fiable.

L’eau absorbe très vite la lumière et il sera nécessaire de disposer de beaucoup de lumens en plongée de nuit, un minimum de 5000 lumens est tout juste acceptable, c’est pour dire !!

Deuxièmement: La source de lumière ne doit pas provoquer d’ombres disgracieuses. Il faudra donc disposer d’au moins 2 lampes ou phares placés de part et d’autre du caisson étanche. Une petite lumière d’appoint placée au-dessus de la cible permettra avec bonheur de mieux équilibrer l’éclairage.

Troisièment: Il ne doit pas y avoir de point chaud au centre du faisceau. Sinon il provoquera des zones surexposées qui vont dénaturer l’image.

Quatrièmement, La zone éclairée doit être la plus grande possible. Les lampes ou les phares devront donc avoir un angle de faisceau d’au moins 90 à 110 degrés, au-delà, on pert très vite en efficacité lumineuse.

Cinquièmement: Chaque source de lumière autonome possède une dominante de couleur. Les fabricants annoncent dans leurs descriptifs la température de couleur du matériel en faisant référence à des Kelvins. Cette information permet d’évaluer la couleur dominante produite par la lampe ou le phare. Je vous laisse découvrir ça dans mon article sur les températures de couleurs.

Incidence de la turbidité de l’eau la nuit.

La turbidité de l’eau est le pire ennemi en plongée de nuit. En effet, le capteur numérique de la caméra enregistre sans accommodation, contrairement à l’oeil humain, qui adapte notre ressenti à ce que l’expérience nous a déjà appris. Le capteur donnera donc une image plus près de la réalité que ce que nos yeux et notre cerveau ont cru voir. Le résultat est souvent moins agréable que ce qu’on pensait avoir vu.

Ainsi lorsque l’eau est turbide, chargée de particules ou de planctons, même avec des lampes à la lumière bien blanche, l’image produite sera très colorée d’une dominante jaune assez désagréable. De plus, l’eau turbide absorbe si vite la lumière qu’au delà d’un mètre de distance il est quasi impossible d’éclairer suffisamment un poisson ou une zone rocheuse.

Le manque d’éclairement est compensé par l’appareil numérique en ouvrant le diaphragme à fond. L’image en devient très floutée car la profondeur de champ se trouve très réduite. Et cela d’autant plus si on veut utiliser une lentille grossissante.

Comment faire son choix ?

Pour faire le choix du bon matériel il faut avoir en tête quelques notions simples.

Pour le matériel, tout d’abord, parlons puissance: Pour faire du film il faut beaucoup de puissance et donc beaucoup de lumens. Personnellement, j’associe plusieurs lampes différentes qui m’autorisent un bon rendement lumineux aux environs de 10000 lumens. Le nombre parait énorme mais pas du tout, c’est presque un minimum.

Ok, et si on a que l’information en watts ? Dans ce cas on peut faire un calcul approximatif très simple en multipliant la puissance annoncée par 10 pour obtenir une équivalence en lumens ( mais cela reste vraiment très approximatif).

Le fait d’utiliser plusieurs lampes ou phares permet de moduler l’éclairage pour l’adapter au besoin. Il est évident que si l’on filme une surface claire, balancer toute la puissance va cramer la netteté et les couleurs. Par contre, toute la puissance disponible sera la bienvenue si l’on veut faire un champ large pour suivre par exemple un congre en pleine eau ou faire un panorama sur un abrupt de rochers.

Evidemment, plus l’eau sera claire et plus il sera facile d’éclairer loin avec un éclairage « standard ». Dans de l’eau même légèrement turbide, pas moyen de faire un film sympa à plus d’1 mètre, allez, 1,5 m tout au plus.

Côté pratique.

En pratique, c’est les particules dans l’eau qui gênent le plus le photographe et le cinéaste sous-marins. J’ai expliqué il y a peu dans un précédent article comment éviter au maximum l’impact des particules. Pour simplifier sans refaire ici la démonstration, disons que si vous ne voulez pas avoir de particules en photo ou film de nuit, le mieux et de ne pas les éclairer.

Voila une lapalissade pas si évidente que ça à mettre en pratique. Disons que sur un plan large, les lampes devront être largement écartées de l’axe optique de la caméra. Pour les plans serrés en macro, là ce n’est pas facile à mettre en oeuvre, l’idéal serait presque d’avoir des lampes positionnées à la perpendiculaire (90°) de l’axe optique de la caméra. Pas de secret, c’est votre expérience et vos échecs qui vous permettront de faire les bons choix à l’usage.

Et en ce qui concerne le choix d’une caméra ?

Comme j’aime à le rappeler parfois dans mes articles, je ne suis ni revendeur, ni spécialiste de test en appareillage. Ce que je vous livre ici sont des informations tirées de mon expérience.

J’utilise depuis quelques années maintenant un compact Sony RX100 dont j’ai fait une présentation sur ma page « Matériel ». Ne comptez donc pas sur moi pour vanter du matériel que je ne connais pas. Fouillez les forums de plongée pour vous faire une idée en observant les commentaires des uns et des autres tout en restant attentifs à ne pas vous laisser séduire par les enjolivures qu’on peut parfois y trouver. Comparez les avis sur plusieurs sites et faites vous votre propre opinion.

Journal de plongées

Un journal actif.

Le blog a un an et demi. Je suis heureux de constater que sa fréquentation devient de plus en plus importante. C’est certainement que beaucoup y trouvent de l’information intéressante que ce soit en technique, en présentation du matériel ou encore en biologie appliquée.

Cependant, il reste une page qui demeure peu fréquentée à ma plus grande surprise: il s’agit de ma page JOURNAL. Il s’agit d’une page que je mets à jour très fréquemment au rythme de mes plongées. Vous pouvez y trouver des renseignements sur la qualité ou la température de l’eau, mais aussi de très nombreuses photos macros.

Je vous invite donc à visiter cette page régulièrement, vos commentaires seront d’ailleurs les bienvenus. Comme je le disais, ma page JOURNAL est mise à jour très fréquemment, j’y mets d’ailleurs parfois quelques petits films de ma chaine youtube pour la rendre encore plus vivante.

Beaucoup de photos de mon journal sont publiées en HD sur ma page Facebook, certaines sont vraiment superbes en haute définition, n’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil si vous avez 2 minutes devant vous.>/p>

Je vous souhaite de belles découvertes au fil de mes pages.

Soirée Conférence


Soirée Conférence au CODEP 33

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Stéphanie Floirat m’a fait l’honneur de m’inviter au CODEP 33 le 9 février prochain à Artigues pour y présenter le fruit de ma passion pour la plongée de nuit au bassin d’Arcachon.

Le CODEP 33 c’est le Comité Départemental de la Gironde, un organisme déconcentré de La Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins. Il représente la F.F.E.S.S.M dans le département de la Gironde.

J’aurai à cette occasion le plaisir d’évoquer plus de 20 ans de plongées de nuit au Bassin d’Arcachon.

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J’aurai également l’occasion de partager mon expérience de la photo macro et du film sous-marin dans des conditions parfois extrêmes de visibilité ou de température.

Je présenterai aussi en avant-première quelques extraits d’un film documentaire qui devrait sortir en DVD au printemps. J’ai l’espoir que ce gros travail, en collaboration avec Claude Clin, un ami musicien plein de talents, pourra être présenté au prochain festival du film sous-marin en fin d’année.

Bref, une soirée qui sera certainement très vivante et très agréable.

Un break dans les plongées.

Vous avez certainement constaté un break dans mon journal de plongées. En effet, depuis 2 semaines déjà je suis victime d’une vilaine bronchite très persistante qui me tient éloigné du bord de mer.

doris-bleu-arcachon-4-decembre-2016-p2n Polycera de dos  P2N

J’espère pouvoir me débarrasser très vite de ce tracas bien embarrassant et revenir le plus tôt possible avec de nouvelles images de mes minuscules et très sympathiques petits copains les nudibranches.

Joyeux Noël

Meilleux voeux pour une belle fête de Noël.

Pas besoin de beaucoup de mots pour se souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année.

Pour passer une petit moment agréable, je vous propose un petit diaporama que je viens de concocter à partir des photos que je poste ces dernières semaines soit sur mon mur Facebook, soit ici dans mon journal de plongées, que je vous invite d’ailleurs à découvrir au plus tôt si ce n’est pas encore fait.

Bon Noël à tout le monde.

Retouche des photos de plongées ou pas ?

Faut-il retoucher ses photos de plongées ou pas ?

Sur ma page facebook quelqu’un m’a demandé si je retouche mes photos. Ce n’est pas la première fois que la question est évoquée et je sais que dans ce domaine très particulier de la photographie, les avis divergent grandement. Essayons d’apporter juste quelques éléments de réflexion, qui évidemment n’engagent que moi.

Mais avant d’aller plus loin il faut tout de suite faire la différence entre développer une photo et la retoucher.

Le développement d’une photo.

Le développement d’une photo en argentique c’est l’action de réaliser une photo soit sous forme de positif, de négatif ou de tirage papier à partir d’une bande sensible exposée à la lumière.

Le développement d’une photo en numérique c’est l’action de réaliser une photo à partir des données numériques d’un fichier informatique RAW qui n’est pas lui-même une photo, mais alors pas du tout.

La retouche photo.

La retouche en argentique consiste à retravailler un négatif ou une diapo afin d’obtenir une amélioration. Cette opération est l’affaire de spécialistes qui travaillent manuellement avec des pinceaux ou d’autres outils la plupart du temps pour supprimer des défauts.

La retouche photo en numérique c’est l’action de modifier une photo numérique existante (donc développée) en lui faisant subir différentes techniques comme le floutage, l’accentuation, la suppression ou l’ajout de détails par exemple.

Image RAW ou image direct boitier?

Je ne vais m’intéresser pour la suite de cet article qu’aux documents numériques.

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Sur la plupart des boitiers actuels, l’opérateur peut choisir dans les menus proposés par le fabriquant quantités de réglages plus ou moins évolués. Pour ce qui nous concerne, nous pourrions trouver: fichier RAW, JPEG ou encore RAW + JPEG. Bon, le JPEG, tout le monde connait j’espère, mais le RAW c’est quoi ?

Les fichiers RAW.

Lorsque vous appuyez sur le déclencheur, un obturateur s’ouvre pour permettre d’exposer une surface sensible à la lumière appelée capteur. Bien que ce soit assez compliqué, disons simplement que le capteur va fournir une information brute directement enregistrée sous forme de données numériques complètement inexploitables dans l’état, c’est ce qu’on appelle le fichier RAW.

Pour obtenir une photo, il faudra développer ces données à travers divers traitements informatiques qui vont aboutir à la construction d’une image selon les réglages ou les traitements spécifiques qu’aura choisi le photographe. Il faut donc un programme informatique spécialisé pour faire ce travail, on en trouve de très performants dans le commerce.

Les photos produites par le boitier.

Si vous n’enregistrez pas en RAW mais en JPEG, vous autorisez l’appareil à développer lui-même les données du capteur en appliquant des réglages spécifiques précalculés en labo chez le fabricant. La photo que vous obtenez donc n’est pas la réalité de la scène photographiée, mais juste une interprétation parmi d’autres de ce qu’aurait pu produire le fichier source. C’est pour cela que deux photos prises par deux appereils différents d’un même objet ne donneront pas au final le même résultat.

Le photographe peut lui-même intervenir pour modifier certains réglages qui participeront au développement, par exemple en choisissant une certaine balance des blancs ou un niveau de contraste particulier. Même si ces choix modifient le résultat, ils ne sont pas pour autant des retouches mais encore une fois juste une interprétation différente d’une base de données informatiques.

Retouche d’une photo.

Pour retoucher une photo il faut disposer d’un exemplaire déjà développé. On peut alors modifier certains détails comme par exemple la couleur du ciel ou bien encore supprimer des tâches de rousseur sur un visage.

La retouche est une action qui modifie sans retour possible en arrière l’épreuve d’origine. Le developpement au contraire ne modifie en rien le fichier RAW, il exploite uniquement ses données pour en tirer ce que souhaite l’utilisateur.

On retouche ou on retouche pas ?

photo-ratee photo-ratee-retouchee

Une photo complètement ratée peut retrouver un certain caractère en quelques clics de souris, avant de mettre vos photos loupées à la poubelle, essayez de regarder si elle n’ont rien de sauvable, parfois on a des surprises agréables.

On retouche si par soucis d’espace disponible sur la carte mémoire par exemple (je fais du film donc j’ai besoin d’espace), si donc la version JPEG est déjà suffisante. L’objectif est, après le traitement informatique, d’obtenir un effet particulier ou encore de reconstruire l’image obtenue en essayant de la faire ressembler le plus possible au souvenir qu’on a de la prise de vue.

On ne retouche pas le fichier RAW, on le développe pour aboutir au même résultat que celui de la retouche mais sans effet destructeur des données de base et avec la certitude de pouvoir refaire une autre production à partir du même fichier source plus tard.

Quel avantage à faire du RAW ?

L’avantage à shooter en RAW est que le fichier source comportera toutes les nuances que le capteur aura pu enregistrer. C’est ce qui explique qu’un fichier RAW est très volumineux.

Par contre, choisir le JPEG, c’est faire le choix de perdre beaucoup d’informations numériques que le boitier aura supprimées en effectuant son développement automatique.

Bon, et moi alors, est-ce que je retouche mes photos ?

Puisque je fais souvent le choix du JPEG, je suis amené à retoucher mes photos pour améliorer le produit du boitier. En effet, parfois le résultat ne me satisfait pas du tout, que ce soit dans le ton, à cause de la température de couleur des lampes, ou parce qu’elle est peu contrastée ou encore mal exposée. A mon désavantage d’ailleurs, car le JPEG ne disposant pas de suffisamment d’informations numériques, je ne peux en retouche obtenir des résultats aussi performants que ceux que je pourrais espérer avec du raw. Mais bon, moi ça me suffit amplement.

Qu’est-ce que je peux dire aux gens qui me reprocheraient de faire de la retouche ? Ben rien du tout !!, ils font ce qu’ils veulent mais s’ils croient que ce que leur donne leur appareil en JPEG est représentatif de la vérité, ils se mettent juste le doigt dans l’oeil parce qu’ils n’ont tout simplement pas compris ce que je viens d’expliquer.

La photo est, et doit rester, un outil pour se faire plaisir avant tout. Ce n’est pas une compétition de quoi que ce soit. Je continuerai donc à faire de la retouche si j’en juge le besoin, en tout cas jusqu’à ce que je me mette au Raw moi aussi.

Conclusion.

J’espère que ce petit topo vous aura éclairés sur vos possibilités en photo numérique. Je vous souhaite donc de vous faire plaisir autant que vous pourrez en utilisant la technique qui vous ira le mieux. A bientôt donc pour d’autre articles…

Si cet article et éventuellement le contenu du blog en général vous a plu, n’hésitez pas à en parler autour de vous entre plongeurs et plongeuses bien sûr mais pourquoi pas en famille ou au boulot. Plus vous serez nombreux et nombreuses à visiter mes pages et plus je serai motivé à les faire vivre encore longtemps. Alors je vous en remercie d’avance et je vous souhaite une excellente fin d’année.

Autofocus et photo sous-marine

L’autofocus en photo sous-marine.

En regardant les photos de plongée que je trouve de temps en temps sur le net, il m’arrive de me dire: « Oula! dommage, avec un peu de netteté la photo aurait peu être très sympa ! ». Avec un peu de recul je me rend compte que j’ai mis pas mal de temps moi-même pour arriver à faire des photos de macros sous-marines qui tiennent la route. Cet article est donc une suite logique à mes précédents articles sur la lumière, la profondeur de champ, la retouche photo et d’autres encore.

Un des principaux soucis que le photographe, débutant ou non, rencontre avec un appareil photo c’est de comprendre puis de maîtriser les nombreux réglages des boitiers numériques utilisés en caissons étanches. En plongée sous-marine, la principale difficulté réside dans le fait que les appareils photos (reflex, hybrides et compacts) sont calibrés en laboratoire pour fonctionner au mieux en mode terrestre et au cours de la journée, c’est à dire avec beaucoup de lumière. Mais pas de chance, j’en ai parlé dans mes articles sur la turbidité par exemple, en plongée l’eau absorbe la lumière en grande quantité et très rapidement.

Heureusement, ou plutôt malheureusement, certains des automatismes sensés nous faciliter la vie vont au contraire nous la compliquer en photo sous-marine. Parmi ceux-ci on trouve l’autofocus. Mais l’autofocus c’est quoi ?

L’autofocus.

autofocus

On trouve dans les menus des appareils numériques quantités de réglages, ici 3 exemples de sélection en fontion de l’objet dont on souhaite la netteté.

Comme rien n’est simple, quand on discute d’autofocus il vaut mieux savoir duquel on parle car en effet, il en existe plusieurs types.

Deux types d’autofocus.

Le premier type est l’autofocus dit actif. Assez performant sur des objets peu contrastés ou peu éclairés, il a le gros inconvénient d’être capable de faire la mise au point sur tout objet qui viendrait s’intercaler entre l’objectif et la cible. Hors, en plongée, il n’est pas rare que l’eau soit chargée de nombreuses particules. Ce mode peut donc être gênant, surtout en plongée de nuit.

Le deuxième type est l’autofocus passif. Deux technologies sont utilisées dans ce mode. La première fonctionne par tâtonnements, l’appareil mesure les contrastes sur une image, il teste différents contrastes et déduit que la photo la plus nette sera celle au contraste le plus élevé. Cette technique bien que lente donne de bons résultats. La deuxième méthode consiste à séparer un faisceau de lumière en deux parties et d’effectuer en les comparant une estimation de la distance d’une cible.

Bon, c’est bien beau tout ça mais pourquoi alors certaines photos sont si floues ?

Les collimateurs.

L’appareil photo n’est pas télépathe, il n’a aucun moyen de savoir ce qui vous passe par la tête au moment ou vous appuyez sur le déclencheur. Intéressant, mais alors comment fait-il ?

En fait c’est assez simple à comprendre. Pour qu’une photo soit nette, il faut que l’appareil décide sur quel objet il doit faire la mise au point. Facile à imaginer mais pas à faire tant les cas de figure peuvent être nombreux et variés. Est ce qu’on veut que toute la photo soit nette ou bien juste une toute petite partie. Est-elle en premier plan ou au contraire assez éloignée. Est-elle toute petite ou bien de bonne dimension. Est-ce une photo d’ambiance ou une macro difficile. Bref autant de cas très différents qui nécessitent que l’opérateur dise au boitier numérique ce qu’il doit faire.

C’est les collimateurs qui vont permettre de définir la netteté. Un collimateur est un petit capteur représenté par une petite zone de l’image identifiée la plupart du temps par un carré lumineux. Chaque constructeur dispose un certain nombre de collimateurs disposés de façon géométrique. On aura par exemple un collimateur placé au centre de l’image et qui calculera la netteté uniquement à cet endroit. Mais si le sujet principal de la photo n’est pas au centre de la photo, celle ci sera loupée. Pour la réussir il faudra utiliser un collimateur décentré sur l’objet qui doit être net sur la photo. Les constructeurs ont donc prévu que l’opérateur puisse lui-même faire le choix du collimateur qui va bien.

Lorsque l’appareil photo a réussi la mise au point sur un collimateur, celui-ci s’entoure d’un cadre lumineux vert en général. Pour autant, rien ne garantit la qualité du résultat, en effet, une cible peut être immobile, là c’est simple évidemment. Mais si la cible est en déplacement rapide, le temps d’appuyer sur le déclencheur, la mise au point aura perdu de sa finesse. Pour faire face à ce problème, les appareils numériques intègrent une fonction de suivi automatique. Le problème c’est qu’en plongée, surtout en plongée de nuit, tout déplacement de la cible ou de l’appareil photo se transforme vite en catastrophe. Bon, ok, comment faire alors pour espérer avoir une photo nette ?

Obtenir une photo nette en plongée.

photo-floue superbe-petite-cigale-de-mer-26-nov-2016-p2n

Beaucoup de facteurs peuvent contribuer à provoquer un floue sur vos photos, mieux vaut prendre son temps et peaufiner ses réglages, même si cela prends plus de temps. Comparez ces deux photos, celle de gauche est floue, celle de droite bien nette et agréable à regarder.

Respecter plusieurs règles/

Premièrement, pour obtenir une photo nette, il faut avoir suffisamment de lumière, pas question de faire de la photo sans lumière. La plupart des photographes choisissent d’utiliser un flash extérieur au boitier, voire deux parfois. Les techniques de synchronisation des flash que ce soit par câble ou par fibre optique se sont très améliorées. Elles permettent d’obtenir des vitesses d’obturation rapides et donc de limiter les effets de bougés. Sinon il faut embarquer plusieurs lampes de forte puissance. Reste que des lampes n’auront jamais l’efficacité des flashs. Par contre, par leur température de couleur, elles donneront un charme certain à beaucoup de photos.

Deuxièmement, l’objet photographié doit être le plus contrasté possible. En effet, le capteur numérique n’est pas devin, comment pourrait-il distinguer un objet noir sur un fond noir, compliqué. Par contre, un carré blanc sur un fond noir va nous sauter au yeux.

Troisièmement, éviter autant que possible les modes tout automatique et d’une façon générale tous les réglages préétablis par les constructeurs mais privilégier plutôt les modes priorité à la vitesse, au diaphragme ou même le tout manuel. C’est plus complexe au début mais on finit par trouver ses marques assez rapidement.

Quatrièmement, toujours s’assurer d’une vitesse d’obturation importante. Autant que possible, ne jamais avoir une vitesse plus lente que le soixantième de seconde. L’idéal est au minimum de prendre une photo avec une vitesse égale au double de la longueur focale. Par exemple pour une longueur de focale de 50 mm, l’idéal serait de ne pas avoir une vitesse d’obturateur inférieure au centième de seconde.

Cinquièmement, stabiliser l’appareil pendant la prise de vue. Ca parait idiot, mais pour réussir une photo en tenant l’appareil d’une main pendant que l’autre vous sert à vous tenir à un rocher pour luter contre le courant, ben c’est pas gagné d’avance. Non, l’appareil doit être bien stable, tenu à 2 mains ou bien appuyé sur un support le plus immobile possible.

Sixièmement, anticiper la photo. Les appareils numériques regorgent de réglages possibles, vous pouvez par exemple sélectionner un seul collimateur pour faire une mise au point précise sur une toute petite partie de la photo. Au contraire, si l’objet est plein cadre, vous aurez à sélectionner dans les menus le plus grand nombre possible de collimateurs. Bon d’accord, facile à dire, surtout qu’on a pas toute la journée devant soit quand on est en immersion, le temps semblant passer 2 fois plus vite que la normale.

Septièmement, On y pense pas assez mais le choix de la sensibilité ISO est primordial, point de salut pour la photo au-delà de 400 ISO en photo de nuit par exemple si vous travaillez avec des lampes LED ou autres. Au flash, tentez l’ISO le plus petit.

Autofocus ou pas ?

Mon expérience au RX100 en macro de nuit sous éclairage LED me fait vous conseiller de choisir le mode priorité à la profondeur de champ. Il s’agit de garantir le plus de netteté possible, surtout si vous pratiquez comme moi la macro extrême en milieu naturel ( les cibles font parfois moins de 3 à 5 mm).

Et c’est tout ?

Non, ce n’est pas tout, munissez-vous de patience ce sera déjà pas mal. Ensuite évidemment il y a d’autres facteurs qui tiennent plus à la construction de votre appareil qu’à votre compétence technique. Je pense notamment à la qualité de l’optique ou à la performance du capteur numérique, mais ça c’est une autre histoire….

La lentille macro ATOM +19d de chez DYRON

La lentille macro DYRON ATOM +19d.

Après un petit article de vie nocturne au bassin d’Arcachon, voici une présentation d’une lentille macro que j’utilise aussi souvent que je peux en photo macro. J’espère que vous trouverez ici de quoi vous faire une idée des possibilités de ce matériel optique.

ATOM

L’ATOM, une lentille impressionnante.

Cela fait déjà presque 2 ans que j’utilise pour mes macros difficiles une lentille de fabrication française ( cocorico…..enfin presque !!….Vu le prix aussi énorme que ses qualités, c’est plutôt Glouppp !!!). Il s’agit de la lentille macro ATOM fabriquée par la société DYRON qui offre en immersion + 19 dioptries.

Cette lentille imposante ne laisse pas indifférent tant par sa qualité optique que par son poids (320 gr tout de même). Il s’agit d’une lentille achromatique de nouvelle génération en verres BK7 traités contre les rayures et les reflets. Le corps en polyacelathe assure une solidité à toutes épreuves.

L’ATOM se monte sur un caisson ou une bague d’adaptation………

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Mes dernières plongées.

Vous n’avez pas encore eu le loisir de mettre la tête sous l’eau ? Pas de soucis, je plonge toute l’année alors suivez mes petits résumés de chaque sortie dans mon journal de plongées. Vous y trouverez plein de photos d’actualité et des infos sur l’état de la mer ou encore sa température.

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