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La profondeur de champ.

La profondeur de champ en photo.

Tout le monde a entendu parler de la profondeur de champ. Pour autant même certains photographes débutants n’ont pas eu suffisamment d’informations pour comprendre ce qu’elle représente ni comment on s’en sert pour travailler des effets sur une photo.

Voyons donc de quoi il s’agit.

Profondeur de champ

Pour faire simple, la profondeur de champ représente une zone de l’espace plus ou moins éloignée à l’avant de l’appareil photo dans laquelle tout objet qui s’y trouve apparaîtra net sur la photo prise par le photographe.

Trois façons d’appréhender la profondeur de champ.

* Première façon: Action sur le diaphragme. Sur un appareil photo, le diaphragme est un peu comme un disque percé dont on peut faire varié le diamètre central en agissant sur un anneau de réglage. Plus il est fermé, moins la lumière pénètre dans l’appareil photo mais par contre, gros avantage, un espace très profond devant l’objectif apparaitra net sur la photo. Les objectifs photo ayant en général de bien meilleures caractéristiques optiques près du centre des lentilles, l’image sera très peu déformée et les photos seront de grande qualité, surtout si la sensibilité ISO est de faible valeur.

* Deuxième façon: Action sur la focale. Plus l’objectif utilisé est de focale faible (28 mm par exemple, ou même moins), plus la profondeur de champ sera grande et le champ large. Au contraire si on utilise un téléobjectif puissant(300 mm par exemple, ou plus), la profondeur de champ va être fortement réduite tout comme la largeur du champ. Pour faire de la macro on comprendra de suite qu’il vaut mieux éviter de trop zoomer si on veut conserver une profondeur de champ assez grande. A contrario, si on souhaite limiter la profondeur de champ, c’est à dire réduire la zone de netteté sur une image photo, on pourra utiliser un téléobjectif.

* Troisième façon: Rester éloigné de l’objet à photographier. En effet, plus on sera près de la cible, et plus il sera difficile d’avoir une zone nette profonde sur la photo. Voila pourquoi la macro reste un domaine assez difficile à maîtriser par les néophytes.

En photo sous-marine les choses se compliquent pour le photographe à cause de la turbidité de l’eau qui provoque l’absorbtion rapide de la lumière. Pour avoir une chance d’avoir une photo bien nette en plongée, il va falloir associer autant que possible les 3 façons que l’on vient de décrire à l’instant. Le handicap le plus sérieux sera de disposer d’une quantité de lumière suffisante si l’on veut fermer le diaphrame au maximum (F11 ou plus). L’usage de sources de lumières d’appoint sera sans doute indispensable avec tous les inconvénients liés à la température de couleur des lampes ou des flashs.

Influence du mode de réglage

Effet du choix de l’ouverture du diaphragme.

profond

Pour une cible placée à une distance donnée, plus le diaphragme est ouvert (f:2,8) et plus la zone de netteté est réduite. Par contre plus le diaphragme est fermé, plus la zone de netteté est étendue en avant et en arrière de la cible.

Effet de la longueur de focale de l’objectif.

focale

Le changement d’objectif est souvent motivé par la volonté de grossir l’image. Avec un téléobjectif de 300 mm, le petit chien de notre exemple paraitra plus grand sur la photo. Cependant la zone de netteté va se trouver réduite par rapport au cas précédent.

Effet de la distance de mise au point.

mise point

A réglage de la focale et de l’ouverture identique, la zone de netteté sera beaucoup plus réduite autour de notre petit chien s’il est à 1,5 m que s’il est éloigné du photographe.

Notions de netteté.

Ne pas faire confiance aux automatismes.

La notion de netteté est intimement lié à la quantité de « flou » que le photographe est prêt à accepter sur ses photos. Comme dans ce domaine tout est histoire de goûts personnels, mieux vaut en principe laisser chacun libre de ses réglages.

Si cela est satisfaisant en photo terrestre, tout se complique en photo sous-marine. Dans ce domaine, il n’est pas question de laisser l’appareil photo décider des réglages au risque d’être très fortement déçu par le résultat. En effet, les programmes proposés par les constructeurs sont programmés à partir de paramètres optiques dépendant de la lumière diurne dans un spectre lumineux très bien défini.

En plongée, on l’a vu dans mon article sur les couleurs de l’eau, la lumière est très vite aborbée en profondeur, ce qui signifie que le spectre lumineux n’a plus rien à voir avec celui qui sert de référence pour les automatismes de l’appareil photo. De plus pour que le système d’autofocus fonctionne correctement le capteur électronique doit pouvoir mesurer des contrastes suffisamment forts. Hors en profondeur tout paraît monochromatique et donc sans contraste. Les lumières d’appoint sont donc indispensables. Et ce n’est que plus vrai si l’on veut faire de la photo en plongée de nuit.

La photo sous-marine.

Pour faire simple, en photo sous-marine c’est vous qui devez faire les bons choix. Cela impose un minimum de connaissances techniques et surtout beaucoup de pratique. Ne pas croire qu’il suffit de disposer d’un bon matériel pour que cela suffise à s’exonérer de ses propres réglages.

Pour obtenir une bonne profondeur de champ, il vaudra mieux positionner l’appareil en priorité à la fermeture (position A en général) en sélectionnant des réglages compris entre F8 et F22. Si la quantité de lumière est insuffisante, l’appareil photo va diminuer la vitesse d’obturation. Il ne servirait à rien d’avoir une grande profondeur de champ si la photo est floue à cause d’un temps d’exposition trop long ce qui provoque un « bougé ». Il suffira d’augmenter la sensibilité ISO jusqu’à ce que la vitesse d’obturation soit au moins 2 fois supérieure à la focale utilisée. Par exemple pour une focale de 50 mm, il ne faut pas que la vitesse soit inférieure au 1/100 de seconde.

L’inconvénient de remonter dans les sensibilités ISO est qu’à partir de 600 ISO, du grain apparaît sur la photo et vient flouter l’image. Pour rester dans des ISO intéressants (80, 100, 200 ISO), il faudra une lumière d’appoint puissante. En plein jour cela nécessitera un ou des flashs, en nocturne, soit des lampes puissantes (entre 5 et 10000 lumen en grand angle d’au moins 100°), soit des flashs selon le matériel et les moyens du photographe.

La macro.

doris bleu hortense le 1 janvier 2015 chromodoris Hortense le 27 12 2015

La macro est un cas à part, elle nécessite de l’expérience et un matériel adapté. L’extrème proximité de la cible avec l’objectif de l’appareil imposera une très courte profondeur de champ. Si la turbidité de l’eau le permet, mieux vaudra rester suffisamment éloigné de la cible et grossir la photo en retouche à l’ordinateur. Si la turbidité est importante, au contraire il faudra se rapprocher au plus près pour éviter les particules. Malheureusement cela se fera au détriment de la profondeur de champ, d’autant plus que le photographe utilisera des lentilles macros de fort grossissement comme des 10 à 20 dioptries.

Conclusion.

La photo sous-marine n’est pas chose facile. C’est une activité qui impose du calme, de la patience et de la réflexion. Rechercher la meilleure profondeur de champ assurera une réussite certaine dans les prises de vues à condition de ne pas oublier d’autres paramètres important comme la balance des blancs. Connaitre des échecs au démarrage est tout à fait normal. Il faut les analyser et se remettre à l’ouvrage en testant de nouveaux réglages. C’est un investissement en temps et en patience mais il est payant à coups sûrs. Alors, bonne profondeur de champ et belles photos ….

La balance des blancs



Pourquoi faire la balance des blancs ?

S’il vous est déjà arrivé de pester de rage sur quelques photos qui montraient une dominante de couleur rouge ou verte, cet article est fait pour vous. En suivant les quelques conseils qui vont suivre vous pourrez avoir l’assurance de réussir de beaux clichés agréables à regarder.

Parmi tous les réglages d’un appareil photo numérique, la balance des blancs est certainement celui qui apporte le plus dans le rendu d’une prise de vue. Pour obtenir de belles couleurs en photos sous-marines, (voir deux articles précédents: l’un sur la température de couleur et l’autre sur l’absorption de la lumière dans l’eau), il est presque toujours indispensable d’utiliser un éclairage d’appoint artificiel.

Malheureusement pour le plongeur, en dehors de quelques produits destinés spécifiquement à la plongée, les constructeurs dimensionnent leurs appareils numériques pour la pratique de la photo terrestre, et essentiellement dans des conditions de luminosité importante. Pour les ambiances faiblement éclairées, ils proposent malgré tout quelques réglages précalibrés en laboratoire. On les trouve soit dans un menu généralement appelé « scènes », soit dans les réglages plus évolués regroupés sur l’appellation « balance des blancs« .

La balance des blancs c’est quoi ?

Pour faire simple, la balance des blancs corrige la tonalité de la lumière enregistrée par le capteur numérique de façon à ce qu’un objet blanc paraisse vraiment blanc et pas légèrement coloré. Cette correction permet donc au photographe d’orienter la dominante de couleur vers des tons chauds ou froids selon ce qu’il souhaite mettre en valeur sur une photo.

Plus pratiquement, la balance des blancs permet de donner à une photo un aspect visuel proche de ce que l’oeil humain voyait de la situation au moment de la prise de vue.

Comment utiliser la balance des blancs ?

La position automatique.

Utilisée par tout photographe débutant ou par simple envie de simplicité, la position « auto » permet d’utiliser un appareil numérique sans avoir à se préoccuper de paramétrages spécifiques souvent indigestes pour le néophyte.

Les autres positions.

Dans les autres positions possibles, « priorité vitesse », « priorité ouverture » ou tout « manuel », le photographe a le choix de garder la sélection de l’ISO et de la balance des blancs en mode automatique. Il peut aussi choisir lui-même le bon réglage de la sensibilité et choisir dans le mode de réglage « balance des blancs » un des préréglages proposés par les constructeurs pour certaines sources de lumières artificielles. On trouve plusieurs choix possibles pour les lumières de types incandescentes, fluorescentes, flashs etc

choixs de la balance des blancs

Les constructeurs proposent plusieurs paramétrages pour que le photographe puisse adapter son appareil numérique aux conditions d’éclairage.

Mais le photographe peut également choisir de faire lui-même sa propre balance des blancs. Malheureusement, les conditions de lumière changeant tout le temps, tout comme la turbidité de l’eau, il lui faudra refaire une nouvelle balance des blancs à chaque plongée.

lumièredujour nuageux Ombre incandescent

Sur les photos ci-dessus, j’ai pris un ananas en intérieur en mode priorité profondeur de champ. La lumière ambiante était relativement faible et j’ai sélectionné différents réglages pour la balance des blancs. De la gauche vers la droite on trouve dans l’ordre: lumière du jour, nuageux, ombre, incandescent. On voit tout de suite comment l’appareil corrige la tonalité de la photo.

balancesurblanc

Pour cette dernière prise de vue, j’ai effectué tout d’abord une balance des blancs sur le papier absorbant, puis j’ai enregistré la photo. On voit que le blanc du papier absorbant paraît beaucoup plus naturel que dans les photos précédentes.

Comment fait-on une balance des blancs ?

* Première chose à savoir: En réalité votre appareil numérique ne se cale pas sur un niveau de « blanc » mais sur un niveau de « gris ». Du coup vous pouvez trouver dans le commerce des planches spéciales de « gris neutre » pour régler correctement votre balance. Seul hic, ce matériel est relativement cher et n’est pas absolument nécessaire.

* Deuxième chose à savoir: L’appareil se calera sans problème sur un objet blanc (feuille de papier, plaquette plastique etc….), Point n’est besoin d’investir dans du matériel très cher.

* Troisième chose à savoir: La balance des blancs se fait AVANT de faire ses photos, ça parait évident mais bon, on ne sait jamais.

* Quatrième chose à savoir: La balance des blancs se règle en mode tout manuel (M), en mode priorité à la vitesse (S) ou en mode priorité à l’ouverture (A). C’est tout bon ? Voyons donc comment faire une balance des blancs manuelle…

Choisir un des modes M, S ou A puis appuyer sur le bouton d’accès au menu, (pas dur à trouver sur l’appareil, il est identifier « Menu »). Naviguer dans les différentes options (elles sont différentes d’un constructeur à un autre) jusqu’à trouver une option identifiée « Balance des blancs » ou bien « WB »(pour white balance). Se positionner dessus en utilisant le bouton molleté orientable « haut » et « bas » puis valider par un appui sur le bouton de validation (placé en général au centre du bouton molleté). L’appareil vous propose différents choix comme ombre, fluo etc…En naviguant avec les boutons « haut » et « bas » sur chaque choix, vous allez constater que l’écran affiche une image enregistrée par le capteur et que celle-ci change de coloration. Si vous trouvez celle qui vous plait, appuyez sur le bouton « OK ». L’appareil mémorise votre choix jusqu’au prochain réglage que vous choisirez de faire.

Si vous n’avez pas trouvé votre bonheur, aller jusqu’au choix proposé en général en dernier et identifié parfois par « personnalisé« , soit par « Set » et validez sur le bouton « OK ». L’appareil va alors vous renvoyer un message du style « Prenez une photo » ou encore « Appuyer sur OK si la zone blanche est dans la zone de mise au point » ou d’autres encore selon les constructeurs. Une fois que vous avez validé, l’appareil vous proposera un emplacement où sauvegarder votre balance. Une fois sauvegardé, votre réglage reste actif. Vous pouvez cependant en choisir un autre dans la liste initiale ou recommencer un nouveau réglage si après essai vous n’êtes pas satisfait du résultat.

Faire plusieurs essais.

Il se peut très bien que votre réglage ne soit pas aussi efficace que vous le souhaiteriez. Vous pouvez toujours faire d’autres essais avec différents supports blancs jusqu’à ce que les résultats soient conformes à vos attentes. Attention, en plongée il est rare que l’eau ait une qualité régulière, il sera certainement nécessaire de changer de balance des blancs pour vous adapter au mieux à de nouvelles conditions de prise de vues.

bouchon d'objectif

On trouve sur le marché pour moins de 10€ des caches d’objectif dont la partie centrale est une matière blanche identique à celle d’un diffuseur de flash. Ce petit matériel permet de faire une balance des blancs tout en assurant une protection mécanique à votre caisson étanche ou à votre objectif. Ici également il faudra plusieurs essais pour optimiser votre balance des blancs.

Peut-on faire la balance des blancs si on travaille au flash ?

Oui, on peut faire la balance des blancs en travaillant au flash. C’est moins facile à faire qu’avec des lampes mais c’est possible, en tous cas avec les appareils que je connais.

Et si on n’y arrive pas ?

Pas de panique… que vous preniez des photos en mode jpeg comme presque tout le monde ou en mode RAW si votre appareil numérique le permet, vous aurez toujours la possibilité d’améliorer vos photos en faisant de la retouche sur ordinateur. Je reviendrai sans doute bientôt sur ce point très particulier à travers différents tutos au cours de l’année qui vient.

En attendant, amusez-vous bien à faire des essais. Vous verrez c’est finalement assez simple et extrêmement utile. Alors à très bientôt…

Si cet article vous a plu.

Si cet article vous a plus, n’hésitez pas à lire mes autres arcticles ou a visiter les différentes pages du blog. Parlez-en autour de vous à l’occasion. Prenez pourquoi pas 2 minutes pour me laisser un petit message, ça fait toujours plaisir et c’est très motivant pour moi, soyez-en certains.

La Sensibilité ISO

La sensibilité d’un appareil photo.

Le photographe débutant est souvent un peu perdu avec les appareils photos modernes. Dès qu’il souhaite sortir des sentiers battus offerts par les réglages programmés en usine par les constructeurs, il se retrouve seul face à des choix cornéliens à faire entre sensibilité, ouverture de diaphragme, vitesse d’obturation, priorité à la profondeur de champ ou bien à la vitesse.

Dans cet article je vais donc vous expliquer comment utiliser le réglage de la sensibilité ISO.

Les ISO, qu’est ce que c’est ?

Les ISO expriment la sensibilité du capteur d’un appareil photo numérique moderne. Il faut reconnaitre que peu de monde utilise encore les anciennes pellicules argentiques. Lorsque les photographes travaillaient encore avec cette technologie, c’était la sensibilité de la pellicule utilisée.

ISO signifie International Organisation for Standardization, soit en français Organisation Internationale de Normalisation.

Les ISO ça sert à quoi ?

Les ISO servent à identifier la quantité de lumière nécessaire au capteur numérique de façon que ses pixels produisent une image ni trop sombre, ni trop lumineuse. En pratique le photographe parle plutôt de l’exposition. Si on appelle H l’exposition et S la sensibilité du capteur, on aura la relation suivante: S x H = constante.

D’une façon plus concrète, si on obtient une image identique mais prise à 100 puis 200 ISO, celle prise à 200 ISO aura nécessité 2 fois moins de lumière que celle de 100 ISO pour être exposée de la même façon.

Comment l’appareil numérique fait-il pour changer de sensibilité ?

La chaine numérique.

A l’époque des pellicules argentiques, on utilisait des bains chimiques pour réveller les images enregistrées lors de l’exposition. Avec les capteurs électroniques les constructeurs ont été amenés à concevoir toute une chaine numérique du traitement de l’image. En simplifiant on trouve le capteur dont on va amplifier le signal analogique puis convertir le résultat en données numériques qu’un calculateur va traiter pour fournir des images sous différents formats comme le Jpeg ou le Raw. Pour changer de sensibilité, l’appareil modifie donc l’amplification du signal puis traite le résultat à travers différents filtres avant de produire l’image finale.
En plongée, le photographe est assez loin des normes retenues par les fabricants qui destinent leurs appareils à la photo terrestre. Il faudra donc chercher les meilleurs réglages par tatonnements si on fait de la photo sous-marine, en particulier de la photo nocturne.

Comment fait-on pour changer la sensibilité ?

Pour changer la sensibilité sur un appareil numérique moderne, il suffit d’appuyer sur la touche Menu. Un écran s’ouvre alors dans lequel il faut naviguer d’une façon plus ou moins intuitive pour aller jusqu’à la commande ISO. En sélectionnant cette option l’appareil propose les différents réglages possibles, en général cela va de 80 ISO à parfois plus de 10000. Plus le réglage est grand et plus la sensibilité est grande. Tout irait bien si le fait d’augmenter la sensibilité n’entrainait pas de graves perturbations dans l’image à tel point qu’elle peut en devenir inexploitable.

Quelle sensibilité choisir ?

Le choix de la sensibilité n’est pas facile, il dépend essentiellement des objectifs du photographe sous-marin. S’il recherche des photos de grande qualité, il lui faudra sélectionner une faible sensibilité mais il devra alors disposer de sources de lumière puissantes, donc des flashs. S’il peut se satisfaire d’une qualité moyenne, des phares ou des lampes suffiront en sélectionnant des sensibilités comprises entre 400 et 1600 ISO. Au delà de ces réglages, du grain, de la pixélisation, apparaissent et gâchent le souvenir. Les grandes sensibilités sont donc destinées à des environnements peu lumineux.

Comment régler son appareil sans choisir des sensibilités élevées ?

Le tout automatique.

Pour les plongeurs photographes néophytes, heureusement, il y a toujours moyen de ne pas trop se prendre la tête avec les réglages avant d’avoir suffisamment d’expérience. La position Auto permet d’obtenir des clichés d’assez bonne facture si on est peu exigeant. Dans ce mode, l’appareil va chercher le meilleur compromis entre ISO, ouverture du diaphragme et vitesse de l’obturateur. Je développerai ces modes de fonctionnement dans d’autres articles à venir.

Les autres réglages.

Le photographe sous-marin plus exigeant devra jouer avec plusieurs réglages, faire plusieurs essais en prenant son temps. En plongée l’eau est rarement identique d’une immersion à une autre, que ce soit à cause de sa turbidité, de l’ensoleillement ou de l’heure qu’il est. Et encore, je ne parle même pas des conditions de prise de vues nocturnes.

En plongée, les mouvements imprimés sur l’environnement par la houle ou les courants imposent souvent des prises de vue en vitesse rapide. Si on ne monte pas suffisamment dans les ISO, la photo se fera au détriment de l’étendue des zones nettes, ce qu’on appelle la profondeur de champ.

Pour obtenir des clichés nets sur une grande distance il faudra régler le diaphragme sur une petite ouverture, c’est à dire en choisissant une position repérée avec un nombre assez grand qu’on fait précéder de la lettre F. Par exemple F10, F11, F22. Malheureusement cela va nécessiter en général une exposition longue du capteur. Les mouvements de la cible seront alors perceptibles à travers un flou désagréable.

Prendre le temps de tester son matériel.

Quel que soit le fabriquant de l’appareil numérique, le fonctionnement global reste identique. En fait on n’obtient de bon résultats qu’après avoir passé beaucoup de temps en essais et parfois avec la décourageante impression qu’on n’arrivera jamais à rien. Avant de changer de matériel il faut être humble et réaliser que pour faire de la belle photo il faudra beaucoup de pratique et de patience.

Il faut savoir prendre son temps. La photo est une histoire de patience et de pugnacité. L’avantage certain du numérique est de vous donner la possibilité de parfaire vos clichés avec quelques retouches à l’ordinateur. Il ne s’agit pas de truquer ses photos mais plutôt d’utiliser quelques outils bien pratiques pour vous permettre de garder quelques beaux souvenirs pour les partager ensuite en famille par exemple.

En cas de dominante de couleur désagréable liée à la source de lumière, dominante jaune en général mais parfois rouge, on pourra récupérer une tonalité plus réaliste en jouant sur la balance des blancs soit sur l’appareil lui-même mais aussi en post production sur son ordinateur. Vous n’avez pas fini d’y passer des heures !!

Si cet article vous a plu…

Si cet article vous a plu, ne ratez pas ceux qui vont bientôt suivre. J’aborderai les autres réglages des appareils numériques, j’en reparlerai d’ailleurs très vite à l’occasion du 1° anniversaire du blog le 8 novembre prochain. En attendant n’hésitez pas à partager l’adresse de ce blog et de le conseiller autour de vous. Un petit commentaire sympa me fera vraiment plaisir, prenez quelques secondes pour l’écrire, ce n’est pas très long mais tellement motivant pour moi. A très bientôt donc…

 

La retouche des photos de plongées




La retouche photo.

Peut-on améliorer une photo de plongée ?

Lorsqu’on prend le temps de regarder ses photos de plongée, on se rend compte que certaines que l’on pensait sans intérêt, parce qu’un peu floues ou pas assez colorées, pourraient très bien être améliorées en utilisant un logiciel de retouche photo capable de leur redonner de la netteté ou du contraste. Améliorer une photo c’est toujours le gage du plaisir de la partager plus tard.

Ne pas croire aux miracles.

C’est une évidence, avec une 2 chevaux on ne pourra jamais faire une formule 1. En photo c’est un peu pareil, si votre photo est floue il y a peu de chance que même le plus sophistiqué des programmes informatiques puisse inventer des détails que votre appareil n’aura pas réussi à enregistrer sur le cliché.

Cela veut-il dire pour autant que tout est perdu ? Heureusement pour nous la réponse est non. On peut ne pas croire aux miracles et trouver pourtant par la technique le moyen d’améliorer une prise de vue qui y ressemblent beaucoup.

Supprimer la couleur dominante.

J’en ai déjà parlé dans un article précédent, en plongée on est souvent amené à utiliser pour la photo ou le film des sources de lumières artificielles. Celles-ci sont caractérisées par la longueur d’onde propre à leur technologie. C’est ce qu’on appelle leur température de couleur. L’appareil photo enregistre sans discernement la réalité d’une situation. Si votre source autonome éclaire avec une dominante jaune, vous retrouverez cette dominante sur la photo.

Pour supprimer une couleur dominante il existe plusieurs moyens. Les logiciels de retraitement d’images regorgent de réglages précalculés qui fonctionnent plutôt pas mal. Ils portent souvent des noms du style « couleur automatique » ou bien « Ton automatique » ou encore « contraste auto ». Bien qu’assez efficaces, ces réglages, qui ne sont pas spécialement destinés à la photo sous-marine, donnent des résultats sensiblement trop marqués.

Il vaudra mieux utiliser dautres réglages plus sophistiqués dans lesquel vous aurez la possibilité d’ajuster certains paramètres comme par exemple le nombre de pixels touchés par la modification. Photoshop dispose par exemple d’une commande très intéressante du menu Réglage appelée « Variante ». Cette commande permet de choisir certaines corrections dans les tons clairs, moyens ou sombres. Une autre possibilité toujours dans les menus « réglage » est d’utiliser un filtre d’exposition puis de réajuster la luminosité ou la saturation.

Le résultat après plusieurs tatonnements peut être assez bluffant. Au début ce travail semble difficile et peu efficace, mais lorsqu’on a acquis la maîtrise des réglages avec de l’expérience, on mesure toute la puissance des logiciels et on arrive finalement à faire des choses surprenantes.

Améliorer la netteté.

Améliorer la netteté d’une image est un des réglages les plus délicats à utiliser. Les logiciels de traitement de photos proposent toute une série de filtres très pratiques pour obtenir des effets graphiques surprenants. Parmis ces effets on en trouve un appelé « renforcement ». En choisissant cette option on accède à des réglages permettant d’améliorer la netteté des contours ce qui contribue à rendre une image bien plus belle. Le résultat n’est cependant pas toujours au rendez-vous car il dépend des paramètres choisis. 3 paramètres sont à définir dans photoshop par exemple: Le gain à régler entre 100 et 200% ou plus au besoin, Le rayon concernant le nombre de pixels modifiés à choisir entre 0,5 et 4, le seuil à positionner sur zéro pour les cas difficiles.

Certains logiciels comme Photoshop proposent aussi une alternative intéressante en travaillant sur des fusions de calques. Après avoir dupliquer le calque d’origine on applique dans le menu « filtres/divers » un filtre passe-haut dans lequel on sélectionne la quantité de pixels à traiter, un choix de 2 va très bien en général. Dans le menu « calque » on applique un style de calque de fusion en lumière vive dans lequel on pourra tester différentes opacités. Après fusion de tous les calques on récupère une image vraiment améliorée au niveau de la netteté.

Attention, la gourmandise est un vilain défaut (il paraît). Vouloir pousser les réglages un peu trop loin c’est prendre le risque d’introduire dans l’image tout un tas de perturbations qui risquent fort de la dénaturer complètement. Il est donc prudent de toujours travailler sur une copie de la photo originale. En cas de problème, on pourra effacer cette copie et recommencer le travail en repartant de la photo initiale.

Apprendre à travailler avec des logiciels.

Plutôt que de se disperser à travailler avec plusieurs logiciels de traitement d’images, je pense qu’il est plus efficace d’en choisir un et de l’exploiter à fond. Bien que ce ne soit pas très difficile, cela demande tout de même un temps assez conséquent. Il vaudra donc mieux être un spécialiste d’un logiciel plutôt que nul dans plusieurs.

La retouche photo peut devenir un outil de création graphique particulièrement riche car les limites des logiciels sont sans cesse reculées. A vrai dire, ils deviennent tellement puissants qu’on finit par ne plus savoir quoi faire tellement les choix sont vastes.

Avec les logiciels on peut vraiment se faire énormément plaisir et obtenir des productions d’une qualité à couper le souffle. Ce serait dommage de ne pas en profiter, surtout que certains sont gratuits et qu’ils n’ont pas grand chose à envier aux softs professionnels vendus en général une petite fortune.

Conclusion.

Travailler ses photos c’est réellement une source de plaisirs très agréables. Il y a là tout un monde à découvrir qui vous permettra de profiter à fond des images que vous aurez ramenées de vos nombreuses plongées. Alors n’hésitez plus, osez la retouche d’image comme les pros.


La video en plongée sous-marine au bassin d’Arcachon avec le RX100




La video en plongée sous-marine au bassin d’Arcachon avec le RX100

La video en plongée sous-marine, un vrai plaisir

18 avril 2015.

Pourquoi le choix du RX100 ?

Le RX100 que propose SONY est un compact expert capable de très bonnes performances aussi bien en mode photo qu’en mode vidéo. SONY a beaucoup fait progresser ce modèle (sorti en été 2012) à travers deux versions mark II et Mark III, bientôt la IV. La version III du RX100 est époustouflante en plongée de nuit. Elle produit des images d’une pureté à tomber par terre si on l’associe à une optique macro de qualité professionnelle avec un peu de post-traitement sur ordi.

Mon budget ne me permet pas pour l’instant d’acquérir cette version, rien de bien embêtant, le modèle de base me donne encore pleine satisfaction. Son capteur de 20 Megapixels et les programmes de traitement d’images proposés par le constructeur laissent une grande marge de manœuvre pour adapter la prise de vue aux conditions difficiles du bassin d’Arcachon.

fleurs blanches nudibranche

Le RX100 est petit, léger, réactif, efficace en faible lumière, et surtout, il filme en haute définition à 50 images par seconde. En plongée de nuit il permet d’obtenir d’excellentes photos en macro malgré la turbidité de l’eau. En mode photo le cinéaste amateur se voit offrir un large choix de fonctionnement, de l’automatique total au réglage de la priorité à la vitesse ou à la profondeur de champ.

Choix du réglage de mode de prise de vue choix du mode d'enregistrement

Justement, quel choix sélectionner, automatique ou manuel ?

Tout dépend de l’objectif à atteindre ou du besoin immédiat. L’automatique est très pratique pour réagir avec rapidité. Il suffit d’enclencher le mode vidéo par un simple appui sur le bouton de cette fonction à l’arrière de l’appareil. Les réglages sont parfois délicats à atteindre avec les gants en hiver au dos du caisson étanche. Dans ce mode l’appareil gère très bien tout seul la balance des blancs ( ce sujet fera l’objet d’un prochain article) et optimise la prise de vue en favorisant la vitesse. Cela peut être gênant si on veut une grande profondeur de champ. Dans ce cas il vaudra mieux passer par la molette de sélection des fonctions qui donne le choix en manuel entre les différentes priorités.

Le gros avantage du RX100 Mark 1 est de laisser à l’opérateur la possibilité de prendre des instantanés tout en filmant, ce que d’autres compacts n’autorisent pas (Une possibilité qui n’est plus présente sur la version Mark 3.). De moins bonne qualité qu’en mode photo normal, ces clichés sont tout de même largement intéressants. Cependant, si le courant est fort et l’eau chargées de particules il peut y avoir de nombreuses anomalies, des aberrations dans l’image créées malheureusement par un autre réglage de l’appareil, le mode d’image justement.

Quelle différence entre un enregistrement 50i et un 50p ?

La différence entre mode 50i et 50p ne saute pas immédiatement aux yeux. la sélection s’effectue dans le menu vidéo. 50 signifie que l’appareil enregistre 50 images par seconde. C’est excellent pour la haute définition. En gros plus le chiffre est élevé plus la vidéo sera de qualité et facile à ralentir au montage. En mode 50i, l’image est dite entrelacée, c’est à dire que l’appareil n’enregistre que la moitié d’une image à la fois. Si l’objet filmé est rapide, le programme va avoir du mal à « recoller » les morceaux et des aberrations sous forme de petits traits disgracieux et très difficiles à traiter vont apparaitre. Sur la partie film ça passe relativement inaperçu mais pas sur les photos prises en filmant. Le mode 50p permet lui d’enregistrer une image complète en une seule passe. Cela améliore la qualité, par contre, la quantité de données à traiter par les algorithmes des programmes augmente et risque de ralentir notamment les transferts vers la carte mémoire.

Quelle carte mémoire installer dans l’appareil ?

Le choix est vite fait pour une carte mémoire: la plus rapide qui soit. Aie !!, je n’avais pas pensé au budget ! Évidemment, puisque on filme en haute définition, chaque séquence est de taille conséquente. Disons que pour être tranquille sur une sortie, 8 Go suffisent mais cela oblige à vider la carte pour la plongée suivante. Un choix de 64 Go assure une mémoire assez grande pour plusieurs plongées successives. 32 Go semble un choix suffisant. Quelle que soit la carte mémoire, un peu comme un disque dur, il faudra veiller à ne pas la saturer car cela la ralentit.

Les cartes les plus rapides actuellement sur le marché ne sont pas strictement nécessaires, elles sont faites pour la vidéo 4K, et le RX ne gère pas cette norme.

Des séquences vidéos de qualité pour assurer un montage de qualité.

Faire des séquences vidéos de qualité n’est pas si facile que ça. En plongée, le temps ne semble pas passer à la même vitesse. La sortie paraîtra toujours trop courte, même au bout d’1h30. Pendant qu’on filme en plongée, au contraire le temps parait plus long, le débutant aura alors l’impression d’avoir filmé assez longtemps une séquence et décidera de la couper. Mais au visionnage c’est la déception, le clip est bien trop court, là c’est la rage. Alors petit conseil, prenez votre temps. Si une séquence est trop longue au montage le logiciel pourra la retailler très facilement.

Eviter les images qui tremblent.

Une image qui tremble rend tout de suite un film assez désagréable. Le RX100 stabilise assez bien les images par programme, mais pour obtenir de belles images justement, le mieux est de ne pas bouger du tout. Au bassin malheureusement, c’est plus facile à dire qu’à faire. Le courant joue un peu avec le photographe comme le vent avec une voile. Et quand ce n’est pas le courant qui gêne, c’est les points d’appuis qui manquent. Il faudra alors bien savoir jouer du poumon ballast si on veut s’en sortir pas trop mal.

Et si on enregistre autrement qu’en haute définition ?

Enregistrer un film en haute définition, c’est le gage d’un plaisir assuré au visionnage. Oui mais bon, et si le film c’est juste pour youtube ? Ben, je dirais que qui peut le plus, peut le moins, il sera toujours possible de diminuer la résolution avec le logiciel de montage. Par contre avec un film minable on ne fera jamais une merveille, c’est certain.

Quelle lumière pour la vidéo ?

La gestion de la lumière en mode vidéo est vraiment quelque chose à ne pas négliger comme nous l’avons vu dans un article précédent sur la température de couleur. J’utilise uniquement des lampes LED « lumière du jour ». Le rendu des couleurs est assez fidèle en eau assez claire. En eau fortement troublée de particules, la dominante jaune provoquée par l’absorption devient nettement visible. On peut néanmoins la diminuer sensiblement avec un logiciel de montage en faisant quelques essais ou bien faire comme les pros des réglages de balance des blancs de temps en temps.

Un film c’est bien, mais bien cadré c’est encore mieux.

Tout d’abord, un clip bien cadré, c’est l’assurance d’un certain plaisir au visionnage. Comme en photo, il faudra éviter de centrer systématiquement l’objet du clip. La règle du tiers marche très bien, elle donne de l’espace devant un animal en mouvement. Deuxième règle, éviter à tous prix les changement de plans rapides. En prise de vue on ne se rend pas compte de l’impact que ça a sur l’image, mais au montage l’image qui bouge sans arrêt ou trop vite c’est catastrophique, presque autant que d’avoir le mal de mer sur un bateau qui tangue.

L’amateur vidéaste doit s’obliger à respecter ces quelques règles très simples, même s’il n’est pas forcément facile de les mettre en œuvre.

Bonnes plongées et bons films. A bientôt.