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Osez la vidéo sous-marine.

La vidéo sous-marine nocturne.

Pourquoi un article sur la vidéo nocturne ?

La vidéo sous-marine nocturne est devenue pour moi un espace de détente et d’émerveillement. Cela fait 22 ans déjà que j’arpente la nuit les rochers du Cap Ferret et les sables d’Arcachon. Comme tout le monde, j’ai passé mes premières années subaquatiques à balader tranquillement avec pour seul objectif de passer un moment agréable sous l’eau en observant la faune sous-marine.

En 2003 j’ai fait l’acquisition d’un appareil photo Canon G3 que je montais dans un caisson étanche Ikélite. J’ai très vite pris un goût prononcé pour la photo sous-marine malgré le peu de performances de l’appareil. Mais bon, certaines images étaient vraiment sympas et j’en étais finalement assez fier. Avec 3 Mpx on ne pouvait tout de même pas demander le summum de la qualité.

Côté éclairage j’avais bricolé une platine qui accueillait le caisson étanche et deux phares halogènes de 50 watts. Une démarche sportive puisque l’ensemble avoisinait les 8 kilos.

Quelques années plus tard, j’ai enfin délaissé mon G3 pour un compact Sony HX20V toujours en caisson Ikélite. J’avais enfin la possibilité de faire du film de très bonne qualité. Depuis lors, je n’ai eu de cesse de filmer poissons, crustacés et mollusques.

Pourquoi cet article sur la vidéo nocturne ? Disons que je suppose que quelques photographes sous-marins aimeraient bien se mettre à la vidéo, alors autant leur adresser conseils techniques et pratiques pour qu’ils se laissent tenter.

La vidéo sous-marine nocturne c’est tout simplement magique. Bien la maîtriser, c’est l’assurance de ramener en famille de superbes images très colorées et très originales. La nuit dans la lumière des phares, tout s’éclaire de couleurs somptueuses. De plus, beaucoup d’espèces animales sont nocturnes et donc par principe impossible à observer la journée. D’où l’intérêt des plongées de nuit.

La lumière, une nécessité.

Avoir une bonne lumière et donc un bon éclairage en plongée de nuit c’est vraiment essentiel, plus encore si on fait de la vidéo. Avoir une lumière homogène est vraiment une nécessité incontournable. De fait il faut tout de suite réaliser qu’un phare pour la vidéo doit posséder des caractéristiques bien précises.

Premièrement, la lumière doit être puissante, j’ai parlé de cela dans un article précédent sur les lampes et les phares de plongée. Attention, plutôt que de parler de puissance en watts, comme on le fait pour une ampoule à la maison, il vaut mieux parler de flux lumineux, (Voir mon article sur les grandeurs physiques en photographie). Beaucoup de fabricants ont délaissé les watts pour les lumens. Attention toutefois, cette information en lumens est parfois à discuter car plus ou moins fiable.

L’eau absorbe très vite la lumière et il sera nécessaire de disposer de beaucoup de lumens en plongée de nuit, un minimum de 5000 lumens est tout juste acceptable, c’est pour dire !!

Deuxièmement: La source de lumière ne doit pas provoquer d’ombres disgracieuses. Il faudra donc disposer d’au moins 2 lampes ou phares placés de part et d’autre du caisson étanche. Une petite lumière d’appoint placée au-dessus de la cible permettra avec bonheur de mieux équilibrer l’éclairage.

Troisièment: Il ne doit pas y avoir de point chaud au centre du faisceau. Sinon il provoquera des zones surexposées qui vont dénaturer l’image.

Quatrièmement, La zone éclairée doit être la plus grande possible. Les lampes ou les phares devront donc avoir un angle de faisceau d’au moins 90 à 110 degrés, au-delà, on pert très vite en efficacité lumineuse.

Cinquièmement: Chaque source de lumière autonome possède une dominante de couleur. Les fabricants annoncent dans leurs descriptifs la température de couleur du matériel en faisant référence à des Kelvins. Cette information permet d’évaluer la couleur dominante produite par la lampe ou le phare. Je vous laisse découvrir ça dans mon article sur les températures de couleurs.

Incidence de la turbidité de l’eau la nuit.

La turbidité de l’eau est le pire ennemi en plongée de nuit. En effet, le capteur numérique de la caméra enregistre sans accommodation, contrairement à l’oeil humain, qui adapte notre ressenti à ce que l’expérience nous a déjà appris. Le capteur donnera donc une image plus près de la réalité que ce que nos yeux et notre cerveau ont cru voir. Le résultat est souvent moins agréable que ce qu’on pensait avoir vu.

Ainsi lorsque l’eau est turbide, chargée de particules ou de planctons, même avec des lampes à la lumière bien blanche, l’image produite sera très colorée d’une dominante jaune assez désagréable. De plus, l’eau turbide absorbe si vite la lumière qu’au delà d’un mètre de distance il est quasi impossible d’éclairer suffisamment un poisson ou une zone rocheuse.

Le manque d’éclairement est compensé par l’appareil numérique en ouvrant le diaphragme à fond. L’image en devient très floutée car la profondeur de champ se trouve très réduite. Et cela d’autant plus si on veut utiliser une lentille grossissante.

Comment faire son choix ?

Pour faire le choix du bon matériel il faut avoir en tête quelques notions simples.

Pour le matériel, tout d’abord, parlons puissance: Pour faire du film il faut beaucoup de puissance et donc beaucoup de lumens. Personnellement, j’associe plusieurs lampes différentes qui m’autorisent un bon rendement lumineux aux environs de 10000 lumens. Le nombre parait énorme mais pas du tout, c’est presque un minimum.

Ok, et si on a que l’information en watts ? Dans ce cas on peut faire un calcul approximatif très simple en multipliant la puissance annoncée par 10 pour obtenir une équivalence en lumens ( mais cela reste vraiment très approximatif).

Le fait d’utiliser plusieurs lampes ou phares permet de moduler l’éclairage pour l’adapter au besoin. Il est évident que si l’on filme une surface claire, balancer toute la puissance va cramer la netteté et les couleurs. Par contre, toute la puissance disponible sera la bienvenue si l’on veut faire un champ large pour suivre par exemple un congre en pleine eau ou faire un panorama sur un abrupt de rochers.

Evidemment, plus l’eau sera claire et plus il sera facile d’éclairer loin avec un éclairage « standard ». Dans de l’eau même légèrement turbide, pas moyen de faire un film sympa à plus d’1 mètre, allez, 1,5 m tout au plus.

Côté pratique.

En pratique, c’est les particules dans l’eau qui gênent le plus le photographe et le cinéaste sous-marins. J’ai expliqué il y a peu dans un précédent article comment éviter au maximum l’impact des particules. Pour simplifier sans refaire ici la démonstration, disons que si vous ne voulez pas avoir de particules en photo ou film de nuit, le mieux et de ne pas les éclairer.

Voila une lapalissade pas si évidente que ça à mettre en pratique. Disons que sur un plan large, les lampes devront être largement écartées de l’axe optique de la caméra. Pour les plans serrés en macro, là ce n’est pas facile à mettre en oeuvre, l’idéal serait presque d’avoir des lampes positionnées à la perpendiculaire (90°) de l’axe optique de la caméra. Pas de secret, c’est votre expérience et vos échecs qui vous permettront de faire les bons choix à l’usage.

Et en ce qui concerne le choix d’une caméra ?

Comme j’aime à le rappeler parfois dans mes articles, je ne suis ni revendeur, ni spécialiste de test en appareillage. Ce que je vous livre ici sont des informations tirées de mon expérience.

J’utilise depuis quelques années maintenant un compact Sony RX100 dont j’ai fait une présentation sur ma page « Matériel ». Ne comptez donc pas sur moi pour vanter du matériel que je ne connais pas. Fouillez les forums de plongée pour vous faire une idée en observant les commentaires des uns et des autres tout en restant attentifs à ne pas vous laisser séduire par les enjolivures qu’on peut parfois y trouver. Comparez les avis sur plusieurs sites et faites vous votre propre opinion.

Turbidité en amélioration.

Turbidité en amélioration

Dimanche soir j’avais l’occasion d’aller sur le bassin en souhaitant une amélioration de la turbidité. Et les élections alors ?? Ben a vrai dire j’avais plus envie d’aller voir les poissons que de me taper 3 heures de débats stériles pour savoir qui pense quoi de qui et quand et pourquoi et gnagnagna…. J’ai déjà mon choix et ça me suffit grandement car je ne fais aucune confiance à l’appareil journalistique.

Bref bonne pioche puisque l’eau montrait bien plus de clarté que de turbidité. Franchement, Hortense avec 3 mètres de visibilité ça vaut vraiment le coup !

Vous avez plusieurs photos de la soirée dans ma page JOURNAL, je vous invite donc à les découvrir après avoir visionné le petit clip que je vous propose juste plus bas.

Il s’agit d’un petit clip de montage de quelques prises de vue sur des anémones et des dahlias de mer dans la zone des 18 m au Cap Ferret au bassin d’Arcachon.

J’espère que vous aurez trouvé le clip intéressant. J’avais juste envie de vous montrer que tout mérite qu’on passe quelques secondes immobile à observer ce qui d’habitude n’est que survolé.

Bon weekend à tout le monde et bonne plonge si vous mettez la tête sous l’eau malgré les gros coefs.

Reprise de mes activités sur le blog

Le retour.

Depuis la fin février je me suis montré très discret sur le blog. Ce n’est pas que je n’ai rien à y montrer mais juste que deux éléments sont venus perturber un peu le quotidien.

Tout d’abord, comme je viens de le décrire dans mon dernier article sur le manque de visibilité au bassin d’Arcachon, la turbidité depuis presque 1 mois et demi et si mauvaise qu’il ne sert presque à rien de faire le déplacement.

Ensuite, j’ai eu la chance du 13 au 23 mars de passer quelques jours en martinique. Evidemment vous comprendrez facilement que je n’avais pas le coeur à me remettre à l’eau tout de suite après avoir profiter de la limpidité de l’eau et d’une température de la surface jusqu’au fond de 27°.

Mon voyage en Martinique.

Vous devez vous douter que j’ai fait le plein de belles photos. Je vais profiter du weekend pascal pour vous concocter un petit résumé dans la page « Voyages« . Je vous invite donc à être attentif à ce que je vais publier les prochains jours.

Comme vous pouvez le voir il y aura de très belles photos que je vous invite à découvrir pour certaines en haute résolution sur ma page facebook. Utiliser le lien qui vous propose de vous y amener et n’hésitez pas à laisser un petit commentaire, ça me fera vraiment beaucoup plaisir.

Reprise des plongées au bassin.

Les Antilles c’est bien mais bon, c’est pas encore demain la veille qu’on aura la même chose au bassin, surtout avec les dragages des ports qui génèrent une eau très fortement chargée en boues et en particules.

Bref, dès hier soir j’ai pu enfiler à nouveau une combi épaisse pour tenter une plongée de nuit sur les péreys d’Arcachon. N’hésitez pas à visiter ma page « Journal » pour découvrir quelques photos parfois surprenantes.

Plongée de nuit découverte à besoin de vous pour se faire connaître, vous avez toute ma gratitude de participer à sa diffusion en parlant du blog autour de vous. Merci d’avance pour votre aide.

Je vous souhaite bien évidemment de bonnes lectures dans mes pages et également un excellent weekend Pascal, à bientôt.

Autofocus et photo sous-marine

L’autofocus en photo sous-marine.

En regardant les photos de plongée que je trouve de temps en temps sur le net, il m’arrive de me dire: « Oula! dommage, avec un peu de netteté la photo aurait peu être très sympa ! ». Avec un peu de recul je me rend compte que j’ai mis pas mal de temps moi-même pour arriver à faire des photos de macros sous-marines qui tiennent la route. Cet article est donc une suite logique à mes précédents articles sur la lumière, la profondeur de champ, la retouche photo et d’autres encore.

Un des principaux soucis que le photographe, débutant ou non, rencontre avec un appareil photo c’est de comprendre puis de maîtriser les nombreux réglages des boitiers numériques utilisés en caissons étanches. En plongée sous-marine, la principale difficulté réside dans le fait que les appareils photos (reflex, hybrides et compacts) sont calibrés en laboratoire pour fonctionner au mieux en mode terrestre et au cours de la journée, c’est à dire avec beaucoup de lumière. Mais pas de chance, j’en ai parlé dans mes articles sur la turbidité par exemple, en plongée l’eau absorbe la lumière en grande quantité et très rapidement.

Heureusement, ou plutôt malheureusement, certains des automatismes sensés nous faciliter la vie vont au contraire nous la compliquer en photo sous-marine. Parmi ceux-ci on trouve l’autofocus. Mais l’autofocus c’est quoi ?

L’autofocus.

autofocus

On trouve dans les menus des appareils numériques quantités de réglages, ici 3 exemples de sélection en fontion de l’objet dont on souhaite la netteté.

Comme rien n’est simple, quand on discute d’autofocus il vaut mieux savoir duquel on parle car en effet, il en existe plusieurs types.

Deux types d’autofocus.

Le premier type est l’autofocus dit actif. Assez performant sur des objets peu contrastés ou peu éclairés, il a le gros inconvénient d’être capable de faire la mise au point sur tout objet qui viendrait s’intercaler entre l’objectif et la cible. Hors, en plongée, il n’est pas rare que l’eau soit chargée de nombreuses particules. Ce mode peut donc être gênant, surtout en plongée de nuit.

Le deuxième type est l’autofocus passif. Deux technologies sont utilisées dans ce mode. La première fonctionne par tâtonnements, l’appareil mesure les contrastes sur une image, il teste différents contrastes et déduit que la photo la plus nette sera celle au contraste le plus élevé. Cette technique bien que lente donne de bons résultats. La deuxième méthode consiste à séparer un faisceau de lumière en deux parties et d’effectuer en les comparant une estimation de la distance d’une cible.

Bon, c’est bien beau tout ça mais pourquoi alors certaines photos sont si floues ?

Les collimateurs.

L’appareil photo n’est pas télépathe, il n’a aucun moyen de savoir ce qui vous passe par la tête au moment ou vous appuyez sur le déclencheur. Intéressant, mais alors comment fait-il ?

En fait c’est assez simple à comprendre. Pour qu’une photo soit nette, il faut que l’appareil décide sur quel objet il doit faire la mise au point. Facile à imaginer mais pas à faire tant les cas de figure peuvent être nombreux et variés. Est ce qu’on veut que toute la photo soit nette ou bien juste une toute petite partie. Est-elle en premier plan ou au contraire assez éloignée. Est-elle toute petite ou bien de bonne dimension. Est-ce une photo d’ambiance ou une macro difficile. Bref autant de cas très différents qui nécessitent que l’opérateur dise au boitier numérique ce qu’il doit faire.

C’est les collimateurs qui vont permettre de définir la netteté. Un collimateur est un petit capteur représenté par une petite zone de l’image identifiée la plupart du temps par un carré lumineux. Chaque constructeur dispose un certain nombre de collimateurs disposés de façon géométrique. On aura par exemple un collimateur placé au centre de l’image et qui calculera la netteté uniquement à cet endroit. Mais si le sujet principal de la photo n’est pas au centre de la photo, celle ci sera loupée. Pour la réussir il faudra utiliser un collimateur décentré sur l’objet qui doit être net sur la photo. Les constructeurs ont donc prévu que l’opérateur puisse lui-même faire le choix du collimateur qui va bien.

Lorsque l’appareil photo a réussi la mise au point sur un collimateur, celui-ci s’entoure d’un cadre lumineux vert en général. Pour autant, rien ne garantit la qualité du résultat, en effet, une cible peut être immobile, là c’est simple évidemment. Mais si la cible est en déplacement rapide, le temps d’appuyer sur le déclencheur, la mise au point aura perdu de sa finesse. Pour faire face à ce problème, les appareils numériques intègrent une fonction de suivi automatique. Le problème c’est qu’en plongée, surtout en plongée de nuit, tout déplacement de la cible ou de l’appareil photo se transforme vite en catastrophe. Bon, ok, comment faire alors pour espérer avoir une photo nette ?

Obtenir une photo nette en plongée.

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Beaucoup de facteurs peuvent contribuer à provoquer un floue sur vos photos, mieux vaut prendre son temps et peaufiner ses réglages, même si cela prends plus de temps. Comparez ces deux photos, celle de gauche est floue, celle de droite bien nette et agréable à regarder.

Respecter plusieurs règles/

Premièrement, pour obtenir une photo nette, il faut avoir suffisamment de lumière, pas question de faire de la photo sans lumière. La plupart des photographes choisissent d’utiliser un flash extérieur au boitier, voire deux parfois. Les techniques de synchronisation des flash que ce soit par câble ou par fibre optique se sont très améliorées. Elles permettent d’obtenir des vitesses d’obturation rapides et donc de limiter les effets de bougés. Sinon il faut embarquer plusieurs lampes de forte puissance. Reste que des lampes n’auront jamais l’efficacité des flashs. Par contre, par leur température de couleur, elles donneront un charme certain à beaucoup de photos.

Deuxièmement, l’objet photographié doit être le plus contrasté possible. En effet, le capteur numérique n’est pas devin, comment pourrait-il distinguer un objet noir sur un fond noir, compliqué. Par contre, un carré blanc sur un fond noir va nous sauter au yeux.

Troisièmement, éviter autant que possible les modes tout automatique et d’une façon générale tous les réglages préétablis par les constructeurs mais privilégier plutôt les modes priorité à la vitesse, au diaphragme ou même le tout manuel. C’est plus complexe au début mais on finit par trouver ses marques assez rapidement.

Quatrièmement, toujours s’assurer d’une vitesse d’obturation importante. Autant que possible, ne jamais avoir une vitesse plus lente que le soixantième de seconde. L’idéal est au minimum de prendre une photo avec une vitesse égale au double de la longueur focale. Par exemple pour une longueur de focale de 50 mm, l’idéal serait de ne pas avoir une vitesse d’obturateur inférieure au centième de seconde.

Cinquièmement, stabiliser l’appareil pendant la prise de vue. Ca parait idiot, mais pour réussir une photo en tenant l’appareil d’une main pendant que l’autre vous sert à vous tenir à un rocher pour luter contre le courant, ben c’est pas gagné d’avance. Non, l’appareil doit être bien stable, tenu à 2 mains ou bien appuyé sur un support le plus immobile possible.

Sixièmement, anticiper la photo. Les appareils numériques regorgent de réglages possibles, vous pouvez par exemple sélectionner un seul collimateur pour faire une mise au point précise sur une toute petite partie de la photo. Au contraire, si l’objet est plein cadre, vous aurez à sélectionner dans les menus le plus grand nombre possible de collimateurs. Bon d’accord, facile à dire, surtout qu’on a pas toute la journée devant soit quand on est en immersion, le temps semblant passer 2 fois plus vite que la normale.

Septièmement, On y pense pas assez mais le choix de la sensibilité ISO est primordial, point de salut pour la photo au-delà de 400 ISO en photo de nuit par exemple si vous travaillez avec des lampes LED ou autres. Au flash, tentez l’ISO le plus petit.

Autofocus ou pas ?

Mon expérience au RX100 en macro de nuit sous éclairage LED me fait vous conseiller de choisir le mode priorité à la profondeur de champ. Il s’agit de garantir le plus de netteté possible, surtout si vous pratiquez comme moi la macro extrême en milieu naturel ( les cibles font parfois moins de 3 à 5 mm).

Et c’est tout ?

Non, ce n’est pas tout, munissez-vous de patience ce sera déjà pas mal. Ensuite évidemment il y a d’autres facteurs qui tiennent plus à la construction de votre appareil qu’à votre compétence technique. Je pense notamment à la qualité de l’optique ou à la performance du capteur numérique, mais ça c’est une autre histoire….

Voir des nudibranches à Arcachon

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Chercher les nudibranches.

Polycera de dos  P2N Flabeline arveloi

Un peu d’alchimie cérébrale.

Tiens tiens avant de parler des nudibranches, pour une fois si on parlait plongée avec un petit jeu de mots d’alchimie ? Voyons voir ça, humm humm, vous rentrez de la plongée on vous dit: alors ? comment t’as trouvé l’eau ? C’est donc en toute logique que la personne croit que vous la cherchiez. Mais chercher, vous serez d’accord, c’est jeter un oeil , et si on ne voit rien c’est que la chose est bien cachée. Il suffit de regarder, c’est à dire poser le regard au bon endroit pour…. trouver….donc pourquoi pas l’eau effectivement !! Oulà, je dois plus aller bien moi, revenons plutôt à la plongée où le regard cette fois-ci a toute son importance.

Généralités.

Parmi les généralités et les réflexions de quelques plongeurs que j’ai pu entendre par le passé, quelques-unes étaient du style: « Boff, le bassin, c’est toujours pareil, on y voit rien, y a pas grand chose ». Et en effet, à première vue les sites les plus fréquentés par les plongeurs locaux ne présentent pas une richesse fantastique, mais à première vue seulement. Tout le monde a déjà vu évidemment des anémones bijoux, des éponges, des algues grisâtres qui recouvrent les rochers, des ferrailles un peu partout, parfois dangereuses d’ailleurs….Bref pas de quoi s’éclater, hé bien pas du tout, il suffit de mieux regarder pour pouvoir s’émerveiller des toutes petites choses.

Dans un article précédent, je faisais un petit comparatif sans prétention entre « voir » et « observer » car il y a beaucoup à dire sur ces deux actions et ce que chacune peut nous apporter. « Qui veut voir doit d’abord regarder« , ça paraît bête comme chou mais pourtant ce n’est pas dénué de bon sens.

Bon, allez-vous dire, et alors ? Et ben alors voilà: regarder, c’est poser son regard, mais ça sous-entend que l’environnement le permette, ce qui se traduit au bassin par avoir une eau claire, chose rare. Il faut reconnaître qu’avec 50 cm en hiver par exemple, on se demande quelle mouche nous pique d’aller plonger. Ensuite, est-ce une plongée de jour ou une plongée de nuit ? Il y a une grande différence: le jour la lumière du soleil pénètre plus ou moins profondément selon l’état du ciel, l’heure ou l’époque de l’année. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, on voit beaucoup moins bien la journée qu’en pleine nuit si l’on dispose de l’éclairage qui va bien. La nuit, seules les lumières artificielles peuvent révéler la richesse sous-marine. On aura besoin en général de beaucoup de lumière artificielle et comme je l’ai déjà expliqué, la turbidité de l’eau absorbe très vite une grande quantité de lumière. Il faudra donc veiller à ne pas négliger le choix d’une lampe, d’une torche ou d’un phare. Je reviendrai sans doute bientôt sur ce sujet car on entend dire un peu tout et n’importe quoi à propos de la puissance lumineuse.

D’autre part, on le sait peu, 80% des espèces animales sont nocturnes, que ce soit sur terre ou sous l’eau. Plonger la nuit c’est par conséquent se garantir du plaisir de certaines découvertes. Bon, à une condition tout de même, c’est de savoir prendre le temps de vraiment regarder. Beaucoup de ce qui est caché est par nature tout petit et il faut se rendre à l’évidence, en plongée, chercher ce qui est petit, ce n’est pas facile. En tous cas, cela exclut de passer en coup de vent à 3 mètres au-dessus des rochers en se prenant pour un avion à réaction.

limacia clavigera  P2N Flabeline fond noir faceb

Parmi tout ce merveilleux petit monde à découvrir, il y a les limaces de mer dont les nudibranches font partie.

Comment voir des nudibranches au bassin d’Arcachon ?

Pour voir des nudibranches au bassin d’Arcachon il faut déjà comprendre ce qu’ils sont et quel est leur mode de vie. Ces petits animaux sont des limaces, en fait de petits mollusques sans coquille. Petits n’est pas un qualificatif exagéré, en effet certains ne mesurent pas plus que 3 à 4 mm. Nudibranches signifie textuellement « les branchies à nu ». Cela se traduit physiquement d’une façon assez surprenante par l’existance à l’arrière du dos de l’animal d’un panache coloré et rétractile, c’est en fait l’appareil respiratoire extériorisé du mollusque.

chromodoris Hortense le 27 12 2015 nudibranche croustillant hortense 6 decembre 2015

Le corps des nudibranches peut être lisse ou recouvert de nombreux tentacules plus ou moins gros selon l’espèce, il possède en général des couleurs tout simplement magnifiques. Un mimétisme parfait avec l’environnement rend souvent la détection des plus petits particulièrement délicate. La tête ressemble un peu à celle de nos escargots. Sur le devant de tête se trouve une paire de 2 tentacules assez grands et très mobiles qui servent à tatonner. Un peu plus loin, une deuxième paire rétractable appelée les rhinophores pointe vers le ciel. A ce niveau on peut distinguer, parfois avec difficulté, l’ébauche plus ou moins évidente de deux minuscules yeux sombres.

coryphelle 3 P2N Faceline P2N

Les nudibranches ont parfois des régimes alimentaires très sélectifs qui imposent à l’animal de vivre directement au contact de sa subsistance. Avec l’habitude on finit par reconnaitre ses aliments ce qui permet de cibler les recherches sur une zone peu étendue. Il peut s’agir d’éponges, de tuniciers, de bryozoaires ou encore d’hydraires, voire parfois des pontes de poissons. Certaines limaces consomment même des anémones, en stockant leur venin elles se rendent très peu goûteuses pour les prédateurs. Certaines nourritures sont saisonnières comme les hydraires tubulaires par exemple qui disparaissent totalement des rochers dès que la température de l’eau dépasse 14 à 15°. Les très nombreuses flabelines qui s’en régalent et y pondent leurs oeufs au début du printemps disparaissent en même temps, c’est bien dommage. On le voit, pour trouver des nudibranches ils faut avant tout savoir décrypter l’environnement et prendre son temps.

D’autres considérations sont également très importantes. Les nudibranches sont très fragiles et très légers. par conséquent les courants violents des marées du bassin peuvent facilement les emporter. C’est pour cela qu’il vaudra mieux les chercher soit sur les flancs de rochers à l’abris du courant ou bien à l’entrée de quelques cavités dont les limaces de mer aiment coloniser les plafonds. On va donc trouver certaines espèces à des endroits très particuliers que seuls le temps et la pratique permettent de reconnaître du premier coup d’oeil. Heureusement, ces petits animaux sont des fous de la reproduction et batifollent en grand nombre laissant sur les rochers ou accrochés aux tiges des hydraires des paquets d’oeufs eux aussi particulièrement intéressants.

Reconnaître les nudibranches est une affaire de spécialistes, il n’y a pas de honte à se tromper de temps en temps. Il en existe une quantité d’espèces assez phénoménale dont au moins une bonne vingtaine, ou même plus, peuplent le bassin d’Arcachon.

Où les voir ?

Je ne prétends pas être un grand spécialiste en biologie marine ni même pratiquer la plongée partout au bassin. N’étant pas en club, je me limite aux plongées accessibles depuis le bord. J’ai donc décrit ces lieux dans un précédent article.

Le site principal reste, et de loin, le plus populeux et le plus beau. Il s’agit du spot de plongée d’Hortense presque au bout de la presqu’ile du Cap Ferret. Là les nudibranches colonisent de nombreux enrochements mais il faut malgré tout avoir un oeil averti pour les y discerner tant ils sont minuscules. Un autre spot reconnu plus pour ses hippocampes que pour ses nudibranches, c’est le site au sud du Port de La Vigne. Ici c’est dans les structures riches en éponges qu’il faudra chercher. On y trouve assez facilement de magnifiques cantabriques. De l’autre côté du bassin d’Arcachon, c’est presque impossible d’en trouver tant les fonds sableux sont omniprésents.

Les nudis les plus fréquents.

Parmi les espèces facilement observables on trouvera pas mal de flabelines, de coryphelles, de berthelles, de doris de krohn, de doris aérolés, de doris oranges, de doris citrons, de doris tricolores, de polycéras, de cantabriques et bien d’autres encores. Je vous conseille de visiter la page web http://fran.cornu.free.fr/liste/liste.php?sous_groupe=7, pour voir tout ce petit monde en photo.

nudibranches Hortense le 22 12 2015 Nudibranche 3  P2N

Pour vous faire plaisir essayez donc d’en découvrir quelques-uns vous-même, c’est vraiment génial.

Prudence.

Prudence lorsque vous vous arrêterez pour exercer vos talents de limiers, les nudibranches sont extrêment fragiles, surveillez votre palmage pour ne pas les blesser ou ravager leur lieu de pontes. Alors je n’ai plus qu’à vous souhaiter de belles découvertes.

La fin des dragages

Fin des travaux de dragage.

Vous êtes nombreux à avoir constaté après une courte période d’accalmie que la turbidité des eaux du bassin d’Arcachon présentait une dégradation inquiétante avec des visibilités de moins d’un mètre à Arcachon. En fin de compte ce n’est guère mieux en ce moment au Cap Ferret, encore que sur ce site, la marée influence notablement la visibilité. Elle libère quelques moments sympas où la visibilité peut atteindre 1,5 à 2,5 m.

Le site de plongée d’Arcachon est donc le plus pénalisé, et pour cause, les dragages destinés au réensablement des plages ont semble-t-il repris depuis le 13 mai dernier dans la zone du Moulleau. Après la grande opération de dragage lancée cet hiver par la mairie d’Arcachon, la municipalité comptait bien réensabler les plages situées au nord de la jetée du Moulleau.

Heureusement pour nous, pauvres plongeurs, ces travaux d’envergure devraient se terminer dans quelques jours le 30 juin prochain. (Selon une information de dernière minute ( 24 juin) la drague a été remorquée, il ne resterait plus que des opérations de lissage au tractopelle des plages). Espérons que la mer ne mette pas 4 mois à se remettre de ce brassage qui nécessite des moyens plutôt lourds puisqu’ils incluent une drague stationnaire, le remorquer SIBA2 et toute une infrastructure maritime. Et il vaut mieux ne pas se poser de questions sur le coût.

En attendant, on peut se demander pourquoi une étude d’impact sur la faune et la flore sous-marine n’est pas mise en place. Au fait !!, c’est quoi un parc marin ??? Il est évident, pour nous qui pratiquons la plongée, que l’environnement subaquatique à subit de graves atteintes et que les prochaines qui sont plannifiées pour les 10 prochaines années en hiver ne vont pas arranger la situation.

Faudra-t-il attendre que toutes les espèces marines soient décimées pour que les pouvoirs publics comprennent enfin que le tourisme n’est pas la seule priorité pour l’avenir ?

Reprise des dragages au bassin d’Arcachon

Dragage et turbidité.

Depuis 2 semaines déjà la visibilité au bassin d’Arcachon est réduite à quelques dizaines de centimètres à peine. Les conditions météorologiques n’ont pourtant pas été très défavorables alors d’où peut bien venir cette turbidité qui empêche les plongeurs de s’adonner à leur passion en toute sécurité ?

Dragage au Moulleau.

En cherchant un peu on finit par trouver quelques indices à nos questionnements. La mairie d’Arcachon a passer un contrat avec la société SIBA pour procéder cet hiver au réensablement de la plage du Moulleau. Le dragage qui devait commencer le 25 novembre se poursuivra jusqu’au 1 février 2016.

Je ne suis pas en capacité de dire si l’état actuel de la turbidité de l’eau est directement lié aux travaux évoqués ci-dessus, mais on ne peut qu’être surpris de la coïncidence.

D’autres dragages prévus.

Il semble que d’autres dragages soient prévus. C’est le cas par exemple des plages de banc Bernet-Littoral du Pyla à La Teste-de-Buch.

Bref, amis plongeurs du bassin d’Arcachon, attendez-vous à connaître encore pour quelques temps des eaux troubles comme c’est malheureusement le cas en ce moment.

Du nouveau dans le coin matériel

Les anniversaires c’est chouet !!

Depuis un an déjà, j’ai pu vous présenter dans ces pages de très nombreuses photos, que ce soit dans les galeries photo ou encore dans mon journal de plongées de nuit au bassin d’Arcachon.

Malgré les difficultés techniques liées souvent à la turbidité des eaux et à la maîtrise de l’éclairage, j’ai toujours essayé de vous proposer des clichés de bonne facture, qui je l’espère, vous auront donné envie d’aller mettre vous aussi la tête sous l’eau.

Un anniversaire c’est toujours un évenement particulier et l’occasion de se faire plaisir. Il n’aura pas fallu beaucoup me pousser pour me décider à faire évoluer mon matériel de prise de vue. Vous devriez donc pouvoir profiter très vite avec moi de photos ou de films d’une qualité toujours plus grande (en tous cas dès que j’aurais pris mes nouveaux repères avec mon nouveau matériel).

Vous êtes nombreux à avoir visité ma page sur le matériel pour y découvrir le HX20V et le RX100 de chez SONY. Peut-être serez-vous intéressé par la disponibilité à la vente de mon RX100 et de son caisson étanche Ikélite. Tous deux sont parfaitement fonctionnels. Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à utiliser ma page contact pour me laisser un message. J’y répondrai avec tous les détails au plus tôt.

Je vais donc avoir très vite l’occasion de vous reparler matériel et technique photo mais aussi de plein d’autres choses. Ne loupez pas les prochains tutos et les prochaines parutions du blog. A très vite …. Jean Pierre.

Turbidité à Arcachon, plongées galère.




Une turbidité toujours conséquente à Arcachon.

Une turbidité toujours conséquente à Arcachon.

carrelet (plie) devant Arcachon 7 juin 2015

La turbidité de l’eau à Arcachon persiste d’une façon surprenante. On a beau se dire que les choses devraient finir par s’arranger et que si au Cap Ferret on a pu vivre il y a une semaine une accalmie bienvenue avec 3 mètres de visibilité, à St Yves manifestement rien ne change.

Hier soir, pas moyen d’avoir mieux que 50 cm. L’eau était chargée d’une façon massive de nuages de flocons de boue. Le fond de sable en est entièrement recouvert de la surface jusqu’à 10 mètres de profondeur et probablement plus mais je n’ai pas tenté d’aller voir.

Danger pour les débutants !!

En quelques mois à peine, la cartographie du fond devant Arcachon a bien changée. D’importantes quantités de sable se sont déplacées et les épaves en ont fait les frais bien évidemment. L’exploration de ce site reste donc pour le moment une sortie à risque pour les débutants qui ne sont pas encore habitués à cette topographie changeante et surtout à cette turbidité catastrophique.

La maitrise de la boussole et un éclairage puissant sont absolument indispensables. L’épaisse couche de vase très opaque et très volatile qui recouvre le plateaux sableux produit au moindre coup de palme une nuage opaque qui empêche jusqu’à la lecture des instruments, même à quelques centimètres du masque.

Du coup je ne conseille pas pour l’instant la plongée sur ce site.

Le journal de ce blog.

N’hésitez pas à lire mes résumés de plongées de nuit compilés sur la page JOURNAL. Vous y trouverez des infos sur la qualité de l’eau et quelques photos que je ramène régulièrement. Si vous plongez à Arcachon, n’hésitez pas à me transmettre vos constatations sur la température de l’eau, la visibilité etc… je redonnerai ces infos dans le journal, cela peut être très utile pour d’autres plongeurs.

A bientôt pour un prochain article. Je pense le consacrer à la poussée d’Archimède. Histoire de découvrir ou redécouvrir les lois de la pesanteur et de la flotaison.


Lumières, corps noirs, température de couleurs en plongée




La lumière en plongée, corps noirs et température de couleurs en photo et vidéo.

Source de lumières, corps noirs, température de couleurs en photo ou en vidéo sous-marine

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Le rendu des couleurs en photo sous-marine

En photographie et en vidéo sous-marines le rendu des couleurs des poissons ou des paysages marins pose de nombreux problèmes au photographe, qu’il soit amateur ou professionnel.

Dans un article précédent sur la couleur de la mer, nous avons vu que les différentes longueurs d’onde de la lumière solaire visible sont assez rapidement absorbées par l’eau.

Spectre de la  lumière visible et pénétration dans l'eau pour P2N

Bien que dans certaines conditions en journée on puisse utiliser des filtres de couleurs pour équilibrer une photo ou une vidéo, la plupart du temps, il faudra disposer d’une source de lumière artificielle plus ou moins puissante pour assurer une bonne prise de vue. C’est là que les ennuis commencent. En effet, chaque source de lumière se caractérise par ce qu’on appelle sa température de couleur. La maîtrise de la lumière artificielle est une chose délicate mais vraiment indispensable.

Température de couleurs et corps noirs

La température de couleur caractérise la lumière émise par une source d’éclairage, par comparaison à celle d’un matériau idéal, appelé corps noir, émettant de la lumière uniquement lorsqu’on le chauffe. Bon, nous voilà bien, mais c’est quoi exactement un corps noir ?

Un corps noir est en théorie un objet qui absorbe toute l’énergie électromagnétique qu’il reçoit, sans en réfléchir ni en transmettre. Hors, la lumière est un rayonnement électromagnétique. Du coup, un corps noir nous apparait noir car il absorbe toutes les couleurs du spectre visible. Cependant, il peut émettre de la lumière s’il est chauffé à une température suffisamment élevée, disons entre 2000 et 12000 ° K. Cette émission de lumière aura une couleur particulière directement liée à la température du corps noir. Celle-ci, tout comme la température de couleur d’une source de lumière se mesure en degrés kelvin. Le Kelvin est une unité du système international facilement convertissable en degré Celsius, on a 0°K = -273 °C (Celcius) ou si vous préférez: 0 °C = 273 °K

Prenons un exemple pour mieux comprendre. Si on possède une lampe dont la température de couleur est de 3500 °K, elle émettra une lumière comportant une dominante de couleur jaune, la même que celle du corps noir porté à la même température de 3500° K, c’est à dire 3227 °C. Bon, d’accord, mais c’est curieux, quand on éclaire avec une lampe qui a une belle couleur blanche en plongée de nuit, on n’a pas l’impression que la lumière est jaune, et pourtant, si on prend des photos elles sont toutes sujettes plus ou moins à cette dominante de couleur désagréable. Que se passe-t-il donc?

Voici un exemple de différentes tonalités en photo. A gauche sans correction, à droite avec correction de la dominante jaune.

Etoile de mer sans correction Etoile de mer avec correction

En fait notre cerveau est capable de bien des merveilles. Ainsi, lorsque la lumière diminue, il corrige la lumière perçue par nos yeux de façon à la rendre la plus lumineuse possible et la plus proche possible de la lumière du jour. Certains appareils photos sont programmés pour tenter de faire le même travail en jouant automatiquement sur la balance des blancs, nous y reviendront plus tard dans un très prochain article. Mais pour l’instant beaucoup n’ont pas cette fonctionnalité, l’appareil enregistre alors sans état d’âme les couleurs telles qu’elles sont vraiment. Rien de bien grave, les logiciels de traitement d’images savent très bien rééquilibrer les couleurs. Malheureusement pour les puristes, les traitements d’images peuvent avoir un effet partiellement destructeur sur la qualité de la photo d’origine. Il y aura donc intérêt à s’équiper avec des lampes ou des phares dont la température de couleur est la plus proche possible de la lumière du jour.

Sources de lumière

Le choix de la source de lumière, LED ou autres.

Beaucoup de choix s’offrent au candidat photographe. Personnellement, puisque je plonge très souvent de nuit, j’ai opté pour un éclairage à base de LED « lumière du jour ». Elles produisent une lumière bien blanche malheureusement très vite absorbée par les particules si on ne travaille pas en macro. Le gros avantage est qu’elles me servent aussi bien pour m’éclairer pendant la balade qu’à me fournir un éclairage très facilement directif en mode photo ou vidéo. Les LED produisant une lumière froide produisent une légère coloration bleue que personnellement je n’aime pas du tout. Celles produisant une lumière chaude tirent trop vers le jaune, et parfois curieusement vers des teintes vertes ou rosées.

Je ne peux pas discuter ici de l’intérêt des flashs ou des lampes HID car je n’en utilise jamais. Je laisse la possibilité à ceux qui voudraient évoquer ce sujet de le faire grâce au forum ou bien de me proposer un texte pour l’intégrer dans un futur article.

Je le répète, quel que soit le mode d’éclairage artificiel, il faudra toujours tenir compte de la turbidité de l’eau. Plus elle sera chargée et plus la couleur enregistrée par l’appareil photo s’éloignera du ressenti à travers le masque. Les flashs ont un très bon rendu de couleur et sont puissants, mais en eaux troubles cela devient plus un handicap qu’un avantage car les particules risquent d’être surexposées et de voiler la photo. D’un autre coté, le flash n’est pas très adapté à la photo en macro à cause des problèmes de surexposition de certaines zones claires. Tout au moins si on travaille en automatique. Le mieux est alors de monter les flashs avec des diffuseurs et de s’obliger à gérer les paramètres en mode semi-auto ou même en tout manuel. Cela implique nécessairement que de nombreux déchés seront occasionnés parmi les clichés le temps de trouver les bons paramètres. Évidemment, pour la vidéo, les flashs ne servent à rien. Je ne sais pas vous, mais moi la vidéo, j’adore. J’en parlerai aussi dans un prochain article.

En attendant, bonnes plongées à tous et toutes, profitez-en, l’eau se réchauffe.


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