Tag Archives: visibilité

Journal de plongées

Reprise des plongées.

Vous le savez certainement, le bassin d’Arcachon est un milieu capricieux du fait de ses courants de marées ou bien de la turbidité qui varie aussi vite que la météo sans que ça puisse être prévisible.

Bref, tout ça pour dire qu’avec le boulot sur le film En Quête des Nudibranches, j’avais d’excellentes raisons pour rester au chaud devant le clavier de l’ordi.

Je profite au passage pour vous montrer une maquette de la future jaquette du DVD. Le cadre de couleur qui entoure la photo n’est là que pour mettre en valeur ici la jaquette sur laquelle il n’apparait pas en réalité.

Heureusement, le travail ayant bien avancé, je peux retrouver du temps pour aller mettre la tête sous l’eau. Du coup, je vais reprendre mes petits compte-rendus habituels.

Pourquoi le journal ?

Pourquoi un journal ? La question n’est pas saugrenue, en effet, ma page en question reste trop confidentielle depuis 2 ans. Mais bon, tout le monde n’a pas ni le temps, ni les moyens, ni même peut-être l’envie de descendre au bassin, surtout quand l’eau se refroidit vite comme en ce moment ou elle avoisine les 13°C. Alors j’ai simplement envie de montrer de belles choses

Du coup je partage les photos de mes promenades avec quelques petits commentaires sans prétention. Vous le savez, ma passion c’est plutôt la vidéo mais je réserve les clips pour Facelines Productions, histoire de compiler de beaux clips pour nos futures productions pédagogiques.

Plein de photos.

Même si vous ne lisez pas mes textes, jetez tout de même un œil sur les bilans de plongées, à défaut de photos qui vous intéressent vous trouverez des anecdotes ou un statut régulier de la température et de la visibilité.

Alors je vous laisse découvrir tout ça tranquillement. Bonne plonge aux courageux qui oseront aller voir le bassin par eux-mêmes.

Si mes articles vous plaisent !!

Si mes articles ou mes photos vous plaisent, n’hésitez pas à vous abonner, ça ne coûte que quelques secondes pour renseigner une adresse mail sur laquelle vous recevrez des alertes de mes publications. En plus c’est gratuit, vous ne pouvez pas rater ça !! heuuuuu j’ai du entendre ça quelque part moi ?!

On en finira donc jamais !!

Dragage et réensablage du SIBA, la pouasse.

On pensait en avoir finit avec les dragages et les reensablages des plages, et bien pas du tout. En effet amis plongeurs et plongeuses je glisse ces quelques lignes pour vous informer que c’est repartit pour un tour au sud d’Arcachon.

Une dragueuse du SIBA, le Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon a été installée à la jetée du Moulleau. Comme l’année dernière, du sable va être aspiré sur le banc de sable immergé pour être redéposé sur la plage sud du Moulleau puis lorsque cela sera terminé ce sera le tour de la plage nord.

A ce qui est annoncé par le SIBA, les travaux dureront jusqu’au 15 juin, non il ne s’agit pas d’une erreur, vous lisez bien jusqu’au 15 juin !!. Autant dire que si vous voulez plonger devant la ville d’Arcachon munissez-vous d’un sonar ou d’un radar car vous naviguerez à l’aveugle c’est certain.

Etat actuel de la chose à St Yves

Je sors d’une plongée Kamikaze à St Yves avec mon binôme Frédéric. La visibilité variait de 30 à 50 cm au mieux. L’ensemble de la zone est complètement recouverte d’une couche de limon grisâtre de plusieurs millimètres d’épaisseur.

D’autre part, beaucoup de sable s’est déplacé et recouvre le perey de la ruelle en bonne partie. Pas moyen d’y voir grand chose car dès que l’on palme, des nuages de boues fines obscurcissent la visibilité. C’est bien dommage parce que le peu que l’on a pu voir avec Frédéric montrait que beaucoup d’anémones très jolies ornent le massif des hermelles.

Frédéric a même pu observer plusieurs petits doris rouges. Personnellement je n’en avais jamais vu sur le perey de la petite ruelle de la mise à l’eau.

Il ne reste plus qu’à espérer que la zone d’Hortense puisse rester à l’écart de cette pollution catastrophique. Elle tombe malheureusement au moment ou les seiches de mer viennent se reproduire dans le bassin. D’autres espèces pourraient en pâtir comme les dorades par exemple ou une bonne partie de la faune dont la nourriture à base d’hydraires et de bryozoaires va se retrouvée ensevelie et probablement mourrir en partie.

Je ne pense pas qu’aucune étude d’impact sur l’environnement sous-marin ait jamais été faite pour mesurer les effets nocifs de cette pratique sur la faune et la flore sous-marine, quel gâchit.

La fin des dragages

Fin des travaux de dragage.

Vous êtes nombreux à avoir constaté après une courte période d’accalmie que la turbidité des eaux du bassin d’Arcachon présentait une dégradation inquiétante avec des visibilités de moins d’un mètre à Arcachon. En fin de compte ce n’est guère mieux en ce moment au Cap Ferret, encore que sur ce site, la marée influence notablement la visibilité. Elle libère quelques moments sympas où la visibilité peut atteindre 1,5 à 2,5 m.

Le site de plongée d’Arcachon est donc le plus pénalisé, et pour cause, les dragages destinés au réensablement des plages ont semble-t-il repris depuis le 13 mai dernier dans la zone du Moulleau. Après la grande opération de dragage lancée cet hiver par la mairie d’Arcachon, la municipalité comptait bien réensabler les plages situées au nord de la jetée du Moulleau.

Heureusement pour nous, pauvres plongeurs, ces travaux d’envergure devraient se terminer dans quelques jours le 30 juin prochain. (Selon une information de dernière minute ( 24 juin) la drague a été remorquée, il ne resterait plus que des opérations de lissage au tractopelle des plages). Espérons que la mer ne mette pas 4 mois à se remettre de ce brassage qui nécessite des moyens plutôt lourds puisqu’ils incluent une drague stationnaire, le remorquer SIBA2 et toute une infrastructure maritime. Et il vaut mieux ne pas se poser de questions sur le coût.

En attendant, on peut se demander pourquoi une étude d’impact sur la faune et la flore sous-marine n’est pas mise en place. Au fait !!, c’est quoi un parc marin ??? Il est évident, pour nous qui pratiquons la plongée, que l’environnement subaquatique à subit de graves atteintes et que les prochaines qui sont plannifiées pour les 10 prochaines années en hiver ne vont pas arranger la situation.

Faudra-t-il attendre que toutes les espèces marines soient décimées pour que les pouvoirs publics comprennent enfin que le tourisme n’est pas la seule priorité pour l’avenir ?

Info qualité de l’eau.

Point sur la visibilité dans l’eau au bassin.

Bouquet bijoux P2N Anémone P2N

Depuis la mi-décembre 2015, période à laquelle ont débuté les travaux de dragage sur les plages d’Arcachon, la visibilité dans l’eau est restée plus que limitée, souvent avec moins de 50 cm.

Mais les choses semblent changer, dimanche dernier au Cap Ferret sur basse mer on avait 3 m et hier soir à Arcachon presque 2m sur pleine mer.

C’est le moment de profiter de mon journal de plongées pour y découvrir quelques belles photos et des infos de première main fiables sur les conditions d’immersion au Cap Ferret ou bien encore devant la ville d’Arcachon.

Alors n’hésitez pas à venir sur ma page du journal, je viens juste de finir la rédaction du dernier compte-rendu.

Pour ne rien louper de mes prochaines publications, abonnez-vous. Il suffit seulement de renseigner votre adresse mail et un message vous préviendra aussitôt qu’un nouvel article sera publié.

Bonne lecture…

Eaux troubles, turbidité, envasement, pourquoi la visibilité est si mauvaise au bassin d’Arcachon




Effet de la plongée sous-marine sur la santé.

Turbidité de l’eau, eau trouble et mauvaise visibilité en plongée au bassin d’Arcachon

Eau trouble et galères en tous genres

Quel plongeur n’a pas pesté un jour ou l’autre au bassin d’Arcachon devant le peu de visibilité à cause d’une eau trouble ou une eau chargée de nombreuses particules ? L’incompréhension peut être d’autant plus grande que le phénomène est presque totalement imprévisible et qu’il ne semble pas se produire en suivant des lois particulières tant les facteurs influents sont nombreux. La transparence de l’eau au bassin d’Arcachon peut malheureusement varier beaucoup et en très peu de temps. Puisque j’en suis la première victime, je me suis dit qu’en fouillant un peu j’arriverais peut-être à mieux m’expliquer ce qui se passe réellement sous l’eau. Le comprendre me permettrait sûrement de mieux l’accepter, ça c’est pour positiver un peu !, il n’y a pas vraiment le choix.

Avec l'eau trouble, pas moyen de prendre de belles photos, la mise au point se fait sur les particules en suspension.

Avec l’eau trouble, pas moyen de prendre de belles photos, la mise au point se fait sur les particules en suspension.

Qu’est ce que la turbidité de l’eau ?

La turbidité de l’eau désigne la teneur en particules présentes en suspension dans l’eau. Ces particules troublent l’eau, absorbent ou diffusent les longueurs d’onde de la lumière. La turbidité se mesure avec un turbidimètre en « Unités de Turbidité Naphalométriques » (nTN). Rien que ça déjà, ça fait peur ! En gros, l’appareil envoie un rayon de lumière dans un échantillon d’eau et mesure le rapport entre la quantité de lumière qui le traverse et celle qui est réfléchie. Plus l’eau est turbide, plus elle est opaque. l’échelle va de 0 pour l’eau transparente à plus de mille uTN, mais déjà à 5 uTN, l’eau est déjà considérée trouble, à plus de 25 elle est noirâtre.

Qu’est ce qui cause la turbidité ?

La turbidité est causée naturellement par la présence dans l’eau de particules organiques en décomposition ou bien par des organismes d’origine animale ou végétale comme les algues ou le plancton.

La turbidité est causée également par des particules inorganiques comme les boues, les limons ou bien encore par certains composés chimiques.

Au bassin d’Arcachon, l’eau trouble peut avoir plusieurs causes comme par exemple des conditions météorologiques défavorables, forts vents et fortes pluies entrainant des lessivages des sols en villes ou dans les campagnes environnantes, voire même l’érosion des berges.

L’eau trouble est-elle dangereuse pour la santé du plongeur ?

Il ne semble pas qu’il y ait de risques évidents. Les plongeurs ne sont pas les bénéficiaires les plus nombreux des efforts faits par les communes riveraines pour améliorer la qualité des eaux, Le principal danger pour elles serait donc une publicité désastreuse pour l’activité touristique en cas de pollutions liées à des particules trop abondantes. Il faut comprendre que les bactéries se fixent facilement sur les éléments en suspensions et se trouvent ainsi véhiculées au rythme des marées. Une trop forte concentration pourrait être évidemment problématique. Il en va de même de certains polluant chimiques directement issus de l’activité humaine sur le bassin. Leur nocivité va de pair avec les taux de concentration. Autre facteur aggravant, avec la turbidité, les rayons ultraviolets de la lumière solaire n’arrivent plus à pénétrer suffisamment profond. Leurs effets antibactériens s’en trouvent diminués et ne contribuent plus à la régulation des souches pathogènes que l’on peut finalement retrouver stockées chez certains petits animaux filtreurs

De l’eau trouble de plus en plus souvent et de plus en plus chargée.

Avec de nombreuses années de pratique de la plongée au bassin d’Arcachon j’ai pu mesurer l’évolution de la turbidité. Malheureusement pour nous plongeurs, l’eau est de plus en plus troublée et pendant des périodes de plus en plus longues. La faute à qui ? à la nature ou à l’homme ? Probablement aux deux avec une nette avance pour l’homme.

Coté entrée du bassin, de forts courants existent au niveau des passes du fait du volume important de l’eau entrant et sortant à chaque marée à travers des chenaux relativement étroits. Le long de la côté océane un mouvement perpétuel de l’eau vers le sud entraine la migration d’énormes quantités de sables. A ce niveau là les forts courants empêchent les sédiments de se déposer. Il en va tout autrement au fond du bassin. Le peu de débit de la Leyre entraine une dépose rapide des vases qui finissent par former de véritables bouchons au point de bloquer la circulation des bateaux et parfois même l’entrée des ports. Dans le même temps on constate que les prairies de zostères qui peuplaient le fond du bassin ont presque complètement disparues. Les polluants chimiques divers et variés n’y sont certainement pas étrangers, on peut penser aux pesticides, au nitrates liés à l’agriculture mais aussi aux divers produits utilisés dans le milieu du nautisme. Malgré les interdictions d’utilisation, comme par exemple pour certains produits d’entretien des coques de bateaux, l’accumulation d’éléments toxiques dans les dépôts marins continue d’avoir une action destructive sur le biotope. Les vases ne sont plus fixées naturellement et deviennent tres volatiles avec les effets des vagues. Enfin, dernier élément, le brassage de l’eau de mer avec les alluvions argileux apportés par les eaux douces de la Leyre et des autres petits ruisseaux crée par réaction chimique ce qu’on appelle la crème de vase. Celle ci engendre la création de petits flocons dont la densité peut être très importante.

L’envasement inquiétant du bassin provoque la diminution du volume d’eau et des déséquilibres chimiques qui perturbent le biotope animalier et végétal. En plongée on peut facilement s’en rendre compte. La vase devant Arcachon migre d’une façon aussi rapide que surprenante, libérant le sable ou bien le recouvrant d’une couche pouvant atteindre parfois une dizaine de centimètres. Les zostères ( le varech) n’est pas le seul à disparaître, il y a déjà pas mal de temps que l’on ne voit plus à St Yves les salades de mers emportées par le courant. Cette situation a forcément des conséquences immédiates sur les lieux de pontes et les zones nutritives de beaucoup d’espèces, en particulier les mollusques et les gastéropodes.

Les dragages

Pour faire face à l’envasement, les communes littorales du bassin d’Arcachon sont amenées depuis plusieurs années déjà à investir de lourds budgets pour préserver les chenaux et les entrées de ports. Depuis le mois de décembre 2014 le dragage du chenal des fontaines et du port à Lanton-Taussat a nécessité 400 000 €. Le port de La Vigne fait face lui aussi au même problème, il termine une grosse opération de dragage du port. De L’autre coté du bassin c’est au tour de la zone du Moulleau sur la commune d’Arcachon que les opérations de dragage vont commencer pour réensabler une partie de plage située plus au nord. Les travaux menés par la société SIBA, spécialisée dans ce domaine, dureront normalement jusqu’à la mi mai 2015.

Bref, tout cela conduit, vous l’avez compris, à saturer d’une façon ou d’une autre les eaux du bassin en particules plus ou moins grosses et pénalisantes pour la visibilité. Amis plongeurs, il va falloir faire avec. Les eaux les moins touchées sont celles des couches proches de la surface, disons dans les 3 premiers mètres, moins denses, elles sont moins chargées en particules.

En conclusion.

S’il est probable que par des jours de vents de terre, de faibles marées, de beau temps et en absence de dragages on puisse espérer une eau de qualité correcte, il y a fort à parier qu’en plongée il nous faille, amis plongeurs, nous satisfaire de peu de visibilité. C’est pourquoi dans un prochain article je parlerai de la prise de vue en photos ou en films dans des conditions médiocres. En attendant, bonnes plongées à tous et toutes.