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Les lentilles macros — première partie.

Dans ma publication précédente sur les épaves de St Yves je vous avais annoncé un prochain article sur les lentilles humides macro. En effet on m’a posé assez souvent des questions sur le choix de ces optiques dont le fonctionnement reste bien mal connu, même parmi les passionnés de photos ou de vidéos. Pas de pub pour des constructeurs ou des revendeurs ici. Je ne présente sur mes pages que le matériel que j’utilise. Il est possible et même certain que ce ne soit pas le meilleur. Personnellement je cherche avant tout à me faire plaisir avec un budget raisonnable plutôt que de courir les dernières nouveautés et les concours.

Quelques notions d’optique.

La lumière.

La lumière présente la caractéristique surprenante d’être à la fois ondes et particules. Pour ce qui nous concerne en plongée, on va plutôt parler de fréquences ou de températures de couleur.

La lumière se propage dans un milieu à une vitesse différente selon l’élément traversé. Dans le vide cette vitesse vaut environ 300 000 km/s, dans l’air c’est presque pareil, mais elle n’est plus que de 231 000 km/s dans l’eau et 200 000 dans le verre par exemple. Il se passe un phénomène intéressant lorsque la lumière passe d’un milieu à un autre, au point de passage elle subit une déviation plus ou moins importante. J’avais d’ailleurs fait un petit article pour expliquer l’illusion d’optique qui nous fait voir avec un masque un poisson plus gros et plus près, un phénomène lié à l’indice de réfraction de l’eau.

La lumière que nous percevons du soleil (lumière blanche) est en fait composée de plusieurs couleurs différentes que l’on retrouve dans l’arc en ciel. Il se trouve que chacune de ses couleurs à une vitesse légèrement différente des autres, ce qui produit une déviation elle aussi légèrement différente. Les irisations que cela induit sur les photos ou des films peuvent être très gênantes. Pour les diminuer on dispose de quelques techniques simple que je vais expliquer plus loin.

Les lentilles c’est quoi ?

Les lentilles macro sont un dispositif optique qui se visse sur un objectif ou sur un caisson étanche à la manière d’un filtre. D’ailleurs on les désigne parfois par filtres close-up ou bien bonnettes.

Selon l’encyclopédie en ligne Wikipédia, une lentille optique, est un dispositif en verre ou en matière synthétique transparente, qui concentre ou disperse les rayons lumineux comme le montrent les dessins suivants extraits de Wikipédia.

Une lentille macro joue le rôle d’une loupe, elle permet en déviant la lumière de faire une mise au point sur un objet positionné très près de l’appareil photo. C’est un outil assez bon marché mais qui présente le défaut lorsqu’elle n’est constituée que d’une seule lentille convergente de créer des défauts d’irisation qu’on appelle des aberrations chromatiques. Pour combattre ce phénomène on associe en général une deuxième lentille divergente, parfois même une troisième lentille. Il est possible également de fabriquer des optiques avec un traitement spécialisé qui évite les irisations.


Les aberrations chromatiques se voient surtout sur les forts contrastes comme ici en haut à droite les traces bleutées dans la zone sombre. Une lentille additionnelle corrige assez bien ce défaut optique.

Quelle lentille utiliser ?

Il existe dans les catalogues constructeurs 3 types de lentilles macro.

La plus simple et la plus économique ne possède qu’une seule lentille convergente. , Légère et peu encombrante, elle est Idéale pour débuter à peu de frais. Elle a le gros inconvénient de produire les aberrations dont nous venons de parler. Les photos sont assez difficiles à retoucher en post production. Au final ce n’est pas vraiment un bon investissement.

La lentille la plus courante est une optique achromatique. Constituée de 2 lentilles associées, elle produit des images de bonne qualité propres à satisfaire le photographe un peu plus exigent que le débutant. Principal inconvénient, le prix est bien plus élevé qu’une lentille simple, mais finalement très bon marché si on compare aux objectifs classiques des appareils photo réflex par exemple.

Une version plus performante pour satisfaire les experts est la lentille apochromatique. C’est une lentille constituée de 3 éléments associés qui permettent d’assurer une focalisation parfaite d’au moins 3 longueurs d’onde de la lumière. Cette association réduit aussi les aberrations sphériques d’une façon bien plus efficace que la version achromatique. C’est donc l’outil parfait qui possède évidemment , vous vous en doutez, le gros inconvénient d’être onéreux.

Quelle version choisir ? Tout dépend de votre budget. Cependant il faut garder à l’esprit que plus ce système optique très pratique sera performant et plus vos productions photographiques seront belles. Évidemment ce système n’améliorera aucunement les qualités de votre appareil photo, on ne fait pas une Ferrari avec une Clio dont on a changé les pneus.

La suite bientôt.

Très bientôt je vous proposerai la deuxième partie de cet article dans lequel je parlerai de grossissement, d’agrandissement, de puissance optique et de quelques autres détails intéressants à connaitre.

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Pourquoi entend-on mal sous l’eau ?

Comme beaucoup de plongeurs certainement, un jour j’ai eu à me poser la question « Pourquoi est-ce qu’on entend mal sous l’eau ? ». Comme beaucoup j’avais remis l’explication à plus tard. Mon travail de formateur en techniques industrielles m’a fait revenir en mémoire il y a peu mes anciens questionnements. J’ai finalement trouvé intéressant de faire une proposition d’explication à travers ce nouvel article que je vais essayer de rendre aussi clair que possible.

Le son c’est quoi ?

Un son est une vibration qui se propage de proche en proche dans un milieu « élastique », solide ou non. Les sons peuvent donc se propager aussi bien dans l’air, dans l’eau ou dans un corps plus solide comme l’acier par exemple. Cette onde a besoin d’un support pour se propager, ce qui explique qu’il n’y a aucun son dans l’espace puisque le vide ne peut pas le transmettre par « manque de matière support ».

Comment définit-on un son ?

On caractérise un son à partir de 3 critères techniques qui sont, sa fréquence, son intensité, son timbre.

La Fréquence.


La fréquence de l’onde sonore se définit par le nombre de cycles alternatifs par seconde.

Le son étant une onde, il possède donc une fréquence. Plus cette fréquence est rapide, plus le son est aïgu, vous aurez compris que plus la fréquence est faible, plus le son est grave. Nos oreilles ne sont pas capables d’entendre tous les sons. En général on admet que nous sommes capables d’entendre seulement des sons de fréquences comprises entre 15 et 20000 Hertz (20 kilohertz).

Certains animaux ont une oreille plus fine que la notre, ils peuvent entendre des sons beaucoup plus aïgus jusqu’à environ 40000 Hertz (les chats ou les chiens par exemple).

L’intensité d’un son, notion de bruits.

On peut facilement quantifier un son par son intensité. Cette mesure s’effectue en décibel (dB). Elle nous permet de donner une échelle de tolérance à la douleur. En effet, un son de plus de 80 dB devient un bruit fort, il est dangereux pour l’acuité auditive de nos oreilles, à 130 dB le son devient tellement fort qu’il en est très douloureux voire insupportable. Une exposition prolongée nous rendra probablement sujet à un traumatisme de l’oreille jusqu’à éventuellement devenir sourds.

Le timbre d’un son.

Dans le milieu musical on préfère quand on parle d’un son, évoquer plutôt son timbre.

En fait, les sons qui nous parviennent sont des assemblages de multiples fréquences. Les musiciens parlent d’harmoniques. Le timbre est une association d’harmoniques que le musicien tente de rendre parfaite en combinant différentes notes.

Le son sous l’eau.

Une vitesse de propagation différente que dans l’air.

Dans l’air un son circule avec une vitesse de propagation voisine de 340 m/s. Cette vitesse peut très légèrement varier en fonction de la densité de l’air et de sa température. Dans l’eau la vitesse de propagation est beaucoup plus rapide. Elle est proche de 1500 m/s. Dans d’autres milieux tels que les métaux, le son peut se propager à des vitesses bien supérieures jusqu’à plus de 5000 m/s.

Comment le cerveau localise-t-il un son dans l’air ?

Prenons un son provenant de la droite. Il est comme une vague qui passe devant un bateau. L’onde sonore va venir frapper le tympan de l’oreille droite. puis une fraction de seconde plus tard c’est le tympan de l’oreille gauche qui sera bousculé par l’onde. En fonction du temps entre les deux contacts le cerveau est capable de dire avec une précision de l’ordre de 10° d’où provenait le son. Mais les oreilles ne sont pas les seuls capteurs dont dispose le cerveau, l’ensemble du corps et les os en particulier lui servent à la géolocalisation.

Quelle différence avec le milieu aquatique ?

Dans l’eau, le son se propage donc 4 fois plus vite. Le cerveau se trouve perturbé par cette anomalie. Mais ce n’est pas le problème majeur qu’il rencontre. En effet dans l’eau l’oreille voit son impédance modifiée. Aie aie aie, dire que j’avais dit que j’allais faire simple !!!

L’impédance traduit le rapport entre la pression qui s’exerce et la vitesse de propagation du son dans le milieu donné. Nos tympans et les osselets de notre oreille jouent le rôle d’adaptateur et de transmetteurs avec le moins de pertes possibles jusqu’à la cochlée (le milieu aqueux dans lequel se trouvent les capteurs audios de nos oreilles.


L’oreille est un outils de transmission des ondes assez complexe.

Lorsque notre oreille est sous l’eau le son arrive donc dans un milieu aquatique. Pour atteindre les capteurs de l’audition, après le tympan, le son va devoir traverser une phase gazeuse (en lien avec les sinus) puis à nouveau une phase liquide dans la région de la cochlée. Cela se traduit par un affaiblissement notoire du son.

Cependant, notre corps étant essentiellement composé d’eau et se trouvant immergé il va transmettre très bien les ondes sonores qui vont trouver une raisonnance particulière dans les os du crane. Au final, on ressent assez bien le son plutôt qu’on l’entend. Cependant, on a la désagréable impression qu’il arrive de partout à la fois. On va donc « entendre » les sons et les bruits mais sans réelle possibilité de les localiser, c’est flagrant avec le bruit des bulles, sauf évidemment si la source se trouve à proximité immédiate.

Conclusion.

Cet article est sans doute un peu trop long mais la chose n’était pas si facile que ça a expliquer à moins de faire tellement vague qu’il n’aurait servi à rien. J’espère qu’il vous aura apporté quelques éléments de réflexion. Il y aurait tellement plus à dire: par exemple comment les lobes des oreilles amène le son jusqu’au tympans, ou encore comment on peut écouter de la musique sous l’eau. Mais tout cela serait bien trop compliqué.

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Bonnes bulles estivales à tout le monde.

Autofocus et photo sous-marine

L’autofocus en photo sous-marine.

En regardant les photos de plongée que je trouve de temps en temps sur le net, il m’arrive de me dire: « Oula! dommage, avec un peu de netteté la photo aurait peu être très sympa ! ». Avec un peu de recul je me rend compte que j’ai mis pas mal de temps moi-même pour arriver à faire des photos de macros sous-marines qui tiennent la route. Cet article est donc une suite logique à mes précédents articles sur la lumière, la profondeur de champ, la retouche photo et d’autres encore.

Un des principaux soucis que le photographe, débutant ou non, rencontre avec un appareil photo c’est de comprendre puis de maîtriser les nombreux réglages des boitiers numériques utilisés en caissons étanches. En plongée sous-marine, la principale difficulté réside dans le fait que les appareils photos (reflex, hybrides et compacts) sont calibrés en laboratoire pour fonctionner au mieux en mode terrestre et au cours de la journée, c’est à dire avec beaucoup de lumière. Mais pas de chance, j’en ai parlé dans mes articles sur la turbidité par exemple, en plongée l’eau absorbe la lumière en grande quantité et très rapidement.

Heureusement, ou plutôt malheureusement, certains des automatismes sensés nous faciliter la vie vont au contraire nous la compliquer en photo sous-marine. Parmi ceux-ci on trouve l’autofocus. Mais l’autofocus c’est quoi ?

L’autofocus.

autofocus

On trouve dans les menus des appareils numériques quantités de réglages, ici 3 exemples de sélection en fontion de l’objet dont on souhaite la netteté.

Comme rien n’est simple, quand on discute d’autofocus il vaut mieux savoir duquel on parle car en effet, il en existe plusieurs types.

Deux types d’autofocus.

Le premier type est l’autofocus dit actif. Assez performant sur des objets peu contrastés ou peu éclairés, il a le gros inconvénient d’être capable de faire la mise au point sur tout objet qui viendrait s’intercaler entre l’objectif et la cible. Hors, en plongée, il n’est pas rare que l’eau soit chargée de nombreuses particules. Ce mode peut donc être gênant, surtout en plongée de nuit.

Le deuxième type est l’autofocus passif. Deux technologies sont utilisées dans ce mode. La première fonctionne par tâtonnements, l’appareil mesure les contrastes sur une image, il teste différents contrastes et déduit que la photo la plus nette sera celle au contraste le plus élevé. Cette technique bien que lente donne de bons résultats. La deuxième méthode consiste à séparer un faisceau de lumière en deux parties et d’effectuer en les comparant une estimation de la distance d’une cible.

Bon, c’est bien beau tout ça mais pourquoi alors certaines photos sont si floues ?

Les collimateurs.

L’appareil photo n’est pas télépathe, il n’a aucun moyen de savoir ce qui vous passe par la tête au moment ou vous appuyez sur le déclencheur. Intéressant, mais alors comment fait-il ?

En fait c’est assez simple à comprendre. Pour qu’une photo soit nette, il faut que l’appareil décide sur quel objet il doit faire la mise au point. Facile à imaginer mais pas à faire tant les cas de figure peuvent être nombreux et variés. Est ce qu’on veut que toute la photo soit nette ou bien juste une toute petite partie. Est-elle en premier plan ou au contraire assez éloignée. Est-elle toute petite ou bien de bonne dimension. Est-ce une photo d’ambiance ou une macro difficile. Bref autant de cas très différents qui nécessitent que l’opérateur dise au boitier numérique ce qu’il doit faire.

C’est les collimateurs qui vont permettre de définir la netteté. Un collimateur est un petit capteur représenté par une petite zone de l’image identifiée la plupart du temps par un carré lumineux. Chaque constructeur dispose un certain nombre de collimateurs disposés de façon géométrique. On aura par exemple un collimateur placé au centre de l’image et qui calculera la netteté uniquement à cet endroit. Mais si le sujet principal de la photo n’est pas au centre de la photo, celle ci sera loupée. Pour la réussir il faudra utiliser un collimateur décentré sur l’objet qui doit être net sur la photo. Les constructeurs ont donc prévu que l’opérateur puisse lui-même faire le choix du collimateur qui va bien.

Lorsque l’appareil photo a réussi la mise au point sur un collimateur, celui-ci s’entoure d’un cadre lumineux vert en général. Pour autant, rien ne garantit la qualité du résultat, en effet, une cible peut être immobile, là c’est simple évidemment. Mais si la cible est en déplacement rapide, le temps d’appuyer sur le déclencheur, la mise au point aura perdu de sa finesse. Pour faire face à ce problème, les appareils numériques intègrent une fonction de suivi automatique. Le problème c’est qu’en plongée, surtout en plongée de nuit, tout déplacement de la cible ou de l’appareil photo se transforme vite en catastrophe. Bon, ok, comment faire alors pour espérer avoir une photo nette ?

Obtenir une photo nette en plongée.

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Beaucoup de facteurs peuvent contribuer à provoquer un floue sur vos photos, mieux vaut prendre son temps et peaufiner ses réglages, même si cela prends plus de temps. Comparez ces deux photos, celle de gauche est floue, celle de droite bien nette et agréable à regarder.

Respecter plusieurs règles/

Premièrement, pour obtenir une photo nette, il faut avoir suffisamment de lumière, pas question de faire de la photo sans lumière. La plupart des photographes choisissent d’utiliser un flash extérieur au boitier, voire deux parfois. Les techniques de synchronisation des flash que ce soit par câble ou par fibre optique se sont très améliorées. Elles permettent d’obtenir des vitesses d’obturation rapides et donc de limiter les effets de bougés. Sinon il faut embarquer plusieurs lampes de forte puissance. Reste que des lampes n’auront jamais l’efficacité des flashs. Par contre, par leur température de couleur, elles donneront un charme certain à beaucoup de photos.

Deuxièmement, l’objet photographié doit être le plus contrasté possible. En effet, le capteur numérique n’est pas devin, comment pourrait-il distinguer un objet noir sur un fond noir, compliqué. Par contre, un carré blanc sur un fond noir va nous sauter au yeux.

Troisièmement, éviter autant que possible les modes tout automatique et d’une façon générale tous les réglages préétablis par les constructeurs mais privilégier plutôt les modes priorité à la vitesse, au diaphragme ou même le tout manuel. C’est plus complexe au début mais on finit par trouver ses marques assez rapidement.

Quatrièmement, toujours s’assurer d’une vitesse d’obturation importante. Autant que possible, ne jamais avoir une vitesse plus lente que le soixantième de seconde. L’idéal est au minimum de prendre une photo avec une vitesse égale au double de la longueur focale. Par exemple pour une longueur de focale de 50 mm, l’idéal serait de ne pas avoir une vitesse d’obturateur inférieure au centième de seconde.

Cinquièmement, stabiliser l’appareil pendant la prise de vue. Ca parait idiot, mais pour réussir une photo en tenant l’appareil d’une main pendant que l’autre vous sert à vous tenir à un rocher pour luter contre le courant, ben c’est pas gagné d’avance. Non, l’appareil doit être bien stable, tenu à 2 mains ou bien appuyé sur un support le plus immobile possible.

Sixièmement, anticiper la photo. Les appareils numériques regorgent de réglages possibles, vous pouvez par exemple sélectionner un seul collimateur pour faire une mise au point précise sur une toute petite partie de la photo. Au contraire, si l’objet est plein cadre, vous aurez à sélectionner dans les menus le plus grand nombre possible de collimateurs. Bon d’accord, facile à dire, surtout qu’on a pas toute la journée devant soit quand on est en immersion, le temps semblant passer 2 fois plus vite que la normale.

Septièmement, On y pense pas assez mais le choix de la sensibilité ISO est primordial, point de salut pour la photo au-delà de 400 ISO en photo de nuit par exemple si vous travaillez avec des lampes LED ou autres. Au flash, tentez l’ISO le plus petit.

Autofocus ou pas ?

Mon expérience au RX100 en macro de nuit sous éclairage LED me fait vous conseiller de choisir le mode priorité à la profondeur de champ. Il s’agit de garantir le plus de netteté possible, surtout si vous pratiquez comme moi la macro extrême en milieu naturel ( les cibles font parfois moins de 3 à 5 mm).

Et c’est tout ?

Non, ce n’est pas tout, munissez-vous de patience ce sera déjà pas mal. Ensuite évidemment il y a d’autres facteurs qui tiennent plus à la construction de votre appareil qu’à votre compétence technique. Je pense notamment à la qualité de l’optique ou à la performance du capteur numérique, mais ça c’est une autre histoire….

Priorité à la vitesse

La priorité à la vitesse en photo.

En technique photographique, certains mots barbares effraient encore quelques débutants. A défaut de comprendre toutes les astuces des photographes professionnels et leur langage obscur, ils se tournent alors vers des solutions de facilité dont la première est de n’utiliser que les réglages préprogrammés des modes automatiques ou des modes scènes.

Pourtant le réglage de la priorité à la vitesse peut très facilement se comprendre. De plus, cette technique est facile à mettre en oeuvre. Elle permet par exemple d’obtenir des expositions correctes sur des sujets en mouvement. Voyons donc de quoi il s’agit.

Technique d’un appareil photo.

Le principe de base.

Nous l’avons vu dans mon précédent article sur la profondeur de champ, le principe de base d’un appareil photo est relativement simple. Il consiste à faire parvenir à un capteur photosensible (pellicule ou capteur numérique) une certaine quantité de lumière à travers un ensemble de lentilles optiques et d’un diaphragme.

Le temps pendant lequel la lumière éclaire le capteur permet d’obtenir une exposition correcte de façon à ce que l’image finale ne soit ni trop claire, ni trop sombre. La maîtrise du temps d’exposition contribue à obtenir certains effets comme par exemple un flouté qui mettra en valeur un objet en déplacement.

L’obturateur.

L’obturateur est d’une façon générale l’artifice de construction mécanique qui va permettre ou non le passage de la lumière vers le capteur. Il en existe plusieurs types, soit sous la forme d’un rideau noir, soit sous la forme d’un volet à lamelles qui se déplacent au plus près devant le capteur. Ces systèmes peuvent finalement être assez encombrants et tout au moins relativement lents. Hors c’est justement un temps de latence trop long qui peut faire rater une belle photo.

On trouve donc un autre système, électronique cette fois, qui va par des signaux électriques bloquer ou valider l’enregistrement de la lumière. Cette technologie présente l’énorme avantage d’être tout à la fois silencieuse, précise, très rapide et peu encombrante. C’est pourquoi on la retrouve en particulier sur des compacts numériques ou sur des appareils réflex destinés à la prise de vue animalière.

Comme il est rare de n’avoir que des avantages dans un système, le pendant de l’obturateur électronique est sa relative lenteur du fait du temps nécessaire à l’analyse de la lumière avant une prise de vue faite au flash. Pour ce type de photo, les obturateurs mécaniques offrent de meilleurs résultats.

La vitesse d’obturation.

Définition.

Par définition, la vitesse d’obturation, c’est le temps pendant lequel l’obturateur laisse la lumière atteindre le capteur photosensible. C’est donc le temps d’exposition.

Réglage de la vitesse d’obturation.

Pour régler la vitesse d’obturation il est nécessaire de placer l’appareil photographique en mode « priorité à la vitesse« . Bien souvent ce mode est repéré par les symboles A, Av ou encore S sur les molettes de sélection. Une fois cette sélection effectuée, il est possible de régler par une molette le temps pendant lequel l’obturateur restera ouvert. Dans ce mode l’appareil mesure la luminosité d’une scène et en fonction du choix initial de la sensibilité ISO, il va calculer et positionner le diaphragme dans la position qui donnera la meilleure exposition possible.

Les appareils modernes permettent d’atteindre des vitesses d’obturation très élevées. Ces vitesses s’expriment en général par une fraction de temps: par exemple 1/125° de seconde. Le temps d’exposition dans ce cas correspond à 1 seconde divisée par le nombre 125. Entre chaque choix successifs (par exemple 1/2000, 1/1000, 1/500, la progression de la vitesse d’obturation est évolutive d’un facteur 2 tout comme les réglages de la profondeur de champ d’ailleurs.

Il est possible sur certains appareils de disposer d’un mode totalement débraillable appelé « Mode Manuel ». En général ce mode est repérer par le symbole M. Dans ce mode très technique à déconseiller aux débutants, le photographe doit lui-même choisir la sensibilité ISO, l’ouverture du diaphragme et la vitesse d’obturation.

Pourquoi choisir le mode « Priorité à la vitesse » ?

Bien souvent ce choix est dicté par la nécessité de photographier un objet en mouvement rapide (oiseau en vol, véhicule de course, poisson etc…). Mais le choix d’une vitesse d’obturation élevée sera aussi motivé par la recherche d’une extrême netteté dans la photographie, par exemple pour en faire un agrandissement. Dans ce dernier cas il faudra certainement disposer d’une source de lumière puissante pour s’assurer d’une exposition correcte si on ne veut pas monter trop dans les ISO.

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